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M. Lansana Conte, il est temps maintenant de faire enfin, après toutes ces années de misère, une fleur à la Guinée. Montrez-vous digne du poste d'un vrai président de la république, en libérant ce poste et en permettant une transition pacifique. Faites-le pour le cinquantenaire de notre pays, ce serait la quelque chose d'historique Il y a quelques temps déjà, que plusieurs personnes, font référence comme il se doit, à un événement qui devrait être un tourment décisif pour tout pays, à savoir son cinquantenaire. La Guinée ne veut pas déroger à cette règle. 50 ans, ce n'est pas 50 heures ou 50 jours ; mais que pourrions-nous fêter à notre niveau ? Nous l'avons aussi rappelé : fêter les massacres perpétrés par les détenteurs du pouvoir, qui sont totalement ignorant des devoirs liés à leur fonction. En effet, le pouvoir comprend des droits, c'est un fait et par dessus tout, des devoirs qui découlent de ces droits. Il y a toujours 2 faces à une médaille; on ne peut prétendre bénéficier d'un côté et ignorer l'autre côté, faire comme s'il n'existait pas. L'autre côté existe !!! Laissez-moi faire ici un bref rappel de la définition du droit et de celle du devoir, qui en est sa résultante. Le droit : Sans publicité aucune selon l'encyclopédie Universalis 1995, le droit n'est qu'une des techniques de l'organisation de la société, qui n'est ni exclusive, ni omnipotente. Le droit fait, selon cette même définition, naître un impératif aux membres du groupe (gouverné et gouvernant) ce qui est à faire ou à ne pas faire, ce qui est permis ou illicite, ce qui est attribué comme pouvoir, aux uns et aux autres. Le droit est assorti de préceptes, tel que commander, défendre, accorder la permission au pouvoir. Le droit est appelé à régir tous les rapports entre les hommes (à l'inverse des animaux ou c'est d'office le plus fort qui règne, dans la société humaine ORGANISEE, le droit peut donner raison au plus faible si c'est lui qui répond aux critères définis par la Loi ; c'est ce droit qui est bafoué dans nos sociétés africaines actuelles). Le droit peut signifier: - Ensemble de règles - Ensemble de pouvoir - Ensemble des libertés - Ensemble de créances etc....... Le droit ne peut être abordé sans un retour historique sur ce qui fonde l'équilibre entre l'individu et le groupe social. C'est en distinguant l'individu du groupe social que sont nés LES DROITS DE L'HOMME. L'ancien régime (nous parlons ici des Français) parle du sujet, la république parle du citoyen. Les droits de l'homme sont le fruit d'une longue évolution de la pensée, d'un cheminement qui a particulièrement: - Distingué de plus en plus l'individu du groupe social - Affirmé de plus en plus les droits et libertés de l'individu contre les droits de la société - Modifié le rôle de l'Etat dans ses rapports avec les membres du corps social (on passe du sujet au citoyen) - Placé progressivement l'Etat dans la situation, non plus de permettre mais de protéger la liberté. Qu’en est-il du devoir? Le devoir : Selon le petit Robert, ce que l'on doit faire: Obligation éthique particulière, définie par le SYSTEME MORAL que l'on accepte par la Loi, les convenances, les circonstances. Selon le dictionnaire Axis, Obligation imposée à un individu et qui diffère du devoir moral en ce que son observation peut être assurée grâce aux moyens de contrainte dont dispose la société. AINSI CELUI QUI N'EXECUTE PAS UNE OBLIGATION DECOULANT D'UN CONTRAT POURRA ETRE ASSIGNE EN JUSTICE PAR SON CREANCIER, CELUI QUI CAUSE D'UNE MANIERE ILLICITE UN DOMMAGE A AUTRUI POURRA ETRE ASTREINT DE REPARER. Quelle est la différence entre un droit et un devoir : on peut ne pas exercer un droit, on ne peut se soustraire à un devoir et moi j'ajouterai à cette définition, on ne peut se soustraire à un devoir sans avoir un retour de flamme. Dans ce que nous avons vu plus haut il nous est enseigné qu'il n'y a en fait que des droits, les devoirs étant une résultante logique du droit ; les devoirs n'étant que les moyens de procédure nécessaire à la réalisation effective, collective et articulée de ces droits. Il est encore dit dans ces définitions que la notion de DROIT est commune à l'ensemble de ces définitions à savoir le droit et le devoir. Le terme de devoir véhicule implicitement une connotation morale et, c'est là où le bât blesse, dans nos sociétés africaines actuelles, cette notion est purement diluée. De tout son sens, cette notion est complètement ignorée. Pour les personnes qui voudraient l'origine du renseignement de la présente étude, car il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, elle est tirée du portail du social en France à savoir : le Social.fr Chez nous, les dirigeants, devraient être les premières personnes à prendre des cours d'instruction civique, car ils n'ont pas la moindre idée du rôle, des devoirs d'un vrai dirigeant. Pour revenir à la fête du Cinquantenaire, que devrions-nous fêter ? La misère galopante ? La malnutrition ? La délinquance ? La prostitution ? Les maladies engendrées par la saleté ? La pauvreté ? Les soins médicaux primaires inexistants ? Les détournements de fonds qui sont les résultantes des tourments des Guinéens et Guinéennes ? L’éducation inexistante ? Et par dessus tout, la mentalité de perdant, de voyou, de maffieux, de trompeurs, de voleurs qu'ils ont inculquée à une population sans aucune perspective d'avenir. Que devrions-nous fêter ? Tout ou presque a été dit sur la Guinée (et ne nous lasserons surtout pas de le faire) sur son histoire, sur ses richesses premièrement humaine (qui est la valeur première même si la plupart des dirigeants africains ne l'ont pas encore compris) de tout pays, tout a été dit sur ses difficultés, sur ses compétences, sur ses défauts, sur ses capacités, sur sa singularité etc... Si tous les patriotes en Guinée d'abord et de part le monde ensuite, s'évertuent encore et toujours à le faire, c'est pour que les choses changent dans le bon sens, pour ce pays qui nous appartient que nous chérissons, puissent enfin sortir du néant. Si des jeunes, des femmes, des vieux en 2006 et plus récemment en janvier 2007 se sont sacrifiés, c'est pour qu'un idéal pour ce pays tout entier voie le jour. Et c'est pour toutes ces raisons qui n'en font qu'une, afin que notre Nation toute entière (donc TOUTES ETHNIES CONFONDUES) puisse enfin vivre et non plus survivre, dans la prospérité, dans l'unité, dans le progrès, dans l'abondance, dans une Guinée nouvelle, dans une ère nouvelle, que je me permets de vous demander Monsieur le Président : faites ce "geste" pour la Guinée, geste qui atténuera (même si il ne l'effacera pas) les travers par lesquels vous avez fait passer nos populations. Vous serez le premier président dans l'histoire de l'Afrique, sauf erreur, à accomplir ce geste lors d'une célébration de ce genre. L'histoire le retiendra et cela redorera quelque peu votre blason. Mettez tout en œuvre pour une passation pacifique, mettez tout en œuvre pour être le véritable garant des élections libres et transparentes, mettez tout en œuvre pour que le dépoussiérage de nos institutions soient réelles, pesez de tout votre poids, de toute votre influence, de votre poste de Président, pour éclairez le présent et le devenir de ce dont vous avez moralement la charge : 10 millions de GUINEENS D'ABORD ET LE RESTE DES AFRICAINS du continent, car tout se tient. Monsieur le Président, rectifiez le tir, avant qu'il ne soit vraiment trop tard. ...... pour vous Que l'Eternel bénisse la Guinée. Que l'Eternel bénisse tous les patriotes africains. Que l'Eternel ait compassion de la Guinée. M'Ballou Kebe pour www.guineeactu.com
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