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Les adversaires du peuple de Guinée et du CNDD poussent à la roue, afin de l’isoler et le déstabiliser, en suggérant des choses irréalistes, tels que :
De procéder au toilettage de la Constitution, en transformant le CNDD en Assemblée constituante, avant la tenue des élections législatives. Rôle qui ne lui incombe nullement.
D’organiser d’abord l’élection présidentielle, ce qui écourtera très largement la période de transition, et renverra le CNDD dans les casernes, sans mettre en place le minimum d’ordre dans la maison Guinée. Cette démarche démagogique aura pour conséquence, l’exclusion rapide du CNDD d’une partie importante du processus de transition. C’est donc, prôner le désordre.
De limiter dans la future Constitution, l’âge d’éligibilité à la candidature de mandats électifs. Cette manœuvre politicienne est ressentie comme une volonté délibérée du CNDD d’exclure des candidats qui ne lui conviennent pas. En fait, ils cherchent à créer une implosion sociale, du genre ivoirien, afin de créer la diversion. Cette thèse est soutenue par des politiciens en manque d’assise populaire, d’électorat et d’implantations solides sur le terrain national, qui ont intérêt à barrer la route, de façon déloyale, à certains adversaires politiques, à leur profit et au détriment de la démocratie, grâce au CNDD, auquel ils veulent faire porter la responsabilité d’un tel outrage, si la junte joue leurs cartes politiciennes.
Pourquoi, veulent-ils tant, éliminer de sérieux et valeureux concurrents dans la course à la magistrature suprême ?
Parce qu’ils savent que leur poids politique sur le terrain est faible, pour certains, inexistant. Parce que justement, ils n’ont pas un électorat fiable et que la corruption par l’argent ne suffit pas le jour fatidique des scrutins, qu'ils soient législatifs ou Présidentiels. Connaissant le poids lourd de leurs adversaires sur le terrain, et de crainte qu’ils seront humiliés le jour des résultats à l’issue d’élections libres, libres et transparentes, parce que cette fois-ci, les fraudes massives ne seront pas possibles ou seront très limitées car, le Conseil National pour la Démocratie et le Développement, la Commission Electorale Nationale Indépendante et les partenaires de la sous-région notamment la Cedeao, l'Union Africaine mais aussi les partenaires internationaux à savoir : L'Organisation Internationale pour la Francophonie, L'Union Européenne, le Programme des Nations-Unies pour le Développement ... veillent à la régularité du scrutin.
Un autre secret de polichinelle fait son petit bonhomme de chemin, c'est la question d’âge, qui n’est pas, malheureusement, recevable dans une véritable démocratie, parce que c'est un faux débat.
Dans la plupart des pays démocratiques, cette disposition ne fait pas partie des critères d’éligibilité. Au demeurant, l’histoire a retenu de très bons jeunes présidents, à savoir : Thomas Sankara, John Kennedy, Bill Clinton, Jerry Rawlings, Alpha Oumar Konaré; de très mauvais jeunes présidents : Charles Taylor, Mathias NGuéma, Duvalier, etc.; et de très mauvais vieux présidents : Feu Général Lansana Conté, Idi Amine Dada, Mugabé Robert, Marcos, Hissène Habré, Jean Bedel Bokassa, Gamusu Banda etc…
Par contre, des exemples foisonnent dans le Monde, pour de très bons vieux présidents de la République :
- En Afrique : La première personnalité mondiale, Nelson Mandela, qui a mené durant toute sa vie politique une lutte conséquente, après 20 ans de prison, a été élu à 72 ans, avec une réelle possibilité de réélection qu’il refusa, en quittant le pouvoir au profit de son dauphin, Thabo Mvuyelwa M'béki, né le 18 juin 1942. Tout près de la Guinée, le Président Abdoulaye Wade du Sénégal, né le 29 mai 1926 à Kébémer, mais déclaré à Saint-Louis, pour bénéficier du statut de citoyen français.
- En Europe : Charles de Gaulle né en 1890, Président de la Républicaine Française de 1962 à 1965, puis démissionne en 1968 ; François Mitterrand, né en 1916, aura deux mandats de 7 ans en France : de 1981 à 1988; en France toujours, Jean Marie Lepen, né le 20 juin1928 à La Trinité-sur-Mer au Morbihan, a été plusieurs fois candidats à l'Elysée, et n''a pas encore dit son dernier mot pour les présidentielles françaises de 2012. Sir Winston Churchill en Grande Bretagne, né en 1874, Premier Ministre de 1940 à 1945, puis de 1951 à 1955, et décédé en 1965.
- En Amérique : Le Président Ronald Reagan, né en 1911, obtint deux mandats de 4 ans : de 1981 à 1989 ; récemment, lors de la dernière élection présidentielle, le républicain John MacCaïn (72 ans) contre le jeune démocrate Barack Hussein Obama; Fidel Castro à Cuba jusqu’à son épuisement par la maladie.
- En Asie : Mao Tsé-toung, l’homme de la longue marche, Président qui traversa à la nage le fleuve Yang Tsé à un âge très avancé ; Deng Xiaoping, né en 1904, fut le réformateur de 1977 à 1987 ; Ho chi Min régna sur le Vietnam du 19 mai 1890 au 2 septembre 1969.
Comme on peut aisément le constater, l’âge n’est nullement un facteur déterminant. Ce sont plutôt, l’aptitude physique et mentale, l’intégrité morale et intellectuelle qui doivent être de rigueur, comme des critères de choix et de sélection, en dehors de la compétence.
Ces exemples biens fournis nous montrent qu'il n’y a aucun pays sérieux, en Europe, en Amérique, en Asie et plus près de nous, en Afrique, où il existe dans la Constitution, une limite d’âge. Enfin, les intéressés ne peuvent, en aucun cas, apporter la preuve, que leur démarche ne procède pas d’un calcul politique mesquin et personnel, et ne milite pas contre la réconciliation d’une Guinée, aujourd’hui, complètement divisée par leur faute.
À titre de défi et de comparaison, pourquoi certains candidats présumés n’accepteront-ils pas de participer à un marathon de 15 ou 25 Km, au stade du 28 septembre, devant toute la population de Conakry ? Ce serait certainement une belle occasion pour les guinéens, de se faire une idée sur la santé physique de ceux qui aspirent à la magistrature suprême de leur cher pays.
Et mieux, le certificat médical de chaque candidat est largement suffisant pour trancher cette question.
Malheureusement, la campagne d’agitation et d’intoxication par médias interposés, est en branle, dans le but de tromper les membres du CNDD, et les inciter à se lancer dans une politique aventureuse d’opposition et de division des guinéens. Il faut que les nouvelles autorités fassent échec à ces opportunistes qui tentent de les détourner de leur engagement, de l’idée de réconciliation et de stabilité politique, après un coup d’état réussi, sans effusion de sang.
Il faut retenir que toute politique d’exclusion arbitraire est et sera contraire à l’idée d’unité nationale et source d’implosion sociale, aux conséquences imprévisibles. Les partisans de l’exclusion du CNDD lui-même et de leurs concurrents politiques, n’ont aucun argument convaincant, pour justifier leur thèse.
En effet : d’abord exclure le CNDD de la deuxième phase de la transition du processus électoral qui correspond aux élections législatives, qui doivent, en dernière position, avoir lieu, serait inintelligent dans la mesure où l’écrasante majorité des guinéens recherchent aujourd’hui, à avoir une transition en douceur, apaisée.
Certains et non des moindres prônent une révision constitutionnelle, avec un référendum à la clé, en avril 2009. Mais, ils se gardent bien de dire comment financer ce référendum ? En fait, ils veulent renvoyer aux calendes grecques, les élections du premier semestre 2009 avec, l’impossibilité certaine de tenir l’élection présidentielle en décembre 2009, dans la mesure où les bailleurs ne débourseront aucun franc pour leur organisation, sans compter que les sanctions internationales seront plus pressantes et pesantes. Ainsi, la Guinée n’aura aucune chance de programme avec le FMI et la Banque mondiale donc, pas de réduction ou d’annulation de la dette publique.
Face à toutes ces agitations, ces manœuvres politiciennes d'un autre âge, le vaillant peuple de Guinée de 1958, du 22 novembre 1970, celui de Janvier et Février 2007, veuille au grain et s'opposera, quelque soit le prix à payer, à toute volonté de rejeter sans fondement, la candidature d'un de ses fils ou d'une de ses filles à la magistrature suprême du pays.
A bon entendeur salut !
Aboubacar SAKHO, Pays-Bas pour www.guineeactu.com
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