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Luttons contre un système et non réduire la question du changement de la Guinée à une personne ou un groupe de personnes.
Sachons que l’armée est une institution et la nôtre est déstructurée, résultat de l’héritage de plusieurs années de mauvaise gestion, les militaires ne sont pas tous logés à la même enseigne car certains parmi eux sont aussi frustrés que les civils pour cause de différence de traitement.
Dans les conditions actuelles, aucune catégorie ne pourra aujourd’hui diriger ce pays sans l’adhésion de l’armée.
En attendant les résultats des enquêtes sur les massacres du 28 septembre 2009, accompagnons les pouvoirs en place à mettre de l’ordre en créant les conditions pour retenir les militaires dans les casernes (logement, formation, discipline) etc… puis à terme, organiser les élections crédibles, transparentes et acceptées de tous.
Ce qui arrive à notre pays aujourd’hui relève de la responsabilité commune, les réponses devront donc être communes.
Ne cédons pas au pessimisme même si la situation actuelle n’est pas réjouissante, mobilisons nous pour mieux nous faire entendre à travers des projets, propositions et débats constructifs en lieu et place des manifestations de tension qui ne profiteront qu’à certains groupes d’intérêts.
Nous gagnerons mieux à rassembler les Guinéens de toutes les ethnies qu’en les divisant, les dressant les uns contre les autres avec pour conséquence la radicalisation des différentes positions. Nul n’a choisi son origine, nous sommes donc obligés de cohabiter.
L’arrogance de certains compatriotes n’intimide personne, mais montre au contraire l’éducation que leurs auteurs ont reçue, ce qui est une insulte pour leurs parents.
Monsieur Boureima OUEDRAOGO SONRE disait le 04/11/09 « Que les Guinéens et Guinéennes doivent se convaincre que la sortie de la crise dépend seulement d’eux et non des autres. Le médiateur-facilitateur ne pourra faire qu’un travail d’accompagnement. La communauté internationale ne peut faire plus que ce qui a été fait en termes de menaces, de pressions et de sanctions. La balle sera toujours dans le camp des Guinéens qui seraient bien inspirés de la jouer à terre pour que l’intérêt de l’ensemble des fils et filles de la patrie soit préservé. Il importe donc de dépasser les égoïsmes, d’utiliser des messages fédérateurs, de ’’penser et d’agir simplement en Guinéen’’ et non pas en Malinké, Soussou, Peul, CNDD, UFG, UFR, etc ».
Que Dieu bénisse la Guinée et du délivre du mal. Amen !
Marie José YOMBOUNO, France Présidente de l’AGFDH
www.guineeactu.com
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