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Le second tour de l'élection présidentielle en Guinée sera organisé le 24 octobre, près de quatre mois après le premier, selon un décret présidentiel lu lundi soir à la télévision publique.
"Sur proposition de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), le président de la République décrète: article premier, les électeurs sont convoqués le dimanche 24 octobre 2010 pour le second tour de l'élection présidentielle", selon le texte officiel.
Ce second tour devait initialement se tenir le 19 septembre mais avait été reporté quatre jours avant le scrutin. La Céni avait alors invoqué des problèmes d'ordre logistique et technique. Puis les institutions de la transition étaient apparus désunies et la Céni profondément divisée.
Deux civils sont candidats, après un demi-siècle de régimes autocratiques: l'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo qui avait obtenu plus de 43% des voix au premier tour et l'opposant historique Alpha Condé qui avait rassemblé 18% des suffrages.
En direct à la télévision, le secrétaire général de la présidence, le ministre Tibou Camara, a évoqué "une très bonne nouvelle qui était attendue avec beaucoup d'effervescence, beaucoup d'espoir mais également avec de plus en plus d'impatience" par l'ensemble des Guinéens et la communauté internationale.
Il a alors présenté le général Sékouba Konaté comme "un homme de parole, également un homme d'honneur" qui "fait ce qu'il dit et dit ce qu'il fait".
"En fin de compte, au cours de sa session plénière d'aujourd'hui, la Céni a pu s'entendre sur une proposition de date qui a été soumise au président de la transition à 19H25 exactement, et à 19H26, le décret a été signé par le président, une minute après", a-t-il affirmé.
"La fin du suspense est arrivée", a ajouté Tibou Camara. "Cette date est celle du 24 octobre 2010 qui a été retenue et qui permettra enfin aux Guinéens d'élire démocratiquement leur président et de mettre fin à cette atmosphère lourde que notre pays a connue", a-t-il ajouté.
En janvier, à Ouagadougou, l'ancien ministre de la Défense de la junte, Sékouba Konaté, s'était engagé à organiser, dans un délai de six mois, une élection à laquelle ne participeraient pas les dirigeants sortants ni aucun militaire.
Le premier tour avait eu lieu le 27 juin, mais plusieurs partis avaient alors dénoncé des irrégularités et des fraudes. Puis la campagne électorale avait été suspendue suite à des violences, les 11 et 12 septembre, entre partisans de MM. Diallo et Condé.
5 octobre 2010
AFP
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