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Les Communes d’Afrique pour le Développement et la Solidarité.
CDAS/Communes d’Afrique.
Sachant que, le développement de l’Afrique ne se fera pas sans la participation, sous forme de synergie de ses filles et de ses fils à travers leurs ressources intellectuelles et d’expériences acquises pour le changement quantitatif et qualitatif des conditions de vie des populations africaines et guinéennes en particulier.
Sachant également que, les nations africaines, depuis des siècles, sont composées de communautés culturellement distinctes et bien organisées, par conséquent, nous devons privilégier, d’une part le dialogue intercommunautaire et, d’autre part, entre les autres structures (politique, religieuse, économique…), en vue de consolider la stabilité, qui constitue pour nous, l’une des conditions du développement et de la paix.
En cette période de transition difficile dans la plupart des pays africains, il serait nécessaire de penser à la reforme profonde de la société civile. Par société civile, on entend, l'ensemble des citoyens dans la diversité de leurs appartenances professionnelles et sociales, qui constituent la société et qui expriment leur initiative et leur volonté de participation à travers des organisations, associations et d’autres structures.
Une élection est un des événements principaux où la société civile se trouve mobilisée, notamment à travers l'éducation de l'électorat. C'est le corps social, par opposition à la classe politique.
Société civile: Terme qui sert à désigner des mouvements de revendication présents dans les sociétés modernes. Le concept de société civile s'oppose à - ou se distingue de- celui de société politique (ou système politique). Son usage s'articule parfois à une critique des élites politiques et des mécanismes traditionnels de la représentation politique.
Le plus souvent, la société civile recouvre des mouvements variés, éclatés, dont le niveau d'organisation varie : mouvements pacifistes, environnementalistes, féministes, communautaires et syndicaux, etc. Le terme peut aussi désigner des actions citoyennes ponctuelles, isolées et éphémères puisque liées à des dossiers précis. L'expression a été aussi utilisée pour définir les mouvements de contestation dans les pays totalitaires; les citoyens autonomes s'opposent alors à l'État (Exemple: le syndicat Solidarité en Pologne pendant les années 1980). Aux États-Unis l'expression a, par ailleurs, été associée à des groupes de citoyens opposés à la présence de l'État, jugée excessive dans certains domaines de l'activité économique, du moins à leurs yeux. En somme, l'expression société civile est utilisée aujourd'hui dans des contextes très différents et en fonction d'objectifs politiques variés; dans tous les cas, elle est cependant porteuse d'une distance, voire d'une contestation, à l'endroit des décideurs politiques.
Les Nations unies désignent souvent par société civile «le large éventail d'organisations non gouvernementales et à but non lucratif qui animent la vie publique, et défendent les intérêts et les valeurs de leurs membres ou autres, basés sur les considérations d'ordre éthique, culturel, politique, scientifique, religieux ou philanthropique : groupements communautaires, organisations non gouvernementales (ONG), syndicats, organisations de populations autochtones, organisations caritatives, groupements d'obédience religieuse, associations professionnelles et fondations privées.»
Dans l'histoire des idées politiques, cet usage est relativement récent.
Traditionnellement, la société civile était au contraire définie comme celle des citoyens organisés par des règles, des lois et une gouverne politique. C'est le cas chez John Locke, penseur du libéralisme ; la société civile s'oppose alors à la situation naturelle (l'état de nature). C'est Hegel, philosophe allemand, qui établira le premier la distinction entre l'État et la société civile, telle qu'entendue aujourd'hui. Le terme de société civile est galvaudé, autrement dit un phénomène évanescent ou tout simplement un effet de mode, c’est pourquoi nous avons du mal à comprendre le cas particulier de la Guinée, où encore le syndicat serait différent de la société civile, Les représentants syndicaux se voient plus représentatifs du peuple que les forces politiques et les autres structures de la société civile, pour avoir dirigé l’insurrection populaire en janvier et février 2007.
...A notre avis, il n’existe plus d’opposition, dite politique en Guinée. C’est le bon moment, que la société civile reprenne son rôle de défense de la société guinéenne sauf que je la trouve muette ou partisane en cette période électorale et que les politiques aillent au débat ouvert et crédibles, en mettant en exergue leur capacité à refonder et à améliorer les conditions de vie de nos populations - Visions politiques concourant au développement de notre pays. De ce point de vue, nous pensons, que les différents acteurs politiques doivent défendre leur programme de projet de société, autrement dit, programme contre programme toujours défendre son programme dans le but que les bons éléments de chaque projet de société participent au renouveau de la Guinée. Nous pensons que le débat politique guinéen est abandonné à lui-même, au profit d’un « passe-passe » soit disant qu’ils sont partie prenante des forces vives.
C’est pourquoi, il serait judicieux, voire même impératif que l’échiquier politique dans notre pays soit redynamisée, afin que le corps syndical mette en place des tendances structurales, allant dans le sens de la défense des droits des travailleurs. Nous estimons tout simplement, que le domaine de la politique ne relève aucunement de leur apanage. Quant à la société civile, elle devrait, aujourd’hui se débarrasser de toute confusion, tendant à obstruer l’avancement de tout débat politique constructif et s’atteler à transcender tous les clivages ethniques et autres idées négationnistes. Ce faisant, elle doit incarner toutes les valeurs d’écoute et de changement qualitatif pour l’éclosion d’une Guinée nouvelle.
C’est pourquoi les communes d’Afrique se veulent un cadre intellectuel de concertation pour la recherche des solutions fiables, en mettant surtout, un accent particulier sur la solidarité.
Les Communes d’Afrique, en tant que structure associative, est ouverte à tout le monde, à condition d’accepter les perspectives de dialogues féconds et le principe du respect de son prochain.
CDAS / COMMUNES D’AFRIQUE 206, quai de Valmy, 75010 Paris 10e
www.guineeactu.com
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