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Le résultat de cette présidentielle est une véritable escroquerie politique qui s’accommode sans gène de l’indécence morale de l’ethnocentrisme et de l’imposture intellectuelle de la contrefaçon électorale.
Le tout satiné dans un état de siège rouge-sang pour altérer le discernement républicain des citoyens, désabusés par la lâcheté, le décervelage massif d’une armée de bras cassés aux pieds nickelés, vautrée dans la barbarie, la cupidité, et la luxure.
Quid des élections, la démocratie est au bout du fusil en Guinée, n’est-ce pas maitre flagorneur JMD, enivré par les délices du pouvoir ? Il boira le philtre de l'indignité jusqu’à la lie du ridicule. Pauvre Guinée !
Nous sommes désormais pris en otage par une géronto-ploutocratie rampante déshumanisée par le vice, qui n’est ni sage par son savoir encore moins pour son grand âge, qui ignore tout de la sagesse légendaire des grandes civilisations.
Il était couru d’avance, ce scrutin du deuxième tour, aux regards des manœuvres dilatoires qui ont détricoté tout le processus électoral. Pour y nicher le réacteur à propulsion, de la boite à combine « françafricaine » destinée à pré-fabriquer des suffrages sur commande, au mépris de la volonté populaire.
Afin de placer l’opposant « hystérique » au pinacle de notre magistrature : sa chute sera à l’image des hautes espérances démocratiques, jadis, placées en cette élection.
Entre gonflettes des effectifs d’inscrits, détournements de voix, et battue électorale sur fond de terres brûlées par la haine ethnique aux mépris des civilités islamiques séculaires qui ont cimenté ce pays. Sékouba a battu pour son propre compte Prési-Cellou, manu militari dans la rue et dans les urnes, au nom de la loi alpha-léonine de la jungle électorale : Le Général est mort, vive le Général !
Prési-Cellou n’a pas à rougir de sa défaite car son seul adversaire dans ce simulacre d’élection, c’était Sékouba qui a ligué l’appareil d’État contre sa modeste personne !!! La condette a bénéficié d'un extraordinaire coup-de-pouce népotique, informatisé, dans sa débrouillardise présidentielle.
Dans les règles de l'art politique, démocratique, l'histoire retiendra la grandeur d'âme d'homme d'Etat de Cellou pour son loyalisme et le sens de la fraternité républicaine durant cette campagne de toutes les haines. A défaut d'être Président, il doit exiger la primature pour cinq ans, ce ne sera que justice rendue à un pays détruit par la mono- culture de l'autoritarisme en tout genre.
Alpha qui ne recule ni devant Dieu encore moins devant les hommes, n’est qu’un piètre épouvantail dans ce champ de ruine qu’est devenue la Guinée. Il ne va pas tarder à étaler son incompétence et son nombrilisme vertigineux, et faire les frais d’un exécutif dyarchique scellé dans la confusion idéologique des genres et la défiance réciproque d’une curée de profiteurs connus de tous.
La fratrie népotique cédera sous l’empire des ambitions mégalo-mythomanes pour qui connaît les protagonistes : les Guinéens paient au prix fort de leur sang cette illusion démocratique du changement.
On se rappellera aux bons souvenirs de Dadis car nous allons vers une nouvelle tragédie dynastique, entre un Sékouba cliniquement atteint et un Condé à l’orée de la sénilité qui sera vite dépassé par les charges de la fonction. Ceux qui se grattent encore le nombril d’avoir un des leur à la tête d’un état déconfit et qui ont fait de la foulanophobie un fonds de commerce politique, en auront un mi-mandat, pour leurs rêveries puériles et autres niaiseries impériales.
Quel triste destin que celui de Condé, improvisé démocrate, tenu, désormais comme un vulgaire autocrate, d’emprunter la coursive dérobée des élections, jonchées de cadavres pour accéder à la chaire magistrale de notre « ndoumbélane politique» national: il va apprendre sur le tard le métier de président mais pire, sur le tas. Pauvre Guinée !
In fine, la grande lessiveuse françafricaine, M. Sangaré, au-delà de la foi de charbonnier de Cellou en la toute impartialité de Sékouba. Vous avez trahi, déshonoré votre pays, plutôt, toute l’espérance africaine de démocratie, sur l’autel de sordides besognes pécuniaires. A votre décharge Cellou n’aura engrangé que 3% des suffrages de plus pour le second tour, c'est une insulte l’intelligence de l’humanité démocratique entière.
Qu’on arrête de nous seriner que le report de voix n’a pas eu lieu, d’autant plus qu’il apparaît à ceux qui ont encore une once de civisme, de dignité et de lucidité, que les suffrages ont été informatiquement volatilisés dans l’intérêt exclusif du lugubre « condoboy » du western électoral scénarisé et mis en scène par un Sékouba complètement à l'ouest: l'aiguille recherchée n'est point dans la meule de foin mais planquée sous les bottes du Général.
Par delà, le "sydiagate", il tente, désormais, laborieusement, de vendre à une opinion condéphile plus que sceptique des leurres de leur tricheur de champion et à une certaine presse sous perfusion financière, l'hypothétique postulat TSF ou TSC pour légitimer à posteriori ses forfaitures électorales: les Guinéens, ont dans la réalité des urnes, plébiscité Prési-Cellou.
C’est incroyable ce que l’argent, les femmes et le pouvoir peuvent faire des hommes et de leurs vices, foin de leur foi ! L’épée de Damoclès de l'être suprême veille, pointe son courroux sur la Cour suprême:" Mo bé koudé moung dowtay dung lahira"
Après les Togolais, les Gabonais, les Sénégalais, aujourd’hui les Guinéens, en attendant que la Côte d'Ivoire n'implose, place aux Burkinabés qui vont vivre leur énième tragédie électorale.
Les Africains continuent de faire les frais d’un angélisme béat mariné, enfariné dans des farces démocratiques à la Pyrrhus : les velléités démocratiques se meurent aux pieds des dictateurs.
Nous savons, désormais, que nous n’avons pas un problème ethnique mais un énorme problème de leadership capable de s’affranchir de la bêtise humaine. Après les scores soviétiques des partis uniques et iniques, nous voilà peuples d'Afrique, désormais à l'épreuve de scandales anti-démocratiques: des Président-hackers, adeptes de piratages informatiques des urnes.
Hier ils vendaient les états unis d’Afrique, aujourd’hui ils flouent les faibles d’esprit avec l’émergence économique sans vous donner les moyens politiques de votre délivrance et émancipation économique.
Alpha Oumar Fela Barry, Paris
PS : TSF : Tout sauf Foutah, ou TSC : Tout sauf Prési-Cellou.
www.guineeactu.com
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