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J’ai relevé dans un commentaire écrit à la suite de l’article de Dr Baldé, une bombe d’un intervenant, qu’il faut ‘’dénoncer’’ et désamorcer immédiatement car, ‘’l’indifférence’’ à certaines idées qui risquent de se banaliser si on ne les stigmatisait pas suffisamment tôt, pourrait être source de confusions, et de cauchemars futurs pour les guinéens ! Voici donc le commentaire adressé à Dr Baldé par M. Aly Camara, à la date du 10 Octobre 2008 : « « « … J’apprécie beaucoup votre bel article ou du moins votre opinion. D’ailleurs, ce dernier temps, beaucoup de personnes écrivent pour dénoncer la mauvaise gestion du pays depuis 50 ans, ce qui est en soi une bonne chose. Mais la plupart des personnes qui dénoncent avec la dernière énergie et qui disent qu’il faut en finir avec le régime, sont à l’étranger. Nous vivons dans le noir, dans l’extrême pauvreté, mais vous, vous vivez cette situation de façon indirecte. Vous dites qu’on va se battre jusqu’à la dernière goutte pour libérer ce pays dans les mains de ces vautours, mais la dernière goutte viendra de vous. Et après quand il fera beau, j’ai peur que vous ne soyez les premiers à revenir et à réclamer la victoire … » » ». Cette estocade m’amène à tirer une urgente sonnette d’alarme : - Si la diaspora reste sourde plus longtemps à ce genre de déclaration publique, c’est qu’elle est aussi inconsciente que le bœuf de labour qui engraisse son boucher !!! Nous devons trouver les moyens de tenir une assise de notre diaspora, pour éclairer le guinéen lambda, sur nos apports très quantifiables à notre pays. APPORTS OU NON, c’est NOTRE PAYS (et celui de nos enfants, nés avec d’autres nationalités). Nos droits ne pourront jamais être remis en question par CERTAINS LEADERS POLITIQUES et AUTRES PERSONNES AIGRIES, qui sont à l’origine de manipulations et de sentiments dangereux qu’ils instillent sans le moindre scrupule dans le pays, pour semer la confusion et la division, par pur INTERET PERSONNEL PRIVATIF car, leurs calculs et leurs agissements perpétuent la situation de crise actuelle qui est la SEULE profitable à leurs intérêts mafieux. Réveillez-vous, pour créer dès maintenant, les conditions d’une cohabitation future harmonieuse avec les compatriotes de l’intérieur, qui manquent souvent de repères universels. Dans l’attente des interventions éclairées de nos économistes, historiens (et autres spécialistes), pour proposer des conclusions scientifiques sur le thème général de l’immigration, avec un «dossier sérieux » sur le rôle et la place de la diaspora, je propose en quelques lignes, une toute petite mise au point, pour éviter aux plus fragiles, de succomber au désespoir et à la sinistrose : Avant l'indépendance (et depuis des millénaires), les humains (et donc nos parents aussi), partaient déjà à l'aventure pour toutes sortes de raisons. En 1957, un de mes oncles qui vivait à Dakar, m’envoya ma première paire de souliers que je n’osais même pas porter à l’école, puisque 100% des écoliers étaient pieds nus… Ainsi, des guinéens étaient déjà installés au Libéria, en Sierra Léone, en Europe même, en Côte d'Ivoire, aux Congos, au Soudan français (aujourd’hui Mali …), etc. Ceux qui restaient au pays, ne vivaient pas tous à la capitale. Et c’est encore le cas aujourd’hui. Donc ceux qui vivent à Sinko ou à Gadaoundou, ont moins de risques de prendre des balles perdues, selon Mr Camara, que les habitants des grandes villes et de la Capitale. Y aurait-il donc une hiérarchisation des souffrances, pour les populations guinéennes soumises à la même dictature? Un mal de dent, de ventre ou de pied est-il plus ou moins important pour le cerveau, selon la distance à laquelle se trouverait la zone douloureuse ? M. Camara peut-il défendre les couleurs de la Guinée au foot (ou à tout autre sport), si son petit doigt de pied est enflé ? Depuis l’avènement du transistor (de la radio et de tout le reste), seules des personnes de mauvaise foi, pourraient encore ignorer les phénomènes migratoires (des hommes), de transhumance (des troupeaux vers des prairies plus vertes, poursuivis par les carnivores), et les saumons eux-mêmes qui remontent les cours d’eau pour aller frayer, malgré les dangers des ours affamés après leur hibernation etc. De nos jours, les bateaux et les avions transportent des millions de personnes. En fait, le phénomène existait déjà au temps des cavernes, donc depuis que l'humanité existe ! A Conakry et dans toute la Guinée, depuis des siècles, des étrangers vont et viennent, et s’installent aux quatre coins du pays : américains, français, ‘’ouest africains’’, asiatiques,... etc. Et réciproquement, des guinéens aussi vivent partout sur la Planète. Ils font toute sorte de ‘’boulot’’ (savant aux USA ou chauffeur de bus au Japon etc.). Et n’oublions pas ceux qui « tombent » tous les jours, pour toutes sortes de raisons. Donc, dictature ou pas, des citoyens libres ont toujours quitté leur pays car, les Hommes ne sont pas des poissons rouges enfermés dans un bocal. Certains partent pour étudier, ou pour faire fortune, ou pour d’autres motifs, et restent libres de revenir avec bagages et enfants nés hors du pays, quand bon leur semble. C’EST LEUR DROIT de revenir vers ce qu’ils considèrent comme LE PARADIS sur terre ! Ils y retrouvent la dignité perdue chez les autres et n’accepteront jamais dans leur propre pays, de rester ces ‘’martiens’’ suspects, humiliés, corvéables et taillables à merci à l’étranger. Ils reviennent pour apaiser leurs âmes, partager leurs fortunes, leurs sagesses et leurs expériences avec les leurs, dont ils contribuent à élever le niveau de vie et de conscience, pour aboutir à cette ouverture d’esprit que les mafieux redoutent chez nous. Au cours de leurs aventures (parfois infernales), certains perdent l’esprit, d’autres deviennent alcooliques, ou clochards en toute lucidité. La souffrance morale, physique, psychique, psychologique aura atteint dans ces cas des seuils intolérables. D’autres passent par tous les moyens (parfois inhumains, indignes ou déshonorants), pour ne pas sombrer. ET LA CHANCE NE SOURIT PAS TOUJOURS, malgré le courage, les efforts et des sacrifices consentis pour réussir. En fait, nos mafieux guinéens sont ceux qui s'en sortent très bien car, avec le fruit de leurs pillages, ils mènent toujours le même train de vie confortable et agréable dans tous les pays du monde. C’est plutôt vers ceux-là qu’il faut diriger les colères et les amertumes. Leur argent de poche d'une journée, me suffit largement pour mes dépenses mensuelles avec toute ma famille. Prenons la vie avec une certaine philosophie et relativisons les choses car, le Seigneur fait des rescapés même à la guerre (mon père était bien revenu de celle de 14-18, ce qui me permet de vous écrire ces lignes). Ce n'est pas parce que des guinéens vivent en dehors de leur pays, qu'ils deviennent indignes ou inutiles !... Le contraire sera justement prouvé avec des assises de la diaspora. M. Kylé affirmait récemment que la Guinée reculait tous les jours et que les diaspos sont plus que jamais à plaindre. Il a bien raison puisque le problème de cette diaspora qu’on veut absolument marginaliser et tenir à l’écart, se pose et s’ajoute aux combines de nos mafieux politiques, qui veulent maintenant nous empêcher de voter, afin de continuer tranquillement le pillage des ressources. La situation est donc beaucoup plus grave qu’en 1993 (où j’avais voté avec ma famille à l’ambassade de Guinée à Paris). On pille et accumule nos richesses dans les paradis fiscaux et les banques occidentales en faillite, privant bêtement notre pays et nos populations des infrastructures de base (électricité, eau, soins de santé, écoles, etc.). Et tous ces vols ont pour seul motif, la constitution frénétique de harems. Il est en effet très coûteux d’entretenir des multitudes de maîtresses, et des épouses nombreuses aux quatre coins de la terre. Ces personnes dépravées, finissent par plonger les institutions et des pays entiers dans le chaos. Ce ne serait même pas Dominique Strauss Kahn par exemple, qui pourrait réussir à sortir la Guinée de sa situation actuelle (si les guinéens l’élisaient comme Président…) Et pourtant il est bardé de diplômes et parlent plusieurs langues. Il est grand temps de condamner ces irresponsables dont la libido hors de maîtrise, est toujours la source des malheurs de l’humanité (épidémies, guerres, sous-développement et dictatures). Attention donc mes frères! Informons-nous et ouvrons nos esprits, au lieu de sombrer dans le désespoir, avec en filigrane, cette haine qui monte, et qui risque d’accentuer la mainmise des prédateurs sur notre pays. Cissé Oumar de Bma pour www.guineeactu.com
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