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Où sont les bonnes actions du "vrai type" de la transition ? Parcourez ses sinuosités politico affairistes teintées d’une bonne dose d’irresponsabilité et de parti-pris. Vous n’en trouverez point une seule qui soit appréciable et profitable au pays qu’il a hélas la charge de gérer, à partir des ruines laissées par le "faux type" de Ouaga. On avait pourtant cru en lui, vu les contours sociaux que prenait la gestion autocratique de l’actuel hôte encombrant de la capitale burkinabé.
Aujourd’hui, Sékouba Konaté est tout sauf celui en qui est porté une grande confiance pour sa la responsabilité historique qu’il aurait dû prendre au cours de cette fameuse transition appelée de tous les vœux. Des mois après, l’on conviendra aisément qu’il est loin d’être l’homme de la situation. Car, c’est sûr qu’il aura honte de ses plus belles actions si le monde voyait tous les motifs qui les ont produites. On ne remontera pas jusqu’à la prise du pouvoir suite au départ somme toute salué de son ami qu’il qualifie aujourd’hui fort étrangement, de faux-type. Sékouba Konaté n’a point joué son rôle de garant de la paix et de la quiétude sociales. En effet, des citoyens sont à maints endroits attaqués dans leurs domiciles, dépossédés de tout, tués, violés, etc. Pendant ce temps, lui, il est entre deux avions par la grâce du contribuable guinéen. La Ceni a entretenu une pagaille historique qui a fini par imposer une structure bicéphale (condamnations spectaculaires des membres de la Ceni par un juge qui devrait retourner à l’école). Sékouba Konaté est là, en témoin des faits. Il aura fallu un pourrissement pour qu’il ait la responsabilité fade de trancher (?).
Son mutisme coupable et son indifférence en disent long sur ce que des Guinéens devraient attendre à l’issue de la présidentielle. Une présidentielle émaillée de drames en Haute Guinée. Pas de condamnation, pas de limogeage de responsables administratifs, pas un seul mot à l’endroit des Guinéens réfugiés sur le territoire de leur propre pays. Le spectacle désolant des "empoisonnés" guéris par des féticheurs (?) a en revanche mobilisé des faiseurs de rois y compris le cercle présidentiel. Où en est-on avec les auteurs supposés de l’incendie qui a ravagé le matériel électoral ? Et ceux qui ont volé les ordinateurs de la Ceni ? Où en est-on avec les enquêtes des intoxiqués de l’Arc-en-ciel ? Pourquoi, Sékouba Konaté n’a-t-il pas réagi par rapport à la coordination du Manding venue alors pour menacer de « retirer leur candidat » ? Non ! Cet homme-là est venu au pouvoir pour s’enrichir et faciliter la montée en puissance de la haine et de la rancœur. A cause de sa fausse neutralité frisant une honteuse irresponsabilité. C’est sûr que Dadis aurait mieux fait, n’eût été le penchant de l’impulsif pour le pouvoir. Peut-être, comme il avait dit aux leaders politiques d’attendre fin 2010 pour la présidentielle, qu’il aurait mieux réussi cette joute. Loin de son ami, devenu par l’ivresse du pouvoir un vrai faux-type, il risque d’ailleurs de se faire rattraper par la CPI, en mordant à l’appât d’Alpha Condé : Etre ministre de la Défense nationale. Qui sera le 3e larron ?
Mouctar Sow
www.guineeactu.com
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