vendredi 5 février 2010
Toumba Diakité, criminel cherche désespérément un tribunal
Adama Laafa Sow

La dernière intervention de Toumba Diakité sur RFI nous a inspiré quelques interrogations juridiques que nous exposons dans cet article.


L'inadmissibilité d'une culpabilité fondée sur des aveux par voie de presse

Sur un plan strictement juridique, Toumba est-il coupable de quelque chose? Commettre un crime ne fait pas de l'auteur un criminel de même que l'innocence n'empêche l'innocent d'être coupable. La culpabilité et l'innocence s'établissent par "le constat" de la justice. Un innocent que la justice tient pour coupable en devient un (on parle d'erreur judiciaire si elle est découverte plus tard sinon la culpabilité demeure avec tous ses effets) et un coupable reste non coupable tant que sa culpabilité n'a pas été établie: il peut rester "présumé coupable". Dans la condition de stricte rigueur juridique, Toumba n'est actuellement qu'un citoyen comme tout le monde. Qu'il soit recherché par toute une armée n'y change rien. L'armée a préféré user de la force et a négligé le droit. En effet, aucune plainte ne vise Toumba devant la justice guinéenne et internationale. D'après nos informations, il n'a même pas été convoqué régulièrement par les agents de l'autorité judiciaire. On ne peut même pas parler de délit de fuite ou de refus de répondre à une convocation. Des militaires sont envoyés partout pour le traquer, sans aucune convocation, sans mandat: l'ordre est de le liquider et non de le juger. Quant à la cour pénale internationale, elle n'est pas saisie officiellement de son cas. Il s'ensuit que Toumba n'est recherché par aucune justice. Les accusations faites par les commissions d'enquête nationale et internationale, aussi sévères soient-elles, n'en font ni un coupable, ni une personne recherchée: une commission d'enquête n'est pas la justice, seule habilitée à prononcer des condamnations. Les aveux de Toumba sur la tentative d'assassinat de Dadis n'ont pas de portée juridique: une personne ne peut pas s'autojuger, établir sa propre culpabilité et prononcer sa propre sentence! Toumba ne fait donc pas très malin de se comporter comme un coupable et il se crée des problèmes qui n'existent pas du tout. On peut pousser la logique plus loin en demandant à la justice guinéenne de condamner tout militaire qui chercherait à nuire à un citoyen que la justice ne recherche nullement. De même les parents des amis de Toumba qui ont été tués, arrêtés et maltraités doivent porter plainte contre les auteurs de ces massacres extrajudiciaires. Comme l'a dit Doura Chérif, il faut qu'on commence à appliquer le droit dans ce pays. Ces remarques doivent inciter Toumba à consulter des juristes prochainement avant de se charger inutilement d'une culpabilité inexistante juridiquement.


II- L'inconséquence d'une demande de grâce présidentielle en l'absence d'une condamnation judiciaire.

Plus troublante encore reste la demande de grâce présidentielle adressée par Toumba par voie de presse- normalement il y a des contraintes procédurales pour une telle demande- adressée au président par intérim. Cette demande est illogique et absurde.

D'abord, elle est illogique puisqu' une grâce présidentielle ne se conçoit que pour une personne condamnée par la justice. La grâce présidentielle est une mesure de clémence pour soustraire un condamné à une l'application d'une peine qu'il doit subir, ou d'atténuer les effets de celle-ci, ou encore de transformer cette peine en une peine moins dure. Mieux, une telle demande ne peut concerner qu'une condamnation définitive - après épuisement de tous les moyens de recours - et exécutoire. La grâce présidentielle, si elle est accordée, n'a pas pour effet d'absoudre le coupable de ses crimes: il reste coupable et il en est fait mention dans son casier judiciaire, simplement il n'exécute pas la peine telle que prononcée initialement. Dans ces conditions on comprend mal la combinaison d'une ligne de défense fondée sur la non culpabilité due à la causalité des ordres reçus de sa hiérarchie et d'une demande de grâce qui se conçoit uniquement dans le cadre d'une culpabilité judiciairement établie. L'attitude Toumba aurait été plus (pas totalement) compréhensible s'il avait demandé une amnistia, laquelle a pour effet d'effacer toute culpabilité.

Ensuite, elle est absurde. Le président par intérim peut-il accorder une grâce à supposer que Toumba a été jugé coupable par la justice? Peut-il gracier une personne qui a attenté à la vie du président Dadis dont il ne fait qu'assurer l'intérim? La question n'a qu'un intérêt théorique puisque, comme dit plus haut, Toumba n'est coupable de rien. Bien entendu, si l'on s'en tient aux considérations strictement juridiques - en effet, l'intérim assuré par Sékouba n'est pas assorti de limites, donc Sékouba peut faire tout ce qui est du ressort de la compétence de Dadis- le président par intérim peut valablement accorder une grâce présidentielle puisqu'il assume dans leur intégrité les fonctions de celui qu'il remplace jusqu'au retour de celui-ci. L'interprétation rigoureuse de la demande de grâce de Toumba à Sékouba laisse entendre que dans sa compréhension la page de Dadis est définitivement tournée. Il ne croit pas au statut d'intérimaire de Sékouba, autrement c'est comme s'il demandait la grâce à celui qu'il a tenté d'assassiner, Dadis, véritable titulaire de la fonction de président confiée momentanément à un subordonné, Sékouba. Tout geste de Sékouba tendant à donner un effet à cette demande de Toumba aura confirmé que la page Dadis est définitivement tournée en Guinée et consacrera la rupture définitive entre les deux amis. Au regard de la situation actuelle, il y a des chances que cette demande de Toumba, juridiquement irrecevable faute de condamnation et faute de suivre les procédures requises, soit politiquement inopportune. Faut-il, en plus, rappeler que compte tenu de la nature des crimes imputés à Toumba- des crimes contre l'humanité- une grâce présidentielle ne peut en rien le libérer par rapport à la juridiction possible des tribunaux internationaux ou internationalisés possibles?


III-Le non-sens d'une comparution devant la cour pénale internationale non saisie de son cas.

Alors que les accusés de crimes ont souvent pour reflexe de fuir les juridictions internationales, notre Toumba national s'invite spontanément devant la CPI. Cette disponibilité du présumé coupable de crimes contre l'humanité risque pourtant de rester sans effet. Comme dit plus avant, Toumba n'est recherché par aucune justice du monde, ni interne, ni internationale. Aucune plainte ne le vise. En temps normal ,en raison du principe de complémentarité qui régit la CPI, l'inaction de la justice guinéenne- les gesticulations de l'armée pour traquer Toumba ne constituant pas des actes de la procédure judiciaires sont donc exclues des actes pris en compte pour apprécier la volonté de l'Etat- aurait pu permettre de fonder la juridiction de la CPI laquelle ne peut se substituer à l'Etat prioritairement compétent, la Guinée, que si celui-ci ne veut ou ne peut pas juger les accusés. Or, nous sommes devant une situation incroyable où l'accusé avoue ses crimes et se dit prêt à répondre devant la CPI, laquelle ne peut agir faute d'avoir été saisie valablement. Il faut savoir, en effet, que seuls la Guinée et le conseil de sécurité peuvent saisir la CPI du cas des crimes contre l'humanité commis en Guinée. On sait que la Guinée ne le fera pas vu que les coupables présumés tiennent l'Etat en otage; quant au conseil de sécurité son action est improbable car un Etat "ami" de la junte comme la Chine, peut toujours user de son droit de veto individuel pour rejeter toute résolution tendant à inquiéter les membres d'une junte si prompt à "accorder" de gros contrats. Il reste l'autosaisine par le procureur de la CPI, sur la base d'informations fournies par la commission d'enquête internationale, des ONG et autres acteurs. Ces derniers acteurs ne peuvent pas saisir la cour du cas d'un pays, tout juste peuvent-ils attirer l'attention du procureur si une situation qui semble constituer des infractions entrant dans la cadre de juridiction de la CPI est constatée. Cependant, le procureur reste libre d'engager ou non les poursuites, en tenant compte de la gravité des faits, de la volonté de l'Etat concerné ou de son pouvoir de juger lui-même les coupables. A moins que les "visites" parfois nocturnes rendues par Cécé Loua, notre ministres des affaires étrangères, aient eu pour effet de "refroidir" un peu l'ardeur du procureur pour le cas des présumés criminels guinéens.
Il reste à préciser que les victimes, les avocats et autres assistants ne peuvent rien devant la CPI. Les gesticulations de quelques avocats dans les médias au moment des massacres en Guinée ne sont que poudre aux yeux, si tant est qu'elles tendaient à démontrer une capacité de traduire les accusés devant les juridictions internationales. L'un des paradoxes de la justice internationale reste cette "injustice" faite à la victime: les personnes physiques sont les seule victimes des crimes, or seules les personnes morales peuvent déclencher la justice pour sanctionner ces crimes. Victimes de rien, ces personnes morales, Etats, organisations internationales, n'ont bien souvent rien à foutre des insignifiantes victimes physiques. Dans ces conditions Toumba pourrait continuer à clamer haut et fort « Coupable, je cherche désespérément un tribunal pour me juger ».


Adama Laafa SOW,
Enarque, Juriste, Administrateur de www.guineenet.org


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Habib Diallo, dimanche 7 février 2010
Considérant la possibilité que le prochain président (exécutif) du pays soit issu de l’opposition, la Chine va-t-elle vraiment opposer son veto pour rejeter une résolution visant à inquiéter les membres de la junte ? L’élimination – temporaire ? – de Dadis qui est la conséquence de la division évidente dans la junte et l’armée ne donne aucune assurance à la Chine – ou tout autre pays sérieux - pour opposer son veto à une démarche aux UN. Pour ma part, la réticence viendrait plus de la classe dirigeante en Guinée que de la communauté internationale; certains vont vouloir que les crimes du 28 septembre ne soient pas punis par solidarité ethnique ou par solidarité entre militaires et copains ou simplement parce que celà ne peut arriver qu’aux autres. Nous n’avons connu que cette attitude en Guinée depuis notre indépendance. Mais, sachons que si ces crimes ne sont pas jugés et punis, nous allons les oublier dans 5 ans et ils vont se répéter dans 10 à 20 ans. Je remercie Mr Sow pour son apport combien instructif dans un domaine où nous Guinéens avons beaucoup à apprendre.
Mory Sylla, samedi 6 février 2010
Cette contribution demeure esthetiquement une perle,mais substantiellement,c`est le vide. Bien sur,mon modeste jugement ne s`applique nullement au Prof. Sow en tant qu`individu etant donne que ses qualites sont unanimement reconnues.Il se trouve seulement que son interessant cours juridique est a des annees lumieres de la realite` kafkaesque Guineenne. Si Toumba met les pieds au dehors,vous verrez que la "justice"(dans le sense Guineen du terme)va s`auto-saisir de son cas sur le champ.Et je vous promets qu`au tribunal de l`extraordinaire juge CLAUDE PIVI,le proces ne sera pas long.
Sylvie KABA, samedi 6 février 2010
Bravo monsieur Sow pour ce bel article plein de clairvoyance et de justesse dans le débat politique et juridique de la guinéen cela ne fera que vous grandir.
Monsieur le Solitaire, samedi 6 février 2010
Message : A QUI A PROFITE LE CRIME DE TOUMBA ? SEKOUBA KONATE ; QUESTION : POUR QUI TRAVAILLE SEKOUBA KONATE ? REPONSE : LA France. Il n’existe pas de coup d’état qui ne soit pas téléguidé de l’extérieur par les Européens sinon d’aussi près que leurs ambassades. Jusqu’ici dans toute l’histoire du continent Africain, il n’existe pas un seul coup d’état mené par des officiers ou sous-officiers aventuriers qui ne soit pas soldé par un échec. Ceci est vrai dans le passé comme il sera dans l’avenir puisque les forces de sécurités sont institutionnalisées pour refléter un modèle Européen avec le même esprit de corps. S’il y a un écart ou déviation par des éléments réactionnaires, ces forces se purgeront pour se réaligner aux intérêts de leurs maîtres. Les pseudo-indépendances n’ont pas interrompus le cordon qui les lie aux armées des envahisseurs d’autant que ces dernières se sont assurées qu’ils resteront perpétuellement consolidés. Oublier ceci, et l’erreur se fait de ne pas reconnaître que historiquement nos forces nationales sont la pour préserver les intérêts de leur maîtres et non la nation. Autant dire que les Européens ont laissés que des institutions subversives qui chacune de sa manière maintiendra le statuquo. Cela explique en grande partie la position aujourd’hui de l’Afrique vis-à-vis l’Europe. Ainsi, il est facile de comprendre cette dysfonction pathologique générale. L’armée comme toutes les castes de ce système, défendra ses intérêts comme le fait les religieux ou l’élite civile de divers corps de métier, ordres professionnels ou spéculatives au détriment de la population. « That is the nature of the beast », dit-on en Anglais. Pour autant que certains appellent à l’intervention de l’armée pour établir l’ordre dans les affaires de l’Etat, ils devront aussi consentir à l’usage des matraques, des baïonnettes, des fusils, des canons et bombes contre le peuple. Ce n’est pas un régime militaire qui supportera les harangues ou critiques sans que ceux qui osent le faire soient muselé une fois pour toute. Il n’y a pas de démocratie dans l’armée, ni de droits humains et encore moins de liberté de la presse. C’est pourquoi qu’elle garde son état d’âmes dans ses camps. Une fois que cette armée sort de son camp, elle impose ses lois. Pendant ces dernières décennies, les militaires usurpent le pouvoir pour ensuite enlever l’uniforme, et se représenter comme candidat aux élections. Ce phénomène est un héritage des mêmes intrigues de la classe militaire en Europe depuis le temps des templiers. Il a été transféré aux officiers Africains endoctrinés dans leurs écoles de formation. Les forces de sécurité, comme toute caste de mercenaires répondent aux meilleures offres immédiates, et non à un sens d’appartenance à la Nation. L’histoire de notre peuple est le témoin de ce jugement. Depuis Samory Touré, les forces armées en Guinée, massacrent le peuple. Le véritable donneur d’ordres en Guinée, le véritable commanditaire, l’incroyable assassin revanchard est et restera la France.
Tabara, samedi 6 février 2010
Concis, rigoureux, clair et oh combien juridiquement exact.
Sékou Oumar Camara, samedi 6 février 2010
Analyse didactiquement intéressante mais inopportune, de mon point de vue (CQFD). 1. Je ne pense pas qu`il faille qualifier les interventions de Tomuba sur RFI d`aveux, au sens du Droit processuel. Il profite d`une Tribune qui lui est offerte pour livrer sa "part de vérité". ça vaut ce que ça vaut. 2. La demande de grâce formulée (par voie radiophonique!) est une imbécilité compréhensible: Toumba ne sait pas ce que cela veut dire. Question de niveau intellectuel. On dit de lui qu`il est diplôme de la fac de médecine de l`UGANC! 3. En parlant de la CPI, je crois qu`il aurait fallu comprendre qu`il n`envisage et ne souhaite pas se livrer à la "Justice guinéenne"...et que, à contrario, il est prêt à se livrer à la justice internationale qui, soit dit en passant, à quand même démarrer la machine judiciaire: dès lors que la Commission Bedjaoui a qualifié les faits de crimes contre l`Humanité, le bureau du procureur de laa CPI, qui est entrain de procéder à un examen préliminaire de la situation en Guinée, peut, d`un moment à l`autre, appuyer sur l`accélérateur...
Nene Aye Barry, samedi 6 février 2010
A cet intant meme tu deviens officiellement Laafa Barry.
Fatoumata Binta Diallo, samedi 6 février 2010
Je regarde le JT de la RTG. Et je vois que les ministres travaillent toujours. Mais comment est-il possible que des ministres d’un cabinet démissionnaire soient encore en fonction alors qu’un nouveau PM a été nommé ? Qui est leur chef ? C’est vraiment du jamais vu.
Marie José YOMBOUNO, samedi 6 février 2010
Mon frère Adama, toutes mes félicitations pour cette contribution remarquable, je souhaite sincèrement que vous mettiez vos connaissances au service de notre chère Guinée. Cet apport exemplaire nous épargnera toutes interprétations fallacieuses qui peuvent avoir des conséquences négatives compte tenu de la situation fragile que traverse notre beau pays. Vive l’unité nationale Que « Dieu » bénisse la Guinée
BOKAR BAILA LY, samedi 6 février 2010
EXCELLENTE ANALYSE.BRILLANTISSIME!Je ne desespere pas qu`à la place de la pyramide des valeurs inversées soit etablit le mythe de la caverne de platon!FELICITATION !
Bilguissa, samedi 6 février 2010
Alors là mon frère Traoré je ne suis pas d`accord avec vous sur Les Sauts Oups! Les Sow. Bien vos deux textes sont vraiment merveilleux! Tant le vôtre que celui de monsieur Sow avec vos deux textes j`ai beaucoup appris et vous savez, ça coule...
Christelle, samedi 6 février 2010
En plus des qualités rédactonnelles de l`auteur, il a une excellente maîtrise des concepts. Bravo...
Idrissa, vendredi 5 février 2010
Comme vous le dites Mr Traoré, cette analyse est d`une rare qualité. Le raisonnement juridique de l`auteur est d`une rigueur indiscutable.Voila un vrai juriste.Je veux juste ajouter la précision suivante: quand Toumba demande la grâce présidentielle, c`est ,précise-t-il, par rapport aux crimes du 28 septembre( donc il avoue les crimes), et non par rapport à la tentative d`assassinat de Dadis. L`auteur de l`article mr SOW Laafa semble avoir compris que Toumba veut la grâce pour la le coup porté à Dadis, en tout cas il n`a pas bien distingué les deux cas.A part ce petit détail je félicite lma rigueur juridique de Mr Sow et l`invite à écrire plus souvent pour nous éclairer car il nous prouve toujours que les choses ne sont pas aussi simples qu`on le croit, et il le démontre. Bravo encore une ois, mr Sow
Jean Pierre SALAMI, vendredi 5 février 2010
Merci de vos lumières sur des sujets circonstanciés et pertinents.Je souhaite vous formuler une requête? Pensez-vous qu`il faut briser l`hypocrisie sur l`introduction du prédicat ethnique et de son assignation subjective et mentale chez le guinéen? Il faut penser la guinée éloignée de l`idéal jacobin. vous est-il arrivé d`imaginer une Guinée fédéraliste? J`aime mon pays avec son hétérogénéité de culture et sa mosaïque d`ethnies.nous sommes peut être près du pire avec la transition sans lisibilité. Merci.
Modibo Traore, UK, vendredi 5 février 2010
Un fort intéressant article avec des notions de droits méconnues par le public profane. Il est plein d`enseignement. Je suppose., a partir de cette belle démonstration que pour le moment toutes les personnes qui ont été a la base des crimes du 28 septembres 2009 peuvent se prévaloir des principes élaborés dans ce texte. Ce qui serait fort inquiétant...Anyway c`est une excellente sortie et tout le crédit est a l`honneur de l`auteur... Pour une fois un Yete Sow fait mieux que les Barry....lol juste pour rigoler et félicitations
K....UNIK, vendredi 5 février 2010
Selon Toumba, son ordre d`aller au stade avec ses éléments lui viendrait de Dadis. Soit! Cependant, la vraie interrogation est la suivante: L`ordre d`assassiner les opposants et les manifestants lui avait-il été donné par le même Dadis ou est-ce un simple maintien d`ordre qui aurait dérapé? Cela rappelle 1 peu les dérapages de certains militaires Occidentaux en Irak, en Afghanistan, en Palestine pour les Israéliens, sans que les dirigeants politiques ou les hiérarchies militaires n’en soient soupçonnés de décideurs, encore moins inculpés et juger. Seuls les soldats sont sanctionnés ou jugés par leurs tribunaux nationaux, même pas par le TPI. Pour exemple, d’une part, la commission anglaise qui entend Tony Blair sur la guerre d’Irak, ne souhaite même pas saisir la justice contre lui. De l’autre, l’union Africaine s’insurge contre l’inculpation d’Omar El Béchir président du Soudan par la TPI pour crime contre l’humanité. Allez-y comprendre quelque chose… Alors, la guinée ferait mieux de juger elle-même tous ses crimes politiques après l’instauration de la démocratie.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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