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Déjà en 2003, le Secrétariat Général des Nations Unies, compte tenu de ce qui se passait en Guinée en matière de corruption, de non respect de la démocratie, avait été averti par un haut diplomate guinéen sur la possibilité d’un coup d’état militaire, en cas de vacance du pouvoir en place.
La communauté internationale n’a pas bronché. Le Président Lansana CONTE est décédé, et un coup d’état militaire vient d’avoir lieu à Conakry.
Et pourtant, bien que n’étant qu’un simple citoyen français, je n’ai pas cessé depuis plusieurs années, de dénoncer publiquement la dictature et la corruption en Guinée, avec de nombreuses preuves à l’appui, relatées dans mon essai intitulé : « Arnaque et Corruption en République de Guinée », sur mes 7 ans passés en Guinée, et de mettre en garde la communauté internationale sur les graves problèmes existant dans ce pays d’Afrique de l’Ouest : un des pays où règne majoritairement la misère, mais un des pays les plus riches en ressources naturelles, pillées par des investisseurs étrangers, peu scrupuleux, s’en mettant plein les poches, au détriment de la population et avec le soutien de l’Etat Guinéen.
Je n’ai pas cessé de dire et d’écrire ce qui pouvait se passer dans l’avenir, si on laissait le peuple de Guinée dans la misère, et si on continuait à enrichir les gouvernements successifs et la Présidence de la République. Je suis intervenu notamment par écrit, avec de nombreux documents et une copie de mon essai auprès de ;
- l’Administration guinéenne (Ambassade de Guinée à Paris, Assemblée Nationale, Ministères des Affaires Etrangères, Secrétariat de la Présidence à Conakry)
- l’Administration française (Ministère des Affaires Etrangères, Secrétariat d’Etat aux Droits de l’Homme, Assemblée Nationale, nombreux Parlementaires, Ligue Française des Droits de l’Homme
- l’Union Européenne,
- Amnesty International
- la Fédération Internationale des Droits de l’Homme,
- la Fédération Guinéenne des Droits de l’Homme
Résultat de mes interventions : AUCUNE SUITE !
C’est évident je ne suis qu’un simple citoyen, qui n’a pas à donner de conseils à ceux qui nous gouvernent sans partage ! Et quand on parle en Europe de démocratie, on pourrait aussi parler de « démocrature ».
Quelle a été ma surprise de voir maintenant la communauté internationale (dont la France et l’Union Européenne) s’insurger subitement contre ce putsch militaire, alors que jusqu’à maintenant, elle ne bronchait pratiquement pas pendant le régime du président dictateur Lansana CONTE.
Cela est souligné dans des articles sur internet. J’ai lu, par exemple, sur un site guinéen, le commentaire suivant, qui donne en effet, à réfléchir :
« En tous les cas, le putsch a déjà été condamné par la CEDEAO, l'Union africaine, les Nations Unies, les Etats-Unis, la France et l'Union européenne. Est-ce une lâcheté de la communauté internationale qui intime l'ordre de respecter la Constitution et la démocratie, alors que cette dernière n'a jamais connu le jour en Guinée ?
En réalité, au moment où Lansana Conté bafouait paisiblement celle-là, en volant les suffrages lors d'élections, violant la Constitution - qu'il a lui même enfantée -, tuant les civils à l'occasion de mouvements populaires à répétition, le mutisme était de rigueur chez les donneurs de leçons ».
Je dis OUI :
- la communauté internationale savait très bien que la LOI Fondamentale en Guinée n’était pas respectée, que la corruption était devenue une institution, que la Guinée était un des pays les plus riches d’Afrique de l’Ouest en ressources naturelles, que ces richesses étaient pillées par des investisseurs qui s’en mettaient plein les poches avec l’accord des gouvernements guinéens et de la Présidence de la République guinéenne !
Je dis OUI :
- la communauté internationale savait aussi très bien, que la Guinée restait un des pays dans lequel, la population vivait majoritairement dans la misère dans tous les domaines (je suis bien placé, et d’autres avec moi pour le dire, pour l’avoir constaté en faisant pendant 7 ans, bénévolement, des opérations humanitaires en Guinée).
Et pourtant elle continuait (cette communauté internationale) à donner à la Guinée, des millions de dollars et d’euros au détriment de la population !
Mais où donc sont passés ces millions d’euros et de dollars ? Est-ce pour des raisons d’Etat ?
Quelle HYPOCRISIE !
Ces problèmes sont à éclaircir, en toute transparence, par l’Union Européenne et la Communauté internationale, et à rendre publics !
Que Dieu aide la Guinée et les Guinéens !
Bernard AUGER pour www.guineeactu.com
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