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Malgré l’ambiance politique en demi-teinte ce matin au réveil, en dépit de la « neutralité » suspecte du Général Konaté avec la bénédiction de JMD, le ferme dessein de Louncény Camara de porter Alpha Condé à la présidence de la république, nonobstant les interminables bisbilles entre Cellou et Alpha et le grand bazar à la CENI, j’ai fait un rêve… J’ai rêvé au triomphe de la vérité et de la paix en Guinée au second tour de la présidentielle. J’ai surtout souhaité qu’ils (Konaté, JMD, gouvernement, ces nombreux terroristes financiers en col blanc de la Guinée qui souhaitent demeurer éternellement dans l’anonymat) ne nous ont pas laissé les caisses de l’Etat complètement à sec malgré leur carnage financier déjà. J’ai rêvé que le soir du 24 Octobre 2010 - jour du second tour de l’élection présidentielle - était jour de fête en Guinée : Le ciel illuminé de milles feux d’artifices se confondant avec les étoiles dans le firmament ; les Guinéens, joyeux, célébraient la victoire du peuple, la victoire de la démocratie, leur président véridiquement et librement élu enfin… Ce spectacle pyromusical encensé d’un air exquis presque sensuel m’hypnotisait de bonheur. Partout sur la terre bénie de Guinée, de Conakry à Panziazou, de Youkounkou à Farmoriah, de Niagassola à Fangamadou, de Kankan So Kono à Fadama, de Longory via Peguety-Santou, de Sarébaido, en passant par Timbo, Bhouria, Kankalabé jusqu’à Maréla, on avait voté sans violence ni heurt aucun, comme des grands. Nous nous réjouissions que les élections se passassent bien, enfants de notre Guinée libérée en marche inexorablement vers la démocratie et le bien-être. Tous rassemblés, les manches retroussées déjà, à l’assaut des défis qui nous attendent, et prêts à rectifier le faux pas regrettable des 52 ans d’indépendance ratés.
Non ! Je vous dis, ce n’est pas une chimère, ce n’est pas une vision. Aucunement je n’étais possédé, je n’ai pas rêvé debout non plus. C’est bien un ‘’bon rêve ‘’ que j’ai fait hier. Je l’ai bien vu de mes propres yeux, Alpha Condé et Cellou Dalein n’ayant pas contesté les résultats au lendemain de l’élection, tout sourire, se congratuler, se téléphoner, se donner des accolades, multipliant les messages de paix et d’amour, condamnant solennellement tout acte de violence, reniant tout haineux ou violent des leurs, s’engageant à travailler main dans la main pour leur cause commune – le progrès de la Guinée.
J’ai rêvé aussi que le Général Sékouba Konaté, en ange gardien de la patrie, jusqu’au bout ne s’était pas départi de sa « neutralité », s’étant bien assuré d’avoir passé le relais à une main sure sous de bons auspices. Je l’ai vu le Général Konaté, grand, debout, exhortant, demandant des gages, priant, suppliant presque son successeur de nous mener, peuple de Guinée, à bon port.
Pas besoin de consulter un mage ou l’interprète des songes, je n’hallucine pas. Croyez-moi ! Tout était si distinct dans mon songe : « qu’un jour, tout vallon [de prospérité] sera relevé, toute montagne[de pauvreté ] et toute colline [d’illettrisme] seront rabaissés, tout éperon [d’ethnocentrisme] deviendra une pleine [vétuste], tout mamelon [de faim] une trouée [oubliée], (…) nous serons capables de transformer la cacophonie de notre nation discordante en une merveilleuse symphonie de fraternité (…). Nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, en sachant qu’un jour nous serons [développés et heureux chez nous] (…). Mon pays c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante, pays ou reposent nos pères, orgueil du pèlerin, au flan de chaque [bout de terre de Guinée que sonne désormais la cloche de la démocratie, du bien-être et du progrès à jamais …] (1)»
Oh ! Que je suis tout heureux aujourd’hui, comme MARTIN LUTHER KING, d’avoir fait un rêve qui se réalisera, car j’avais fait ma prière la vieille.
Amadou Oury Baldé Etudiant Guinéen en France Correspondant de yalosse.info
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