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Les élèves les plus doués du Prof Alpha Condé viennent enfin de publier le fameux rapport des audits initiés par Dadis Camara et politiquement instrumentalisés par l’autre, « démocratiquement élu ».
Dans ce rapport de plus de deux cents pages, deux dossiers ont particulièrement attiré mon attention : le chemin de fer Conakry-Niger et Air Guinée.
Ces deux dossiers ont été et son encore les fonds de commerce politique du Prof Alpha Condé et de son parti le RPG. Pour ces adeptes du règlement de comptes politiques …pardon ethnique, l’ex candidat et l’opposant Cellou Dalein Diallo est le responsable du démantèlement des rails Conakry-Kankan ainsi que du bradage de l’ex compagnie nationale Air Guinée.
Le président de l’UFDG continue encore d’être calomnié, vilipendé, insulté et dénigré par des extrémistes à la tête de l’Etat qui ne peuvent vivre que dans les tentions et dans la mamaya.
A défaut de projet politique et de société, le professeur et son clan nous distrait maintenant a travers un remake de Dadis show au palais du peuple et dans les communes de Conakry : le riz jaune, le chemin de fer jaune Conakry-Kankan-Kerouane- Bobo Dioulasso (Burkina Faso), électricité et eau jaune dans 3 mois, hôpital jaune et soins gratuits pour femmes en grossesse et enfants…… du bluff qui cache une incapacité notoire de gestion de l’Etat.
La lutte contre la corruption, une démagogie pure et simple car a ce jour, personne ne connait le salaire de Alpha Conde, de ses ministres et de ses dizaines de conseillers à la présidence. Les ministres et les conseillers du professeur ne sont pas paye depuis leur installation et il semble qu’il est le seul en Guinée à ne pas savoir comment ses commis de l’Etat vivent.
Quand un homme d’Etat veut lutter contre la corruption, le sérieux veut d’abord qu’il publie ses biens, les biens des membres de son gouvernement et de ses principaux collaborateurs au lieu de voir partout la main de son adversaire politique.
Au « 101 » nième jour de son intronisation, le maitre de conférence du palais du peuple, le professeur Alpha Condé continue de nous distraire. Il vient de faire publier sa thèse de président de la république, un document de plus de 200 pages qu’on appel à Conakry « Rapport des audits ».
Air Guinée : un décret présidentiel dissout la compagnie en 2002
Cette entreprise nationale de transport aérien créé au début des années 60 était plutôt un symbole de prestige comme ailleurs partout en Afrique. Jusqu'à sa mort le 12 juin 2002 son déficit chronique était financé par le budget national. Déjà dans les années 80, la Banque Mondiale et d’autres bailleurs de fond du pays conseillaient au président de la république la privatisation de cette entreprise non rentable et couteuse pour les contribuables.
Le 12 juin 2002, un décret du président de la république mettra fin a la vie de Air Guinée, sa dissolution. Ce jour, un certain Mamadou Cellou Dalein Diallo, actuel président de l’UFDG et ancien candidat aux présidentielles de 2010 était ministre du transport et des travaux publiques.
Contrairement aux cliches et mensonges propages par Alpha Condé et son alliance arc-en-ciel, Air Guinée n’a pas été bradé. Elle a été dissoute, liquidé comme plusieurs compagnies aériennes en Afrique et dans le monde : UTA (France), Air Afrique, Sabena (Belgique), Air Sénégal, Air Mali…..pour cause de mauvaise gestion ou de faillite.
Une entreprise dissoute est morte, elle n’a plus d’actif, car son actif appartient à ces créanciers. Le seul créancier d’Air Guinée était l’Etat Guinée. Celui-ci pouvait le céder à n’importe qui et même à un dollar symbolique dans le but de sauvegarder un certain nombre d’emplois ou entre autres des acquis fiscaux.
Si Mamadou Sylla FUTURELEC doit à l’Etat, que cela se règle entre partenaires, mais vouloir harceler politiquement un opérateur économique par ce rapport qui semble être rédigé par un étudiant de premier semestre relève de la comédie intellectuelle. Le patron de futurelec pouvait acquérir les actifs de l’ancien Air Guinée pour un 1 franc guinéen et il ne sera pas pour autant un délinquant. On n’est pas aussi délinquant pour avoir été un commis du gouvernement de Lansana Conté. En Guinée, Alpha Condé tire sur les cadavres.

| | Décret de dissolution d’Air Guinée |
Le Chemin de fer Conakry-Kankan
La construction du chemin de fer commença le 7 janvier à Conakry pour finir le 14 aout 1914 à Kankan. Le dernier train quitta Kankan le 02 mai 1995 avec cinq wagons à destination de Conakry et le voyage dura 30 jours. Soit 20,6 km par jour !!
Presque 100 ans après la réalisation de cette œuvre coloniale, des politiciens malins et revanchards déguisés en auditeurs viennent chercher des poux sur des cranes rasées : selon ce comite d’audits, le démantèlement des rails « par des individus sans scrupule et des groupes mafieux, c’est tout un pan de l’histoire de notre pays qui s’est croule, un patrimoine culturel, historique et humain qui a disparu, la colonne vertébrale économique de la nation qui s’est brise », du coup ce papier s’éloigne définitivement de l’étique fondamentale d’une mission d’audit, a savoir l’impartialité ainsi le tout devient une occasion de régler des comptes.
L’audit ne livre aucune information sur l’état de l’entreprise étatique avant le début de ce travail de vérification. En effet la dégringolade et la mort de la Société Nationale des Chemins de Fer de Guinée datent du départ du colon Français en 1958. A la fin des années 70, cette société n’existait que de nom. Des rails, trains et gares ainsi que les moindres infrastructures de cette entreprise étaient, comme toutes les autres infrastructures du pays vétustes et sans intérêt économique et social.
De quoi s’agit-il ? Le 23 octobre 1996, le PR Lansana Conte signa un décret portant libéralisation de la commercialisation de la ferraille composite, entendez aussi les vieux rails, trains et métaux usés hors d’usage. A cette date, le principal auditeur, Dr Ousmane Kaba était ministre de l’économie, des finances et du plan du Gl Lansana Conte. Sacré Arc-en-ciel !!!!

| | Décret de commercialisation des ferrailles et autres métaux |
Continuer à nous distraire aujourd’hui, hors campagne électorale avec des audits des anciennes entreprises comme le Chemin de Fer de Guinée, Air Guinée et autres est une manière de nous détourner des véritables problèmes du pays.
Auditer des entreprises mortes n’obéi a aucune règle d’éthique ni de déontologie du concept d’audit économique et financier. Ici nous assistons à de simples règlements de comptes politiques.
Nous sommes aussi en train de constater que l’histoire des années de sang et de viol est en passe de se répéter. En effet nous assistons à la totale impunité dont bénéficient les auteurs des crimes les plus graves commis dans le pays entre 2006 et 2009. Des auteurs des crimes du 28 septembre 2009 au stade du 28 septembre à Conakry identifié par une commission d’enquête internationale continuent de bénéficier de la protection du président de la République. Ils occupent des postes stratégiques dans l’administration d’Alpha Condé.
La presse, la société civile et les intellectuels doivent être très vigilant pour barrer la route à toute nouvelle dictature dans notre pays. Quand Alpha Condé commence à organiser des conférences « Bouche ouverte » au palais du peuple, il faut craindre la répétition du régime du PDG.
Les Guinéens attendent un changement positif de leurs conditions de vie quotidienne, les jeunes veulent trouver de l’emploi. Le pays a besoin de sécurité, d’électricité et d’eau. Les discours populistes au palais du peuple n’ont jamais été la solution… et depuis 1958.
Lamine Camara, Frankfurt, RFA
www.guineeactu.com
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