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Notre reporter a pu joindre par téléphone le capitaine Moussa Dadis Camara, par le biais de son porte-parole Idrissa Chérif, qui se trouve à ses côtés à Ouagadougou, pour lui demander s’il avait bien l’intention de déménager ses quartiers à Bamako, après les rumeurs qui ont couru sur sa présence dans la capitale malienne.
L’Indépendant : Monsieur le président de la République, vous poursuivez votre convalescence depuis le mois de janvier à Ouaga. Dites-nous aujourd’hui quel est votre état de santé ?
Capiataine Moussa Dadis Camara: Pour mon état de santé, je ne me plains pas. Grâce aux efforts du président Blaise Compaoré, mon état de santé… ça va très bien. Actuellement mon état de santé va très bien. Depuis que je suis au Burkina Faso, je ne me plains pas du tout.
Présentement une information court les rues de Conakry, faisant état de votre présence à Bamako depuis près de trois semaines. Information qui a été relayée par la presse malienne. Est-ce vrai ?
Oui ! Je pense bien que c’est une erreur de la part du journal qui fait état de mon apparition dans la capitale malienne. Je n’ai pas dit que je n’aime pas Bamako. J’aime bien Bamako. Surtout depuis que je suis à Ouaga, je ne me plains pas. Depuis que je suis à Ouaga, je n’ai pas bougé d’un seul pas et tout ça c’est grâce au président Blaise Compaoré qui est actuellement en visite d’Etat en Guinée… En fait, je n’ai pas bougé d’un seul pas. Si le journal dit que je suis à Bamako, au Mali, depuis trois semaines, je crois que, je ne dis pas que c’est de l’ignorance mais c’est une erreur d’appréciation. Je ne suis pas à Bamako, je suis à Ouaga.
Bientôt le peuple de Guinée aura rendez-vous pour la seconde fois devant les urnes pour élire son président, c’est-à-dire votre successeur. Quels messages avez-vous à lancer en direction des Guinéens et des deux leaders en lice ?
En ce qui concerne les élections pour le deuxième tour, ma préoccupation majeure, c’est la sérénité de tous les Guinéens…. A mon futur successeur, je demanderai la sérénité, la sagesse sans distinction d’ethnie ni de religion. C’est ce que je peux dire à mon futur successeur.
Monsieur le président, merci pour nous avoir accordé cet entretien.
Merci beaucoup. Je vous remercie.
Entretien réalisé par Camara Moro Amara L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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