samedi 15 mars 2008
Un incendie fait des dégâts matériels importants
Où étaient-ils?

Dans la nuit du 9 au 10 mars, un incendie provoqué par un court-circuit a fait d’importants dégâts matériels à Lansanaya-Takoui, dans la commune de Matoto. Un drame familial qui relance une nouvelle fois le débat sur la protection civile en Guinée.

Le 1er mars dernier, la Guinée a célébré, pour la premier fois, la Journée internationale de la Protection civile. Tous les observateurs s’accordent à reconnaître que ces dernières années, ce pays a enregistré des catastrophes qui ont entraîné des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants. Des inondations aux incendies, en passant par des accidents de travail ou de la circulation, les Guinéens ont eu à faire face à des situations particulièrement terribles et traumatisantes. Dans la nuit du 9 au 10 mars, un incendie s’est déclaré dans une concession à Lansanaya-Takoui. Ce jour-là, en effet, c’est aux environs de 21 heures que ladite concession a pris feu au grand dam de ses habitants. Selon les témoignages recueillis sur les lieux du sinistre, tout serait parti d’un court-circuit alors que les occupants n’étaient pas encore au lit. Des cris de détresse ont aussitôt attiré l’attention du voisinage. « Feu ! Feu ! », pouvait-on entendre. De loin, l’on pouvait effectivement apercevoir des volutes de fumée au-dessus de la concession appartenant à M. Sylla et où étaient logées de nombreuses familles, dont celle d’un certain M. Camara. Dès que l’incendie s’est déclaré, les voisins de tous les sexes et de tous les âges ont accouru pour apporter spontanément leur soutien aux familles en détresse. Le chef du secteur de Lansanaya-Takoui et son homologue de Lansanya-Ecole n’ont pas hésité à prendre des dispositions pratiques pour éteindre l’incendie. C’est ainsi que la ligne de distribution du courant électrique a été coupée dans le secteur. Des femmes couraient de tous côtés pour chercher de l’eau dans les puits, les ruisseaux ou au robinet. Mais aussi curieux que cela puisse paraître, les sapeurs-pompiers se sont fait attendre vainement. Le numéro 18 a été composé dans l’espoir de voir des citernes se diriger vers les lieux de l’incendie. En désespoir de cause, les jeunes du quartier ont dû prendre leur courage à deux mains pour affronter le danger avec les moyens du bord. Les femmes et les filles, dans un exceptionnel élan de solidarité, ont fait le tour des points d’eau pour aider à éteindre l’incendie. Quant aux bras valides que compte Lansanaya-Takoui, ils se sont employés, sans se faire prier, à sortir les meubles des chambres qui étaient sous la menace des feux. Des postes téléviseurs, des lits, des armoires, des valises et autres objets de valeur ont pu être ainsi sauvés de l’incendie, à la grande joie de leurs propriétaires. Mais s’il y a un père de famille qui a payé un lourd tribut à cet incendie, c’est bien M. Camara, un homme connu dans le secteur pour sa gentillesse et sa grande disponibilité à rendre service. L’incendie s’est déclaré pendant qu’il se trouvait dans son village pour une affaire de famille. Tout le contenu de ses chambres est parti en fumée, sous le regard impuissant de sa première femme et des voisins. La deuxième femme, pour sa part, aurait perdu dans l’incendie quelque 13 millions de francs guinéens. SOS donc pour M Camara et sa famille qui viennent d’être frappés par ce terrible coup du sort.

Comme on peut le constater, l’Electricité de Guinée est une nouvelle fois mise à l’index pour donner raison à tous ceux qui pensent que cette société fait actuellement plus de mal que de bien aux consommateurs de courant électricité.

Mamy Dioubaté
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com 

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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