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Le sélectionneur du Syli national de Guinée a été limogé mardi dernier, pour insuffisance de résultats. Aboubacar Titi Camara paie ainsi pour la défaite de son équipe face au Malawi, lors du match disputé il y a une dizaine de jours. Le Syli qui n’a que 3 points, voit ses chances réduites pour la qualification pour la phase finale de la coupe d’Afrique des Nations prévues l’an prochain en Angola.
Le ministre des Sports, Isto Kéira avait prévenu dès sa nomination qu’un mauvais parcours du Syli national en phases éliminatoires combinées CAN et Mondial 2010 pourrait se solder par un renvoi du sélectionneur national.
Il vient donc de joindre l’acte à la parole en donnant un blanc seing à la Fédération guinéenne de football de décider du sort de Titi Camara.
C’est ainsi que Bruno Bangoura et son staff ont opté pour le renvoi pur et simple du coach du onze guinéen. Titi ne pouvait pas mériter mieux aux yeux de gens avec qui il avait croisé le fer, dans un passé récent, autour du poste de président de la FEGUIFOOT. Certes la hache de guerre avait été enterrée, suite à sa nomination comme sélectionneur du Syli, mais il ne faut pas oublier que certains ont la rancune tenace, surtout dans cet univers impitoyable du sport.
Le bouc émissaire du fiasco de l’équipe nationale a été donc trouvé en la personne de Titi Camara. Peut pour autant blâmer Titi Camara qui n’était quasiment pas rémunéré pour la tâche qu’on lui demandait d’accomplir ? Forcément pas.
Une chose est sûre aujourd’hui, c’est que Titi est tombé dans un piège. Ses « ennemis » de la FEGUIFOOT ont plaidé pour sa nomination comme sélectionneur pour mieux l’abattre. C’est du moins le sentiment général qui se dégage chez les observateurs qui pensent que pour sauver le football guinéen il faudra absolument procéder à un chamboulement au niveau de la Fédération guinéenne de football.
Isto Kéira aussi ne devait pas se soustraire de cet échec de l’équipe nationale, en envoyant les seconds couteaux à l’abattoir. En tant que ministre des Sports, c’est sa gestion même qui se voit remise en cause à travers ce manque de performance du Syli.
On voit que le limogeage de Robert Nouzaret auquel le ministre des Sports s’était empressé de procéder n’a pas été payant. Le mal serait donc plus profond qu’un problème de sélectionneur.
Bangoura Mariam L’Indépendant, partenaire de www.guineeacu.com
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