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Les violences perpétrées sur les militants de l’alliance Cellou Dalein Président, à Conakry tout comme à l’intérieur du pays (en Haute Guinée et une partie de la Forêt) sont l’œuvre d’un officier de la FOSSEPEL. Cet officier proche d’Alpha CONDE, colonel de grade, se nomme TRAORE Djibril. Cet officier est le commandant du renseignement au sein de cette Force spéciale.
Après avoir planifié la répression dans la commune de Ratoma, il a orchestré avec l’aide de certains membres du RPG et alliés, le chaos sur l’esplanade du Palais du peuple avec les rumeurs d’empoisonnement qui indexent les militants de l’Alliance Cellou Dalein Président. Je signale que les origines de ces malaises ne sont pas encore établies. Tout de même cette rumeur avait pour objectifs de :
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détourner l’attention des médias et de la population sur les crimes perpétrés le lundi 18 et jours suivants sur les militants de l’Alliance des Bâtisseurs dans la commune de Ratoma.
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pousser au déplacement massif des militants de l’alliance Cellou Dalein Président avant le jour de l’élection, comme c’est le cas aujourd’hui.
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extrapoler la rumeur jusqu’à monter tout le monde contre l’ethnie peuhl, en particulier les commerçants (la bêtes noires d’Alpha Condé).
Le colonel Traoré a appelé Siguiri, devant témoin (les écoutes téléphoniques pourront le prouver) en disant ceci :
« Il faut montrer à ces Peulhs qu’ils ne sont pas chez eux à Siguiri et dans tout le mandé. »
Nous connaissons la chasse à l’homme qui a suivi ce coup de fil.
Cet officier est un chargé de mission d’Alpha Condé au sein de la FOSSEPEL, tout comme l’est Louncény Camara au sein la CENI. Avant le premier tour il avait même émis l’idée de ne mettre que des députés et des magistrats de son ethnie comme observateurs au niveau des bureaux de vote pour garantir la victoire du RPG. Partout où Alpha est perdant, de crier fraudes. Il a longtemps servi au KM 36 en tant que commandant de poste. Ses exactions sectaires sont connues sur ce lieu. De là il a été nommé officier chargé du renseignement à l’État-major de la gendarmerie. A la création de la FOSSEPEL il a assumé le même poste.
Son militantisme et sa nostalgie d’un pouvoir hégémonique sont connus de tous. Du haut de son poste de commandant du Service de Renseignement, il dirige l’opération de répression où il veut et sur qui il veut. Grâce à lui Alpha est au courant de tout au sein du pouvoir depuis l’ère Conté. Le poste de chef d’État-major de la gendarmerie lui est promis si le hold-up électoral réussit.
C’est le réseau du même colonel qui avait organisé la fausse prise d’armes et munitions sur l’opérateur économique Mamadou Saliou Diallo. A la veille de cette opération il a appelé le commandant du groupement de la gendarmerie de Boké pour l’embarquer dans son topo. Ce dernier, en bon officier assermenté refuse de rentrer dans cette entreprise machiavélique. C’est alors qu’il jette son dévolu sur la police (la misère des nos policiers aidant) pour monter cette opération éhontée. Par la suite, le valeureux commandant du groupement de la région de Boké fut convoqué et blâmé (c’est vérifiable).
Cet individu doit être extrait des effectifs de l’armée et poursuivi pour haute trahison.
Par ailleurs, le commandant de l’Escadron mobile numéro 4 (Matoto) Ibrahima Kalil Sidibé, est un des complices du colonel Traoré sur le terrain, seules les informations données par les membres du réseau sont prises au sérieux par le colonel. Les autres appels sont tout simplement banalisés.
Correspondance de Conakry pour www.guineeactu.com
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