lundi 9 mai 2011
Simandou, la Guinée roulée dans la farine
Haroun Gandhi Barry

Introduction

Je n'évoquerai pas les polémiques au sujet des promesses non tenues, à savoir que le PRG s'était engagé à ne discuter avec les multinationales minières, qu'après l'élaboration d'un nouveau Code minier. Beaucoup de sites l'ont dénoncé, je ne vais pas y revenir, même si je dois simplement constater que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent.

Je ne ferai pas davantage de commentaires sur les revirements du gouvernement guinéen, consistant à menacer l'entreprise anglo-australienne Rio Tinto de perdre son titre minier, si elle ne respectait pas ses engagements, avant de se faire rouler dans la farine par cette dernière. Lorsqu'on proclame à tout va que la Guinée is back, encore faut-il être cohérent avec la sémantique. Au vu de ce qui suit, on serait plutôt tenté de dire que la Guinée est encore derrière, parce qu'elle n'a pas obtenu le minimum de ce qu'elle aurait pu. Au lieu de se satisfaire d'une prétendue « magistrale » négociation du PRG, encore faut-il en évaluer les tenants et aboutissants.

Rappel des faits et des critiques

Un permis d’exploration a été octroyé en 1996 à Rio Tinto, pour un projet d'extraction du minerai de fer de classe mondiale à Simandou, situé dans le sud-est de la Guinée. Ce permis a été transformé en concession minière, ratifiée par l’Assemblée Nationale en 2003.

Le 29 Juillet 2010, Rio Tinto et Chalco1 ont signé un accord en vue de créer une co-entreprise pour le développement et l’exploitation de Simandou. Cet évènement fait suite à des éléments conjoncturels et structurels, qu'il faut garder à l'esprit (voir ci-après)2.

Les dirigeants de ces deux entreprises considèrent d'une part, que ce projet permettra d’équilibrer la structure du marché mondial du minerai de fer (grande concentration capitalistique limitée à certains pays : États-Unis, Canada, Brésil, Royaume-Uni & Australie, Chine, Inde, Japon), et d'autre part, de générer une valeur considérable pour les actionnaires (dont la Guinée est absente). En aucun cas, les intérêts de la Guinée ne sont pris en compte, ils ne sont même pas évoqués. Les entreprises prévoyaient le début de l’exploitation minière d’ici cinq ans.

En vertu de cet accord, la part de Rio Tinto (95%), sera détenue dans la nouvelle co-entreprise, mais Chalco fera l’acquisition d’une participation de 47% dans cette co-entreprise en finançant des travaux de développement continus, à hauteur de 1,35 milliard de $, au cours des deux ou trois prochaines années.

Un nouveau contrat de concession est signé entre Rio Tinto, sa filiale guinéenne Simfer SA et le gouvernement guinéen, et annoncé le 22 Avril 2011. Cet accord concerne la concession sur le Sud du Simandou couvrant 369 km², cette superficie correspondant aux blocs 3 et 4.

Sous réserve de conditions qui seront évoquées ci-après, Simfer s'est empressée de verser 700 millions de $ au Trésor public guinéen pour entériner cet accord, qui lui est largement favorable.


Les critiques de certains spécialistes et l'argumentation du Gouvernement

Les principaux termes de l'accord figurent sur certains sites, notamment boubah.com (guineenews.org), qui s'est utilement emparé du dossier, et dont on peut regrouper les remarques et critiques autour de quelques points essentiels.

La non transparence du gouvernement guinéen et la non utilisation de spécialistes miniers pour des projets de cette envergure

Comme l'ont fait remarquer plusieurs observateurs, il est regrettable que certains détails de l’accord n’aient été dévoilés que par un communiqué de Rio Tinto à la presse, alors que le gouvernement guinéen, aurait dû rendre publics les détails du contrat, ce qui aurait pu offrir l’occasion à plusieurs spécialistes tant en Guinée qu’à l’étranger, de décortiquer l’accord et d’offrir des conseils précieux gratuits au gouvernement. La transparence est une vertu de la démocratie, et en outre, la Guinée a « réintégré » l'Initiative de Transparence des Industries Extractives (ITIE).

L’État devrait éviter la tentation électoraliste des effets d'annonces et agir en toute transparence dans l’intérêt du pays (à moins que ce ne soit pas le cas ?). Pour ce faire, la consultation de toutes les bonnes volontés, voire l'inspiration des expériences des pays voisins en matière de négociation d’accords miniers, étaient recommandées. La Guinée devait solliciter le concours financier des services des Nations Unies (en particulier le PNUD), la Banque africaine de développement (BAD), et la Banque mondiale, pour se payer les services d’experts techniques, juridiques et financiers, afin de faire le contre poids devant les géants comme Rio Tinto, Vale, ou BHP Billiton.

Toutefois, ne boudons pas notre plaisir : suite à la série d'articles précités sur Guineenews, le gouvernement guinéen, par l'intermédiaire du Conseiller juridique du Ministère des Mines et de la Géologie ayant assisté aux négociations, a utilisé un droit de réponse. C'est suffisamment rare pour être souligné, et je dois reconnaître être agréablement surpris. Pour ne faire que la synthèse de ce qui ne fonctionne pas (ce papier en constitue une autre illustration), je me dois de saluer cette heureuse initiative. On peut même espérer, comme le suggère ce cadre, de conseiller les acteurs de ce secteur clé, sur ce qui est bon pour le pays et d’attirer leur attention sur les chausse-trappes.

Je ne ferai pas davantage de commentaires désobligeants sur cette initiative, tant sur la forme que sur le fond, me contentant de souligner ma déception, de ne pas voir répondre aux critiques pertinentes évoquées, du fait de l'absence de considérations chiffrées, qui constituent pourtant l'un des aspects les plus importants de ce deal minier.


La négociation et la conditionnalité des 700 millions de $

Le Conseiller indique que le résultat de la transaction est l'aboutissement par les deux parties, de concessions mutuelles. On a peine à voir celles de Rio Tinto, si l'on excepte sa renonciation aux blocs 1 et 2, qu'elle avait juridiquement perdus3 !!!

Pour le gouvernement, il a obtenu :

  • le rapprochement du délai de mise en exploitation du Simandou Sud (fin 2014 au lieu du 31 Mai 2015, ), mais selon l'avis des spécialistes, il est impératif pour la Guinée de mettre des dates butoirs fermes avec des sanctions réelles (perte de concession en cas de non réalisation du projet par exemple), car les termes employés dans l'accord sont suffisamment vagues pour ne pas être contraignants (aucune sanction précise si ce délai n'est pas respecté !!!) ;
  • un Transguinéen choisi sans ambigüité (qui décide du tracé d'un chemin de fer en Guinée, le gouvernement ou une entreprise étrangère ?) ;
  • la participation gratuite de l'État (15%) au projet (quid des redevances et impôts depuis 1996 ?) ;
  • le paiement d’une importante somme transactionnelle : Rio Tinto a reconnu avoir dépensé 650 millions de $ depuis 1996 en Guinée, mais en faisant payer l'entreprise chinoise Chalco 1,35 milliard de $ pour 45% de Simfer, ils les ont largement récupérés, et l'octroi de 700 millions à l'État guinéen, est un pis-aller, compte-tenu de ce qu'ils ont obtenu en retour.

L'accord peut donc se schématiser ainsi : Rio met 700 millions de $ à la disposition de la Guinée, et offre 15% du projet, en échange d’une exemption d'impôts pendant plusieurs années et surtout la confirmation de son contrat de concession sur la partie sud de Simandou, qu’elle s’engage à exploiter au plus tard fin Mai 2015, via un chemin de fer transguinéen qu’elle contrôlera de fait, malgré les 51% annoncés par le gouvernement.


Le régime stabilisé restreint la marge de manœuvre des gouvernants futurs

Rio Tinto obtient du gouvernement guinéen que cet accord ne sera pas « affecté par d'éventuelles modifications proposées par le gouvernement guinéen suite à la révision actuelle du code minier ou de toute révision à venir».

Le régime fiscal stabilisé, très courant dans les années 90 (décidément la nostalgie devient insupportable), exempte la société de tout changement futur du régime fiscal des entreprises. Ainsi, il sera impossible à la Guinée de combattre les contrats léonins ou de récupérer une partie des superprofits qu’une compagnie pourrait réaliser en période de hausse extraordinaire des cours des produits miniers, qui ne manqueront pas de se produire.

Avec ce régime stabilisé, les futurs gouvernants du pays n’auront aucune flexibilité de renégociation des termes du contrat, même si l'environnement économique exigeait des modifications pour les adapter aux réalités du temps.

Les explications du Conseiller concernant cette partie sont proprement ahurissantes. Il déclare que les Guinéens « nouveaux » (donc lui) connaissent les méfaits de ce régime fiscal, mais c'est ce système qui existe en Guinée jusqu'à présent (il conviendrait donc de continuer à copier ce qui est scandaleux pour les intérêts guinéens, parce que nous avons l'habitude d'être les dindons de la farce ?). Il ajoute que nous nous faisons escroquer de manière tellement scandaleuse dans certains projets, qu'il ne faut pas faire la fine bouche ici (quelle honte !!!), et ce d'autant qu'il conclut son intervention en précisant que : « nous sommes dans une dynamique de changement et que tous devraient s’inscrire dans cette logique et éviter que se reprennent des opérations (scandaleuses) ». Si changement, il y a pourquoi ce changement ne s'est-il pas exprimé autrement ?

Enfin, il termine en indiquant que c’est injuste de s’attaquer à un Accord qui n’a fait que reprendre les dispositions des lois du pays, et que nous sommes obligés de respecter nos lois en vigueur. Il oublie que c'est le PRG lui-même qui, pour des raisons politiques (plus d'argent dans les caisses), a bâclé cette négociation, en anticipant la promulgation d'un nouveau Code minier. Or nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes.

On espère pourtant le contraire, comme l'indique Guineenews, qui rappelle que les gouvernements du Liberia et de Sierra Leone ont été contraints de revoir et de renégocier les clauses de stabilité du régime fiscal stabilisé, afin de soumettre les sociétés au régime fiscal général, de sorte qu’elles ne soient plus exemptes des lois fiscales votées par les gouvernants successifs.

 

Le manque à gagner de la Guinée dû aux exonérations fiscales, et à une mauvaise négociation

Le gouvernement, dont la vocation est de privilégier le long terme, a-t-il résisté à la tentation de sacrifier le projet pour des intérêts électoralistes à court terme ?

Selon Guineenews, la somme de 700 millions de $ a été octroyée non pas comme un bonus, mais en échange d’un congé fiscal de 8 ans (à partir de la première déclaration de profit) et d’autres exonérations permanentes qui ne se justifient pas économiquement. C’est donc une avance sur les taxes futures du projet, ce qui rend celle-ci largement défavorable à la Guinée.

Personne n'est contre les congés fiscaux, même s'ils ne doivent être utilisés que pour attirer les entreprises (Rio Tinto est là depuis 15 ans), mais ils gagneraient à être davantage encadrés, pour que les 8 années octroyées ne dépassent pas 8 ans.

En modifiant les données optimistes de Guineenews (production de 95 millions de tonnes annuelles à 150$ la tonne), et en les ramenant à des valeurs plus raisonnables, la commercialisation du fer aurait pu rapporter 6 milliards de $ (70 millions de tonnes à 85/90$ la tonne).

En appliquant une marge de 15% (au lieu de 35%), et en tenant compte d'une montée du cours du minerai de fer à 100$ la tonne, le profit annuel moyen pourrait avoisiner le milliard de $ sur une production de 70 millions de tonnes. Si ces profits sont taxés au taux normal guinéen de 35%, le trésor public guinéen recevrait en moyenne annuellement au moins 350 millions de $, ce qui représente environ 3 milliards de $ sur la période 8/10 ans. Il s'en prive donc.

Le gouvernement guinéen a permis la possibilité de payer des impôts à la date de la première déclaration de profit de la société et non à la date de démarrage de la production. C'est offrir à Rio Tinto, la possibilité de « rouler légalement » la Guinée. L'usage de prix de transferts par exemple, permet de minorer l'écart entre prix d'achat et prix de vente dans le but de rendre un profit négatif ou nul. De même le système des prêts partenaires pourrait être utilisé pour financer le projet (Simfer sollicitant sa maison-mère), système permettant de réduire légalement le montant du bénéfice imposable, voire même de le rendre négatif ou nul pendant toute la durée d’amortissement de la dette, qu'on peut faire utilement coïncider avec la durée de la concession. Autrement dit, si on ne déclare jamais de bénéfice ….

Par ailleurs, la production démarrant en 2015, si on ajoute les 8 années d'exonération, cela nous emmène en 2023. Le contrat de concession ayant été signé en 2003 (pour 25 ans ?), il ne resterait que 5 années.

Le Conseiller est plus à l'aise sur le plan juridique – même s'il n'a rien démontré – qu'en matière de gestion financière, car les simulations sur les profits éventuels, tout comme les recettes prévisionnelles de l'État, quelle qu'en soit la nature ne sont pas crédibles. Il faut toujours envisager l'absence de revenus, que de fantasmer sur des superprofits, les intérêts des uns et des autres n'étant pas les mêmes. On aimerait donc en savoir plus.


La gestion des infrastructures constitue une erreur stratégique

Le gouvernement guinéen aurait dû séparer la composante infrastructure (10 milliards de $ d'investissements selon lui), de la composante minière (1,5 milliard de $ selon la même source) pour ce qui concerne le financement. Certes juridiquement, ce sont des projets distincts, une société d'infrastructures, dans laquelle l'État possèdera 51%, sera créée. Le Conseiller se contente de dire que l'État sera impliqué dans la gestion et percevra des redevances dès le début de l’exploitation du chemin de fer et du port, mais sans expliquer comment.

Les rails et les ports sont d'un intérêt plus important pour la Guinée que le minerai de fer, qui n'est actuellement qu'une ressource vendue à l'état brut, et sans intérêt particulier, autre que son prix de vente dont la Guinée ne détermine d'ailleurs pas le prix (voir ci-après).

En revanche, les infrastructures sont nécessaires non seulement pour transporter ces ressources minérales, mais peuvent être également une source de recettes (et donc de profits) pour l'État guinéen. Ce dernier pourrait en effet, non seulement facturer Rio Tinto et d’autres sociétés minières, mais également nos voisins (Mali et Burkina pour ne citer qu'eux, mais qui sait, Libéria, Côte d’Ivoire et Sierra Leone).

Or en faisant supporter les infrastructures à un projet, on n'est pas sûr de récupérer des revenus permettant de le financer (voir ci-dessus) et ce d'autant que l'on dépend d'une gestion dirigée par une entreprise étrangère. C'est un état d'esprit que de « se payer sur la bête », en incluant sur le dos du projet, les 10 milliards de capitaux des infrastructures, alors qu'il faudrait trouver des recettes susceptibles de le financer (sans remuer le couteau dans la plaie, c'est une différence de philosophie entre les deux alliances).

Le pays gagnerait à fédérer toutes les organisations intéressées au transport de matières premières, et à les encourager à participer à un consortium public-privé, pour le développement d’un réseau d’infrastructures ferroviaires et portuaires, à l’usage du secteur minier de la Guinée et de la sous-région. L’État n’a pas les moyens actuels pour mobiliser les quelques 10 milliards requis pour la construction des infrastructures, mais il peut solliciter des bailleurs de fonds bi- et multilatéraux pour mobiliser sa part de financement (la Banque mondiale et la Chine notamment, mais aussi les pays du Moyen-Orient intéressés à la fourniture de produits pétroliers aux pays enclavés, mais aussi les constructeurs de véhicules Japonais...).

Ce projet pourrait d'autant plus s'autofinancer, que compte-tenu de la conjoncture actuelle, les projets miniers ne vont plus rester au stade de projet, mais vont se concrétiser. Il y a donc intérêt à investir dans des réalités à venir. La Guinée doit en outre devenir un centre de logistique important de l’Afrique de l’Ouest, et réaliser d'importantes recettes sur les services de transport (d'où l'incompréhension de confier cette gestion à des entreprises étrangères, telles Bolloré par exemple).


L’actionnariat de l’État à 35 % pourrait être une promesse illusoire

Le gouvernement se félicite de l’augmentation de la participation de l’État jusqu’à la hauteur de 35%, ce qui est une bonne chose sur le papier. La participation directe pourrait permettre à la Guinée de générer des bénéfices additionnels sous forme de dividendes, de s’impliquer plus activement dans les décisions des entreprises, et de développer une expertise nationale. Toutefois, la participation de l’État a rarement produit les résultats escomptés, à cause de la politisation de la gestion des entreprises étatiques (on confie parfois des postes stratégiques à des incultes, qui se contentent d'encaisser des revenus pour eux-mêmes, sans être d'aucun apport pour le pays) et du manque de vision de nos dirigeants, qui préfèrent former des pseudo-juristes, inutiles au vu du fonctionnement de la justice, voire du non-respect de l'état de droit, plutôt que des ingénieurs des mines, agronomes, ou hydroélectriques (nos secteurs prioritaires).

Une tendance observée dans des pays voisins est de créer des sociétés holdings pour gérer les prises de participation de l'État, et notamment son portefeuille minier.

L'État s'est engagé à payer ses 20% de participation (dont 10% aux coûts historiques4), sans prendre en compte l'exemple de la Mongolie cité par guineenews (l’État avait amené Rio Tinto et ses partenaires à accepter le principe d’un prêt - sous forme d’avance sur les dividendes - pour permettre au gouvernement d’acheter ses actions ; afin de s'assurer de l'existence de dividendes, le gouvernement avait exigé et obtenu des investisseurs qu’il n’aurait pas de responsabilité de remboursement de la dette si la société ne déclarait pas de dividendes). On se demande bien pourquoi, nous ne nous inspirons pas des méthodes qui fonctionnent ailleurs.


Quid des finances publiques ?

Les bailleurs de fonds et les vrais partenaires au développement s’inquiètent souvent de ces rentrées d’argent facile imprévues, et qui encouragent la mauvaise gouvernance et l’indiscipline budgétaire.

D'aucuns ont d'ailleurs dit que la raison de ce forcing pour obtenir des fonds à tout prix, était de ne dépendre de personne (Banque mondiale et FMI notamment) pour conduire une politique dans la lignée des précédentes. Dès lors on peut penser que les recommandations de gestion rigoureuse suggérées par les organismes internationaux (diminution des dépenses de l’État, soutenabilité de la dette, lutte contre la corruption …), vont rester lettre morte.

Pourtant l'allègement de la dette (environ 2,5 milliards de $ seraient annulés), y compris le service de la dette qui diminuerait d'environ 150 millions de $ par an, permettraient aux finances publiques de respirer, et conjugués avec la mise en œuvre des projets, entretiendraient l'espoir de jours meilleurs, et ce d'autant que les financements internationaux redeviendraient possibles.


Le marché du fer, ce qu'il faut savoir

Depuis 2009, un nouveau système de fixation du prix du fer a été mis en place, plus propice à une hausse plus importante des cours du fer. Avec l'ancien système, les prix du fer étaient négociés de gré à gré entre sidérurgistes et producteurs miniers. Voilà pourquoi il a la préférence des aciéristes (la Chine notamment), qui sont extrêmement réticents à tout rapprochement du prix négocié vers un cours spot.

Avec 18% du capital et deux sièges au conseil d'administration, les Chinois ont une minorité de blocage et un pouvoir d'influence bien réel, leur permettant même d'imposer à Rio Tinto, des prix de vente du fer plus « amicaux » pour les « camarades » aciéristes chinois...

Le fer est la quatrième matière première la plus consommée au monde après le pétrole, le blé et le riz. Il est l'un des composants essentiels à la fabrication de l'acier, que l'on retrouve partout (95% des métaux annuellement consommés dans le monde).

Le plus gros consommateur d'acier est de loin la Chine, suivi par l'Inde. Car ces pays sont en train de faire leur « trente glorieuses », c'est-à-dire la période stratégique de développement. La Chine est le plus gros producteur mondial d'acier. Elle produit près de 45% de la production mondiale (626,7 millions de tonnes en 2010 sur 1,414 milliard) et absorbe pour ce faire la moitié de la production mondiale de minerai de fer à elle toute seule. Sa production de fer nationale a beau augmenter, elle représente une goutte d'eau dans l'océan de ses besoins. Donc la Chine doit importer massivement du minerai de fer, à hauteur de 55% de ses besoins ! Ce qui en fait le premier importateur mondial de fer. On comprend mieux la « chasse aux minières » que font les Chinois sur le sol australien, à coups de rachats, d'OPA et de partenariats5.

Une chose est certaine, qu'il s'agisse de Rio Tinto, de BHP Billiton ou de l'Afrique, la Chine avance ses pions les uns après les autres, lentement mais sûrement. Elle sait combien les matières premières seront demain stratégiques. Voilà pourquoi elle met tout, absolument tout en œuvre, pour sécuriser ses approvisionnements futurs. Car ce qui s'est passé ces dernières années sur les marchés des matières premières se reproduira en sortie de crise, à n'en pas douter. Les Chinois l'ont bien compris, à leurs dépens d'ailleurs. C'est pourquoi la Chine s'y prépare...

Pendant une quinzaine d'années, Rio Tinto, compte-tenu du marché de l'acier, des conditions locales guinéennes (avec quelques billets, on solutionne tous les problèmes) et de ses propres intérêts, n'a pas jugé utile de mettre la mine en exploitation. Aujourd'hui, seuls nos dirigeants semblent l'ignorer, mais le droit d'utilisation (un simple papier) est plus important que le produit physique (la mine). Rio Tinto s'est assuré une part de marché (à une époque, il a même contrôlé jusqu'à 40% des réserves mondiales connues), tout en empêchant ses concurrents de les obtenir. Les intérêts de la Guinée ne sont jamais entrés en ligne de compte.... ce qui ne risque pas de changer dans les 5 ans à venir.


Conclusion : ce qu'on pourrait faire de l'argent des mines

Le PRG a fini par succomber à Rio Tinto pour brader une partie du Simandou, au prix de 700 millions dollars US après une quinzaine d'années de présence sans aucun réel projet d'exploitation, et sans paiement de taxes ni d'impôts. Pendant ce temps, Rio Tinto, côté en bourse, valorisait son droit minier pour investir en Australie.

Rio Tinto a reconnu avoir dépensé 650 millions de $ depuis 1996 en Guinée, mais en faisant payer l'entreprise chinoise Chalco 1,35 milliard de $ pour 45% de Simfer, ils les ont largement récupérés. Concrètement cela signifie, que Rio Tinto n'a rien dépensé depuis 15 ans. En effet, bien qu'ils aient octroyé 700 millions à l'État guinéen, ils en ont de leur côté, récupéré autant, soit plus de la totalité de leur investissement annoncé, tout en gardant un contrat de concession d'exploitation exclusive du minerai de fer, et la majorité de Simfer, aujourd'hui valorisé au minimum à 3 milliards de $.

En se débrouillant habilement, cela revient à dire qu'avec ses montages et paiements, elle a obtenu gratuitement une mine exceptionnelle qu'elle va exploiter gratuitement (voir ci-dessus) pour au moins 25 ans. Si certains se glorifient d'avoir obtenu 700 millions de $, je suis loin de partager leur enthousiasme, mais considère au contraire que Rio Tinto a roulé ses différents interlocuteurs dans la farine.

Si nous sommes cohérents, puisqu'il semble que la société BSRG ait vendu les blocs 1 et 2 de Simandou à l'entreprise brésilienne Valé pour 2,5 milliards d'€, on peut espérer que la Guinée en récupèrera au moins la moitié, ce qui ne serait qu'un moindre mal, mais avec des conditions autres, que celles sur lesquelles le PRG s'est engagé. Voilà plus de 50 ans que nous possédons une mine de fer, et nous n'en avons rien obtenu de concret, alors qu'un homme d'affaires qui vient de nulle part (ce ne sont pas ses quelques affaires réalisées dans le diamant, qui en font un acteur incontournable) obtient 2,5 milliards de $ avec un simple droit d'exploitation. Il y a de quoi enrager d'avoir des incapables à la tête du pays.

En définitive, la création d'un Fonds souverain, permettant le financement et/ou la garantie du financement des infrastructures, voire des projets énergétiques pourrait être mis en place. Il serait dommage (voire scandaleux) de voir fondre ces recettes imprévues dans des dépenses de fonctionnement d'une fonction publique disproportionnée, ou des dépenses opaques qu'on appelle abusivement « de souveraineté ».


Gandhi
Citoyen guinéen


«
Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace ». (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, Mai 1791)

1Chalco (Aluminium Corporation of China) est une filiale cotée de Chinalco (premier actionnaire de Rio Tinto avec 18%), dont cette dernière détient plus de 40% du capital.

2En Mai 2010, l'Australie a décidé de taxer les supers profits réalisés sur son sol par les minières, à hauteur de 40%.

3La Guinée a octroyé ces blocs à Benny Steinmetz Resources Group (BSRG) qui l’a revendu à Vale pour 2,5 milliards de $ sans que la Guinée ne touche un sou dans cette transaction. Selon le nouvel accord, Rio n’est pas tenue légalement de verser les 700 millions de dollars au Trésor public guinéen, s’il n’y a pas « la résolution de toutes les question en suspens ».

4La comptabilité ne tenant pas compte de l’inflation, le principe du coût historique implique qu'à leur date d'entrée dans le patrimoine de l'entreprise, les biens acquis à titre onéreux sont enregistrés à leur coût d'acquisition. Autrement dit l'État guinéen pourra payer sa participation de 10% à moindre coût.

5On rappelle que la Chine est le premier actionnaire de Rio Tinto et possède des intérêts dans BHP Billiton.


www.guineeactu.com 

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Vos commentaires
Gandhi, vendredi 13 mai 2011
Cher Cisko, je rappelle que pour Rio Tinto, l`opération n`a jusqu`à présent RIEN coûté en termes financiers, et qu`elle possède toutes les études sur Simadou. Au Gabon, ce sont les Chinois directement qui agissent, et non sous couvert d`ntreprises occidentales ( ce qui a son importance). L`intérêt des Chinois est de diminuer le prix d`achat du fer, puisqu`ils en produisent la moitié au niveau mondial, d`où la multiplication des sources d`approvisionnement en vertu du principe, que plus il y a de fer, plus le prix baisse. A l`inverse, Rio Tinto, Valé et BHP Billiton, veulent un prix du marché en fonction de l`offre et de la demande. Cette dernière augmentant, tend à faire augmenter le prix du fer. Nous, nous sommes au milieu de cette guerre larvée, et notre but est d`en tirer un maximum, y compris en jouant sur les contradictions entre ces partenaires. Les critères guinéens, même s`ils ont joué à la marge, n`expliquent pas, la non mise en exploitation de Simandou ; ce sont davantage des raisons liées au marché du fer (baisse des prix et de la demande), et la concentration des entreprises du secteur (arrivée des Chinois) qui expliquent le gel du projet. Aujourd`hui, le marché est différent, et nous aurions pu tirer profit de cette nouvelle donne. Enfin, une chose est d`attirer par des incitations fiscales, une autre est de tirer profit de nos ressources. Rio Tinto est là depuis 15 ans, il n`y a donc plus besoin de l`attirer.
Cisko, vendredi 13 mai 2011
Merci pour la clarté du texte qui reprend en ces grandes lignes ce que Boubah.com nous avait déjà révélés (comme vous le précisez d’ailleurs). Les 2 griefs essentiels de ce contrat seraient donc le congé fiscal de 8 ans et l’erreur stratégique concernant le volet Infrastructures du projet. Je suis d’avis avec vous qu’il fallait plutôt faire un Partenariat Public privé (PPP) concernant le volet Infrastructures afin de ne pas dépendre d’une seule entreprise dans le futur. Par contre, je pense que les critiques sur le congé fiscal peuvent être relativisées par ce que c’est une clause du Code minier actuel (selon la version du Gouvernement). Peut-être que l’Etat devait négocier pour diminuer la durée de 8 à 4 ans par exemple et préciser clairement le début de la mise en application, mais que gagnerait Rio Tinto si l’on ne tient pas compte de certaines facilités contenues dans notre code minier ? En pareilles circonstances, il faut au moins des incitations pour amener la multinationale à concrétiser son projet Guinéen car l’erreur serait de vouloir tout pour la Guinée, comme nous l’avions fait par le passé. N’oublions pas que la Guinée n’a pas le monopole des riches naturelles. Le dernier numéro de Jeune Afrique fait justement une comparaison entre le gisement de Simandou et celui de Belinga au Gabon. On y apprend en termes d’incitations fiscales que du côté Gabonais il y a « exonération de tous impôts, taxes et contributions » et du côté Guinéen « Exonération fiscale pendant 8 ans à compter des premiers bénéfices, Taxe de 3,5% sur le minerai extrait ». C’est vrai que notre gisement est plus important mais le contrat gabonais parait de loin plus clément sur le plan fiscal que le notre. L’Etat doit tout de même prendre en compte les critiques objectives pour les autres négociations à venir. Il devait d’ailleurs attendre la révision du code minier avant d’engager toute négociation de révision.
Gandhi, mercredi 11 mai 2011
Mr Kourouma, Alcan a racheté Péchiney en 2003, et a été elle-même rachetée en 2007 par Rio Tinto. Je ne m`intéresse pas au Canada (les Canadiens sont assez grands pour savoir où est leur intérêt), mais à la Guinée. Je voulais que la Guinée prenne les 700 millions de $ pour se dédommager des 15 ans que Rio Tinto a passé au pays sans payer quoi que ce soit, de la même manière qu`elle a récupéré également 700 millions de $ de l`entrepriuse chinoise Chalco. En revanche, pour l`avenir il n`était pas utile de faire encore de cadeaux, voilà ma position. D`ailleurs ce ne sont pas ces 700 millions de $ qui vont rassasier les Guinéens. Je vous rappelle pour vous donner un ordre de grandeur, qu`en 2010, plus d`un milliard de $ a été dépensé par le gouvernement Konaté-JMD. Enfin Sonangol en Angola a été créée sous la colonisation portugaise et possède potentiellement tous les pays du monde comme clients. Pour l`acier en 2010, la Chine représente 44% du marché. Si on ajoute le Japon, les États-Unis, la Russie, l`Inde, la Corée, et l`Allemagne, on arrive à 7 clients pour 75% de la production. Valé, Rio Tinto et BHP Billiton représente à eux trois les deux tiers de l`approvisionnement mondial. Ce n`est donc pas la même chose, on ne gère pas ces deux marchés (pétrole et fer) de manière identique.
faceli kourouma, mercredi 11 mai 2011
mr gandhi personne n`a brade simandou,c`est une negociation qui a amene au resultat que vous connaissez.dites moi un etat au monde ou les multinationales n`obtiennent pas ce qu`elles veulent.alcan est au quebec au canada,pour maintenir les emploies le gouvernement du quebec est oblligé de lui fournir de l`electicite presque gratuitement.rensignez vous sur les subventions en credit d`impot accorde aux petrolieres aux etats unis ou au canada,c`est a coup de milliard pour maintenir les usines de raffinages.alors que voulez vous que la guinee fasse?quelle laisse dormir cette richesse pour voir mourir sa population de faim?non.il faut investir et apres leur contrat la guinee retrouvera le reste qu`elle gerera comme elle est veut.les multinationales avainet puisées dabord le petrole angolais presque gratuiement,apres la duree des contrats il est revenu a l`etat angolais qui cree sonangol une societe nationale d`hydrocarbures.pour le moment nous sommes tres content de ces negociations.si pouvez obtenir mieux presenté vous comme depute je serai le premier a voté pour vous,comme ca vous reviserez tout les contrats futurs.
Gandhi, mardi 10 mai 2011
Oui Mr Vassoko, la critique après coup (ce que vous faites) est l`arme des faibles. Je vous laisse donc méditer votre pléonasme. A part cela, vous n`êtes pas sans savoir que le gouvernement n`a rien publié de son projet de loi de finances 2011 (circulez, il n`y a rien à voir), que le contenu du contrat Simandou a été révélé par Rio Tinto, etc... Avec ce manque de transparence habituel (le changement annoncé n`a évidemment rien changé), comment voulez-vous que des gens de bonne volonté puisse apporter gracieusement leur contribution au développement du pays ? Puisque vous êtes plus malin que les autres, vous n`avez qu`à publier les dossiers des affaires que vous citez, et je me ferai un plaisir de triturer mes méninges pour la bonne cause. Résolvez ce simple problème chronologique et vous aurez mon respect éternel. Dans le cas contraire, vous parlez pour ne rien dire...
Gandhi, mardi 10 mai 2011
Mr Kourouma, ce n`est pas parce que le bradage de Friguia est un scandale, qu`il faut en faire autant avec Simandou, surtout si on prétend représenter le changement. Quelle que soit la manière de se faire arnaquer, nous sommes toujours les dindons de la farce.
Youssouf Soumah, mardi 10 mai 2011
L’analyse sectorielle faite par M.BARRY est incontestable. En effet, les firmes multinationales ont des techniques financières notamment par les « prix de transfert » qui permettent d’éviter le paiement de taxes dans les pays qui n’acceptent pas leurs conditions. Vous savez en économie, les montants monétaires ne constituent pas l’élément déterminant mais plutôt ce qui est important, c’est le pouvoir d’achat de ce montant monétaire car, les agents économiques utilisent ce montant pour s’offrir des biens et services dont ils ont besoin. Ainsi, le montant de 700 millions de dollars (soit environs 518 millions d’euros) à l’échelle d’un Etat est un montant négligeable. Souvenez-vous : la Côte d’Ivoire après avoir « terminée » la guerre, a reçu un montant de 450 millions d’euros pour remettre le secteur cacao et café en marche. Ainsi, les 700 millions de dollars dont le « Président démo élu » pourront (s’ils sont payés) permettre par exemple faire le bitumage de 350 KM ou alors créer une entreprise employant 300 salariés pour un produit utilisant une technologie banale. Le « Président démocratiquement élu » n’a ni les compétences, ni l’expérience et ni l’entourage (essentiellement des intérêts étrangers (Burkinabé et français)) pour négocier des contrats d’une si grande complexité. Vous savez très souvent dans les négociations contractuelles et commerciales, dans les équipes vous rencontrez des économistes, des juristes qui se comptent par dizaine ; en Guinée vous avez 1 ; 2 ou 3 individus au maximum qui sont présents aux négociations pour récupérer l’argent de la corruption que les entreprises sont prêtes à payer surtout quand il s’agit de marché de gré à gré que raffole le Président du RPG. Enfin, les critiques liées à la structure financière des entreprises cotées sur le marché secondaire (la bourse) est infondée dans la mesure où, les ventes et achats des actions sur ce marché se font en permanence et, c’est pourquoi la structure du capital avec des participations croisées ou des minorités de blocage …. Peuvent varier en permanence. BRAVO M.BARRY
Guinean, mardi 10 mai 2011
Webmaster, nombre de mes interventions sont souvent censurees...malgre qu`elles ne sont pas minees de grossieretes ou d`injures...Pourquoi? C`est pas trop professionnel de votre part, webmaster....
Vassoko, mardi 10 mai 2011
Au lieu de vous triturer les méninges pour trouver des failles à cette première renégociation de contrat minier, il serait bon si vous êtes vraiment patriote de proposer des scénarios pour les renégociations des contrats de Vale, de FRIA, de Global Alumina, de CBG, de Hyperdynamics et j`en passe. La critique après coup est l`arme des faibles. Les conseils avant une opération est le propre de la compétence et du courage. On ne vous a jamais vu critiquer les contrats passés avant celui-ci; pourtant le champ est vaste des contrats où l`Etat et le Peuple de Guinée se sont faits avoir à cause de fonctionnaires véreux. Ce contrat avec Rio Tinto est suivi à la loupe par les organisations financières internationales, une première en Guinée. Si vous avez des modèles de contrat, faites le savoir car comme on le dit, la Guinée est un scandale géologique
Barry, mardi 10 mai 2011
Mr Gandhi. Toute société côtée en bourse doit publier un rapport annuel destiné à ses actionnaires. La fiabilité des informations données dans ce document est très élevée. Je vais écrire au service en charge des relations investisseurs pour leur signaler qu`ils ont omis ...leur principal actionnaire
faceli kourouma, mardi 10 mai 2011
messieurs on prefere se faire roulé dans la farine de rio tinto avec 700 millions,que de se faire roule dans la farine de rusal avec la vente de friguia a 19 millions.tout ca par la faute de cellou dalein.
Saïdou Nour Bokoum, mardi 10 mai 2011
Gandhi écrit :« En appliquant une marge de 15% (au lieu de 35%), et en tenant compte d`une montée du cours du minerai de fer à 100$ la tonne, le profit annuel moyen pourrait avoisiner le milliard de $ sur une production de 70 millions de tonnes. Si ces profits sont taxés au taux normal guinéen de 35%, le trésor public guinéen recevrait en moyenne annuellement au moins 350 millions de $, ce qui représente environ 3 milliards de $ sur la période 8/10 ans. Il s`en prive donc.. ». Moi je rappelle pour la nième fois que bon an mal, AST arrchait aux « miniers » 350-450 millions de dollars. Et la Guinéé partenaire (B ?) était actonnaire à hauteur de 49% et non 35 % pour lesquels « le président démocratiquement élu » (RTG) bombe la poitrine, face aux amnésiques. Sauf votre respect mes sœurs et mes fistons, arrêtons d’enc.. des mouches, pour parler en langue "krue" de la callera. Le PDE (quel sigle !) n’a pas ramené le pays où AST l’avait laissé, il l’a jeté bien au-delà, aux temps des grgrimans de Kankan Moussa, vous savez, ce grand « roitelet nègre » dont l’or avait crevé la bulle boursière de son temps, lors d’un fameux pèlerinage à la Mecque.Gandhi a bel et bien raison de dire qu’on s`est fait rouler dans la farine. Un farine qui ressemble au « Ciment de Guinée », dont chacun sait que les murs en briques de ce ciment sont des murs de sable ou de ..farine. Wa Salam.
Gandhi, mardi 10 mai 2011
Mr Bah, j`ai indiqué que j`avais repris les critiques de guinéenews (et y ajoutant ma patte quand même), dans la mesure où personne n`avait répondu à certaines des questions, que j`ai essayé d`expliquer. Ce site ne permet pas les commentaires comme celui-ci, d`où une première explication à l`absence de réactions. Pour ce qui est d`un droit de réponse, il ne faut pas désespérer, cela viendra peut-être. Soit dit en passant, c`est le rôle du CNT ou de la presse, d`interroger le gouvernement sur ce qu`il fait, et non pas être le relais de ses affirmations, surtout lorsqu`elles sont trompeuses. Par ailleurs, il faudrait savoir, ou c`est le gouvernement qui a signé le contrat, et mes critiques iront vers lui, ou c`est la "magistrale négociation" du PRG (cela a été présenté ainsi), et dans ce cas, il est de mon devoir de citoyen de présenter d`autres facettes de ce deal. Lorsque les gens liront réellement (je ne parle pas des analphabètes ou des béni oui-oui qui iraient se faire pendre, si le PRG le leur demandait), à eux de faire la part des choses, entre ce qui est annoncé officiellement, et sur ce qui est écrit ça et là. J`espère que ce sont des adultes responsables, à eux de le montrer. Je ne demande qu`une chose, que nos décideurs débattent du bien fondé de leurs décisions. Lorsqu`on évoque mes origines, mon métier, mon orientation politique, on fait tout (certains sont mandatés pour le faire) pour ne pas répondre aux questions (là encore je ne parle pas de ceux qui ne comprennent rien). Celui qui prend une décision, bonne ou mauvaise, doit prendre ses responsabilités, et la première d`entre elles, est de répondre aux interrogations de la population. Quand je fais un papier, il n`a aucune implication, sauf d`énerver quelques écervelés. En revanche, lorsque le PRG prend des décisions, il engage la vie d`une dizaine de millions de compatriotes. Il ne faut donc pas se tromper de cible. Maintenant tout régime, quel qu`il soit, possède des soutiens et des adversaires. Je me suis positionné comme adversaire d`Alpha Condé, par philosophie politico-économique, et non pas par coloration ethnique. Je n`ai pas à prouver quoi que ce soit, mais je rappelle aux aigris, que je n`ai pour ainsi dire travaillé qu`avec des malinkés en Guinée, mon éducation ne connait pas l`ethnie, et enfin j`étais membre du Fudec. En revanche, dès lors que mes valeurs ne sont pas respectées, je me dois de m`indigner, que cela plaise ou non. De manière non exhaustive, je défend la libre entreprise (les commerçants en font partie, et il existe des manières bien plus efficaces de les orienter, au lieu de les stigmatiser), les droits de l`homme (on discute, on persuade, on trouve des compromis parce qu`avec le temps, ce sont les accords les plus durables, mais on n`impose pas, ou on ne tire pas à balles réelles sur la foule)... Enfin et je me répète, la RTG ne fait que l`éloge des actions du PRG. Ceux que cela intéresse n`ont qu`à la regarder 24h/24. Ici on vient pour débattre (pas pour insulter), ceux à qui cela ne plait pas, passent leur chemin, c`est tellement simple. Je n`ai pas (et je ne cherche) aucune fonction, en revanche, contrairement à ce que vous dites, j`ai la sensation d`apporter quelque chose (on n`améliore que ce qui ne fonctionne pas). Si vous le contestez, alors faites-le sur des points précis de mon papier, et non sur des considérations personnelles qui n`intéressent personne. Le jour où on y arrivera (en tant que pédagogue, je sais que tout apprentissage prend du temps), on aura fait avancer un peu la cause démocratique.
Fela, mardi 10 mai 2011
Pardi, l éboueur s active citoyenement dans un patriotisme integral a dépolluer des cerveaux comme le tien, complètement embaumes dans un chauvinisme ethnique pathologique dont l horizon intellectuel ne va guere au dela de l unanisme grégaire ou du nanisme politicien qui caracterise une large frange de l elite du pays:.
Fela, mardi 10 mai 2011
OUI Guerrier +++ après que Lansana Conte soit mort de sa belle mort. les tours de bras ne sont que les arguments des faibles d esprit. Faites valoir plutôt votre expertise en la question minière, ainsi nous seront si la loi du plus fort, nous aura apporte un quelconque progrès intellectuelle, morale ou matériel.
mamadou saliou bah, mardi 10 mai 2011
Mr gandhi ! Les chiffres , les faits , les remarques ,les sugestions , en somme votre analyse sur "SIMANDOU " est la meme que celle de BOUBACAR de GUINEENEWS . Pourtant , Boubacar souleve moins de tolle que vous . Il a meme un "droit de reponse " du gouvernement Guineen . A mon avis ( je le connais depuis qu`il est ne )il est plus pondere et ne s`acharne sur personne .Meme pas sur AC dont il n`est pourtant pas " fan " .Je crois que vous devriez vous departir de votre " deception " et apporter le meilleur de vous a notre PEUPLE . Si vous le voulez , vous y arriverez surement . Enfin , c`est votre DROIT de faire comme vous voulez , mais quelques fois on refuse de s`en servir pour obtenir de meilleurs resultats , surtout pour SON PEUPLE . Amicalement!
SCALPEL, mardi 10 mai 2011
@ l`oeil du net " ce qui est fait est fait"? C`est bien là le résumé de 52 ans de lente et douleureuse déchéance de notre patrie. Avec tout ce qu`implique la signature de ce contrat, tout ce qu`on a dit, promis et sacrifié pour cette première élection, C`EST TOUT CE QUE VOUS TROUVEZ A REDIRE? M....alors! Croyez le ou pas mais la bête qu`on immmole c`est VOUS! Le couteau aussi c`est VOUS...
Guerrier, lundi 9 mai 2011
@ Mr Gandhi! Sur ce site, je vous ai demandé une fois de nous dire votre métier. Vous nous avez dit que vous êtes éboueur qui est un beau métier. Mais quand on a comme métier Eboueur, on est mieux placé pour dire comment faire pour rendre la ville propre! Quand on est informaticien, on est mieux placé pour donner des conseils sur le systèmme d`information et ainsi de suite... C`est votre droit de critiquer comme vous voulez mais je préfère croire ceux qui connaissent mieux les questions minières car c`est leur métier. Et vous, donnez nous plutôt des conseils pour rendre nos villes propres!
L`oeil du Net, lundi 9 mai 2011
Juste une question : est-ce que la Guinee a-t-elle effectivement ancaisse les 700 millions pour certains (ou le 0,7 milliard pour d`autres ; en passant y a-t-il une difference entre blanc bonnet et bonnet blanc?) "promis" dans le contrat ou la convention ? Je crois avoir lu sur un certain site que oui, elle l`a fait. Alors une derniere question : le combat devrait-il se focaliser sur comment on a tue la bete ou comment repartir les morceaux de la bete ? De toutes les facons, sans vouloir etre pessimiste, ce qui est fait est fait. Alors tournons-nous vers ce qui devrait se faire pour ne pas qu`on se retrouve "roules dans la farine" une seconde fois, ou si on veut une enieme fois. Merci quand meme au citoyen Gandhi pour l`effort fourni pour livrer cette belle marchandise, edifiante somme toute. Wa salam!
Gandhi, lundi 9 mai 2011
Mr Barry je ne sais pas de quel rapport annuel vous parlez, ni de quels chiffres. J`ai répondu à votre question, à savoir que Shining prospect c`est Chinalco (donc l`État chinois). Je ne vais pas rentrer dans le détail des formes de leur participation (OPSA par exemple), ou comment ils sont passés de 9 à 18%. L`important n`est pas le % exact de leur participation, mais le fait qu`ils maîtrisent le marché, via le contrôle des entreprises qui dominent le secteur, s`étant opposé il y a 3 ans, au rachat de Rio Tinto par BHP Billiton par exemple, et par le fait qu`ils absorbent la moitié de la production mondiale. Les Chinois travaillent pour le long terme, ils sont patients, et ce sont ces données à prendre en compte pour préparer l`avenir, c`est-à-dire élaborer des deals miniers qui tiennent compte de la réalité et des évolutions du marché, plutôt que les apparences.
thierno senturka, lundi 9 mai 2011
Attendons de voir de quoi vont servir ces 700 milions de $.. Quelques mercedes, des villas et des emplettes à Paris... Et on retend encore la main. Bravo le grimpeur !
Alain Bangoura, lundi 9 mai 2011
N`importe qoui!
Barry, lundi 9 mai 2011
Gandhi. Dans le rapport annuel de 2010 (publié en 2011), ce sont mes chiffres qu`ils avancent. On est très loin des votres
alpha, lundi 9 mai 2011
Mr.Barenka Soumah, trouve que le gouvernement guineen a gagné sur toute la ligne I SOUMAH ! Je comprends alors pourquoi certains guineens se sont mis "la corde au cou" pour 5 bonnes années pour un sac de riz ou un paquet de sucre. Mr.SUMAH trouve que $700 millions c`est beaucoup pour une concession miniere de 25 ans. A cette allure, Alpha aura besoin de qlques mangues ou poignées de cacaoettes pour se faire reelire. Chaque peuple produit son chef non ? Mr B.SOUMAH et pauvres guineens. J`estime que ce genre d`article ne s`adresse pas á des gens de votre calibre...sokho Soumah
Oury Baldé, lundi 9 mai 2011
Définitivement cet article de M Gandhi, plus qu’un article au fait, inscrit son auteur dans le marbre…M SNB, M Gandhi vous appartenez à la postérité …Dans un siècle l’histoire continuera à parler de vous. On peut ne pas être d’accord avec M Gandhi pour une raison quelconque qui ne peut être que subjective mais ne pas être qu’admiratif devant ses écrits ne peut relever que de la folie ou de l’autisme( Ce ne sont pas des denrées rares ça , vous en conviendrez avec moi) . Les réflexions que nous livre régulièrement M Gandhi sont de véritables travaux d’orfèvre : Documentation à foison, concision et précision pour se concentrer sur la vérité des choses qui seule compte pour M Gandhi qui ne laisse rien au hasard (un mot, une simple virgule, tout est pesé et soupesé avec délicatesse) d’où découle tout naturellement ce à quoi l’auteur voudrait attirer l’attention du lecteur. Le tout rigoureusement soutenu par une argumentation implacable. M Gandhi devrait donner des cauchemars à ce gouvernent. Et, figurez-vous, il n’a pas fini de faire parler de lui tant que la liberté, la bonne gouvernance seront malmenées dans ce pays. Même traduit à un illettré guinéen, il prendra conscience qu’avec l’affaire Simandou on se doute fort de ne pas s’être fait arnaqué. L’affaire Simandou est ici passée au peigne fin .On ne peut dire mieux. Ah ! Comme ce papier ferraille de façon terriblement véridique… Les mots me manquent pour vous remercier M Ghandi. C’est une chance de vous avoir. Tout simplement bravo et merci.
Ibrahima Kylé Diallo, lundi 9 mai 2011
Ghandi, félicitations pour cet article bien documenté. Vous m’avez devancé par votre commentaire. Ne vous fatiguez pas à parler de cotation boursière à des ignorants qui ne connaissent que la poussière ! Une bourse figée n’en étant pas une, certains seraient bien inspirés de revoir eux-mêmes (pas leurs chiffres puisqu’ils n’en ont pas) mais les chiffres récents des sources sûres ! Merci doyen Bokoum de montrer que le PDE (quel sigle, en effet !) bricole la Guinée avec le reste de sable d’AST. Ce dernier ( qui a crevé il y a plus d’un quart de siècle) prenait nos vies et arrachait nos dents, sans anesthésie, pendant qu’il récupérait ( à quelle fin ?) auprès des « miniers », dites-vous, 350 à 450 millions de dollars par an. En comparaison, que valent réellement aujourd’hui, les 700 millions de dollars qui feront couler beaucoup de larmes ?
Fatoumata, lundi 9 mai 2011
Pendant que nous nous frappons la poitrine et bombons notre torse pour quelques malheureux 700 millions de $, Rio Tinto investit des milliards en énergiem, infrastructure, industrie dans des pays tels l`Australie, la Canada, certains pays d`afrique etc.. Savez vous que des pays comme les USA, la Russie, le Canada, l`australie possèdent autant sinon plus de richesses naturelles que nos pauvres pays (Pétrole, Diamant, Or, fer, Bauxite). Posez vous la question de savoir pourquoi ils ne touchent pas à leurs ressources mais exploitent celles des autres. Sachez que nulle ressource n`est infinie. Tôt ou tard elle finit par s`épuiser. Nous n`avons ni éducation, ni économie viable, ni nation; lorsque nous n`arons plus nos fameuses mines dont nous dépendons tant. Qu`adviendra-t-il de nous???
Youssouf bangoura, lundi 9 mai 2011
J`ai lu et relu pour voir si Mr Ghandi critique seulement ou s`il tente de nous expliquer les tenants et les aboutissants de ce contrat dont Alpha et son gouvernement sonts fiers . Pour peu que je sache, les 700 millions § ne sont pas grand chose par rapport à ce que nous allons perdre dans le futur . En toute logique, Alpha ne devait pas se precipiter pour signer ce contrat, c`est un juriste, il devait éviter de pieger la guinée par ces crapules nommées multinationales. Decidement, le gouvernement d`Alpha ne vaut pas mieux que celui de Lansana conté. On ne voit que le present, on s`en fout du futur, très dommage pour nous .
Gandhi, lundi 9 mai 2011
Mr Barry, premièrement ce n`est pas parce que mes articles sont critiques, que je suppose que les Guinéens (dont je fais partie, ne vous en déplaise) sont des c... Libre à vous d`interpréter mes propos, mais croyez-moi je n`ai pas peur de mes écrits et ils peuvent aller jusque là s`il le faut. Alors ne pensez pas à ma place, vous avez sans doute bien à faire avec vos propres neurones. Par ailleurs, je ne suis pas tourné vers le passé, car je parle de Rio Tinto en 2011. Les premiers actionnaires dites-vous (vous parlez de 2008), sont interchangeables surtout dans des sociétés côtées en bourse, puisqu`ils peuvent changer tous les jours. Shining Prospect basée à Singapour est une filiale de Chinalco (dont l`entreprise américaine Alcoa présente à Sangarédi - le monde est petit - détient une part minoritaire). Aujourd`hui, il vaut mieux acheter des entreprises hyper concentrées qui contrôlent le marché (Valé, BHP Billiton, Rio Tinto pour le fer, Rusal, Alcoa, Rio Tinto pour l`aluminium) que les mines elles-mêmes. On achète des parts de marché (Alcan qui avait racheté Péchiney en 2003 par exemple a elle-même été rachetée par Rio Tinto en 2007). Je ne prétend pas tout connaître mais je pose des questions, et si je me trompe (cela arrive à tout le monde), l`union fait la force, ce que semblent oublier les soi-disants spécialistes miniers guinéens (dont vous êtes ???), qui ne sont pas forcément à jour d`informations, et qui ne nous ont pas montré (faites-le), qu`ils défendaient les intérêts du pays comme il se doit.
Ahmad-Mohamed, lundi 9 mai 2011
Gandhi, il faut être honnête ne serait-ce qu’une seule seconde dans ta vie. Il est temps que toi et tes amis arrêtent enfin de tout politiser en Guinée. Quel dirigeant guinéen a fait mieux que le Pr. Alpha Condé ? Depuis combien de temps notre pays a commencé à gagner un tel montant ? Donc, les Guinéens savent qui est qui et qui fait quoi ? Je n’ai pas envie de rentrer dans les détails. Tu n’es pas fou pour ne pas me comprendre.
Barry, lundi 9 mai 2011
gandhi, il faut revoir tes chiffres. Les premiers actionnaires de Rio Tinto sont Shining prospect (20,05%), puis Blackrock (14,7%), puis Capital Research (5,01%) puis Legal&General (4,03%) et Axa (3,22%). Où vois tu des Chinois là dedans? Nous sommes pauvres mais il ne faut pas nous prendre pour des cons
Jo, lundi 9 mai 2011
Gandhi : La Guinée devait solliciter le concours financier des services des Nations Unies (en particulier le PNUD), la Banque africaine de développement (BAD), et la Banque mondiale ….L’État n’a pas les moyens actuels pour mobiliser les quelques 10 milliards requis pour la construction des infrastructures, mais il peut solliciter des bailleurs de fonds bi- et multilatéraux pour mobiliser sa part de financement…..Si certains se glorifient d`avoir obtenu 700 millions de $, je suis loin de partager leur enthousiasme…>> PATATI PATATA. Voila des genres d’INTELLOS REVEURS qui nous maintiennent toujours en état de pauvreté et de dépendance. Fermez vos cahiers de cours sur le financement des projets, c’est la fin des classes!!!
boubacarmoneneyaya, lundi 9 mai 2011
Guinean, quand le Prof disait: je cite "le guinéen connait rien, mais s`affiche toujours en connaisseur de tout" ne faisait-il pas allusion à lui-même ? Que le Prof fasse travailler son cerveau pour répondre à Gandhi ici à travers un article d’une telle envergure et l’on verra bien qui est l’illustration de sa citation…
Gandhi, lundi 9 mai 2011
Vous brassez beaucoup d`air Mr Soumah (Guinean est un habitué de ce genre de pratiques), mais vous seriez plus efficace, si d`une part vous aviez compris le sens du texte (à part des jugements de valeurs, où sont vos arguments ou contre arguments ? soyez précis, que diable !), et d`autre part je ne prétend pas être un expert des questions minières, mais je pose des questions. Si vous êtes expert, je me ferai un plaisir de débattre. Juste pour vous occuper : la Guinée possède le mont Simandou. En 15 ans, elle a obtenu 700 millions de $, et elle n`obtiendra rien d`autre pendant une vingtaine d`années (en dehors du prix du minerai que les Chinois vont fixer). Par contre Rio Tinto et BSRG en ont obtenu 1,4 milliard + 2,5 milliard de $ (soit près de 4 milliards de $) sans rien posséder d`autres qu`un bout de papier. Cherchez l`erreur !!! Je suis sans doute intellectuellement malhonnête, mais ça ce sont des faits avérés, et quand vous les aurez commentés, alors on discutera de savoir qui est de mauvaise foi.
Georges, lundi 9 mai 2011
@ Barenka Soumah, j`ai le même avis que vous. Chapeau pour le commentaire.
Barenka Soumah, lundi 9 mai 2011
Sauf a vouloir etre malhonnete, on voit qu`il y a beaucoup de recherche (merci a internet) meme si le temps ecoule entre les faits et l`article me fait penser que la gestation a ete laborieuse. Mais on a du mal a voir dans cet article comment le gouvernement guineen s`est fait rouler dans la farine. Avez-vous des exemples de pays qui auraient dans les memes situations obtenus mieux? On a l`impression que cela releve plus de votre opinion que de faits concrets. Ce qui est bien sur votre droit le plus absolu; il ne fallait juste pas nous etourdir avec tous ces chiffres puisque nous parlons d`opinions. Gandhi me fait penser aux Radio Talk Show hosts aux Etats Unis: Ils sont experts en tout mais en realite n`ont de l`experience dans rien sauf dans la polemique estudiantine. Des que le gouvernement pose un acte, peut importe dans quel domaine, on sait deja qu`ils sont contre et qu`ils vont se poser en expert de la chose; le seul suspense est la dose de mauvaise foi, d`approximation et de deformation de l`acte pose qui seront contenus dans ce qu`ils vont dire. Il ne servait a rien de reprendre ce qui avait deja ete dit et repondu dans guineenews. Enfin un conseil amical, guinneeactu n`est pas une salle de classe. L`audience/lectorat est de differents backgrounds et tout le monde comprend que vous n`etes pas un expert des questions minieres mais un polemiste.
Guinean, lundi 9 mai 2011
Gandhi recidive a nouveau en sabotant tout mais en ne proposant rien au retour...il reste tout de meme fidel a sa ligne de marche, donc bravo par ces autres balivernes. NB: comme l`avait dit le Prof Alpha Conde..je cite" le guineen connait rien mais s`affiche toujours en connaisseur de tout" Gandhi en est une illustration de cette citation!
Goundo, lundi 9 mai 2011
Excellente analyse de Ghandi.BSGR a été la pompe à sous de Kassory.ET c`est le drame de la Guinée,ce sont ceux qui ont pillés ce pays qui continuent à trainer le corps ^par terre après abbatu la bete.
Paul THEA, lundi 9 mai 2011
A lire cet article, j`ai presque le vertige;merci Ghandi pour ce travail gigantesque. Pauvre Guinée

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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