vendredi 14 janvier 2011
Un kleptocrate pour exproprier les Guinéens !

Alpha Condé vient de nommer le Gl Mathurin Bangoura à l’habitat. Au-delà de la curiosité d’un tel choix, on peut se demander comment peut être désigné un Mr qui s’est distingué en Guinée par la dilapidation des biens publics avec des avoirs aujourd’hui disséminés dans le monde entier, avec des maisons un peu partout à Conakry, Boké et au Mans (France).

Avec des menaces ethniques à peines voilées, Alpha et son Arc-en-ciel avaient promis de faire déguerpir les Peuls de Madina. Si le gouvernement se lance dans cette politique d’expropriation des biens des Guinéens en rendant caducs les contrats signés au nom de l'Etat par ses agents alors il doit dénoncer en premier lieu tous les contrats détenus par les membres du gouvernement (Mathurin Bangoura, Korka Diallo, Papa Koly Kourouma, etc.) et son cabinet (Ousmane Kaba, Kiridi Bangoura, Naïté Moustapha, etc.). Avant de s'attaquer aux contrats de toute autre personne en Guinée.

Tout le monde sait que la plupart de ceux qui entourent actuellement Alpha Condé ont été des acteurs majeurs dans la dilapidation et les cessions douteuses de ses biens publics. Il faut donc commencer par rechercher ceux qui ont vendu ses biens de l’état et savoir s’il l’on fait avec le mandat de l’état ou si c’est juste un abus de bien sociaux, dans les deux cas cette recherche est indispensable dans la mise en place d’une république irréprochable.

Par ailleurs notre constitution dans son Article 13 stipule la garantie du droit à la propriété et indique que nul ne peut être exproprié si ce n'est dans l'intérêt légalement constaté de tous et sous réserve d'une juste et préalable indemnité.

Dès lors nos Ministres devraient commencer par lire la constitution et agir conformément à celle-ci. L’expropriation est possible donc lorsqu’elle respecte les deux conditions suivantes :

1) lorsqu’elle est réalisée dans le but de servir à l’intérêt collectif

2) les propriétaires doivent être dûment indemnisés.

A défaut tout contribuable exproprié pourra demander aux tribunaux l’annulation de l’expropriation. Alpha Condé est averti, il doit respecter la constitution.

Enfin il serait judicieux, avant toute expropriation, de garantir aux acquéreurs de bonne foi leur juste indemnisation et éventuellement la mise en cause judiciaires des représentants de l’Etat d’alors au risque de contribuer encore une fois à aggraver le fossé qui sépare le pouvoir actuel et la majorité de la population, et de précipiter notre pays dans l’instabilité qu’elle souhaite conjurer.


B. Sylla, Matoto - Conakry


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Un passant (étudiant en économie), samedi 15 janvier 2011
Ils n’ont qu’à continuer à exproprier les pauvres guinéens. Ils en récolteront inévitablement les conséquences. Pour tout dire, il ne vous a certainement pas échappé qu’il y a une similitude entre l’origine de la grande révolte des femmes en 1977 en Guinée et la récente révolte des tunisiens : entre le cas guinéen de 1977 et le cas tunisien, seul l’épilogue diffère, à savoir l’incroyable fuite à grandes enjambées du GRAND DICTATEUR BEN ALI que toute la Tunisie craignait à cause de ses crimes et autres exactions. Souvenez-vous donc qu’en Guinée, tout comme en Tunisie, tout est parti d’une expropriation de marchandise. Pour le cas de la Tunisie, un brave et honnête vendeur de fruits et légumes ambulant, se fit confisquer sa marchandise (sa seule source de revenu qui lui permettait de vivre et d’aider sa famille). Le cas guinéen est similaire. C’est en effet l’expropriation d’une marchande au marché de Madina par la police économique de Sékou Touré qui fit déborder le vase et entraina une sévère révolte spontanée. De violents affrontements eurent lieu entre les forces de « l’ordre » de Sékou Touré et les femmes de Madina. Malgré les nombreuses victimes, les femmes avaient tenu le coup allant même jusqu’à s’attrouper en masse devant le palais présidentiel avec des slogans hostiles. Face à cette détermination incroyable, Sékou Touré prit peur et lâcha immédiatement du lest en interdisant le fonctionnement de la police économique. Malheureusement leur détermination s’arrêta là. L’histoire tunisienne prouve incontestablement que si elles ne s’étaient pas contentées de cette simple mesure, elles auraient pu comme en Tunisie, mettre la pression sur le boucher de Faranah qui n’aurait eu d’autre choix que de prendre la poudre d’escampette (comme Ben Ali) vers un des pays arabes. C’est dommage qu’en Guinée, les révoltes s’arrêtent toujours à mi-chemin… Du reste, les récents évènements montrent donc de façon éloquente que AST, comme la plupart des dictateurs sanguinaires, sont de petites personnes peureuses, craintives et couardes qui tremblent à en mourir dès que le peuple leur tient tête.
Vrai Guinéen, vendredi 14 janvier 2011
Croyez-moi,même si le président Alpha Condé nommait un messie,vous toujours a redire. Vous faites de l`opposition stérile,le mépris gratuit vous interdit le minimum de réalisme. Comment pouvez-vous juger un gouvernement qui n`est pas encore en fonction?Alpha Condé a droit a l`etat de grâce et au benefice du doute,vos critiques prouvent a suffisance que vous vous situer dans des manoeuvres de sabotage qui n`ont rien d`une opposition inteligente et conséquente. OUI,on peut faire du NEUF AVEC DU VIEUX. Fodé Bangoura appartient a la même classe de cadres Guinéens comme CDD,et vous trainez son image dans la boue tout en brossant un protrait flatteur du plus grand manipullateur cadres corrompu de la Guinée:MAMADOU CELLOU DALEIN ALIAS CELOU MADOFF.
Alpha Rafiou Diallo, vendredi 14 janvier 2011
On ne peut être plus clair,M.Sylla!Par contre,il ya à craindre que le "changement"annoncé ne soit qu`un mot de tacticiens politiques.Pourtant,respecter la constitution est pour un démocrate,la moindre des choses.Nous souhaiterions que les nouveaux dirigeants respectent la constiution et les institutions,de manière stricte...comme Cellou et les bâtisseurs.Il ne faut pas perdre de vue que la courageuse décision de Cellou Dalein de respecter le verdict de la Cour Suprême,crée un précédent,une sorte de jurisprudence qui devrait s`imposer à tout dirigeant responsable guinéen.S`ils persistent dans la pratique antérieure alors nous nous exposerions à de terribles périls.A l`image du peuple tunisien,je pense que les peuples d`Afrique n`ont plus envie de se laisser faire(aux dernières nouvelles,le grand Ben-Ali vient de fuir son pays!).A méditer pour tous ces "crocodiles"obsédés par le pouvoir sur notre continent,malheureusement le dernier de la classe...mondiale!

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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