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vendredi 17 octobre 2008 |
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Souaré toujours maitre du jeu ? |
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Des rumeurs qui enflent dans la cité le disent partant. Ses détracteurs commencent déjà à jubiler, tant ils croient que les jours du Premier ministre sont dorénavant comptés à la tête du gouvernement. De son côté, Dr Ahmed Tidiane Souaré semble bien tenir les manettes, pour éviter le naufrage du navire. Obéissant au doigt et à l’œil du maître. Est-ce pour autant qu’il faille mettre à son actif le limogeage de l’ancien ministre de l’Economie et des Finances Dr Ousmane Doré et celui de Mohamed Damba, ancien ministre de la Sécurité et de la Protection civile ? Une question qui divise bien des observateurs. Si certains pensent que c’est le Premier ministre qui aurait ordonné le limogeage des deux ministres pour des raisons subjectives, d’autres cependant ne partagent pas cet avis. Pour le premier groupe, le Premier ministre aurait profité des ratés du cinquantenaire pour sacrifier son ministre de l’Economie et des Finances, qui lui faisait de l’ombre. Vu que certains observateurs voyaient en Ousmane Doré un probable successeur à Tidiane Souaré. Les partisans de cette thèse vont jusqu’à dire que les deux hommes n’étaient plus du même bord depuis un certain temps, divisés qu’ils étaient par leur façon d’appréhender certaines questions, surtout dans le domaine minier. Pour ce qui est du départ de Mohamed Damba, ils pensent que le PM lui aurait fait payer le fait de l’avoir chargé auprès du président de la République dans la récente tentative de ré-expulsion manquée de Chantal Colle. On se souvient que l’ancien ministre de la Sécurité et de la Protection civile avait dit ouvertement au chef de l’Etat que les ordres lui étaient venus de la Primature. Pour le camp adverse, le limogeage des deux ministres serait venu simplement de la présidence. Quand on sait que Lansana Conté a repris la main, à la grande satisfaction de son entourage, dont l’influence sur les décisions présidentielles est connue de tous. Le processus du changement qu’on croit irréversible risque ainsi de subir un coup. Chose qui serait regrettable quand on sait que de nombreux Guinéens ont payé de leur vie pour parvenir à ce résultat. Surtout la couche juvénile qui a osé affronter les forces de l’ordre qui n’ont pas hésité à ouvrir le feu sur leurs frères pour sauver le régime. Dian Baldé L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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