mardi 3 mars 2009
Transition : Opposant paniqué appelle à la précipitation !
Barry Tutankhamon

Que tous ceux qui attendent que le jeune capitaine trébuche, pour qu'ils profitent de lui, changent d'idées. L'heure n'est plus à la démagogie, mais au travail, à la construction.

Nous connaissons des politiciens qui, depuis l'indépendance de la Guinée en 1958, ont passé et passent tout leur temps à critiquer, sans pour autant, rien apporter de concret. Ils étaient opposants à 24 ans déjà, dans les universités européennes. Aujourd'hui à 72 ans, ils sont et restent encore opposants.

Etant donné que la Guinée n'a jamais été une démocratie, Il est temps de se demander si ces gens s'opposent à un système, ou bien à la vie, tout court ?

En 1984, ils avaient  eu toutes les chances de changer le tournant de l'histoire, et comme ils le souhaitaient, changer la situation des guinéens. Au lieu de saisir cette opportunité historique, ils ont préféré rester hors du pays, pour continuer à arpenter l'avenue des Champs Elysées, savourer le confort parisien et flâner au marché hebdomadaire de Barbès. Le Colonel Conté et ses amis ont profité de leur naïveté, d'autres diront leur trop longue absence, pour s'emparer du pouvoir, par un simple fait du hasard, faute d'opposants capables.

Ces opposants sont en général, bombardés de diplômes occidentaux : ils sont professeurs ! Et pourtant, ils ne sont jamais arrivés à gérer une situation de crise. Preuve que les diplômes ne font pas l'homme, mais le propulsent souvent, dans la peur et l'égoïsme.

En Décembre 2008, l'histoire se répète d'elle-même, Lansana meurt d'une longue maladie. Ironie du sort : tous ses faux opposants étaient sur place en Guinée, ce jour-là. Mais ce sera, cette fois encore, un jeune capitaine jusqu'alors complètement méconnu du public guinéen, qui surgira de nulle part, pour prendre les rênes d'une nation ruinée par la corruption, la drogue et la gabegie. Le coup était salutaire : pas d'effusion de sang ni de chasse aux sorcières.

Aujourd'hui, avec l’accalmie, ces opposants commencent à se demander à quoi a servi leur opposition durant toutes ces longues années. Et bonjour le choc psychologique ! Quand on vieillit dans l'opposition, on devient rancunier et épidermique. Une preuve : on peut s’en aller jusqu’à l’extrême, comme par exemple, accuser ses parents musulmans, d'être des hypocrites. On se renie sans le savoir : "J'ai honte d'être musulman" !!!

Quel gâchis ! On a l'impression qu'on a tout perdu. On conjugue au passé simple et à l'imparfait, parce qu'on se rend compte que le futur nous a déjà trahit et que « l’avenir est déjà dans le dos », comme l’écrit si bien, l’historien et ecrivain Fodé Tass Sylla dans « Cette fois, c’est parti ! ».

De toute façon, la réalité est dure et impitoyable : ce qu'on n’a pas pu faire à 24 ans, ce ne sera certainement pas à 72 ans, qu'on pourrait le faire.

Le jeune capitaine à peine assis, ces faux opposants harcelés par le temps et leurs ambitions en péril, se faufilent derrière les Forces vives (syndicats et autres), pour le pousser à brusquer les choses. Ils feignent d’oublier que, hormis sa famille et quelques unités, ce jeune capitaine n'avait jamais encore dirigé une vaste entité, à plus forte raison une Nation.

Si nous voulons que la Guinée soit bien gérée, nous devons faciliter la tâche au capitaine Dadis Camara, et l'accompagner dans ses ambitions. Surtout, qu'il déclare à chaque occasion, ne pas vouloir "s'éterniser au pouvoir".

Moussa Dadis Camara est au sommet d'un slippery slope : si nous le brusquons, la chute sera imminente, et la stabilité de la Nation sera compromise.

La transition, pour qu'elle réussisse, prendra du temps. Cela est indéniable ! Autrement, le scénario mauritanien risque de se répéter en Guinée.

Nombreux sont ceux qui souhaitent que le Capitaine Dadis soit le Rawlings de la Guinée, et pourtant, ils font semblant d’oublier combien d'années et avec quel sacrifice, ce dernier a pris pour faire du Ghana, ce qu'il est aujourd'hui : une démocratie, un exemple sur le continent noir.

Depuis 50 ans, nous n'avons pas osé brusquer les choses. Alors, pourquoi c'est maintenant que les choses vont nous brusquer ?

 
Barry Tutankhamon
pour www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Alpha Rafiou DIALLO, lundi 9 mars 2009
Aussi bien dans la diaspora que chez les guinéens de l`intérieur,il ya des bons et des mauvais.Ne versons pas dans une espèce de manichéisme qui aurait tendance à opposer les deux parties. Je suis d`accord avec Mr Barry sur le fait qu`il faut aider ce jeune Capitaine plein de courage et de volonté à sortir la Guinée de son long cauchemar.En revanche,je suis tout à fait révolté de sa méconnaissance des conditions dans lesquelles ont réussi les cadres de la diaspora!C`est un combat de tous les instants et ils sont nombreux à avoir travaillé très dur pour y arriver...qui plus est,représentent le soutien de leur famille restée au pays.Je vis en France et je puis dire que tout le monde n`a pas le temps d`aller se promener sur les champs-Elysées ou les bords de la Loire.Ce sont des grands méritants!!!Je suis convaincu que des cadres honnêtes existent dans le pays,animés du même souci que les"diaspos":démocratie et bien-être pour tous les guinéens! J`observe par ailleurs, que certaines répliques font systématiquement référence à l`ethnocentrisme.C`est dommage car ça renvoie à une absence manifeste d`arguments.Ainsi,je n`ai pas trouvé dans les propos de Mr Barry,de l`ethnocentrisme.Il a juste parlé d`un des leaders politiques guinéens de la diaspora,sans le nommer... Bref,arrêtons ce petit jeu car le peuple "non intello" ne nous suivrait pas.Peuls,sousous,forestiers,mandingues,etc...vivent ensemble sans invectives,en Guinée et ailleurs!
Issiaga DANSOKO, mercredi 4 mars 2009
Très décevant! Vous tirez à boulet rouge sur les opposants de 72 ans pour être restés longtemps en Europe et pour avoir demandé l`organisation des élections libres qui permettront aux Guinéens, pour la première fois depuis 1957, de choisir librement leurs dirigeants. Vous oubliez que celui que vous visez n`a jamais géré quoique ce soit en Guinée. Par contre, vous ne dites rien sur ceux qui ont affamé notre peuple, qui ont prostitué nos filles et femmes, qui ont agenouillé notre pays en amassant des fortunes colossales pour leurs progénitures qui étudient les meilleures universités occidentales, frères et multiples maitresses auxquelles ils payaient des vacances dorées en Europe et aux USA. Il ne faut pas avoir de dents contre ceux qui ont travaillé dur pour avoir des diplômes et devenir professeurs. C`est un titre qui ne s`achète pas en Occident. Et si notre pays est à ce stade encore, c`est à cause des idées rétrogrades comme les vôtres qui voient dans les diplômes plus comme de la peste que la reconnaissance d`un travail bien fait durant des années. Je soutiens les actions de Dadis, mais vous devez savoir que le monde a changé. Dadis sait, mieux que vous, qu`il n`est pas venu pour rester au pouvoir. Alors demander qu`il mette en place les organes qui doivent gérer la transition et esquisser un chronogramme clair est un crime?
TRAORE OUMAR, mardi 3 mars 2009
Mon frere vous avez parlé pour ne rien dire. Vous soutenez Dadis qui a les memes visions que ces opposants epris de paix et de justice pendant les 2 regimes anti-democratiques de Guinée. Ces opposants ont tout refusé pour ne pas se salire et l`histoire leur donne raison. Le bon sens est la chose la mieux partagée mon frere. Merci
Camara Alseny, mardi 3 mars 2009
Mon frère Barry je suis avec toi. La vie est un combat, une lutte intergénérationnelle, alors pourquoi céder la place à la classe coloniale? Les problèmes du pays sont mieux connus de la génaration après 58. Elle représente plus de 60% de la pop totale. Egalement, la Guinée ne se limite pas à Conakry, demande à nos grands frères de faire la carte administrative du pays, il ne peuvent pas. Le cas Dadis est une chance pour la Guinée, un jeune universitaire au Pouvoir en Guinée c`est la première fois. Le temps de boubnoule est terminé au pays, plus jamais un Président médiocre gouvernera notre grande nation. Vive la République.
Tati, mardi 3 mars 2009
Mon frere tu es guineen comme nous tous, mais il faut parle la réalite guineenne. C`est à dire que nos fammille est à difficulité, toi tu veus parle de la politique laisse la politique aux politiciens, et entent le jour de vote pour aller voter mieux pour toi merci prochainement il faut consulte les famille pour les fait honore
CISSE Mohamed, mardi 3 mars 2009
Mon frere tu peux allez te faire voir ailleur avec tes histoires,je n`ai jamais aime un opposant guineen mais de grace ne te cranponne pas sur un seul pr prouver les incapacite mon cher, tu soutien Dadis mais tu es loin de ses visions"anti-ethnocentrisme", tu es aussi naif en faisant confiance a quelqu`un toi meme tu l`as dit inconnu de tous guineens.Alors mon frere prudence.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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