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Un commandant de la Gendarmerie nationale a été tué dans un mouvement de colère de jeunes élèves dans la ville de Kérouané située à près d'une centaine de kilomètres au sud de Kankan, a annoncé la Radio diffusion télévision guinéenne (RTG) dans son édition de 19h 45 du lundi 23 mai.
Il y aurait eu aussi d'importants dégâts matériels dans la ville, d'après les informations de la radio d'Etat. Le domicile du directeur préfectoral de l’éducation (DPE) serait saccagé par les manifestants.
En réalité, le malaise dans les écoles guinéennes se poursuit. Récemment des émeutes ont eu lieu à Dubréka. Plusieurs étudiants ont été arrêtés. Certains ont été jugés d’autres attendent d'être fixés sur leur sort.
L’ISAG (l'Institut supérieur des arts de Guinée) fief de la contestation est jusqu’à nouvel ordre fermé sur ordre des autorités. Les dispositions cette année par les ministres en charge de l’éducation ont permis de déceler beaucoup de cas de fraude au niveau du service examen et concours.
Ce qui reste clair est que le système éducatif guinéen est malade. Il a besoin d'être guéri. Et pour cela, il ne suffit pas de mettre des élèves qui n'ont pas le niveau. Mais de mettre hors d'état de nuire les encadreurs qui par leur faute ont permis à ces élèves de gravir les échelons.
Heinan Goba de Conakry pour www.guineeactu.com
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