mardi 7 juillet 2009
Sommes-nous condamnés à la médiocratie ?

Chers compatriotes, guinéennes et guinéens : l’heure de la foi et de la confiance a sonné : nous ne sommes ni malchanceux ni maudits, nous sommes simplement dominés par la médiocratie et la mal gouvernance. Désormais le peuple de Guinée rejette cet état de fait aussi bien dans les Forces Vives qu’à la tête de l’Etat.

Lorsque deux ou plusieurs Guinéens se rencontrent de quoi parlent-ils ?

Depuis de décennies c’est toujours les mêmes discussions et les mêmes conclusions. En effet, les compatriotes adorent égrener la litanie des malheurs de notre pays ; la pauvreté, le banditisme, l’insécurité généralisée, la misère sociale et économique ; l’absence d’eau, de route, d’électricité, pas de soins appropriés aux malades, les chômages des jeunes, ; l’ensemble reposant sur  un consensus national précaire

Pourquoi un pays avec autant de potentialité socio-économique croupit dans la misère et traîne à la queue du classement mondial des pays au niveau de la qualité de vie ?

Chers compatriotes, il est plus que temps que nous fassions le bon diagnostic. En effet, nous nous sommes toujours trompés d’ennemi !

L’unique ennemi de la Guinée et de tous les Guinéens sans exception c’est la médiocratie et la mal gouvernance.

Ce n’est ni nos différences culturelles, politiques, ethniques, régionales qui nous posent problème. C’est la médiocratie et le nivellement par le bas qui expliquent cette interminable descente en enfer !!

Ne partageant que la misère et la pauvreté, nos différences naturelles qui constituent notre richesse sont dévoyées et présentées comme inconciliables par la  politique détestable du «  bouc émissaire » par un pouvoir incompétent et corrompu.

L’autoritarisme, l’incompétence, et l’intolérance des pouvoirs successifs ont amené beaucoup de patriotes intègres et compétents à s’éloigner ou ont été écartés de la gestion des affaires publiques.

Nos petits chefs ont toujours préféré s’entourer de médiocres qu’ils peuvent faire taire d’un sourcillement afin de conduire le pays à leur guise et suivant leurs fantasmes en dépit de toute logique économique et toute règle démocratique.

Devant cette faillite générale les pouvoirs défaillants ont toujours cherché et réussi à nous diviser pour régner ; ainsi nous nous rejetons mutuellement la faute de leur échec soit par mauvaise foi soit par ignorance créant entre nous un climat de méfiance voire de défiance avec des divisions infondées et inutiles.

Devant cet horizon sombre et bouché nous avons quelques raisons d’espérer pour un avenir meilleur. Notre  espoir vient d’abord du fait qu’une prise de conscience nationale est entrain de s’opérer au niveau des guinéens notamment des jeunes et des femmes durant cette longue traversée du désert pour la Guinée.

Nous sommes entrain de négocier un virage historique de notre vie politique ou la vivacité et l’unité d’action des Forces Vives sont indispensables à la survie de la nation, à son épanouissement dans la paix et la prospérité.

Il est urgent que l’élite intellectuelle et politique accepte d’oublier son égo pour l’essentiel qui est aujourd’hui l’avènement  d’une Démocratie pluraliste et un Etat de droit dans la paix, la concorde, l’unité et la cohésion nationale.

Aujourd’hui la priorité des priorités est le refus de la fatalité car nous ne sommes ni malchanceux ni maudits. Nous devons simplement accepter de mettre devant les meilleurs d’entre nous, les plus les plus intègres en faisant fi de toute appartenance ethnique ou régionale ; car toute autre stratégie est vouée à l’échec. En effet ce qui se  joue actuellement en Guinée dépasse le destin d’un homme ; d’un parti politique ou d’une ethnie Il s’agit du destin de treize (13) millions  d’âmes  dont l’immense majorité sont laissées pour compte et sans voix. La responsabilité historique de l’élite lui commande de bien négocier ce nouveau virage en évitant tout dérapage incontrôlé qui nous conduirait dans le mur.

Pour notre part la Guinée est divisée à l’heure actuelle en deux camps : d’une part l’immense majorité des compatriotes qui aspirent voire qui exigent un réel changement démocratique, d’autre part une minorité corrompue qui a infiltré et confisqué le pouvoir d’Etat en amassant  fortunes et  privilèges depuis des décennies. C’est cette minorité  qui prend en otage le CNDD et tout le pays pour bloquer le processus d’un changement démocratique pacifique.

Le CNDD doit choisir une fois pour toutes son camps ; soit  il est du côté  du Peuple guinéen pour qui le changement démocratique n’est plus une simple aspiration, mais  est devenue une véritable exigence ; soit il est du côté de  cette minorité corrompue, mafieuse ; véritable force rétrograde  qui s’oppose au changement. 

Dans  tous les cas de figure les Forces Vives de la Nation doivent redoubler de vigilance pour démasquer et neutraliser en leur sein les quelques éléments  de cette  minorité rétrograde corrompue opposée au changement.

Le  minimum que les Forces Vives ne peuvent pas négocier  c’est l’organisation d’élections législative et présidentielle suivant le chronogramme signé conjointement par le CNDD, le Groupe International de contact et les Forces Vives de Guinée.

 

Dr B . Diakité
Président AURGUINEE

 
www.guineeactu.com
 
 

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Vos commentaires
Camara karifa, mardi 7 juillet 2009
La poursuite des audits n`est nullement pas un reglement de compte comme certains le préconisent sur les sites guinéens mais plutot celà est un acte qui merite d`etre salué, quoiqu`il en soit si DADIS arrive à le faire comme annoncer selon le communiqué de Capitaine MANDJOU DIOUBATE il lui reviendra d`etre inscrit dignement sur la liste et que ses descendants seront fiers de lui.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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