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Une fois de plus, les femmes ont été rangées à leur « place naturellement réservée à elles par l’homme guinéen » ! C’est-à-dire domestiques, objets de plaisir pour les hommes, soignantes, gardiennes de la maison pour accueillir les visiteurs…je suggère à ce gouvernement de « large ouverture aux hommes » d’entamer dès maintenant la construction d’instituts ou d’écoles pour jeunes femmes qui s’appelleraient comment trouver un homme haut placé ou riche financièrement dans notre système. Ainsi, les filles n’auront plus à perdre leur temps à obtenir des diplômes professionnels ailleurs que dans ce domaine ! Car en Guinée, il est plus payant d’être la femme ou la maîtresse d’un homme financièrement riche ou haut placé dans la hiérarchie administrative que de faire des études et obtenir des diplômes. Cependant, nous ne pourrons blâmer uniquement les hommes, car les femmes guinéennes qui se taisent et acceptent cette situation sont autant coupables que les hommes qui les condamnent à ce sort. L’histoire nous enseigne que parmi les rares femmes guinéennes qui parviennent à se hisser à des postes clé dans l’administration sans user de leur charme féminin, on a très souvent privilégié l’égoïsme. Elles n’attirent pas des jeunes femmes diplômées ou qualifiées dans leurs domaines de compétence pour contribuer à l’affaiblissement sinon à casser ce système d’injustice et de servitude réservées aux femmes et du coup, nous faire avancer efficacement dans notre lutte pour la parité. C’est aussi l’occasion de souligner l’attitude de plusieurs de ces femmes qui occupent des postes stratégiques et importants qui, à défaut d’accueillir les nouvelles jeunes qui arrivent dans leurs domaines et servir de mentor pour ces dernières, deviennent les « doyennes » qui se transforment en rivales! Gardiennes de forteresses infranchissables pour les jeunes femmes. Du surplace ironiquement! Pourtant, la plupart de ces « doyennes » sont mères, sœurs, parfois grand-mères…d’autres femmes! Elles sont dans les partis politiques, dans l’administration, dans la police, gendarmerie, armée, bref dans tous les corps de métier ; leur prise de conscience serait énormément salutaire, car elle permettrait de mettre les pendules à l’heure et cela donnerait un sens à l’effort que consacrent plusieurs femmes guinéennes pour s’affranchir de la servitude dans la laquelle elles sont condamnées par l’homme guinéen. Enfin j’invite toutes les Guinéennes et tous les Guinéens vivant à l’extérieur de la Guinée à une solidarité sans faille contre cet autre gouvernement d’incohérence. Chacun, chacune, selon ses moyens doit faire en sorte de leur retourner leur hostilité à notre égard. Ils nous ont déclaré la guerre en nous excluant systématiquement à chaque fois de la gestion de notre pays qui est le bien commun de toutes les Guinéennes et de tous les Guinéens, de ce fait, nous devons leur retourner leur hostilité jusqu’au jour où ils renonceront au mépris et qu’ils et elles seront prêtes et prêts à un partage équitable et inclusif de toutes les composantes de la Guinée, de manière satisfaisante pour tout le monde. Vive la Guinée libre de la dictature et de l’égoïsme! JE VOUS AIME Bilguissa BARRY, Montréal, Canada pour www.guineeactu.com
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