mercredi 24 février 2010
Transition en cercle: les malades héritent des zombies

Cercueil vide...

Les historiens de l’avenir diront si la formule lapidaire de complotite peut résumer l’aberration que fut le régime du PDG. Dans les chuchotements autour de cette triste époque, il y a tant de questions non résolues. Les maux d’aujourd’hui révèlent-ils le péché originel d’une nation mal née ? Les coïncidences des dates seraient-ils des symboles d’un passé mal géré ? Sommes-nous condamnés à subir le fétichisme des créations lucifériennes du Parti-État auxquelles Sékou Touré harnacha le peu de gloire de son destin raté? Y a-t-il un sens aux étonnements populaires qui voudraient savoir si le boubou blanc qu’arborait « l’homme du 28 Septembre » était un cercueil, l’habit de l’ange de la mort qu’il fut ou tout juste un embaumement pour faire perdurer son âme diabolique? Dans l’air il ya des convictions bizarres qui voudraient élucider la nature de l’homme qui floua sa patrie avec des slogans mensongers. Elles veulent savoir de quelle malédiction il était pétri qui entacha tout ce dont il s’enhardissait de crimes et de sang. Faute de réponses claires, elles disputent sa nature humaine pour insinuer qu’il fut une émule de Satan auquel il avait vendu son corps et son âme, des années avant sa mort. Cela pourrait peut-être expliquer le peu d’empressement des cabalistes à localiser son cadavre et la ferme intention des maitres de l’occulte de maintenir dans un sarcophage - même apocryphe - les sortilèges de son âme damnée.

Cadavre pourri…

Le destin de la nation est-il de devoir vivre avec des énigmes non résolues sur le sort de ses chefs? Avec le général grabataire il y a bien lieu de se le demander quand on apprend qu’il mourut bien avant sa mort officielle, dans la solitude d’un capharnaüm de pouvoir devenu grotesque et un embrassement pour la nation et l’Afrique entière. Ce n’est que quand il empesta l’air de son repaire du camp Samory que la raison sur la mauvaise odeur fut donnée. A 18 :00 on annonça sa mort. Sept heures plus tard, patatras ! Les ruines de son échafaudage qui fonctionnait comme une gageure soutenue par l’inertie d’un peuple blasé s’écroulèrent.

Mémoire endommagée et hémiplégie…

Alors apparut un petit soldat au visage carré et volubile comme un drogué. Il mit les pieds dans l’étrier du pouvoir vacant avec de la témérité. Mais son sort était scellé d’avance par sa mémoire endommagée. Le menteur qu’il était crut que ceux qui l’écoutaient n’a pas de cerveau. Le soldat Daddis qui oubliait ce qu’il disait dès que les mots sortaient de sa bouche, confondit la léthargie de la nation avec de l’amnésie. Sa mémoire sélective ne retint que les mots des flagorneurs qui le convainquirent qu’il pouvait bluffer une sortie de l’ornière dans laquelle les dispositions hasardeuses de l’histoire l’avaient conduit. Les dépositions sur les forfaits du 28 septembre mirent fin à l’imbroglio de sa misérable aventure ; il fonctionne comme le zombie qu’il aura été.

Éthylisme ou juste impunité?

Quand Sékouba Konaté parle, il le fait avec un style tranché et un manque d’état d’âme qui rappelle en tout point Lansana Conté dont il aurait – murmure-t-on - les mêmes penchants pour le contenu des bouteilles. Similitudes fortuites ou répétition de l’histoire ? Le peu de jours de son règne indique qu’il emprunte le chemin de croix habituel des politiciens ; celui par lequel ils se consument sur l’autel des ambitions inavouées et d’autant plus brûlantes. Dans ce chemin malaisé, ils cherchent à travestir les faits avec des incantations pour conjurer les aspirations incontournables au changement.

Ce qui distingue le sage du malin c’est que l’un parle pour révéler les pistes de la vérité et l’autre pour les brouiller. Ils utilisent souvent les mêmes mots : paix et justice en l’occurrence. Ils se séparent dans la juxtaposition qu’ils en font ainsi que dans le poids et la priorité qu’ils accordent aux concepts.

Sékouba Konaté veut s’absoudre de poursuites futures pour des crimes déjà commis ou à venir en travestissant la logique de l’histoire qui veut que la vraie paix procède de la justice. Pour prix de sa paix précaire il ne veut débourser que des piécettes d’oubli et un je-m’en-foutisme de bidasse. Aux blessures de la violence, il veut ajouter l’insulte du cynisme en déclarant sans sourciller ne pas avoir d’opinion sur les conclusions de la commission d’enquêtes de l’ONU auxquelles son nom est associé. Pas de commentaires non plus sur l’incrimination de Toumba comme seul responsable des massacres par une commission nationale d’enquêtes décriée.

Sékouba Konaté dit n’avoir pas convoité le pouvoir et ne pas s’y intéresser. Il l’accepte quand même. Comme Lansana Conté, il se veut paysan et ne serait intéressé que par la culture d’un lopin de terre dans les villages de ses ancêtres. On a déjà entendu ce langage empreint de simplisme avec lequel Lansana Conté voulait plutôt masquer les coups de pioches dans les caisses de l’état. Au détour de quelques mots de cet homme peu bavard, on note un troublant penchant à se dédire à chaque fois qu’il parle. Il révèle la terrifiante et formidable capacité de la machine oppressive à se reproduire et à perdurer dans notre pays.

Comme Lansana Conté, Sékouba a refusé d’admettre souffrir de maladie ; c’est son droit le plus absolu. Mais il montre des symptômes patents d’une condition plus grave que l’éthylisme dont on l’accuse. Celle de l’endémie ambiante d’impunité.

PS: (pour Jean Marie Doré) Le diplôme ne fait pas l’homme.

Déclarer qu’il ne sera pas candidat absoudra sûrement le jeune général grabataire aux yeux de ceux qui sont obnubilés par le changement présidentiel. Retenons à sa décharge qu’il donne raison à la majorité des incultes de la nation qui clament haut et fort que le diplôme ne fait pas l’homme pour mieux se délecter de leur ignorance. Dans notre culture de survie, être malin est plus rentable qu’être cultivé. Sékouba Konaté aura prouvé être plus apte politiquement que J.M.D qui danse autour de la question brûlante de sa candidature, en jonglant avec des ballons chargés de poudre explosive que Dadis Camara a oubliés par derrière.


Ourouro Bah


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
FIDEL, mardi 2 mars 2010
Les services portugais au secours du SDECE Apres avoir raté le renversement de Sékou Touré en solo, le SDECE s’appuie sur des services spéciaux portugais, colonisateurs de la Guinée-Bissau voisine, où ils combattent la guérilla d’Amilcal Cabral, le chef du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et des îles du Cap-Vert (PAIGC). En 1970, le SDECE monte de concert avec la Police internationale de défense de l’Etat (PIDE/DGS) et les renseignements militaires portugais (DINFO) l’opération Mar verde, dans le but de renverser Sékou Touré. Le dictateur Marcelo Caetano y a tout intérêt : Il espère, grâce aux français, détruire le soutient logistique du leader de Conakry au PAIGC. Mais l’opération va capoter. Dans un livre sur les renseignements militaires portugais, publié en 1998, la journaliste d’investigation Paula Serra cite le comandant Alpoin Calvao, chef de l’invasion de novembre 1970, coté portugais. Son bilan de l’opération n’est guère flatteur, ni pour le SDCE, ni pour les services de Lisbonne : « Nous avons tout raté faute de renseignements de qualité ! Nos informations aussi bien politiques et stratégiques que tactiques et opérationnelles étaient quasiment nulles… » Cependant, le 20 janvier 1973, Amilcal Cabral est assassiné (par des membres de son parti manipulés par les services portugais). Et Barbieri Cardoso, le patron des opérations africaines de la PIDE, décide que c’est le moment ou jamais de porter l’estocade aux indépendantistes. Rencontrant fréquemment Alexandre de Marenches, le Portugais n’a aucun mal à obtenir l’appui de la Piscine dans une nouvelle initiative baptisée « opération Saphir ».
FIDEL, lundi 1 mars 2010
Les gens sous le regime du PDG avaient peur certes, mais moi, je vous donne les causes de vos peurs. Fidel comme Castro
FIDEL, lundi 1 mars 2010
La politique est une guerre sans effusion de sang a dit Mao, cette guerre on ne la fait pour personne mais on la fait pour soi-meme. Je ne suis contre personne non plus, je ne saurais etre content de la mort de personne. Au contraire mon souhait serait que les victimes soient connues mais aussi les coupables de notre retard. J`ai la conscience tranquile, jamais je n`ai fait du tord à quelqu`un. Je suis seulement en quete de la stricte verité, rien de plus.Qu`on me prouve le contraire de ce que J.F Tounkara a dit, je veux entendre quelqu`un me clamer que tout ce que Mamadou DIA a écrit dans ses memoires est faux. Pourquoi ce Monsieur a pris la peine de mentionner dans deux de ses ouvrages l`histoire de la Guinée??? JP Chevènement dit: Le devoir de memoire doit etre un devoir integral; la memoire doit etre fidele, elle doit etre exhaustive: elle ne doit rien omettre; elle doit éclairer ce qu`était cette periode. Fidel comme Castro
FIDEL, lundi 1 mars 2010
A propos du complot en préparation à la veille de la mort de Sékou Touré, vous pouvez chercher l’article de Almamy Ibrahima Barry paru dans le journal le lynx, sous le titre « Sira de novembre et la lutte armée ». L’auteur y atteste les préparatifs avancés de la dernière opération contre la tenue du 20eme sommet de l’OUA en Guinée prévu pour juin 1984 : « Des militants du RGE(Regroupement des Guinéens de l’Extérieur), écrit-il, ont été entrainés à Pô, sous le régime de Sankara et n’ont quitté le Burkina qu’après la chute de Sékou Touré. J’ai gardé, personnellement, une partie de leurs armes dans ma villa, à la Riviera, lors de mon retour du Burkina ». Alors lequel des complots contre le PDG nierez-vous ???? Fidel comme Castro
Habib Diallo, dimanche 28 février 2010
Ouroro Bah à une manière particulière a lui de décrire et faire revivre la frayeur et les angoisses que les gents vivent sous les époques décrites. En le lisant, on comprend aisément pourquoi et comment la Guinée a évoluée vers la pauvreté et la misère totale. Ce texte me rappelle parfaitement la couleur blanche « ever présent » dans la Guinée de « l’émule de Satan ». Même nous les enfants d’alors avions peur de lui; je me rappelle quand nous parlions des arrestations ou de guinéens qui voulaient quitter le pays – j’ai grandit à Fria – nous chuchotions entre nous « vous savez que même les murs des maisons peuvent nous rapporter ? ». Il y avait tellement de candidats à l’exile – droit que Mohamed Touré, les enfants de Siaka & Ismaël Touré se prévalent aujourd’hui - pour sauver leurs âmes que « l’émule de Satan » ordonna à ses milices aux frontières de tuer ceux qui fuyaient le pays. Ce sont des milliers de personnes qui ont été tuées aux frontières surtout entre celles de C.I. et Sénégal. Ceux qui revenaient en Guinée étaient tués et ou dépossédés de leurs biens pour etre ensuite repartagés comme récompense aux exécutants. Certains exécutants étaient promus à des postes de direction indépendamment de leurs compétences ou qualifications professionnelles et morales. Ainsi, le Parti encourageait l’adhésion et l’exécution de ses politiques inhumaines. Tous nos problèmes sont partis de l’avilissement de L’HOMME dès la première République. Oui, Mr Bah a raison, « l’émule de Satan » nous a menti de son vivant et de sa mort. Il avait tellement conscience du mal qu’il a fait qu’ils ont cache son tombeau. Lansana Conté n’a pas eu besoin de faire cela; il n’y a aucune polémique sur la location du sien. Franchement, il faut une raison PRTICULIERE pour que le père de l’indépendance d’un pays moderne cache son tombeau surtout quand il a dirigéé le pays pendant 26 ans. Dieu merci qu’il a procède ainsi, s’il ne l’avait pas et que son « âme damnée » n’était maintenue dans « un sarcophage » quel serait l’état de notre pays? Un pays en guerre civile ou un pays déjà divise en différentes parties? Que nous sauve de « l’âme damnée », Amen.
FIDEL, dimanche 28 février 2010
Ce n`est point la personne qui m`interresse mais le dit Mr Camara. J`ai lu parler ou mourir; la verite du ministre; Sekou Touré le Heros et le Tyran. Des livres qui sont comme la tora; la Bible et le coran. Une meme verité dementi par le capitaine Tchana DIALLO se retrouve dans les trois et aucune source verifiable. Merci
FIDEL, dimanche 28 février 2010
Mais Mamadou Berete vit mon frere camara; il est à Lansanayah à conakry. Maurice Robert; Mamadou Dia; P.Messmer; Bob Denard; Roger Faligot; J.Foccart sont aussi PDGistes??? Au contraire ils font meme des aveux à minima.Merci Fidel comme Castro
kalil, vendredi 26 février 2010
le PDG etait il un pati politique? non c´etait une milice comparable aux talibans d´aujord´hui qui se battent et commettent des crimes sans causes . ceux qui se rejouissent de la mort de diallo telli qu´ils sahent que le lendemain de la prise de pouvoir en 1984 ,dieu n´avait ps tarde a reagir sur certains comme vos oncles ISSIAGHA TOURE´ , ISMAILA TOURE et autres QUELS furent leurs sorts ? les 52000 personnent qu´ils ont tortures ne peuvent etre tous coupables de complots .il faut se rappeler que ce regime n´avait aucune legitimite´.
Sékou Oumar Camara, vendredi 26 février 2010
Fidel, j`apprécie à sa juste valeur ta soif de connaître l`histoire de ton pays. C`est tout à ton honneur. Je te félicite et je t`encourage à persévérer. Nul doute que tu finiras par découvrir la vérité. Peut-être que la différence entre toi et moi relève de la façon dont nous exploitons nos sources. Moi, j`accorde très peu de crédit aux sources partisanes et quasi-partisanes. Ce qui fait que je lis Kobélé avec beaucoup de pincettes...Il ne faut pas oublier que Kobélé, avant d`entreprendre une recherche, a déjà un objectif: prouver par tous les moyens que les complots dénoncés par le PDG sont réels et non fictifs. Or, tu conviendras avec moi qu`un historien ne devrait pas résonner de la sorte. Méthodologiquement, il doit chercher à rassembler tous les matériaux relatifs à son sujet d`étude puis les interroger un à un, sans à priori et sans état d`âme. Telle n`est pas la démarche adoptée par Kobélé...
FIDEL, vendredi 26 février 2010
Mr Camara, Mamadou Berete dit john est professeur de karaté, ancien comorien(debarquement de comore avec bob denard), ancien de Pô(Burkina fasso), il a revelé ces propos à Monsieur Sidiki kobele Keita lors d`un entretien à domicile à Lansanayah. Il vit encore pour verification, DIEU merci. Fidel comme Castro
FIDEL, vendredi 26 février 2010
Mr Camara, où sont passées les Archives du camp boiro??? Pourtant tu es ok avec moi qu`elles y étaient jusqu`à la Prise du pouvoir en 1984. Avant meme de liberer les prisonniers, ils se sont accaparé des Archives, pourtant les complots etaient faux et c`est sous torture ils ont avoué, non? Pourquoi avec tout ce qu`on reproche à Sekou Touré, il reste le dictateur qui n`a jamais reçu aucune plainte au TPI??? Mr Camara Pourquoi le Gouvernement Français a officiellement presenté son pardon au Gouvernement guinéen pour tous les actes de destabilisation??? Tu sais quand meme qu`il est tres rare qu`une grande puissance reconnaisse ses crimes envers ses anciennes colonnies: l`exemple de la traite negriere, de la colonisation, le cas Algerien vis à vis de la France en sont des exemples. Les guinéens peuvent donc etre fiers de leur dirigents d`alors, qui ont su imposer ce respect dû à notre pays et à son peuple. Fidel comme son nom
FIDEL, vendredi 26 février 2010
L’Aveu d’un acteur du complot La réalité et la véracité du complot, pour lequel Telli Diallo avait été arrêté, ont été en effet, établies et reconnues par l’un des principaux acteurs de l’opération. Amadou Diallo, dans l’ouvrage qu’il a écrit à Paris, à sa sortie de prison, préfacé par Siradiou Diallo, arrangé par Anne Blancard et intitulé La mort de Telli Diallo : tout en tentant d’innocenter l’homme qu’il avait lui-même dénoncé au Comité Révolutionnaire et qui fut arrêté le 18 juillet 1976, précise que l’opération de 1976 avait pour objectif le renversement du régime du PDG.
FIDEL, vendredi 26 février 2010
Mamadou Bérété vit encore chef, je n`invente rien moi. Ces propos ne viennet nullement de moi. Merci Mr Camara, j`avoue que j`aime des types de ton genre. Sans passion, sans haine, la seule cause qui t`anime est la recherche de la verité. Merci frere. Fidel comme Castro
Sékou Oumar Camara, vendredi 26 février 2010
En 1983-1984, le pouvoir au Burkina était détenu par des militaires marxistes (Sankara, Compaoré et autres). Est ce vraiment pensable que ces gens là soutiennent les ennemis d`un "pays frère"?
FIDEL, vendredi 26 février 2010
Nous avions fait six mois dans le camp militaire de Pô (Burkina fasso), octobre 1983 – mars 1984, précise Mamadou Bérété dit John, l’un des mercenaires encore envie. Là-bas, c’était le vrai entrainement militaire. Le 25 mars 1984, nous sommes venus en ville où une grande réunion se tint pour faire le point des préparatifs ; elle regroupa, avec nous, de grands cadres venus de tous les coins du monde : docteurs, ingénieurs, professeurs, etc. Ils étaient venus en particulier, de France, des Etats unis, d’Allemagne, de Cote d’Ivoire, du Sénégal, etc. L’état des préparatifs a été fait ; ils nous ont précisé les formes d’intervention sur le terrain guinéen et donné les dernières recommandations. Un officier supérieur burkinabé, envoyé en éclaireur en Guinée, avait également fait son compte-rendu : selon lui les conditions étaient favorables à une intervention militaire. Mais comme DIEU sait faire les choses, Sekou Touré meurt le lendemain : les choses sont bouleversées. L’agression fut abandonnée. Alors lequel des complots contre le PDG nierez-vous??? Fidel comme Castro
FIDEL, vendredi 26 février 2010
GUINEE : Un Homme à abattre Désormais, tout sera mis en œuvre pour se débarrasser de Sékou Touré. Les premières mesures punitives sont monétaires. Avant même le referendum, le haut commissaire de l’A-OF, Pierre Messmer, organise une veritable opération de commando pour récupérer les milliards de francs CFA qui se trouvent dans une succursale de la Banque centrale à Conakry. Ce hold-up est opéré par des parachutistes et des marins français. Sékou Touré fait le gros dos. En fait, il a une idée derrière la tête et va essayer de rouler la France. Tout en affirmant haut et fort après le referendum, et donc la rupture, qu’il veut rester dans la zone franc, il pense déjà à créer sa propre monnaie. Toute fois, ça demande du temps. Il faut créer une banque d’émission, imprimer des billets, les mettre en place. Par conséquent, Sékou Touré essaie donc d’endormir provisoirement les autorités françaises afin de gagner du temps. Les billets sont imprimés très discrètement en Angleterre. Mais du coté français, la riposte est déjà prête. Les services secrets sont chargés de fabriquer des faux francs guinéens. Dès que la nouvelle monnaie est mise en circulation, cette masse de faux billets est envoyée là-bas ! Résultat, la monnaie de Sékou Touré est rapidement dépréciée ! Et les conséquences sur une économie déjà fragile sont particulièrement graves. Quoi qu’il en soit, cette opération de faux monnayage démontre que la France bénéficie sur place de nombreuses complicités et que les services secrets disposent d’un véritable réseau d’agents coordonnés et commandés par l’Elysée, via Jacques Foccart. Les dessous de la françafrique, page 95 Fidel le jusqu`auboutiste
Sékou Oumar Camara, vendredi 26 février 2010
J`ai lu, pour la première fois, "L`impérialisme et sa cinquième colonne", en 1994. J`avais 14 ans et j`étais en...9eme année. Dès cette première lecture, j`ai conclu qu`il était invraisemblable que la CIA, le SDECE, etc. soient incapables d`arriver à leurs fins en Guinée, si tant est que ces services voulaient réellement reverser le régime de Sékou...Par ailleurs, les "aveux" sont tellement précis qu`on se rend compte que c`est "un mauvais roman policier" (Alpha Condé, dans une autre affaire)...Bref, par principe, je respecte les convictions de Fidel même si je ne les partage pas!
Keoulenba, jeudi 25 février 2010
Mr Fidel, merci pour toutes ces informations que tu fais pleuvoir, pendant que l’homme du 28 septembre est déjà mort, loin de nous. Nous avons besoin de critiques et d’analyses sur ce cercle vicieux dans lequel la Guinée évolue depuis un demi siècle. Est-ce que, nous avons le droit de croire que 2010 nous sortira de ce cercle vicieux pour faire de nous un peuple libre et riche au lieu d’un peuple pauvre et prisonnier de ces propres fils ? La France, toujours la France, serons nous capables de dire réellement Non à la France ? Nous devons prendre des dispositions maintenant pour nous munir d’une feuille de route claire et sure. Ou nous travaillons avec la France ou nous nous débarrassons définitivement d’elle et de tous nos frères qui jouent pour elle avec toutes les conséquences.
FIDEL, jeudi 25 février 2010
Pascal Krop : En 1969, 1970, 1974, la CIA et le BND allemand lanceront encore plusieurs opérations armées. Toutes ses manœuvres échoueront lamentablement. On s’en fera une idée en compulsant L’impérialisme et sa cinquième colonne, un recueil publié par les services de Sékou Touré et composé de l’impressionnante litanie des aveux soutirés à divers opposants. Ces confessions, obtenues au moyen d’interrogatoires particulièrement inhumains, sont à prendre avec précaution. Les anciens du Sdece admettent cependant que les griefs faits à la France sont en bonne partie fondés, et qu’aucun complot mentionné n’est imaginaire. Ecoutons donc l’un des inculpés : j’ai été recruté par les services français, témoigne Bangoura Karim, animateur au Bloc Africain de Guinée(BAG), puis secrétaire d’Etat guinéen aux Mines et à l’Industrie, par l’intermédiaire de J.P. qui représentait les anciens établissements français de l’Inde. En juillet 1959, je le rencontrai chez lui avenue Raymond-Poincaré, pour lui faire mon premier rapport. La consigne secrète était à l’époque d’entrer dans le gouvernement d’union et dans l’administration, et de poursuivre le travail pour une prédominance française sur tous les plans, notamment économique, culturel et politique. Fidel comme son nom
FIDEL, jeudi 25 février 2010
Tamba, la chose la mieux partagée par le bon DIEU est la raison; ce n`est pas parceque nous voyons differement les choses que les uns peuvent pretendre etre plus intelligents que les autres. Pour etre veridique on a meme pas besoin d`etre intelligent, ni locace encore moins éloquent. Je vous donne les propos des personnes qui ont quand meme été objet d`une politique soit dans leur pays ou dans le monde. Quant à moi, Je suis formelle sur ma position parcequ`elle est rationnelle non pationnelle comme la votre. Nous avons frequenté les memes écoles sans doute, pour ceux qui pensent que je suis d`une generation ancienne se trompent. Je n`ai jamais connu l`école de la Revolution; et on m`a toujours enseigné que Mr Sekou se defaisait de ses adversaires politiques par des complots imaginaires. C`est par mes propres recherches que j`ai decouvert tout ce lot de mensonges sur ce grand Aficaniste Revolutionnaire. J`ai connu Carl Michael; je n`ai pas pu rencontré Mamadou DIA dans ses vieux jours à Dakar. Je voudrais seulement que quelqu`un me dise que tout ce que Mamadou DIA a mentionné dans ses memoires est faux. Il dit je cite: Pour revenir sur le cas de la GUINEE, disons que le fait d`avoir voté NON au referendum lui a valu d`essuer MAINTS COMPLOTS ourdis par l`exterieur. En 1959 helas! les comploteurs etaient bel et bien basé et entrainé à Dakar. Mais vous ne parlez que des EFFETS pourquoi pas des CAUSES aussi. Jamais de fumée sans feu non??? On entend un bruit parceque quelque chose est tombé. Mais parlons du bruit et jamais de la chute de cette chose. On ne peut pas parler du paludisme sans parler du moustique, c`est impossible. De toutes les façons Mamadou DIA, Maurice Robert, J.F. Tounkara etc ont été soit des acteurs des complots ou des temoins occulaires. Et vous niez cette évidence vous autres en racontant anneries:On ne peut pas etre plus Revolutionnaire que FIDEL CASTRO lui meme; ou plus catholique que notre pape.Fidel comme son nom
kagbadouno Tamba, jeudi 25 février 2010
Je partage votre brillante analyse à 100%. Bravo M.Bah ! Je souhaite que les Guinéens qui ont des capacités d’analyse et de synthèse (comme vous) prennent la parole. Par contre vous trouverez toujours des inconsistants (comme fidel) un pseudo car, il n’a pas le courage de ses opinions raconter leurs âneries en reprenant en permanence le même blabla. Encore BRAVO !
FIDEL, jeudi 25 février 2010
Ainsi, à propos de Sékou Touré, il expliquait : « Nous devions le déstabiliser, le rendre vulnérable, impopulaire et faciliter la prise du pouvoir par l’opposition. Rien d’autre. » Cet aveu a minima donne une idée de ce que dut être la réalité pour arriver au fait que Sékou vit très vite des complots partout et décima la classe politique guinéenne. Tout cela parce que Sékou Touré avait eu l’insigne impudence de vouloir gouverner son pays sans la France. Cela valait bien qu’on provoque l’anéantissement de toute une génération d’intellectuels. Maurice Robert, Ministre de l`Afrique
FIDEL, jeudi 25 février 2010
LE CERVEAU DU COMPLOT DE 65 C’EST MOI : J’ai pris mes responsabilités, j’ai réuni, autour de moi, Touré Mamoudou, Bangaly Camara, ministre de l’information, Kaba Sory, ex-ambassadeur à l’ONU, le docteur Roiff Jean Numa, les docteurs Henri Lorofi et Cherif N’faly (docteur piment), un commerçant de Kindia. Ensemble, nous avons concocté un plan pour renverser Sékou Touré et remettre le pouvoir à des hommes plus surs. Jean Faraquet TOUNKARA interview dans Ivoire soir A sa sortie de prison il se confia à ses collègues en ces termes : Aucun complots dénoncé n’était ni faux ni imaginaire ; c’est la répression qui était exagérée, les règlements de compte ayant été utilisés par certains pour se venger de cadres certainement innocents Fidel comme son nom
FIDEL, jeudi 25 février 2010
Ainsi, Sékou Touré, malgré ses excès, ou peut-être même à cause d`eux, s`est admirablement coulé dans la lignée des grandes figures charismatiques de son pays et de son continent. Ses ambivalences sont celles de son peuple, qu`il ne subjuguait à ce point que parce qu`il le connaissait, le reflétait, le « possédait » profondément. Sékou Touré, un dictateur ? Les circonstances ont joué un rôle non négligeable pour qu’il le devienne... Vingt ans après sa mort, l’homme qui a eu l’audace de dire haut « non » à De Gaulle reste encore un héros pour les uns, un tyran pour les autres. Somme toute, l’histoire africaine retiendra qu’Ahmed Sékou Touré fut un homme courageux et rigoureux, un leader syndical incomparable ayant évolué dans un contexte international marqué par l’adversité d’abord dans la lutte pour l’indépendance, et ensuite pour la gestion de l’indépendance contre laquelle l’ancienne métropole n’a cessé d’œuvrer en s’appuyant, comme elle a toujours su le faire, sur des complices extérieurs et intérieurs. André lEVIN
FIDEL, jeudi 25 février 2010
Un Sékou Touré anglophone Conakry il y a cinquante ans, Harare aujourd`hui : l`Histoire se répète et ses acteurs bégaient. 25 août 1958. À la tribune de l`Assemblée territoriale, Ahmed Sékou Touré en boubou blanc prononce face au général de Gaulle une phrase qui fera le tour du continent : « Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l`esclavage. » Un mois plus tard, la Guinée dit « non » à la France, et l`ancien colonisateur prend au pied de la lettre la superbe insolence du propos : il démantèle avec hargne le peu qu`il avait construit. On ne parle pas encore de sanctions et de boycott, mais c`est tout comme. Retrait de l`assistance administrative, technique, militaire, scolaire et budgétaire. Déprédations, sabotages. Pour ceux que de Gaulle qualifie avec mépris d`« individus de Conakry » et surtout pour celui que son Premier ministre, Michel Debré, stigmatise comme « un dangereux mélange de mégalomanie et de calomnie », c`est la politique de la terre brûlée. Quel crime avait donc commis Sékou Touré ? Celui d`avoir osé dire non. Car, pour le reste, ce que proposait le leader guinéen apparaît aujourd`hui comme le smic de l`émancipation : l`indépendance dans le cadre d`une communauté d`États avec la France, assortie d`accords d`association, avec le franc CFA comme monnaie et Paris comme parrain sur les fonts baptismaux de l`ONU. Mais les dés sont jetés. Au blocus succèdent les opérations de déstabilisation et de subversion menées par les services français depuis les pays voisins. À Conakry, c`est gégène, « diète noire » et camp Boiro pour les opposants. « La France, hurle Sékou, veut mettre la Guinée à genoux ! » Dans un sens, elle y parvient. Un demi-siècle plus tard, un autre héros des indépendances africaines dont le prestige fut également considérable semble arrivé, lui aussi, au bout du chemin. Le parallèle - si ce n`est la longueur de la séquence historique - est frappant. À condition de remplacer les Français par les Britanniques et Sékou Touré par Mugabe, l`engrenage implacable qui mène du libérateur au despote est le même. Au début, la bonne volonté du révolutionnaire marxisant a quelque chose d`inespéré pour les Blancs qui, lors de la colonisation, ont spolié les trois quarts des meilleures terres du pays. Mais à la main tendue ne répondent, comme en Guinée cinquante ans plus tôt, que la défiance, le racisme à peine voilé d`une caste de privilégiés et l`esprit de revanche d`une ex-puissance coloniale qui cessera tout financement de la réforme agraire le jour où Mugabe lui demandera d`inciter les fermiers blancs à revendre les terres fertiles. À la fin des années 1990, quand le bras de fer atteint un point de non-retour et que les Anglo-Saxons commencent à étrangler le Zimbabwe, la politique de récupération initiée par Robert Mugabe reste nettement en deçà de la plupart des réformes agraires postcoloniales, lesquelles se sont traduites, le plus souvent, par des expropriations immédiates et sans compensation. Mais qui s`en soucie ? Le « Comrade Bob » est déjà devenu Robert le diable. Les phrases de haine que s`échangent aujourd`hui Mugabe, d`un côté, Brown, Bush, Rice et Blair de l`autre, au-delà de toute mesure, rappellent celles que Paris et Conakry s`expédiaient mutuellement au début des années 1960. Le vocabulaire, la fixation et la paranoïa réciproque sont les mêmes. Tout comme est identique le destin tragique et pitoyable d`une opposition prise entre deux feux et contrainte pour survivre de s`allier, parfois de vendre son âme, à l`étranger. Colons portugais, Sdece (services français) et réseaux Foccart, hier, en Guinée. Sud-Africains racistes (pour Joshua Nkomo) et anciens maîtres coloniaux (pour Morgan Tsvangirai), au Zimbabwe. Qu`on ne s`y méprenne pas : ce déterminisme du pire n`excuse rien de la descente aux enfers de deux dictateurs qui ont fait de la violence (physique et verbale), du culte de la personnalité et de l`exercice solitaire du pouvoir un cocktail idéal pour mener leurs pays à la faillite. Deux séries de chiffres illustrent le désastre humain qu`a connu la Guinée et que connaît aujourd`hui le Zimbabwe. Celui de la répression tout d`abord : environ 50 000 morts sous la dictature de Sékou Touré (vingt-cinq ans) ; 15 000 - dont les trois quarts lors de l`opération Gukurahundi au Matebeleland à la fin des années 1980 - sous la férule de Mugabe (vingt-huit ans). Celui des réfugiés qui ont fui leur pays pour des raisons économiques et politiques ensuite : 2 millions, dont un grand nombre de cadres et leurs familles, de part et d`autre. Mais le rôle à la fois pervers et déterminant que les anciennes puissances coloniales ont tenu en poussant ces deux autocrates à pratiquer la politique du pire et en les forçant à considérer tout retrait du pouvoir comme une reddition aux pieds des « maîtres blancs » explique pourquoi Sékou Touré, un quart de siècle après sa mort, et Robert Mugabe, aujourd`hui, bénéficient toujours d`un certain préjugé favorable sur le continent. Difficile d`admettre en effet que des Occidentaux, dont la responsabilité est directement engagée dans la situation que connaît telle ou telle de leurs ex-colonies, s`arrogent le droit de dicter leurs conditions, d`écarter qui leur déplaît et qui n`a pas reçu leur aval. Gordon Brown, Tony Blair, George Bush et Condoleezza Rice refusent de serrer la main de Robert Mugabe, tout comme Michel Debré ne s`imaginait pas saluant Sékou Touré. Dont acte. Mais n`ont-ils pas serré la main à bien pire ? Et que dirait-on si des chefs d`État africains refusaient de s`asseoir à leurs côtés, sous prétexte que leurs armées ont envahi - et continuent d`occuper - un État souverain ? Jeune Afrique
FIDEL, jeudi 25 février 2010
AUTEUR: SERIGNE SECK Je vous ferai remarquer que vous ne proposez aucune source qui vient corroborer les accusations que vous portez contre le régime Guinéen entre 1958 et 1984. Aucune ! Messmer, Foccart, et Mamadou Dia du Sénégal ont confirmé dans leurs mémoires les coups d’états préparés depuis l’Élysée contre le régime de Sékou Toure. Il devint le « Castro » Français. «Sékou Toure je le veux à plat ventre» (De Gaulle) Il ne fait aucun doute que la France, qui vécu comme une humiliation le non de la Guinée au referendum de 1958, a cherché à prouver par tous les moyens l’impossibilité d’une réussite africaine sans la France. Auriez-vous seulement lu le texte du referendum ? Il n’ya pas de morale en politique, il n’y a que des conjonctures, des circonstances qui appellent des décisions. Pourriez vous penser Sékou Toure ne serait-ce qu’une minute dans le contexte des années soixante ? Entre 1958 et 1973 Sékou Toure a vécu entre deux assassinats : Ruben Um Nyobe (1958), Felix Moumié (1960), Nkrumah (déposé 1966) ; Lumumba ; Okito ; Mpolo (1961), Olympio (1963), et Cabral (1973). On lui reproche d’avoir survécu à la violence de son époque, de ne pas être mort comme tous les autres, d’avoir échappé au martyr, de ne pas avoir succombé à l’angélisme de Lumumba qui lui couta la vie. Avez-vous lu les ouvrages de Jules Chomé et de Kamitatu sur les circonstances qui précédent son assassinat ? Votre plus grande faute est de penser Sékou Touré comme on pense De Gaulle, c`est-à-dire un homme à la tête d’un état pourvu d’une structure et qui ignore les contingences des rivalités ethniques. Votre seconde faute est de n’avoir pas compris que Sékou Toure dés 1958 à déjà perdu. Le «non» pour lequel il opte était une décision qui n’avait de sens que dans le cadre de la conservation des grands ensembles (AOF ; AEF), trahi, tout seul, il n’avait aucune chance. Vous pensez réellement qu’il était possible de construire la Guinée dans de pareilles circonstances sans qu’il y ait mort d’homme? Il se peut qu’il ait tué des hommes comme on déracine des arbres, (ce qui reste à démontré de façon tangible) mais à ce jeu là, il n’était qu’un apprenti. La France tue 48.000 personnes à Sétif en 1945 ; un million d’homme en Algérie entre 54 et 62, sans oublier la torture, documentée par Verges, Vidal-Naquet et le général Aussares et il n’y a personne pour hurler au crime ! Avez-vous visité les sites des victimes de bombardement à l’arme chimique au Viêtnam, sous Johnson d’abord et sous Nixon ensuite ? Où sont ces bourreaux? Ils dorment tranquilles au panthéon des grands hommes, criminelles immortelles. Je vous rappellerai que c’est la «Terreur» révolutionnaire qui enfanta la France Républicaine. Mais par delà toutes ces considérations, ce qui me dérange le plus chez vous, c’est que vous faites là ou on vous demande de faire ! Serigne SECK Titulaire d’un DEA en Histoire de l’Afrique Université de Paris I
Keoulenba, mercredi 24 février 2010
Tant que les Guinéens ne sauront pas ce qu’ils veulent, Dieu leur donnera ce qu’il a. Au début Dieu donna le grand bavard, tueur qui nous appris durant des décennies à dire ce que nous ne pensons pas. Vingt six ans après quand nous avons commencé à nous lasser de ses longs discours et de ses tueries, Dieu nous envoya un taciturne au masque de niais, mais derrière lequel se cachait le malin Lansana qui ne pardonnera jamais a un ennemi durant ses 24 ans de règne. Apres sa mort, Dieu nous envoya le terrible capitaine ressemblant terriblement au premier par sa boiterie, sa taille, mais différent par le teint et la maîtrise de la parole (le premier disait ce qu’il ne pensait pas et le deuxième disant ce qu’il pense). Des que survint le massacre du 28 septembre, tous les clignotants se mirent au rouge et le peuple resta calme, malgré les cris de douleur des diaspouris et des « oreilles rouges » qui pourtant n’avaient ni vu, ni senti la douleur des balles et des baïonnettes dans le corps des Guinéens de l’intérieur. Tout fut mis en branle pour aboutir de nouveau à un taciturne, amateur de l’alcool, combattant, tueur au combat par excellence en attendant la venue d’un messie dans six mois. Si les guinéens pensent que ce sont les élections qui nous donneront l’enfant prodige alors croyons a notre destin et attendons de voir en juillet 2010 ou plus tard. Que le Guineen choisisse maintenant ce que Dieu lui donnera. Sommes fatigués avec ce son de cloche : « C’est Dieu qui donne le pouvoir ». Cette fois ci laissons le peuple donner le pouvoir et …

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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