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« La reprise du recensement va coûter à l’Etat près de 500 milliards GNF. Ce montant peut servir à beaucoup de choses, surtout à contribuer à l’amélioration des besoins primaires de la population. Nous venons de sortir d’un recensement, il est bien nécessaire de faire la révision pour corriger les erreurs et ajouter ce qui est nouveau, mais non la reprise d’un nouveau recensement. »
Sidya Touré est manifestement excédé par l’obstination du gouvernement à faire une révision totale de la liste électorale. Un gouvernement accusant le travail de la CENI de crime. Et pour cause ? L’Etat avait payé 120 milliards GNF, les bailleurs de fonds, eux, 30 millions USD, « mais les élections qu’on a vues ne méritent pas d’engloutir tout ce magot. » Faux argument, se défend Sidya Touré qui pense que les priorités sont telles que les 500 millions GNF devraient servir aujourd’hui à d’autres choses. Il l’a exprimé le samedi 5 Juin 2011, au siège de son parti à Matam en présence de ses milliers de militants et sympathisants, le président du PGDP, la présidente nationale des femmes de l’UFDG, la présidente des femmes de la GECI et la présidente des femmes de la coordination de la Basse Côte. Cette position de l’UFR et des autres alliés de l’UFDG rappelle de fait celle de Thierno Saidou Bayo de la CENI qui n’en voit non plus la nécessité : 3 800 mille sont bien enregistrés, 4 cent mille un peu mal enregistrés.
A noter aussi qu’au cours du meeting de l’UFR, Sidya Touré s’est insurgé contre la décision du gouvernement concernant le limonage et le remplacement de certains élus locaux par décret présidentiel : « C’est un déni de la démocratie ». Pour apporter sa pierre à l’édification de la Guinée actuelle, « Nous proposerons la solution de l’UFR pour la sortie de cette situation de marasme économique, social et politique. La solution existe, nous allons la donner sur la base du programme de l’UFR. » Car, après tout, « Le pays a besoin de transparence et de réconciliation pour repartir sur de nouvelles bases.»
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