mercredi 2 juin 2010
Tribunal de Mafanco – Me Aminata Barry assigne Mohamed Touré en justice
Aminata Barry

La fille aînée de feu Barry Diawadou, une des victimes du régime de Sékou Touré vient de saisir la justice contre Mohamed Touré, le fils aîné du premier président guinéen. Ce procès a débuté au tribunal de première instance de Mafanco ce lundi. Mais l’audience a été renvoyée au 21 juin.

Maître Aminata Barry, la fille aînée de Barry Diawadou, qui a payé de sa vie la dictature de la première République, a choisi cette période préélectorale pour saisir les juridictions compétentes de notre pays contre la famille du défunt président Sékou Touré.

C’est ainsi qu’elle vient de déposer une plainte contre Mohamed Touré, le fils aîné de Sékou Touré, pour demander sans doute des comptes au fils de celui sous le règne duquel, son père Barry Diawadou, fut assassiné.

Cela tombe mal pour le PDG-RDA, dont Mohamed Touré est le candidat à la présidentielle de juin 2010, quoique disqualifié pour le non paiement de la caution de 400 millions de francs guinéens.

Une disqualification qui ne semble point émouvoir le PDG, qui aurait d’ailleurs déposé un recours auprès de la Cour Suprême.

Pour revenir au procès de ce lundi, le président du tribunal a demandé à la partie civile de déposer une caution de 10 millions de francs guinéens, avant que l’audience ne débute.

Les avocats de la partie civile ont répliqué par le biais de Maître Yattara Aboubacar qui a eu ces mots : « Il n’appartient pas au Ministère public de fixer une caution, c’est le parquet qui doit cautionner et non le ministère public ».

Puis d’ajouter : « depuis que je suis avocat, c’est la première fois que j’enregistre une telle demande de la part d’un procureur », s’est exclamé Me Yattara.

La défense elle, soutiendra l’initiative du procureur Moudjour Chérif qui a fixé cette caution.

Maître Faya Gabriel Kamano de la défense, lui en dira « qu’il est bel et bien normal selon l’article 185 du Code de procédure pénale d’initier une caution ».

Un argument appuyé par Me Zoumi Togba : « on peut bien contourner l’inertie du parquet, certes la légitimité n’a pas mentionné cela, mais le président peut utiliser son droit souverain pour exiger une caution. Et puis c’est un procès contre un régime qui a régné pendant 26 ans et que les faits remontent jusque dans les années 60 », soutiendra Me Togba.

Le président de la Cour M. Victorien Haba va trancher enfin de compte, en fixant à une somme de 6 millions de nos francs la caution. Il va ensuite renvoyer l’audience pour le lundi 21 juin 2010.

A la sortie des audiences, nous avons tendu notre micro à Me Yattara Aboubacar, l’avocat de Maître Barry Aminata : « On n’a pas le choix, nous allons payer pour que le procès continue, mais nous sommes tout de même étonnés de cette décision de la Cour », a-t-il reconnu.

Nous nous sommes approchés du fils du président Sékou Touré, pour avoir un mot de lui concernant ce procès. Mohamed Touré nous a lancé ces mots à la figure : « Non, non ! Vous m’avez entendu parler ici, c’est le travail des avocats. Intéressez-vous aux avocats. Je parle beaucoup, mais ça je n’ai rien à dire ».


Richard Tamoné et
Kadiatou Barry
Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
 

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Vos commentaires
konate, lundi 7 juin 2010
c`est vraiment honteux de la par de cette femme qui se dit avocat pour sa dite plainte. si elle continue cet action,elle risque d`etre tenue responsable d`activer ou de faire renaitre les actes ignoble de son pere envers le peuple libre et independant de guinée et etre condamné
toure, lundi 7 juin 2010
Vous faites l avocat du diable en trouvant des raccourcis ou des echappatoires du genre: Ignorer la loi,est un heritage legue par Sekou Toure. C est facile de dire ca, quand on sait que dans l histoire de tout les changements de regime, le nouveau dirigeant pour asseoir sa popularite ne calque pas, mais prends toujours le contrepied de la politique de son predecesseur. Ou, Si vous croyez vraiment a cette logique de la continuite expliquez moi comment les eleves de celui qui a gere le pays avec un respect rigoureux de la chose publique sont devenus des ogres insatiables de l economie?. Pour revenir au sujet, Il faut savoir que ce n est plus un secret pour personne que c est Balde, Abdourhamane Diallo,Bassirou Barry minstre de la Justice, et Facinet Toure,ce dernier tre proche d Aminata Barry qui ont pris la decision deliminer les anciens dignitaires du 1er regime, sans aucune forme de jugement. Erreur monumentale que Bassirou Barry juriste competent ayant ete forme sous d autres cieux, loin de la Guinee aurait pu eviter, en donnant une nouvelle impulsion a cette insistitution judiciaire, pour marquer la difference avec celle d atan, qui pourtant, en depit de tous les reproches,avait en 1970 a la suite de l agression, saisi l ONU, L OUA, avec telly diallo comme secretaire general, toutes les instances politiques et adminstratives, des comites de bases sur toute l etendue de la guinee, jusqu au BPN elargi au comite central. Chacun a donne sa condamnation selon la gravite des faits. On se souvient encore des declarations enflammees de certains ministres au palais du peuple qui se sont retrouves ensuite au fond des geoles. c est Le cas d Emile Conde et Porthos Diallo etc...qui ont tous assiste aux pendaisons avant de se retouver en prison, lors de la deuxieme vague d arrestation.
Habib Diallo, dimanche 6 juin 2010
Touré, je penses et je soutiens que tous les enfants et membres de familles des malinkés tués et dépossèdes en 1984 ont LE DROIT de poursuivre en justice ceux qui ont tués leurs parents sans jugement : les membres du CNN. Il n’y a pas d’exception quant il s’agit de la loi; C’est là que réside la différence entre vous et moi. La tragédie de la Guinée est venu du fait que beaucoup parmi nous croient qu’on peut choisir ce qu’on veut appliquer dans la loi et ignorer ce qu’on ne veut pas : C’est l’héritage que Sékou Touré nous a lègue. Si Lansana Conte et ses acolytes ont choisi d’ignorer nos lois pour appliquer les méthodes qu’ils ont apprises sous Sékou Touré, ils sont entièrement responsables de leur choix et doivent répondre devant la LOI. Ce n’est pas à Aminata Barry de répondre pour le CMRN car elle n’a aucune relation avec cette organisation. Certains responsables du CMRN sont encore vivants, il est encore temps de les poursuivre. Comme je l’ai dit dans mon précèdent commentaire, en cas de plainte, la justice de la République de Guinée décidera de la recevabilité et de la culpabilité des accusés selon des considérations juridiques seulement. Il appartiendra aux plaignants de présenter des preuves et les accusés doivent avoir la chance de se défendre. Tout ce que je demande en Guinée, c’est un pays où nous réglons nos différents pacifiquement a travers la justice. C’est 4 millions de nos compatriotes qui ont fuit l’injustice et l’insécurité dans notre pays. En plus, obligeons nos dirigeants a régler leurs différents – avec leurs opposants – pacifiquement a travers la justice et non par la violence et les tueries extra-judicieres.
Jeune 1er, dimanche 6 juin 2010
Quelle outrecuidance de ta part madame barry Si tu veux te venger vas réveiller les morts et les porter plainte c`est po juste et po à lui oufffff !!!!!!
toure, dimanche 6 juin 2010
Habib, Ce que vous dites est un non sens. Si vous vous etes proche de Madame Barry, dites lui que c est gauche de porter une plainte pareille au moment ou tous les guineens, accordent leur violons pour parler d unite nationale. Dites lui, qu elle aurait du demander a ses amis du CMRN en 1985 de faire le jugement des dignitaires du premier regime, qui etaient les seuls capables de lever un coin de voile sur tous les misteres autour du camp Boiro. Dites lui aussi, qu elle est tres bavarde, mais qu en tant que justiciere, elle est restee muette devant la boucherie inedites du 28 Septembre 2009 dans lesquels ses confreres victimes de Boiro sont impliques puisqu ils etaient membres du gouvernement Dadis, et n ont pas daigne demissionner. Dites lui aussi que si jamais elle a des idees sinistres comme vous venez de l evoquer ,le cynisme coulant dans ses veines, que toute sa progeniture le regrettera.
sidibe, samedi 5 juin 2010
Si vous decouvrez la realite sur qui etait Barry 3, vous aurez le visage par terre de honte , comme le dirait les ivoiriens. Cet homme a voulu mettre le pays sur un plateau d dor pour le donner aux francais, mais dieu a decide autrement. Il y a des archives de l AOF qui le disent clairement. Neamoins, apres le vote du 28 Septembre 1958, Sekou Toure largement majoritaire aux elections,57 sieges sur 60 a l assemblee, l a fait venir cet adversaire politique dans son 1er gouvernement, en le nommant comme ministre de l education nationale, ensuite ambassadeur au Caire. Son incarceration en 1969 est intervenue apres le larguage de Boiro Mamadou, et la decouverte du complot Kaman Fodeba. Des annees plus tard, en 1985, precisement, Son frere Barry Bassirou, ministre de la justice et d autres ,ont pour se venger fait massacrer des membres de la famille de Sekou Toure, avec eux des dignitaires du 1er regime, et les officiers malinkes . Mohamed , sa mere, ses tantes sa seur tous furent emprisonnes pendant des annees. Mais ce n est pas suffisant. Il faut acculer encore, la famille, la priver meme de respirer l oxygene. vous voulez l extinction de la famille, mais sachez que nous avons tous notre place au soleil, car nous sommes guineens au meme titre que vous. C est pourquoi, vous et votre cohorte de hors la loi vous nous trouverez sur votre chemin.
KAKOUN, samedi 5 juin 2010
merci FACTEUR ,on ne peut pas oublier comme ca ces crimes SEKOU TOURRÉN
Habib Diallo, samedi 5 juin 2010
Mme Aminata Barry n’a fait que ce que tout citoyen Guinéen devrait faire si on a une plainte contre un autre citoyen. Mme Barry n’a pas insulté Mohamed Touré alias FIDEL, ne l’a ni attaqué physiquement, ni cherché d’autres moyens pour le faire arrêter ou assassiner. Elle n’a fait que déposer une plainte et cela ne veut pas dire que Mohamed Touré alias FIDEL est déjà coupable. Mme Barry devra donner des preuves et Mohamed alias FIDEL quant à lui aura la chance de se défendre, où est le problème en celà? – Rappelons que le père de Mohamed Touré alias FIDEL n’avait pas eu recours à la justice et n’a donné aucune chance à ses suspects malgré que la loi les en donnait le droit. En plus, c’est la Justice de la République de Guinée qui va décider selon les lois de notre pays – je souhaites. La justice peut même décider de la non recevabilité de la plainte de Mme Barry – décision qui sera basée sur des considérations juridiques et non ethniques. Ma position est tout a fait incompréhensible pour les PDGistes qui ne font pas de différence entre suspicion et culpabilité, accusation et conviction. Si Sékou Touré et tous les autres Guineens s’etaient comportés comme Mme Barry, je vous assure que la haine entre nous ne serait pas élevée au point que nous ayons peur d’une guerre civile. Mme Barry a déposé sa plainte à la justice et c’est à la justice Guinéenne de décider de sa recevabilité ou de la culpabilité de FIDEL. Avec ce geste, elle n’a violé aucun des droits de FIDEL, mais elle ne veut que faire valoir ses droits. C’est avec des gestes pareils que fonctionnent tous les pays civilisés – pays où les différents se règlent pacifiquement par la justice – contrairement aux pays non civilisés – où les différents se règlent par la violence. La preuve de la haine qui existe entre nous sont les commentaires dirigés contre l’ethnie de Mme Barry; certains parmi nous ne reconnaissent même pas que Sékou Touré était le Président de la Guinée et de tous les Guinéens; par conséquent nous avons tous le DROIT – mot inconnu des PDGistes- de lui demander des comptes ainsi qu’à tous ses proches sur la gestion de la chose publique. Le jour que la majorité des Guinéens au moins penseront et agiront comme Mme Barry, la majorité des 4 millions d’exilés Guinéens reviendront vivre au pays. Je vous encourage Mme Barry et bonne chance, que l’intelligence, la vérité, la non-violence finisse par triompher sur la violence, la barbarie, le mensonge.
Le facteur, samedi 5 juin 2010
Quand je lis les réactions de certains compatriotes ici ou ailleurs, je me rend compte qu`il faut effectivement faire les procès des régimes qui se sont succédés à la tête de la Guinée. La haine et la mauvaise foi sont telles qu`il faut établir la vérité. Mais les gens de Sékou Touré et d`Alpha Condé aiment-ils réellement la vérité? Parce qu`on ne peut rien faire pour quelqu`un qui refuse d`entendre, de voir et de parler (dire la vérité). Que Dieu préserve le peuple de Guinée de ces monstres! Amina!
Youssouf Bangoura, samedi 5 juin 2010
Bien dit Madame Mariam, le peuple de Guinée decouvrira qui était Barry Diawandou, les archives françaises nous edifieront clairement les noms et le rôle de tous les vendus, des traitres guinéens. Nous ne laisserons personne falisifier notre histoire . Sekou Touré reste et demeure notre heros, les traitres ne meritent que la mort , point barre . Quant à toi facteur, je suis d`accord avec toi, tu as raison, je suis pittoyable, mais au moins, moi j`ai un nom et un prenom, je ne suis pas lache comme toi, qui se cache derrière un pseudo .
MARIAME, samedi 5 juin 2010
Bravo AMINATA ton proces nous permettront de decouvrir le vrai visage de ton pere car ses maitres l`ont trahi en laissant tout dans les archives.Pour le moment laisse nous preparer les elections apres quoi nous decanterons cette affaire.
abdoul, samedi 5 juin 2010
Facteur, N importe quoi. ce Almamy Fode Sylla, lie a David tondon Sylla l assassin de Nbalia Camara, en grossesse, est celui qui a le premier dit au president Sekou Toure que les femmes voulaient marcher de Madina, a la presidence. Ce que vous lisez dans ces torchons n est pas la parole de l evangile Reveillez vous! l lheure de la verite a sonne. On a assez de vos bla bla. rendez vous a la justice.
abdoul, vendredi 4 juin 2010
Un passant, Je ne sais pas de vous et nous qui a un probleme de moralite. vous avez le crachoir depuis des decennies,pour injurier, parfois des grossiertes inqualifiables vous bavez, vous nous traitez de tous les noms d oiseaux sur les sites internet dans les journaux, dans les livres qui sont ecrits pour le besoin de la cause, vous n epargnez personne meme nos vieux parents morts ou vivants. Nous nous sommes tus tout ce temps, par soucis d unite. Mais plus nous nous taisons plus vous depassez les bornes.Maintenant que nous sommes sur le chemin de la justice, dieu merci. Monsieur Dansoko vous a parle en professionel j espere que vous avez compris.
Le facteur, vendredi 4 juin 2010
MÊME LES ANIMAUX N`ONT PAS ÉTÉ ÉPARGNÉS PAR SEKOU TOURE ET SES NERVIS; LISEZ! Intermède : Pazo Le portillon s`est ouvert et Fadama l`a franchi. Il porte un pantalon kaki défraîchi, un sous-vêtement sale fait de « leppi » tissu de cotonnade de fabrication locale et que les voyants recommandent souvent de porter « comme sacrifice », à titre à la fois de protection et de porte-bonheur. Il vient d`arriver et n`a pas encore eu le temps d`enlever les nombreux gris-gris qu`il porte sous les aisselles et autour de la taille et qui gonflent son sous-vêtement. Il tient sous le bras droit une petite chienne apparemment mal à l`aise dans cette position. Nous sommes en 1978 et au milieu de l`après-midi i; les portes des cellules sont ouvertes et la plupart des prisonniers sont assis dehors. Fadama traînant ses « pettous » 1 sans âge, hèle Almamy Fodé Sylla, professeur de français arrêté lors de l`affaire des femmes. — « Sylla... Sylla! » Et lui tendant le petit animal à bout de bras ajoute : — « Tiens je te le confie. Je l`ai trouvé sur l`autoroute, au carrefour de la morgue. Il est orphelin et il allait se faire écraser. Il faut en prendre bien soin. » Cet homme si dur, si indifférent aux souffrances humaines, cet homme qui n`hésitait pas à attacher un être humain condamné à mourir de diète noire, cet homme certainement l`un des plus cyniques exécutants des basses œuvres du régime, faisait preuve d`une humanité inattendue envers une petite chienne abandonnée dont le sort l`émouvait si profondément ! Pazo, c`est le nom que Sylla avait donné à ce petit animal, a pris l`habitude de sortir du bloc et on l`a vue revenir un jour accompagnée d`un magnifique chien de race, à la belle taille, aux crocs énormes, à l`allure altière : le chien du commandant que les hommes de garde traitaient avec certains ménagements comme s`il se fût agi du commandant lui-même ou qu`ils eussent eu peur qu`il n`allât les « rapporter » chez ce dernier. Le chien du commandant contait fleurette à Pazo et les deux sont devenus si intimes que nous constatons bientôt que celle-ci est grosse. Heureux événement ! Plus il y aura de chiens au bloc, plus sera proche et sûre la fin de cette prison ! Les connaisseurs étaient formels ! Et de fait, ils interpréteront l`arrivée de Pazo comme un excellent signe pour les prisonniers, les chiens ayant, selon eux, la vertu de contrecarrer les effets maléfiques des talismans, gris-gris et autres « médicaments ». « C`est la fin de Boiro » proclamaient-ils, en un langage doux à nos oreilles, même si nous étions quelque peu sceptiques. En allant au jardin, ce matin, nous avons découvert Pazo dans la petite guérite réservée à la sentinelle, couchée au milieu d`une dizaine de chiots de race grouillants de vie. Nous venions, émerveillés à ce nouveau miracle de la vie qui venait d`éclore en ce lieu plutôt habitué à la mort, nous venions admirer Pazo, la féliciter, lui parler et lui apporter de quoi manger. Elle nous regardait de ses grands yeux où se lisait toute sa nouvelle tendresse de mère, toute son affection et sa reconnaissance. Elle était notre amie à tous! Mais cette nuit, alors que les portes sont fermées, que tout n`est que silence, nous l`avons entendue courir en tous sens, comme folle, entre les bâtiments, au jardin, puis essoufflée s`arrêter un instant et se mettre à hurler en des plaintes lugubres aux accents humains qui me rappelaient étrangement ces cris que j`entendais la première nuit de mon incarcération. Le matin, dès l`ouverture des portes, l`information m`est parvenue : les gardes sous la conduite de l`adjudant-chef Bengaly Soumah l`adjoint de Fadama et sous I`œil indifférent de ce dernier, avaient ramassé les rejetons de Pazo et tous les chats dont ils avaient pu se saisir, les avaient enfermés dans des sacs et les avaient jetés loin du camp. Seules y échapperont Minouche « l`aïeule » qui, depuis longtemps déjà, avait appris à distinguer les prisonniers des gardes dont elle ne s`approchait jamais, et Liberty qui, pour avoir été victime, une ou deux fois, de ce genre d`opérations, s`était certainement juré de ne plus s`y laisser prendre ! Audace, mon Audace, mon amie, avait été emportée, elle aussi, avec ses petits. Pazo passera encore toute la matinée à la recherche de ses rejetons. Elle en retrouvera deux qu`elle installera dans son coin et, encouragée, reprendra ses recherches. A son retour, elle constatera leur disparition : ils avaient été jetés à nouveau, hors du camp, par les hommes de garde. Alors, écrasée de douleur et de fatigue, sans un cri, sans un hurlement, sans une plainte, indifférente à tout, la queue basse, Pazo franchira pour la dernière fois le portail du bloc, maudissant tout bas ces lieux du crime. Elle n`y reviendra plus jamais. C`était au mois de mai 1980, presque à la veille du 14 mai, la fête du parti. (Portos, La vérité du Ministre).
Un passant (étudiant en économie), vendredi 4 juin 2010
Mon cher Dansoko, quant à toi, tu n`as pas un simple problème de moralité mais un problème de raisonnement et de cohérence : tu réponds toujours à côté de la plaque. Je te prie donc de bien te concentrer afin de répondre à la question que je t`ai posée, à savoir AST a-t-il commis des délits ou des crimes? C`est tout ce que je veux savoir GRAND JURISTE. On pourra mieux discuter par la suite.
Issiaga DANSOKO, vendredi 4 juin 2010
Allez vas-y Aminata! Va au Tribunal de Première Instance, à la Cour d`Appel et à la Cour Suprême. Je te rassure que étape après étape, tu perdras chemise, pagne et sous-vêtements. Ceux qui demandent pourquoi les crimes des Nazis sont encore poursuivis, je leur réponds que les Nazis se sont rendus coupables de crimes de guerre et de génocide qui sont des crimes internationaux qui sont, par définition, imprescriptibles. Ce qui n`a rien à voir avec l`exécution d`un nombre de personnes arrêtées pour complôt (réel ou supposé). En matière de crime, l`action publique (la poursuite) se prescrit en 30 ans, et la peine (un prisonnier en fuite ou condamné par contumace), se prescrit en 20 ans. C`est le code de procédure pénale guinéen qui le prévoit. Pour l`étudiant en économie, je pense qu`il n`a pas seulement de difficultés avec le droit, mais avec le français aussi. Pour être simple, on peut poursuivre un parent, un employeur pour des délits civils de son enfant, son subordonné. Mais jamais pénalement, à quelques exceptions près. Je ne vais pas entrer dans ces détails ici, car ils n`ont rien à voir avec le sujet. Je pense que c`est clair. dansokoissiaga@yahoo.fr
abdoul, vendredi 4 juin 2010
Youssouf Bangoura, C est fini vos mensonges grossiers,vos supercheries, vos intimidations contre le PDG grand parti liberateur! En avant maintenant a la jutice, et on connaitra les vrais sanguinaires, et falsificateurs de l histoire. Barry Diawadou etait complice du complot kaman Fodeba en 1969,qui a ete decouvert apres le larguage inhumain de Boiro Mamadou.
FIDEL, vendredi 4 juin 2010
Lansana Conté vous a deja dit la verité sur cette histoire: ne reveillez pas le chat qui dort. Aucun pardon pour un enfant de comploteurs, ces vendus aux regimes colonialistes ultraconservateurs. Alors n`en revez meme pas, un traitre ne peut pas devenir moins qu`un traitre meme dans la mort. Fidel como Castro
Me LAMAH Dakar, vendredi 4 juin 2010
En réponse à M.Ali BANGOURA, M.Mohamed TOURE n`a jamais déclaré qu`il est héritier du PDG mais tout simplement investit par le PDG dont son défunt père est restant longtemps responsable. D`autres me diront à partir de l`instant il doit répondre aux actes posés par le PDG mais je répondrai pourquoi pourquoi Aminata n`a t-elle pas attrait El Hadj Ghussein qui s`est même porté candidat à la première élection présidentielle de organisée par Lansana CONTE. En plus, loin de défendre Sékou TOURE, mais que les gens nous disent ce que leurs parents ont fait pour que Sékou les arrête et met en prison. La vérité doit être connue aussi du rôle (positif /négatif)que ces victimes de la révolution ont joué.
alseny camara, vendredi 4 juin 2010
Monsieur le Facteur, je suis de votre avis, mais l`Etat guinéen qui est le Papa de tous les guinéens n`a pas les moyens de dédommager cette pléthore de victimes. Nous sommes un peuple de croyant, alors prions pour le repos de l`ame de nos Grand Père, père, oncle, tante et frères. Je pense que le peuple de Guinée paye un Carmma collectif qui prendra fin bientôt. Je pense que Mohamed Touré en assumant la responsabilité du PDG doit demander pardon au peuple de Guinée pour les atrocités commises au temps de la Révolution. Il n`est pas responsable des crimes de la Révolution, mais il devrait inviter les gens au pardon. La vérité, le premier énnemi de la Guinée s`appelle la pauvreté, donnons nous la main pour corriger rapidement le tir et mettons le peuple au travail car il y a beaucoup de chose qui reste à faire. Alseny le Guinéen depuis "Korialen" Kankan.
FIDEL, vendredi 4 juin 2010
Laissez Fidel parler à son aise Guineeactu, Il n`est qu`un homme. Vous avez peur de la verité, or nous sommes en democratie: tout le monde est libre de sa pensée. Fidel como Castro
KADER, vendredi 4 juin 2010
AMINATA si tu n`etais pas folle je t`aurai demande` abandonner ce proces car le role deton pere a ete clair et bien ecrit par FOCART l`ancien conseiller de DEGAULLE .Tu risques d`avoir les victimes de l`agression sur ton dos.Ton pereet le president SEKOU T sont devant DIEU alors si tu es croyante remets toi a la justice divine,La haine et la passion qui t`animent te detruiront car tu ne pourras jamais gagner ce proces meme si c`est ton oncle BASSIROU qui est le procureur.SEKOU etait beni car il a vecu comme il voulaitet et il a eu l`une des plus belle mort et son enterrement fut grandiose tout cela grace a DIEU,Je pense que s`il etait tyran il allait recevoir le chatiment de DIEU dans ce monde ci bas.SYLI SEKHOU dort en paix car tu as aime ce pays et personne ne peut salir ta memoire
Le facteur, vendredi 4 juin 2010
Vive Internet. C`est ici que l`on peut rencontrer à la fois des cerveaux et des tonneaux. Pourquoi, associer des choses qui ne peuvent l`être ? Il y a eu des victimes innocentes en juillet 1985. Qui les empêche de se manifester? Pourquoi faire le lien entre leur silence et les cris de douleur des victimes innocentes de Sékou Touré? Mon frère Bangaly, si tu es le fils du Colonel Diarra, qui avait accordé une interview au site de Sacko, tu peux aussi porter plainte. Personnellement, je t`encourage à le faire. Justice doit être rendue à toutes les victimes. Les noms des criminels doivent être connus et l`Etat doit dédommager toutes les victimes de 1959 à 2009. En ce qui concerne les nommés abdoul et Youssouf, vous pensez avoir le monopole de la vérité. Ce sont les autres qui sont des menteurs, à vos yeux. Oh que vous êtes pitoyables!
TH.Hamidou Barry USA, jeudi 3 juin 2010
Me Aminata elle a raison de porter plainte contre le rejeton de AST,MOHAmed Toure n as t-il pas dit il va porte plainte contre "Amnestie international"dns une recente interview.Selon Amnestie international ya eu disparation de 50mille Guineens par la revolution ethniciste et faciste de AST est Mohamed toure est outrager et nie quategoriquemt cet chiffre et en plus il preside ce machin PDG..donc il doit assumer l heritage...basta!Vous savez la vie c esst pas toujours ce qu`on vuex,ce souvent comment ont peux...ya des defis dans cette republic qui nous interpellent tous et qu on doit relever ces defis avec courage; c est la "JUSTICIA OMNIBUS"..one love!
abdoul, jeudi 3 juin 2010
OUi Bangali Traore, certainement le fils de Diarra Traore sauvagement torture et assassine en 1985,avec ses compagnons et les dignitaires du 1 er regime, tous de la meme ethnie. Ce genocide eut lieu quand le sinistre Bassirou Barry,l oncle d Aminata etait ministre de la justice. Depuis, personnes ne vous a vus avec des pancartes pour reclamer des cadavres ou des charniers. Pourtant, c est du sang qui coulait dans les veines de vos chers peres. Vousadopte sans doute adopte une attitude plus digne due a votre croyance en dieu. Mais puisque cette dame diabolique et mecreante veut reveiller tous nos morts,eh bien Elle trouveras toutes les victimes sur son chemin
Youssouf Bangoura, jeudi 3 juin 2010
suite, Quoi de normal après l`agression, d`arrêter les traitres, les juger et le executer, de tous les pays du monde, les choses se sont passées ainsi . Tout le monde connait l`histoire de France, après la defaite Allemande, tous les collabos sans jugement ont été executés, c`est la moindre des choses .
Youssouf Bangoura, jeudi 3 juin 2010
On ne laissera personne falisifier notre histoire, que tous ceux ou celles qui nous bassinent aujourd`hui nous disent de façon honnête ce que leurs parent ont fait pour qu`ils soient arrêtés par Sekou Touré . On est d`accord qu`il y avait des innocents, mais beaucoup etaient coupables des faits qui leur avaient été reprochés . Surtout qu`on ne vienne pas nous dire que l`agression portugaise du 22 novembre 1970 avait été preparé par Sekou Touré juste pour se debarrasser de ses adversaires . Il y avait bel et bien l`agression et, il y avait bel et bien des traitres guinéens, qui ont vendu leur âme au diable, on ne parle jamais les 380 victimes innocentes mortes aucours de cette agression . Quoi de normal, a
Yombouno faya, jeudi 3 juin 2010
A partir du moment où Mohamed Touré fils du sanguinaire Sékou Touré revendique la responsabilité du PDG, alors, il doit répondre des crimes de son PDG. Il est même curieux que ce Parti soit autorisé. Une guerre civile est préférable qu`à la présence du fils du voyou sanguinaire Sékou Touré. Aucun Guinéen ne va laisser ceux qui se revendiquent de ce sanguinaire tranquille. Je remercie notre soeur Aminata BARRY de sa lutte contre cette famille du Parti Des Geôles.
Kindi, jeudi 3 juin 2010
A vraie dire, Mohamed Toure n`est pas responsable des actes criminels de son pere. Parceque losque ces crimes ont eu lieu, Mohamed etait mineur, et li n`a jamais ete officiellement membre du gouverenement de son pere. Les criminels du temps de Sekou sont presque tous morts. Je vous prie de l`aisser Mohamed en paix.
Soriba Camara, jeudi 3 juin 2010
@Issaga Dansokoest un pseudo c`est un ancien milicien de Sékou Touré et qui a été ensuite membre de la branche extrémiste de Conté COSALAC et il vit en région parisien! Nous le connaissons tous ici, il croît être caché!Mais nous allons bientôt vous donner sa vraie identité.
Ali Bangoura, jeudi 3 juin 2010
Maître BARRY a parfaitement RAISON de porter plainte contre Mohamed Touré. En effet, M.Touré prétend être l’héritier du PDG. Dans ce cas, il est poursuivi en tant que RESPONSABLE du Parti Des Geôles (PDG). De plus, il prétend être candidat aux élections et alors, il est temps de faire un éclairage sur ce que le Parti Des geôles a fait en Guinée. L’escroc Ghussein (qui a vendu son frère Fadel, qui pourtant l’a sorti du petit commerce qu’il faisait à Dabola), pour être bien vu par le sanguinaire Sékou Touré, n’a jamais été candidat aux élections Présidentielles en Guinée. Les personnes qui font croire qu’un fils ne doit pas assumer les bêtises de ses parents c’est vrai sauf, lorsque ce dernier revendique les bêtises de ses parents et, c’est le cas de Mohamed Touré. Tous ceux qui ont le pouvoir de le détruire ont le DEVOIR de le faire car, son père le sanguinaire Sékou Touré qui a détruit des milliers de Guinéens, ont l’opportunité de lui faire payer la note. Les prétendants au pouvoir doivent le savoir, la ROUE TOURNE ; Dadis en sait quelque chose. Et BRAVO Maître BARRY, votre père là où il se trouve aujourd’hui, est FIER de vous ! BRAVO !
Me LAMAH Dakar, jeudi 3 juin 2010
Comment peut on attaquer le fils de Sekou TOURE parce qu`il est le fils de son père? Qu`elle porte plainte contre le PDG et ses dignitaires qui sont encore là.
abdoul, jeudi 3 juin 2010
Ce n est pas etonnant que la fille Diawadou Barry agisse de la sorte. Avant elle, son pere et sa cohorte de pro colonislistes ont accepte d etre dans les rangs du PDG pour perturber le pays. Ils etaient a la solde de la metropole pour tout saboter dans les secteurs qui leur ont ete confies. Ils font partie de ceux qui ont mis le pays en retard.Ce fut une erreur monumentale du PDG de les avoir recu.
sidibe, jeudi 3 juin 2010
Vous avez un objectif bien cache cest celui de faire disparaitre le PDG Grand Parti liberateur, comme si vous avez mandat d agir ainsi au nom du peuple.Vous ne representez qu une petite minorite d extremistes qui empoisonnez a travers les media. Vous prechez dans le desert depuis des decennies vous n arrivez pas a vous imposez parceque vous etes du cote du mensonge. C est le dernier moyen d intimidation que vous utilisez la. Mais sachez que vous perdrez vos plumes.
Bangaly Traore, jeudi 3 juin 2010
Nous les victimes de 4 juillet 85,nous voulons la justice contre les criminels qui sont:Herniette conte,l`ex-general Facinet Toure,l`ex-colonel Mamadou balde,l`ex-commandant Ousmane sow,l`ex-commandant Abou camara,l`ex-general sory diallo etc.NB:IL FAUT LA VERITE ET LA JUSRICE DANS NOTRE PAYS,CAR LES EVENEMENTS DE 4 JUILLET 85 A ETE UN CRIMES CONTRE L`HUMAINTE,EN CONSEQUENCE NOUS DEMANDONS LA JUSTICE CONTRE LES FACINET ET AUTRES.
Le facteur, jeudi 3 juin 2010
INTERVIEW DU PROF SALIOU CAMARA AU SITE LE JOUR: « Mon souci majeur est d’aider à préparer les générations montantes à assumer l’histoire de notre pays de manière mure et responsable », Pr M.S.Camara. Le Professeur Mohamed Saliou Camara est à la fois Historien, Journaliste et Chercheur Guinéen. Auteur de plusieurs ouvrages dont "Le pouvoir politique en Guinée sous Sékou Touré", M.Camara nous parle dans cet entretien de la Guinée de Sékou Touré à nos jours, sa carrière très enrichissante partagée entre la recherche, l’enseignement dans de grandes universités américaines et le journalisme. A lire absolument. Lejourguinee : Professeur Camara, veuillez vous présenter au lectorat de lejourguinee.com Mohamed Saliou Camara : Je vous remercie pour l’opportunité que vous m’offrez de m’adresser à votre lectorat. Je suis un élément de la communauté grandissante des Guinéens de l’extérieur puisque vivant aux États-Unis depuis 1986. Grâce à une bourse Fulbright, j’ai fait mes études postuniversitaires à Northwestern University (Evanston, Illinois) d’où je suis sorti avec un Master’s et un PhD en Histoire. A cette institution hautement compétitive et élitiste j’ai eu la chance de poursuivre un cursus académique robuste en combinant l’histoire africaine, l’histoire politique et religieuse du Moyen-Orient, l’histoire Afro-américaine, ainsi que les études politiques et des mass media. C’était là, en quelque sorte, une continuation de la formation précédemment reçue dans les universités guinéennes (IPK et IPGAN), où j’ai fait le binaire Philo-Histoire et au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) de l’Université de Dakar, où j’ai suivi un stage en journalisme radio cofinancé par la RFI, le CESTI et l’Institut international de la communication de Montréal. Après un stage d’enseignement à la Faculté de Médecine et Pharmacie Hadja Mafory Bangoura de Donka (1980-81), mon parcours professionnel a réellement débuté à l’IPGAN (devenu Université de Conakry en 1984). Là j’ai enseigné la philosophie de 1981 à 1986 et ai servi comme chef adjoint de la chaire de Philosophie et plus tard comme vice-président et puis président de la presse universitaire. J’ai également servi comme journaliste animateur d’émission à la Voix de la Révolution (devenue RTG en 1984), où j’ai produit et présenté les émissions « Afrique Combattante » d’abord et ensuite « Tribune de l’Histoire ». Parallèlement à ces activités pédagogiques et médiatiques, j’ai aussi servi comme rédacteur au Bureau de Presse de la Présidence de la République de 1982 à 1984. Ici aux États-Unis, j’ai enseigné à l’Université du Missouri à Kansas City, à l’Université d’État de New York à Old Westbury, au Malcolm X College de Chicago et à Elgin Community College. Depuis 2003 j’enseigne à l’Université Aéronautique Embry-Riddle (ERAU en abrégé) en Floride où je suis professeur d’Histoire et de Relations Internationales. J’y ai dirigé le Programme d’Études interdisciplinaires appelé Aerospace Studies et depuis un an je suis le directeur, au niveau de cette institution, du programme fédéral de bourse universitaire connu sous le nom de Ronald E. McNair Postbaccalaureate Achievement Program. Lejourguinee : Vous avez remporté un certain nombre de prix honorifiques au cours de cette carrière … MSC : Oui. En effet, à l’Université de Conakry j’ai remporté le prix de « Meilleur Professeur », avec d’autres collègues, pour l’année universitaire 1984-1985. C’était la première fois que cette institution décernait ce genre de prix. A ERAU j’ai remporté le « Prix de Meilleur Professeur » pour l’année 2009. Ici le prix est attribué à une seule personne par année universitaire. Au niveau du Département des Sciences Sociales et Humaines j’ai reçu le « Prix de Meilleur Chercheur » pour la même année et le « Prix de Meilleur Professeur » pour l’année 2010. J’ai également obtenu des prix de financement et d’encouragement tant au niveau de cette université qu’au niveau national, y compris le William Diaz Fellowship pour l’année 2006-2007 et un prix d’affiliation de recherche auprès de l’Université d’État de Floride. Ces deux derniers m’ont permis d’achever mes recherches et rédiger les deux derniers des trois ouvrages que j’ai produits au cours des quatre dernières années. Lejourguinee : Parlez-nous à présent de vos travaux sur la Guinée. MSC : Le premier livre est basé sur ma thèse de doctorat et s’intitule His Master’s Voice : Mass Communication and Single-Party Politics in Guinea under Sékou Touré (soit traduit, « La Voix de son maître : communication de masse et politique de parti unique en Guinée sous Sékou Touré ») paru chez Africa World Press en 2005. Ici je traite de la communication de masse dans son sens le plus étendu, selon la conception politique du Parti démocratique de Guinée (PDG) en matière de ce qu’on appelait l’information révolutionnaire. Je démontre que cette conception englobait non seulement les mass media classiques (radio, télévision, presse écrite et cinéma), mais aussi d’autres secteurs de communication sociétale tels que l’enseignement, les forums politiques dont le PDG se servait intensément, les festivals d’art et de culture, les activités sportives et la religion (l’islam plus particulièrement). Il y avait aussi les organisations de masse qui étaient toutes intégrées à l’appareil du parti-État : les jeunes à travers la Jeunesse de Révolution Démocratique Africaine (JRDA), les femmes à travers l’Union Révolutionnaire des Femmes de Guinée (URFG), les travailleurs au sein de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG) et les forces armées populaires et révolutionnaires politiquement mobilisées dans les Comités d’Unités Militaires (CUM). Je démontre dans cet ouvrage que quoique le charisme de Sékou Touré et la politique répressive de son régime aient joué un rôle non négligeable dans leur maintien au pouvoir de 1958 jusqu’en 1984, c’est surtout à travers cet embrigadement méthodique de toutes les couches et catégories de la population guinéenne et leur utilisation comme instruments de propagande politique à tous azimuts que le régime s’est pérennisé. C’était, à mon avis, un atout de plus que Sékou Touré avait par rapport à ses plus proches compagnons des années 1960 que furent Kwame Nkrumah et Modibo Kéita, dont la chute par coups d’État en 1966 et 1968 a précipité la radicalisation du régime en Guinée. Lejourguinee : Quelles leçons voudriez-vous que vos lecteurs tirent de votre analyse de la politique « d’information révolutionnaire » du PDG en matière de liberté de presse et de liberté d’expression tout court. MSC : Ce que j’ai voulu faire ressortir à travers mon analyse de cet aspect très important de l’histoire politique de notre pays, c’est d’abord le danger réel ou potentiel du conformisme de masse. En effet, c’est ce conformisme qui a fait déboucher la vie politique des Guinéens sur un terrain rocailleux de culte de personnalité indescriptible. Je vous donne un exemple précis. Dans les années 1976-78, certains de nos mollahs du Conseil islamique national avaient voulu officiellement affubler le Président Sékou Touré du titre de « Khalif ». D’après un ancien dignitaire du PDG que j’ai interviewé au cours de mes recherches, quand ce terme a été utilisé à l’antenne de la Voix de la Révolution, l’ambassade du Royaume d’Arabie Saoudite a vivement réagi en déconseillant cette pratique. Selon mon interviewé, le Roi Khaled ibn Abdul Aziz est personnellement intervenu auprès du chef de l’Etat guinéen pour lui rappeler que dans la tradition Sunnite cela est blasphématoire, parce que seuls les quatre successeurs directs du Prophète Muhammad (PSL), à savoir les Saydinas Abu Bakr, Umar, Uthman et ‘Ali, sont reconnus comme Khalifs. Voyez-vous cette prédisposition à la délation au plus haut niveau de notre société ! J’ai voulu aussi faire ressortir dans ce livre la nécessité impérieuse pour nos journalistes et autres agents de communication de masse de comprendre que la liberté de presse n’est jamais octroyée bénévolement par l’État, même dans les démocraties avancées. Elle est toujours conquise, et en tant que telle, elle n’est jamais à prendre pour un fait accompli. La raison en est que l’État et les médias représentent deux sphères de pouvoir en compétition ciblant le même public. Dans cette compétition, l’État se réserve le droit de déterminer ce qui est légal et loyal et les médias cherchent incessamment à élargir les limites de leurs libertés dont l’étendue est définie par le même État. Or dans les régimes de parti unique, les médias sont généralement tenus en laisse très courte. Il faut dire qu’en matière de liberté d’expression, le régime du PDG avait monopolisé le discours et, par conséquent, le message était devenu unidirectionnel : du sommet à la base. Dans l’autre sens, c’était très souvent les mêmes flagorneries que les élus moyens formulaient pour plaire au chef et préserver leurs postes politiques et administratifs. Cela reflétait-il une mentalité suiviste de la part de ces élus moyens ou la crainte de se voir démis de ses fonctions (ou même pire) par un chef qui n’accepterait pas la contradiction politique ? Je conclus dans mon travail qu’il s’agissait des deux à la fois, parce que si cela ne procédait que du suivisme démagogique des élus subalternes, on en aurait trouvé le contraire chez la plupart. Ce qui n’était pas le cas. Tous les secrétaires fédéraux se livraient, en fin de compte, à des présentations de bilans fantaisistes et mensongers, notamment en ce qui concerne le recouvrement des impôts et des normes agro-pastorales massivement décriées par les populations. En témoigne cette anecdote d’un secrétaire fédéral dont le rapport agricole faisait état d’une superficie cultivée supérieure à l’étendue totale du territoire national de la Guinée. Il est évident que des mensonges aussi grossiers ne pouvaient indéfiniment passer inaperçus. Mais dans un pays où la liberté de presse n’existait pas, lesdits mensonges n’étaient exposés que si le chef de l’État lui-même les dénonçait publiquement. Ce qui n’était pas souvent le cas. Cette culture de démagogie est loin de disparaître, quoique la marchandise ait changé d’étiquette. On a vu les mêmes comportements se manifester sous le Général Lansana Conté et pendant le passage du Capitaine Moussa Dadis Camara aux affaires. Quand des officiels de l’État vont jusqu’à crier « Dadis ou la mort ! » en ce début du XXIème siècle, on se rend compte qu’il reste encore à faire. Aussi, quand on voit le traitement que subissent les médias privés et ce qui se passe à la RTG et dans l’entourage du Général Sékouba Konaté, même dans cette phase de transition, on comprend bien pourquoi tant d’espoirs reposent sur vous les animateurs des sites web et radio web basés à l’étranger. On comprend aussi, de manière plus générale, pourquoi nous de la soi-disant Diaspora devons prendre nos responsabilités très au sérieux par rapport au devenir de notre pays. Enfin, j’ai voulu faire ressortir le fait que malgré toutes les exactions commises sous le régime du PDG au nom du peuple de Guinée, le bilan des 26 premières années de la Guinée indépendante n’est pas que négatif. Il en va de même d’ailleurs des 24 années du régime du Général Conté. Dialectiquement, même en Enfer il devrait y avoir des choses positives, ne serait-ce que par le fait que ceux qui s’y retrouvent méritent d’y être. En conséquence, notre maturité politique en tant que peuple devrait nous permettre de rationnellement décanter ce bilan et en utiliser les aspects positifs dans la construction d’une meilleure Guinée. Lejourguinee : Parlons à présent de votre second ouvrage. MSC : Le second ouvrage est intitulé Le pouvoir politique en Guinée sous Sékou Touré et a paru chez L’Harmattan en 2007. Dans ce travail je présente une série d’interviews largement annotées de 9 cadres supérieurs guinéens qui ont joué des rôles centraux et précis dans l’évolution du parti et de l’État sous la révolution du PDG. Il s’agit d’El Hadj Mamadou Béla Doumbouya, Louis Sénaïnon Béhanzin, Galéma Guilavogui, El Hadj Chérif Nabaniou, El Hadj Ibrahima Sory Fadiga, Sikhé Camara, Sékou Kaba, Bobo Dieng et Baïlo Téliwel Diallo. Certains des thèmes abordés tout au long de mes entretiens avec eux sont : la naissance et le développement du nationalisme anticolonialiste en Afrique dite française ; le multipartisme, l’ethnocentrisme, le régionalisme et les contradictions politique en Guinée avant et après l’indépendance ; le PDG et la lutte de libération nationale en Guinée et en Afrique ; le rôle du BAG et de la DSG dans cette lutte en Guinée ; le rôle du mouvement syndical ; le parti unique, la lutte pour le pouvoir et les questions du complot permanent et des droit humains sous le PDG ; les rapports Est-Ouest et Nord-Sud et l’évolution de la politique extérieure de la Guinée ; marxisme, traditions africaines, islam et Révolution culturelle socialiste sous le PDG ; les femmes, les jeunes et les travailleurs sous la révolution du PDG ; la politique industrielle, agricole, monétaire et commerciale du PDG ; la conception panafricaine chez Sékou Touré et la politique africaine de son régime ; les leçons à tirer de l’expérience guinéenne et leur utilité pour la Guinée et l’Afrique au XXIème siècle. Lejourguinee : Pourquoi n’avez-vous inclus que des anciens dignitaires du PDG ? MSC : Parce que mon objectif était de présenter l’autre face de la médaille dans le débat sur la passé récent et fortement controversé de notre pays sans pour autant m’y immiscer. J’explique le fondement de ma méthode dans l’avant-propos en ces termes : « Tandis que la diversité des approches est indispensable dans la recherche historique, toute approche consistant à réduire l’histoire en un labyrinthe d’opinions est fallacieuse. Au risque donc de voir qui que ce soit, pour quelque raison que ce soit, ériger la falsification de l’histoire en méthode légitime de travail, les spécialistes des questions guinéennes doivent travailler à rétablir l’équilibre en recherchant et présentant, avec égale objectivité, les multiples facettes de l’histoire de ce pays ». Il m’a donc semblé que compte tenu de la raréfaction des anciens dignitaires, du fait de l’exécution de beaucoup d’entre eux par le CMRN, du fait aussi de l’âge et des effets de la prison, pour ceux qui ont échappé aux exécutions de Kindia, il convenait de focaliser mon attention sur eux, ne serait-ce que pour un départ. En fait, au cours des recherches je n’ai pas eu affaire qu’à des anciens dignitaires du PDG. J’ai aussi interviewé des anciens prisonniers ayant fait le Camp Boiro et j’ai encore des dizaines d’heures d’interviews sur bande non transcrites et que je réserve pour un autre livre. Lejourguinee : Dans cet ouvrage vous n’intervenez en personne que dans l’avant-propos, l’introduction, les questions, la conclusion et les notes. Pourquoi avez-vous utilisé cette méthode ? Ne pensez-vous pas avoir travaillé ici plus en journaliste qu’en historien ? MSC : C’est une question pertinente que vous n’êtes pas d’ailleurs le premier à me poser. Dans des interviews que j’ai accordées à RFI, Africa No. 1 et d’autres stations locales et régionales françaises lors d’un séjour de recherche à Paris en 2007, la même question a continué à revenir sous multiples formes. Je vous donnerai la même réponse que j’ai donnée à ces confrères et consœurs, à savoir que j’ai délibérément choisi cette méthode pour faire parler mes témoins et présenter leurs évocations et analyses sans interjection, sauf lorsque cela permet de mieux canaliser l’entretien et clarifier les informations. Quant à savoir si en ce faisant j’ai travaillé plus en journaliste qu’en historien, je vous concède l’observation. En réalité je n’y rougis pas du tout, parce qu’à mon avis, l’historien, c’est en quelque sorte le journaliste du passé et le journaliste, l’historien du présent. Alors, lorsque par la grâce de votre formation intellectuelle et votre carrière professionnelle vous vous trouvez être les deux à la fois, je pense que vous devez vous donner la latitude de faire bon usage de cette polyvalence avec un dosage que les circonstances vous imposent parfois. Donc je dirai que dans ce travail de collecte, de rédaction et de présentation des informations je me suis efforcé de faire bon usage de ma polyvalence que je n’ai pas le droit de ne pas mettre au service de mon lectorat. En fait vous y détecterez même des éléments d’analyse philosophiques. Toutes choses confondues, j’ose croire que les analyses faites dans les parties du livre que vous avez mentionnées sont suffisamment adaptées au contenu de celui-ci pour en faire un travail substantiel. Ensuite, et c’est quelque chose que vous savez bien puisque vous êtes du métier, la façon de formuler et agencer les questions est essentielle dans toute technique d’interview, d’autant plus que seules les questions pertinentes sont vraiment susceptibles de susciter des réponses pertinentes. Dans ces travaux, mon souci majeur est d’aider à préparer les générations montantes à assumer l’histoire de notre pays de manière mure et responsable en contribuant à dépassionner le débat et à le replacer dans le contexte scientifique, rationnel qui sied le mieux. Lejourguinee : Après avoir interrogé toutes ces personnes-sources, recueilli une telle masse d’informations et acquis une compréhension profonde du passé de notre pays, quel message pouvez-vous adressez à nos compatriotes au moment où nous nous apprêtons à aller à l’élection présidentielle le 27 courant ? MSC : Mon message va s’articuler autour de quatre idées contenues dans ce second ouvrage. Premièrement, une compréhension effective des défis et acquis des 51 premières années de notre indépendance nous permettrait d’assumer l’histoire de notre pays avec plus de responsabilité et de pragmatisme, parce que le passé authentique de chaque peuple représente pour ce peuple la source la plus sure d’inspiration et de vitalité. Deuxièmement, nous devons comprendre qu’une « génération de patriotes doit éviter de se laisser obséder par l’appétit du pouvoir et de se perdre dans la danse du ventre et l’adultération de la réalité caustique du petit peuple qui étouffe sous le poids d’un État de droit factice. » Troisièmement, la nécessité de faire de cette transition démocratique une alternance paisible et civilisée interpelle tous ceux qui ont la capacité morale et intellectuelle « de s’employer à ajouter au peu légué par les devanciers pour en laisser davantage aux générations futures. » Quatrièmement, enfin, si les circonstances de l’histoire peuvent imposer aux peuples des chefs ou des régimes qui ne leur conviennent pas, il n’y a que les chefs et les régimes qu’un peuple mérite qui peuvent se maintenir à sa tête. Cela fait de chaque peuple le gardien le plus authentique de ses droits et libertés et, en même temps, l’instrument le plus efficace par lequel ces droits et libertés peuvent lui être retirés. Au moment où tous les projecteurs du monde sont braqués sur la Guinée, pour des raisons plus détestables les unes que les autres, nous n’avons pas droit au dérapage. Au sortir des urnes, les vrais démocrates devront savoir célébrer la victoire dans l’humilité ou accepter la défaite dans la dignité. Lejourguinée : Avez-vous d’autres travaux en chantier ? MSC : Je viens d’achever la préparation d’un livre qui paraîtra dans un mois chez Edwin Mellen Presse sous le titre The Development of a Trans-National Region in West Africa : Transcending the Politics of Sovereign Nation States. Ce travail que mon frère et ami le Professeur Boubacar Barry de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a bien voulu préfacer, traite du rôle des mass media, des ONG et de la société civile dans le développement de la bonne gouvernance au sein des 15 pays de la CEDEAO en vue de la réalisation de l’Union Ouest Africaine. Par ailleurs, j’ai terminé la rédaction d’un texte sur le mouvement syndical guinéen dont la parution est prévue pour 2011 dans un ouvrage collectif dirigé par un collègue professeur de Londres, ainsi qu’un article sur les nouvelles techniques de l’information et de la communication (NTIC) en Afrique. Ce dernier paraîtra dans trois mois dans la revue académique Florida Communication Journal dont je suis membre du comité de rédaction. En attendant, je travaille sur une étude approfondie de l’histoire politique de la Guinée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. J’espère que nous aurons l’occasion de parler plus amplement de ces travaux au fur et à mesure de leur parution. Lejourguinee : Bien sûr pour le grand plaisir de nos nombreux lecteurs et permettez-moi Professeur de vous remercier de m’avoir accordé cet entretien. MSC : C’est á moi de vous remercier pour tous les efforts que vous déployés pour informer et servir la nation Guinéenne Interview réalisée par Saliou Bah.
dannkoun, jeudi 3 juin 2010
Je salue le courage de Mme Barry. Certains juristes vont nous déverser leurs cours de droit mal assimilés. En Europe, les anciens nazis et ceux (les néo-nazis) qui font l’apologie du nazisme sont poursuivis ! Le geste de cette Dame à le mérite de rappeler que: (1) les crimes contre le peuple de Guinée sont imprescriptibles (2) l’héritage politique est indivisible. Bref, ce n’est évidemment pas le fils biologique qui est poursuivi, c’est le fils idéologique qui se targue d’assumer et de vouloir perpétuer les « œuvres » de son père. Si les anciens présidents du PDG-RDA n’ont pas été poursuivis en Guinée la raison est évidente : qui peut affirmer que cela aurait eu un sens sous le régime Conté ? Les temps ont changé. Vive la Démocratie et vive la Justice.
Le facteur, jeudi 3 juin 2010
Cher AOT et tous les patriotes guinéens, je vous demande de ne pas perdre votre temps à vous justifier face à des renégats. Leur mauvaise foi et leur haine viscérale à l`égard d`autrui ne leur permet de voir et d`entendre que ce qu`ils ont envie de voir et d`entendre. Maître Ami est la première notaire du pays. C`est elle qui a restauré cette profession après sa suppression par Sékou Touré. Grâce à Lansana Conté et à Bassirou Barry. Elle a formé les greffiers guinéens puisque Sékou a laissé un désert juridique en Guinée, comme l`a si bien dit un avocat malien. Donc, pour la lanterne des tordus, cette dame sait ce qu`elle fait. Comme l`a dit AOT, puisque Mohamed a eu le malheur de se lancer en politique et de proclamer sa fierté pour les crimes de son père, eh bien qu`il assume! Pour terminer, je voudrais dire aux extrémistes que la Guinée a changé. Si vous persistez dans vos provocations et votre mépris, sachez que la peur a changé de camp. Les guinéens ne se laisseront plus faire par une minorité d`imbéciles. Des gens comme vous ne représentent pas un millième de la population guinéenne. Continuez et vous finirez dans la mer. Wa salam!
kakoun, jeudi 3 juin 2010
SEKOU TOURÉ reste un criminel a l´echelle internationale ,il est comparable bel et bien a hitler et moussolini. son fils doit se degager de la vie politique guineenne il a les memes intentions que son pere ,il sera pendant toute sa vie tant qu´il ne demandera pas pardon aux victimes innocentes.
diallo, jeudi 3 juin 2010
voila en fin je ne vais plus reagir a ces internautes qui ne savent que sauter par ici et par la. dites moi qu`est ce que la plainte dis au juste avant de vous embobinez dans des reactions honteuses: cette dame sait parfaitement ce qu`elle fait et elle est meme une avocate revenons sur la plainte : la plainte dis a partir du moment ou le fils de sekou toure a ete investi au pdg rda comme candidat donc on veut le demander les comptes sur les derives de son papa parce que sekou a aussi dirige le pdg rda qui est responsable de mort de milliers de guineens naturellement c`est la personne physique qui est le fils de sekou representant la personnalite morale qui est le pdg rda doit repondre aux crimes du pdg et non lui en personne il ne vas pas etre condamne pour cela mais la justice peut demander a ce qu`on ouvre les charniers pour enterer dignement ces fils tombees sous la premiere republique. donc ressaigissez vous un peu des pseudos intello bien a vous j`espere que vous m`epargnerez de vos langues c`;est juste une mise au point
OXY, jeudi 3 juin 2010
Le Fils Mohamed Touré est héritier présomptif!
Youssouf Bangoura, jeudi 3 juin 2010
Mr Actabiou, dites nous pourquoi cette dame n`avait pas porté plainte contre Elhadj Ghuissein et Marcel Cross ? Chacun d`eux avait officiellement endossé l`heritage politique de Sekou Touré, Elhadj Ghuissein s`est même presenté deux fois candidat aux elections presidentielles, il n`a jamais eu de souci, Marcel cross, pareil . Moi, je pense que cette dame est devenue aveugle, elle a perdu la logique, mais que Mohamed se rassure, l`ecrasante majorité des guinéens sont derrière lui, y compris moi . Sekou Touré est le meilleur fils que la Guinée a eu, peu importe ce que les ennemis de la guinée disent, il est et reste l`unique homme noir qui a osé dire non à De gaulle . On nous raconte souvent que Sekou Touré etait jaloux des autres parce qu`il n`avait pas leur niveau d`instruction, mais non, ce sont les autres qui etaient jaloux de Sekou Touré parce qu`eux n`avaient pas son charisme, son eloquence et son courage, voilà la verité . J`ai jamais vu un noir qui sait manier les mots mieux que Sekou Touré . Un homme qui avait aimé son pays et son peuple .
A.O.T. Diallo, jeudi 3 juin 2010
Il faudrait quand meme preciser que Mohamed Toure a dit haut et fort (il faut lire et ecouter, les clones pdgistes) qu`il assume l`heritage politique et social de son pere et qu`il compte le poursuivre avec ardeur. De ce fait il ouvre un nouveau boulevard pour attaquer une nouvelle fois ce parti. Il aurait suffit tout simplement que Mr Toure en se lancant en politique (une tres mauvaise idee a mon avis) dise que des bonnes choses et de tres mauvaises choses ont ete faites sous le pdg de 1958-1984 et que le nouveau parti est decide a faire pardonner et oublier toutes les erreurs et renforcer toutes les bones idees initiales. Le tour etait joue et cette plainte serait effectivement dificilement comprehensible pour certains guineens. Mr Toure en parlant de nous aujourd`hui dans la presse ecrite dit "les enfants de la 5e colonne" et il sous-entend que son pere a bien fait de massacrer les notres - oui, alors nous aussi nous le haissons autant que son pere pour cela. Nous les haissons tous les deux pour tout le Mal qu`ils ont fait a tout le peuple de Guinee, pour l`education coco-lala, pour la mediocrite de tout notre systeme de gouvernance, pour la misere et la pauvrete de la majorite des familles qui sont pourtant riches d`enfants intelligents qui auraient pu au moins aider leurs familles a s`en sortir dignement tous les jours...
abdoul, jeudi 3 juin 2010
C est un non sens! le cadavre de Barry Diawadou serait plus important que ceux des victimes fraichement massacrees violees et jetees tantot a la mer, tantot subtilisees en plein 21 e siecle! Des victimes dont on ne parle meme plus. Aminata la zombie va reveiller tous les morts depuis Boiro mamadou a l agression du 22 novembre qui fut le point culminant des tuerie 350 a 400 en deux jours, jusqu en Septembre 2009 en passant par les pendus, et ceux de Kindia, du camp alpha yaya, et de la grave de 2007. Voila la ou ce demon de la haine veut nous ramener
sidibe, jeudi 3 juin 2010
Au moment ou tout le monde parle d unite nationale, cette cette calamity demande a un jeunet de lui trouver des charniers. En realite, ce n est pas un probleme de charnier, puisqu elle aurait pu avoir ce qu elle voulait avec son oncle Bassirou Barry ministre de la justice en 1985 qui a fait executer les dignitaires du 1er regime au lieu de les juger.
sidibe, jeudi 3 juin 2010
Cette dame a les boulons completement en l air pour demander au jeune Mohamed Toure qui n est ni de pres ni de loin mele a ce qui s est passe au camp Boiro, de lui trouver le charnier d un pere qui est mort il ya plus de 40 ans.quarante ans.
DOMANI, jeudi 3 juin 2010
Mounjour Cherif est le neuveu de sakou cherif marie de nounloumba soeur de sekou touré.CQFD.
kakoun, mercredi 2 juin 2010
dans la mesure où MOHAMED TOURÉ a herité les biens de son pere ,il doit prendre les maux aussi ,il n´ira pas en prison mais son parti devra indemniser les familles de victimes,ce que je conseille a mohamed c`est de jetter ce parti au fond des oceans et changer son propre nom pour qu´il ne soit pas reconnu par les victimes de ce parti,il a le devoir de presenter pardon aux victimes car il fait parti des beneficiaires de ce parti.
Actabiou Diallo, mercredi 2 juin 2010
Youssouf et Maimouna,la plainte de Aminatou Barry n`est pas dirigée contre la personne physique de Mohamed Touré,mais contre son père qui n`est plus de ce monde.Mais puisque,Mohamed Touré a décidé de prendre l`héritage moral et politique du << Responsable suprême de la Revolution>> ,il devra en assumer toutes les responsabilités.Soyez rassurés,mohamed n`ira jamais en prison pour les crimes commis par son père,sauf s`il en fait l`apologie.
Oumar Bah, mercredi 2 juin 2010
Dites moi monsieur Dansoko pourquoi les nazis sont toujours poursuivis en justice meme age de 90 ans?Parceque vous me dites que meme si Mohamed avait tue Barry Diawadou,il ne peut pas etre poursuivi apres 30 ans alors que le regime nazis est toujours sous poursuite judicaire.Je ne dis pas que madame est entrain de faire quelque chose de normale,c`est vrai que Mohamed ne doit pas payer pour les crimes de son pere.Mais j`apprecie l`initiative de madame pour que l`etat prenne en charge ce dossier et juge tous les crimes politiques commis dans notre depuis 1958 pour eviter qu`il y est de haine entre les guineens.L`absurdite de la plainte temoigne la haine qu`elle a pour SEKOU,il y a beacoup de personnes qui eprouvent la haine pour ce fasciste y compris moi.Et tant que l`etat ne prendra pas cela en charge,les victimes des regimes continueront et l`unite nationale sera toujours fragile.
Maimouna Diallo, mercredi 2 juin 2010
Chers compatriotes, Mohamed Touré ne peux pas être responsable des crimes de son père. Il va être responsable de ses actes, c’est pour cela que je lui conseillerais de ne pas prendre la présidence du Parti PDG RDA. S’il souhaite créer son propre parti, oublier l’autre parti du diable. La situation actuelle de la Guinée en partie le PDG est responsable. Oublie l`œuvre de ton père. Surtout tu es une personne agréable, respectueux de nos coutumes. Une ancienne amie du lycée. Maimouna
Youssouf Bangoura, mercredi 2 juin 2010
la haine, rien que de la haine, du fait même de recevoir cette plainte, prouve qu` en matière de droit, la guinée est encore loin . Le juge d`instruction n`a aucun élement d`appreciation, il va se baser sur quoi pour juger le fils de Sekou Touré ? Cette Dame est animée par la haine et de la vengeance, elle est tellement aveuglée par la haine qu`elle oublie les principes elementaires de droit . Si jamais, on juge Mohamed, même s`il est acquitté, un jour les enfants de Diarra Traoré et autres porteront plainte contre ceux de lansana Conté . Ce genre de plaintes doit simplement être refusé .
je suis guineen, mercredi 2 juin 2010
je trouve chez nous en Guinee c`est n`importe comment si une dame comme celle lá entraint d`imaginer les cinema elle ne sait rien avec son nivaux elle se moque de sa connaissance et ces complice c`est tout , si non Mohamed na rien ds cette affaire elle veux se foutre seulement au messieur Toure comme en guinee c de la pagaille ok et elle doit rester trenqile ok merci avec sa folie de mineur
K. diallo, mercredi 2 juin 2010
Thanks Mr Alseyni Camare. Bonne lecon pour les nostaligique de sekou Toure.Ils disent ya jamais eu meilleur que leur petit dieu sekou mais des quon parle de ses acts ils crient a la haine et maintenant ils ne veulent pas assumer cest absurde de leur part.
Abdoul DIALLO, mercredi 2 juin 2010
Le commentaire des internautes apporte un élément nouveau dans ce débat à savoir que Sékou Toure n’est rien d’autre qu’un tyran. L’unanimité des extrémistes du PDG semble même acquise. La vérité sur cette période sombre de notre histoire doit s’installer avec courage avant de parler de la réconciliation à l’image de l’Afrique du Sud. Retenez que si Nelson Mandela est devenu président de l’Afrique du Sud après 27 ans de prison c’est par ce qu’il n’était pas le prisonnier de Sékou Touré. Et si des hommes de valeur comme Barry Diawadou, Kaman Diaby ou Diallo Telly ont fini par la pendaison ou la diète noire, c’est par ce qu’ils étaient des prisonniers de Sékou Touré. L’initiative de Mme Aminata Barry, ouvre la porte contre l’impunité, le jugement des crimes du PDG et ceux du CMRN de 1984, la plainte contre les massacres de Janvier et Février 2007 par des criminels genres Claude Pivi, l’expédition de Dadis et certains membres du CNDD vers la CPI etc. L’acte est à encourager et à soutenir. Notre grandeur y dépend.
Un passant, mercredi 2 juin 2010
please help! moi qui ne suis pas juriste (je suis au fait un simple étudiant en économie), expliquez-moi comment Dansoko le grand juriste peut-il invoquer les principes de la responsabilité civile (contractuelle et délictuelle) dans des affaires criminelle? AST as-t-il commis des délits ou des crimes? Merci de m`éclairer svp.
MARCY TOUSSAINT, mercredi 2 juin 2010
De quel heritage parler vous? l`heritage des actifs et des passifs c`est en ma connaissance en matière civile et surtout commerciale et non pénale. quelle est la faute de MOHAMED?pour le fait d`être né d`un père criminel? A til choisi son père? quel est sa part au crime: auteur, co-auteur,complice ou quoi? quel estla base légale de l`imputabilité. ceux qui trouvent en ma position la défense du diable je leur pose une question: et si c`était vous? n`importe quoi!! j`ai appelé à la conférence nationale pour que les uns et les autres se vident et qu`on repartent sur de nouvelles bases. mais le allons vite commet le péché de sauter des étapes au point que lorsqu`on arrive près de l`objectif, on se rappelle que l`on devait accomplir des taches pour franchir la dernière étape présente. donc allons la tête baissée sans reflechir.le cas mohamed doit interpeller les uns et les autres que l`on construis pas l`histoire d`un peuple sur le mensonge qui fini toujours par rattrapper ses auteurs. allons donc pour finir dans des règlements de compte. sekouba ménacent tout ceux qui se livrent à un débat contradictoire et les traite d`ennemi de la transition; voilà les conséquences. le cas Mohamed est un cas mais il ya et il y en aura d`autres plus graves: bienvenue la loi du talion.AU LIEU DE fruit qui tombe devant, c`est l`arbre qui vous tombe dessus. Ce n`est pas fini et vous êtes prévenus tous. ALLEZ AUX ELECTIONS SANS REFLECHIR à votre passé.........
KABA, mercredi 2 juin 2010
Apres la mort de Cellou Dalein Diallo, je porterai pleinte contre son fils pour le crime economique commis contre la Guinee. 5 milles milliard de francs guineen
alphadio, mercredi 2 juin 2010
Ma soeur Aminata,je veux savoir ce que tu attends de ce procès,regarde toi dans la glace de ta toilette,et reagis,je t`ai connue grande avocate depuis Abidjan,donc refuse de descendre dans la poubelle des proces creux,s`il te plait retiens toi,ce qui est passé ne peux pas te redonner ton pere,plusieurs enfants comme toi ont été victimes,le reste prions pour le repos de l`ame des victimes. En plus je ne sais pas,si un nouveau code de procedure penale a été inventé ,pour dire que le fils doit repondre des crimes de son pere,alors que le pere etait majeur et le fils à cette periode etait mineur. on sait que le monde evolu mais pas à cette vitesse. Mohamed n`a rien a voir avec la gestion de son pere,sinon tu aurais porté plainte contre la grande soeur et non le petit frere.Donc dis nous pourquoi mohamed et pas Aminata ton hommonyme. Aller ,je sais que tu vas reflechir apres la lecture de ce message,tu es toujours belle,c`est pour cela je veux t`eviter une depense inutile d`argent et la honte.
alseny camara, mercredi 2 juin 2010
Si vous vous engagés comme héritier vous aurew l`obligation de prendre l`actif et le passif du défunt. Au cas contraire refuser ou répudier le fameux héritage.
Th.Hamidou Barry USA, mercredi 2 juin 2010
Mohamed Toure veux badiner avec les Guineens...il devait etre a l oubliette pour le reste de sa putain vie cause de monstruosite de son connard de pere...
kabakoudou, mercredi 2 juin 2010
N`importe quoi, au nom de quelle loi le fils doit être le comptable des crimes de son père? La Guinée est vraiment un pays d`exception. Je suis desolé pour la plaignante, il n`ya aucune justice moderne qui peut tenir pour coupable un fils les crimes commis par ses ascendants.
Issiaga DANSOKO, mercredi 2 juin 2010
Ah la haine, quand tu nous tiens! M. Barry Diawadou est exécuté quand Mohamed avait 8 ans (s`il est né en 1961). Pour répondre à la question de Couleurs tropicales, il faut savoir qu`en droit, la responsabilité pénale est personnelle et individuelle. C`est l`un des principes sacro-saints de tous les systèmes juridiques du monde et consacré par toutes les constitutions et tous les instruments régionaux et internationaux de protection des droits de l`homme. C`est pourquoi je me demande si Mme Aminata Barry a suivi un seul cour de droit. Ce procès est l`expression de la haine de cette dame à l`égard de la famille de AST. Je la comprends, entant que fille d`un homme exécuté. Mais ses avocats sont plus ignorants en droit qu`elle-même. Car défendre une personne, c`est lui dire aussi ce que dit le droit et lui expliquer s`elle peut obtenir et ce qu`elle risque. Ici Mme Barry n`a aucune chance si on dit le droit. D`autant plus que les faits incriminés se remontent à l`année 1969 (41ans), donc prescrits! Pour les non juristes, il faut savoir que même si c`est Mohamed Touré qui avait tué M. Diawadou, il ne peut être poursuivi après 30 ans, s`il n`y avait pas d`action de poursuite préalable. Donc c`est une incompréhension totale de ma part de voir cette dame assigner Mohamed en justice. Qui plus est, Mme Barry dit poursuivre Mohamed entant qu`héritier du PDG qui doit (assumer les actifs et les passifs) de ce parti. Elle et ses avocats confondent la responsabilité civile avec la responsabilité pénale qui sont séparées par quelque chose de plus grand que la Muraille de Chine! Pour finir, je me demande pourquoi n`a-t-elle pas poursuivi El. Ghuissein ou Marcel Cross qui étaient à la tête de chacune des deux branches du PDG avant la réunification récente? M. Ghuissein s`était même porté candidat à la présidence et était député à l`Assemblée nationale tout comme M. Cross. Pourquoi Mohamed pas eux, c`est contre le PDG? Couleurs tropicales je reste à ta disposition si tu as d`autres questions. dansokoissiaga@yahoo.fr
Oumar Bah, mercredi 2 juin 2010
Il ne s`agit pas de Mohamed mais de soulever les problemes connus par ce pays de 1960 a 1984.Ceci ne sera pas la derniere opportunite pour juger le regime de SEKOU TOURE,tant que l`etat de le fera,les tribunaux seront saisis a tout moment par les victimes.Voila que Me Aissatou Barry a commence,les autres vont lui emboite le pas.
sow, mercredi 2 juin 2010
dans la mesure ou il connais ou on enterre les gens disparus c bien de l`interogé peut etre il va ns aidé a retrouver nos parents merci mohammed de ns aidé
FOXO, mercredi 2 juin 2010
Je crois que ce proces n`a pas de sens si le fils doit payer les faits de son pere.
GilBlack, mercredi 2 juin 2010
Walà.Faisons justice en Guinee et mefions-nous de la justice des blancs!Cela ne nous arrangera point.Ces meme blancs nous ont fait des tords sans reparation a moins qu`on parle de jugement ou encore enquette.Ils ont fait plus que nous les Noirs Africains entre nous-meme.Cela pourra servir de notion a garder jalousement notre dignité acquise.Mais tellement que le Guineen est ethno,cela parait impossible car des qu`on porte atteinte a un des leurs meme en matiere de justice,c`est toute sa communauté qui se sent concerner."NON"!Un seul individu ne peut etre le reflet d`une communauté que lorsque son acte est positif?Et si c`est negatif? Par ailleurs,payer pour son pere n`est pas le veritable probleme.Il faut enquetter ou juger pour reconcilier le PEUPLE avec lui-meme sinon nous n`irons nulle part qu`au CAO total. JUSTICE,VERITE ET RECONCILIATION DOIVENT PREVALOIR a l`image de ceux du Sud-Afrique DANS NOTRE PAYS. A bon entendeur,salut!
André Loua, mercredi 2 juin 2010
En quoi Mohamed devrait-il répondre des faits et gestes du Président de la République, ce fut-il son Père? Le ridicule peut parfois tuer.....en Guinée, surtout.
CouleurTropicale, mercredi 2 juin 2010
Une question qui me taraude les méninges : Le fils doit-il obligatoirement payer pour père ?

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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