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Conakry ne change pas. En effet les prix des denrées alimentaires de première nécessité ont atteint des niveaux que nul ne pouvait imaginer. C’est vrai que la crise est d’une acuité insupportable, surtout que les commerçants se trouvent eux aussi confrontés à de véritables difficultés d’approvisionnement, avec un conflit en vue, sur le terrain, d’autant que la SGS s’était retirée sans convaincre sur le fond. Au vu de toutes ces réalités, la question du contrôle des prix est d’une importance capitale, si l’on tient à aider les populations confrontées à une crise économique dont les conséquences réduisent une bonne partie du pouvoir d’achat des travailleurs guinéens. Les autorités à tous les niveaux se doivent d’accorder un intérêt particulier à cette question. Le prix du sac de riz, de farine, du bidon d’huile et du kilo de viande en plus de tous les autres produits doivent connaître une baisse pas sensible, mais bien réelle si l’autorité veut garder la quiétude dans les familles guinéennes. A défaut c’est un retour en arrière qui sera au rendez-vous. Le cas du panier de la ménagère, un jeune commerçant nous confie qu’avant un sac d’oignons était vendu à 110 000 fg et vaut actuellement entre 115 000 fg et 118 000 fg. Le kg varie entre 5 000 fg et 6 000 fg. La gestion des places commerciales, le cas des administrateurs de ces marchés est une autre préoccupation qui mérite d’être traitée avec conviction et détermination. Il y a un réel laisser-aller dans la gestion des marchés. L’insalubrité est sur tous les aliments dans tous les marchés. Que dire du manque d’eau et du peu d’intérêt des gardiens des lieux pour l’hygiène tant des aliments que des populations. Un changement de mentalités est donc la voie de salut s’il faut sortir le panier de la ménagère bien propre des saletés de nos marchés ici à Conakry tout comme dans nos villages en passant par les chefs-lieux des préfectures. Nulle part en Guinée les prix ne sont homologués et le ministère du Commerce se dit incapable de créer les services appropriés pour s’assurer de l’effectivité du respect des décisions en la matière. Nous espérons que le sort du panier de la ménagère est dans les mains des autorités du pays. Sachant bien que le taux d’inflation dépasse le bénéfice sur les produits alimentaires, avec le départ d’un gouvernement qui n’a fait que 1 an au pouvoir, voyons un peu si la possibilité des nouvelles autorités en place pourrait faire la différence. Depuis le retour du nouveau Pm, le riz est vendu actuellement à 180 000 Fg sur le marché de Conakry par les commerçants. Cela veut dire que nous pouvons nous attendre à une baisse des prix des céréales d’ici la fin du mois. Seulement si l’huile par contre coûte les yeux de la tête, que deviendront alors les autres produits dont nous nous plaignons tous les jours que Dieu fait. Prions le Tout-puissant pour que le panier de la ménagère devienne un réel soulagement, et que les prix soient à la hauteur des dépenses de la ménagère. Nous comptons sur nos braves femmes commerçantes pour une réduction des prix sur nos différents marchés. Aux vendeuses de poisson nous demandons un allègement du panier de la ménagère. Et aux autres aussi. Alama Diakhité L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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