 |
- La Guinée est un pays où traditionnellement, dans les 4 régions naturelles, les populations des différentes ethnies sont mélangées de manière harmonieuse bien avant la période coloniale. Le Wassoulon (région de Siguiri) jusqu’à la veille du deuxième tour des élections présidentielles, en était le plus parfait exemple : au départ créé par des Bah qui ont épousé des femmes malinkés, le Wassoulon est devenu un royaume puis un Empire du Mandé. L’intégration des Peulhs dans le mandé est tel que, en dehors des Diallo qui ont gardé leur nom, les Bah, Sow, Barry sont devenus respectivement Diakité, Sidibé et Sangaré, ceci même en dehors de la Guinée,
- Un autre exemple significatif est celui des noms qui ont marqué l’histoire récente du pays à savoir Touré, Camara et Konaté. Ces noms sont d’origine soninké. Toutefois, aujourd’hui ils peuvent se définir soit comme Soussou, Malinké, Peulh ou Forestier, dépendant de la région naturelle de Guinée où ils habitent,
- Cependant, depuis la fin du premier tour de l’élection présidentielle, l’ethnie peule, ethnie majoritaire en Guinée, est stigmatisée et attaquée de manière criminelle, avec massacres, intimidations, destructions de biens, pillages et viols de femmes,
- Cette situation marque une dérive fasciste dans un pays qui a pacifiquement et massivement manifesté son aspiration profonde à la Démocratie, et dont en particulier la jeunesse a payé un lourd tribut lors des manifestations réprimées dans le sang par les forces de l’ordre et ce tout au long des 5 dernières années.
► Nous sommes dans l’obligation de porter à la connaissance des démocrates du monde entier que le Général Siaka Sangaré Président de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), connaît Monsieur Alpha Condé avec lequel il a partie liée depuis fort longtemps,
► En effet, il est établi de source sure et authentifiable que le Général Sangaré, à l’époque Colonel, Conseiller pour les élections en Haïti au compte de l’OIF (Office International de la Francophonie), a eu en Mars 2005, une rencontre avec Monsieur Alpha Condé alors invité de l’OIF, en présence de Monsieur Kouyaté Lansana (ancien Premier Ministre de Guinée), à l’époque Représentant de l’OIF en Côte d’Ivoire. Cette rencontre a eu lieu à l’Hôtel Montana, à Port-au-Prince (Haïti).
► Cet état de fait a créé une situation de parti pris, incompatible avec l’obligation de neutralité qu’impose la présidence d’une Commission Electorale Nationale Indépendante,
► Or, malgré cela, l’OIF a accepté de soumettre la candidature du Général Sangaré à la Présidence de cette commission,
► Il s’en suit que les décomptes de la CENI garderont à jamais le goût amer d’un jeu de dupes que le vaillant peuple de Guinée avide de démocratie, doit encore subir après 50 ans de dictature et de gabegie. En effet, ces décomptes laissent une trace indélébile de la manipulation sous-jacente des résultats du scrutin, partie visible de l’iceberg de la fraude informatique organisée à grande échelle au profit du Candidat Alpha Condé,
► Par ailleurs, le Général Siaka Sangaré, une semaine après sa proclamation des résultats du deuxième tour le 15/11/2010, a déclaré à un journal malien (Nouvelle Libération, N°870, du Lundi 22/11/2010) qu’il avait fait l’objet de « menaces de mort ».
· Pour éviter une guerre civile en Guinée (une épuration ethnique du type Rwanda), complètement contraire aux relations séculaires qui unissent les différentes ethnies, nous demandons instamment à l’opinion internationale, à l’ONU, à l’Union Africaine, à la Cedeao, à l’Union Européenne, aux USA, à toutes les organisations de défense des droits de l’homme, de garder un œil avisé et une présence avertie en Guinée pour mettre fin à ces attaques fascistes restées impunies sur des populations civiles innocentes.,
· Nous demandons à tous les organismes qui ont financé et/ou supervisé ces élections d’aider la Guinée à ne pas démarrer une ère démocratique sur la base d’une mascarade électorale organisée avec l’aide de l’armée ayant à sa tête le Général Konaté (Président de la Transition) qui ne fera qu’hypothéquer gravement l’avenir du pays, en consacrant une nouvelle dictature militaro civile, après 52 ans de dictature.
♦ Enfin, afin que nul n’en ignore, tous les responsables d’exactions, de massacres et déplacements de populations civiles innocentes, devront en répondre devant les Juridictions Internationales compétentes
Communiqué de BombolyInternational
www.guineeactu.com
|
 |