lundi 10 août 2009
Second plaidoyer pour une élection présidentielle rapide
Mamadou Billo Sy Savane

Les forces dites vives (associations, syndicats et parfois Partis politiques) ont imposé un chronogramme, avec semble-t-il l’assentiment implicite de nos compatriotes, ou plus exactement de ceux qui se sont constitués en groupes de pression. La Société Civile dans toutes ses dimensions a fait preuve de détermination. C’est une première. L’énergie déployée est louable. Mais les tergiversations délibérées du CNDD et la duplicité contrainte ou délibérée du chef de la junte ont engendré des retards. C’était d’ailleurs le but visé par le clan militaro-ethnique du commandant Moussa KEITA secrétaire permanent du CNDD. Dans l’immédiat, on peut dire qu’il a atteint le but qu’il s’était fixé. Reste celui de l’immense majorité du pays.

 

Cela dit, il y a des ambiguïtés à lever quand à la notion de « Forces Vives » et de ce que doivent être la place et le rôle des groupes qui la composent. Le chronogramme est correct, mais le nombre et l’ordre dans lequel les élections devront se faire, est à mon avis discutable, peut être même dangereux.

 

Référendum, élections législative et présidentielle.

 

Les modes d’expression ainsi proposés à nos concitoyens sont tous souhaitables, utiles, nécessaires, parfois indispensables. Ils constituent les seules procédures acceptables qui permettent à une communauté humaine organisée, quelle que soit son extraction sociale, son appartenance ethnique, religieuse, culturelle… de révéler pacifiquement ses préférences lorsqu’elle est confrontée à la multiplicité de l’offre politique. Nos compatriotes n’y échappent pas. En tout état de cause, ils savent voter. Ils savent reconnaître la ou les personnes crédibles susceptibles de leur proposer un projet allant dans le sens de l’amélioration de leur condition de vie.

 

Les populations guinéennes ont une idée précise de ce qu’ils veulent ou ne veulent pas. Personnellement, je n’ai aucun doute, ni inquiétude sur ce plan Ils sont dans l’attente de pouvoir désigner eux-mêmes, librement dans la transparence, la liberté et l’honnêteté, la personne qui devra incarner la Direction Politique du pays pour une certaine durée. Inutile de chercher à s’y soustraire par de petites combines indignes. Plus on recule l’échéance, plus l’impatience grandit et la colère avec. Car, il apparaîtra alors clairement que quelques bandes ethniques militarisées installées au camp Alpha YAYA, entendent conserver par la violence, le pouvoir que le pays refuse de leur confier. Ce sentiment est déjà perceptible dans les villes et campagnes.

 

Faut-il pour autant une cascade d‘élections ?

 

Actuellement, le pays n’est ni incarné, ni gouverné. Il continue d’être pillé, humilié et traîné dans la boue. Une ou deux bandes armées conduites par les PIVI, Sékouba KONATE, Moussa KEITA ou Tiégboro CAMARA et d’autres, ne sont pas la Guinée. Les incessantes exactions qu’ils infligent à nos populations créent peut être une soumission apparente, mais n’efface pas le désir d’en découdre avec cette bande ethnique militarisée. Et la détermination à désigner par un vote libre et transparent celui ou celle qui doit occuper la Magistrature Suprême reste intacte. Ce qui nous renvoie à la question de l’élection présidentielle. Mais, précisons d’abord ce que devrait être la place de chacune des composantes des « forces » dites vives.

 

La notion de « force vive », pour utile qu’elle soit, est porteuse de confusion quant au rôle qui revient légitimement à chacune de ses composantes. Alors, quelles sont ces composantes ?

 

Il y a d’une part ce qu’on appelle les organisations de la Société Civile (associations, syndicats, organisations humanitaires, …), et les Partis Politiques vrais, représentatifs de l’ensemble du pays. On peut être d’accord ou pas avec eux. Je désapprouve la démarche et la philosophie de certains d’entre eux. Mais, il est incontestable qu’ils sont tous plus légitimes que le CNDD et le gouvernement à parler au nom du pays. Ils ont des militants qu’ils n’ont pas contraint à les rejoindre. Ils sont capables de mobiliser leurs éventuels électeurs. Ce que ni la junte, ni le gouvernement ne sont en mesure de faire sans puiser dans les ressources publiques ou violenter les populations.

 

La junte n’a ni projet, ni adhésion populaire. Elle utilise les ressources et les armes contre ceux qui les ont produites par leur labeur, c’est-à-dire nos populations. Par ailleurs, certains commandants laissent entendre que si on exigeait d’eux des élections maintenant, ils livreraient nos populations aux hommes de troupe dont chacun sait que ce sont pour la plupart, des drogués et des criminels. Le commandant Moussa KEITA secrétaire permanent du CNDD et certains autres commandants sont sur cette ligne. Ce qui me fait dire que la junte est IMMORALE, et que le CNDD l’est tout autant. Je le maintiens. Je souhaite que tous nos compatriotes, quelle que soit leur appartenance, se convainquent de cela et se posent par exemple les questions suivantes :

 

-     Pourquoi le CNDD parlerait-il au nom du pays ? De qui tient-il ce droit ?

-     Dadis signe ici et là, des contrats et des décrets comme si le pays lui en avait donné l’autorisation. En quoi sa signature engagerait-il la Guinée ? Nos compatriotes, faute d’éducation ou par insuffisance d’éducation, ont l’air de croire qu’un décret est de nature « divine ».

 

Les partis politiques représentatifs vrais, ne sont pas aussi nombreux qu’on le prétend. Il n’y en a pas plus de quatre ou cinq. Les autres, tous les autres, ne sont que des sigles et récépissés ministériels. Il suffit de se rendre à Conakry, y faire une visite nocturne au camp Alfa YAYA. Le CNDD vous délivre un récépissé et un sigle de « parti politique ». Exemple : quelques Guinéens, un peu fatigués de Paris se font recevoir par Dadis. Ils reviennent à Paris, pourvus d’un sigle et d’un récépissé. Et hop ! un communiqué balancé sur le net, on s’auto-désigne président d’un parti dont on est le seul et l’unique membre.

 

Il en va ainsi exactement à l’intérieur du pays. Résultat : il y a plus de « partis politiques » que de sièges de députés à pourvoir. Fait unique en Afrique Noire.

 

La Société Civile (syndicat, association…) n’a pas vocation à fixer le calendrier politique d’un pays, même si c’est la Guinée. C’est le rôle exclusif et légitime des partis politiques représentatifs. Un ou une syndicaliste, un ou une présidente d’association n’incarnent que ceux dont ils tiennent leur mandat. La syndicaliste ne représente que ses adhérents.

 

En Guinée, il me semble nécessaire de relativiser la notion de syndicat et de syndicaliste. Encore une fois, le syndicalisme est inséparable des rapports de travail de type salarial. D’un côté l’employeur, de l’autre les salariés dépourvus de moyens de subsistance autre que son travail ou sa force de travail ; le tout s’inscrivant dans le cadre d’un contrat de travail. Or chez nous, mise à part l’administration ruineuse, il n’y a pas de travail salarié. Les entreprises y sont marginales. Les supposés « opérateurs » économiques ne sont pas des entrepreneurs. Ce sont des « négociants » liés aux fonctionnaires, c’est-à-dire à l’administration. L’essentiel de leurs activités se limite à l’importation de pacotilles asiatiques. Pour cette opération, ils emploient les membres de leurs familles. Le salariat est donc très marginal. Si à cela on ajoute que les syndicalistes sont presque toujours nommés par les gouvernements auxquels ils sont eux-mêmes liés par des liens de parenté, alors, on voit aisément en quoi il est stupide de demander par exemple à une syndicaliste de fournir la liste des personnes « ministrables » ou premier « ministrables ». Les salariés sont ultra-minoritaires en Guinée. S’il est normal de consulter des syndicats, il est incompréhensible que des syndicalistes se prennent pour des hommes et femmes politiques. Il y a là un mélange de genre malheureux. Mme Fatou BANGOURA est une militante politique. Elle est une notabilité du RPG. En cela, elle est respectable. Quand Mme Rabiatou Sera DIALLO se déguise en syndicaliste pour louanger le CNDD et Moussa Dadis, il y a un problème.

 

Au total, selon moi, seuls les partis politiques représentatifs ont à fixer le calendrier et l’ordre des élections. Car leur finalité, c’est de conquérir le pouvoir en vue d’appliquer la Politique qu’ils croient bien pour leur pays. En acceptant le mélange de genre, ni Sidya, ni Alpha Condé, ni Cellou Dalein, ni FALL et les autres n’ont joué leur rôle normal d’hommes politiques. Les syndicats et associations doivent rester dans leur périmètre, à savoir demander des concertations aux partis et hommes politiques représentatifs, susceptibles d’arriver au pouvoir, ou se contenter des revendications catégorielles. Mais ils ne représentent en aucune manière le pays.

 

Alors, se pose la question de savoir quels sont les partis politiques représentatifs ?

 

Les élections passées ne sont pas pertinentes pour déterminer la représentativité d’un parti. Mais certains indices solides permettent de dire que tel parti ou tel autre est représentatif ou pas. Exemples : Personne ne peut nier qu’une fraction du pays se reconnaît dans le RPG. M. Alpha Condé a effectué plusieurs tournées électorales à l’intérieur du pays. L’U.F.R. a tenu une convention à Conakry il y a quelques semaines. L’affluence des délégués et d’invités extérieurs y étaient indiscutables. Son président, Sidya Touré a fait plusieurs tournées politiques à l’intérieur du pays, à la satisfaction de nos compatriotes. Son parti a des élus locaux dans l’ensemble du pays. M. Cellou Dalein va organiser dans quelques jours le congrès de son parti (U.F.D.G.). Sa tournée à l’intérieur du pays a été illégalement interrompue par le clan militaro-ethnique du commandant Moussa KEITA. Il y a donc des partis représentatifs.

 

Dans la configuration sociopolitique actuelle de notre pays, selon moi, on devrait plutôt s’attacher à organiser l’élection présidentielle avant la fin de cette année. Pour des raisons pratiques et de fond.

 

Sur le plan pratique :

 

L’élection présidentielle est moins compliquée à organiser. Elle est à notre portée (du point de vue coût financier). C’est même la seule que le pays est en mesure d’organiser sans être obligé de solliciter le concours financier extérieur. Et s’il en fallait un, certains pays et institutions internationales ont déjà exprimé leur bonne disposition. La Guinée-Bissau, en dépit du chaos (massacres de chefs militaires et présidents…) a quand même organisé une élection acceptable. Nous serions plus incapables que la Guiné-Bissau ? Réfléchissons-y.

Le souhait à mon avis raisonnable de nos compatriotes est que le nouveau président, quel qu’il soit, entre en fonction dès la première semaine de Janvier 2010.

 

Les arguments de fond :

 

Il n’est pas normal qu’un pays comme le notre reste sans Direction Politique identifiée. Une bande militaro-ethnique n’en est pas une. L’élection d’un nouveau Président de la République est donc indispensable avant toute autre élection ou référendum. C’est là où apparaît ce qui selon moi est une erreur grave et dangereuse. Vouloir faire d’abord des législatives, ensuite la présidentielle, c’est changer presque clandestinement la nature du régime. Certains craignent que les « prédateurs » vrais ou supposés se battissent une immunité parlementaire. Peut être. Mais cela me paraît secondaire, presque sans importance. Le plus grave, c’est la possibilité de créer la paralysie probable du nouveau Président élu. Or, il aura besoin d’une majorité pour appliquer le programme sur lequel il aura été élu. Si à son arrivée il ne l’avait pas, il dissoudrait bien évidemment l’assemblée nationale, pour demander une majorité qui lui est favorable. Il sera donc mis en situation de conflit dès le début de son mandat. Or, c’est dans la stabilité que les projets économiques viables peuvent surgir.

 

Selon moi, il faut le mettre en situation d’organiser lui-même les élections législatives, dès après son installation. Puisqu’il aura en charge la Direction Politique du pays, il sera tenu responsable de tout dérapage (trucages, falsifications des résultats au profit de ses amis ou de son parti…). Commencer par les législatives, est une démarche incohérente. A qui Dadis rendrait compte ? Il n’a reçu aucun mandat de personne.

 

L’élection présidentielle d’abord, ensuite l’élection législative. Vouloir inverser cet ordre, c’est créer artificiellement le terreau d’une instabilité inutile. Ce qu’il faut, c’est expliquer, encore explique que la Démocratie commence par le respect de ceux qui n’ont pas eu la majorité. En clair, la démocratie, ce n’est pas seulement le droit de vote, c’est l’impérieuse nécessité de respecter scrupuleusement les droits, tous les droits de ceux qui ne sont pas au pouvoir.

 

 
Mamadou Billo SY SAVANE

 

 

www.guineeactu.com

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Vos commentaires
conde, mercredi 19 août 2009
merci mr savane en tant que prof vous jouez votre vrais de role de prof sur le net des sujets de dissertations a debattre. en cela vous different de autres personnes vous connaissez tres bien le pays ;et les maux dont souffre ce beau pays. continuez continuez mes encouragements.
Amadou Diouldé BAH, mercredi 12 août 2009
Très bien vu,Ollaid.Le cas spécifique de la guinée nécessite les elections legislatives avant les présidentielles. La Guinée est encore, comme en 1958 et en 1984 à un grand carrefour.On ne doit plus se tromper.Il nous faut un choix judicieux et mûrement réfléchi.
Ollaid, mardi 11 août 2009
Je suis d’accord avec vous Mr/M. Sy savané sur votre logique qui tiendrait la ‘’route’’ n’eut été la Guinée. Nous ne savons pas qui sera président de la République et cela est important car comme vous le savez, nos leaders sont tous, plus ou moins, ‘’dictateur’’ (ils auraient le monopole de la vérité et de la compétence) : combien se font réélire régulièrement à la tête de leur parti ? Si la constitution n’est pas rééquilibrée en défaveur du président qui nomme par exemple tous les membres des institutions comme la Cour Suprême par exemple, nous allons lui donner tous les pouvoirs en espérant qu’il va se comporter en démocrate en permettant que ses pouvoirs soient limités. J’en doute fortement ; pas en Guinée d’aujourd’hui. Si avant la présidentielle, la CENI et ces institutions sont indépendantes du chef de l’Etat, alors OUI pour votre proposition ! Par contre, des députés élus seront certainement de tous bords et plus fiables pour faire les changements nécessaires qu’une seule personne. Les députés choisis par le peuple auront une légitimé que Dadis n’a pas. Il devra se contenter (vœux pieux ?) d’assurer la sécurité du Pays et contenir l’Armée pour une période la plus courte possible pour organiser la présidentielle. Autrement, en compromis il faut organiser les législatives et présidentielles dans la même semaine. Mais remettre l’avenir de la Guinée entre les mains d’une seule personne, le risque est trop grand pour être pris : imaginez Kouyaté ou un autre PDGistes (ils sont bien organisés et plus déterminés que nous, il ne faut pas les sous-estimer !!) président, c’est lui qui va permettre la démocratie ? Astafoulaye ! Une constitution bien équilibrée (pas copiée ailleurs) devrait permettre au Président de travailler avec ou sans majorité parlementaire.
Lamarana Diallo dit John, mardi 11 août 2009
Mr Savané vous donnez raison aux gens qui disent que vous roulez pour Sidiya Touré car personne parmi ces anciens dignitaires de conté ne peut dire qu`il s`est enrichi sur le dos du pauvre Guinéen et aujourd`hui ils prennent cet argent pour venir dire qu`il vont se présenter aux élections... mais on dit toujours le bien mal acquis n`en profite jamais... les Sylla et consort n`ont qu`à venir dilapider l`argent qu`ils ont volé au peuple... mais ils passeront tous dans le même cas que Kanté et l`ancien 1er ministre Souaré ils repondront tous de leur magouille... vous nous faites honte en disant que les partis qui sont en Guinée sont représentatif mais sachez que tous les gens qui ont fait du mal à la Guinée le paieront un jour... vive les audits et dehors les voleurs...
Kourouma Ibrahim, mardi 11 août 2009
Vous me decevez lorsque vous jetter l`approbe sur les syndicalistes; ils sont plus représentatifs que les partis poltrons qui peuplent le paysage politique guinéen. Les centrales syndicales ont réussi un coup de maître en 2006 et 2007 lorsque tous vos aimés leaders étaient sous leurs matelas transis de peur. Pendant ces moments historiques, M. Savané dites moi tous les poltrons que vous citez aujourd`hui où étaient ils? Justement c`est parceque le pays manque cruellement de personnes capables (au regard des pretendants au fauteuil présidentiel) pour le diriger que les guinéens hésitent à chasser Dadis du pouvoir. Dans ce magma de politichons pourris dites moi le nom d`un seul capable de sortir ce pays de l`ornière. Raby aujourd`hui candidate à l`élection présidentielle a dix fois plus de chance de l`emporter que tous ces politichons réunis car elle au moins a prouvé ce dont elle est capable. Lorsqu`elle bravait à la bourse de travail les contingeants de bérets rouges vous vous étiez tranquillement assis dans votre salon en écoutant les new sur la BBC certainement. SVP apprenons à respecter ceux qui font notre histoire dans le positif et non faire la publicité de politichons pourris qui ont jusque là bruillé uniquement par leur malhonétété et incompétences.
Bangaly Traore, lundi 10 août 2009
Mr Savané,ma question pourquoi c`est toujours sekouba,pivi et moussa keita,mais aucun mot sur le colonel korka Diallo ministre et membre de cndd.
TOURE, lundi 10 août 2009
Votre analyse est certe pertinent mais voila ce cas de figure n`est guére facile a pratiquer dans notre pays la Guinée -Conanakry n`est pas la Guinée-Bissau, quant nino et son chef d`Etat`Major furent tués il y avait une assemble nationale dont les mandats couraient encore, il y avait une constitution qui rejissait la problematique des vacances du pouvoir. Mais la guinée n`etait pas dans ce cas de figure les mandats des députés était expirés et la constitution tripatoullée alors Monsieur fallait-il laissé Monsieur Somparé et le PUP organiser les elections dont tout le monde savait quel resultat cela aurait abouti , lavènement de ces militaires etait salutaire mais les partis politique ont manqué leur rendez-vous avant de fixer le chronogramme il aurait fallu proceder le toilettage de la constitution et eviter les présidence a vie cela n`aurait pas pris plus de trois mois et là il aurait té beaucoup plus facile de fixer un chronogramme. Dans l`état actuel de notre pays quelque soit le type d`election ce qui viendront au pouvoir confisqueraient le pouvoir sans espoire d`alternance politique et ce qui nous menera tout droit a un autre coup d`etat militaire.Pour le groupe des force vive je suis d`accord avec vous il y a melange de genre que la societé civil et les syndicat s`unisse un forum ou une organisation civile ne peut être que benefique pour la population mais c`est une erreur de melanger ces deux organisation avec les parti politiques cela demontre combien de fois les partis politiques en Guinée sont Faibles car ils ont tendence a se reposer sur ces deux organisations pour defendre leur cause ce qui nous met dans une situation chaotique
ABDO P, lundi 10 août 2009
Sachons qu’un prolongement de l’échéance électorale ne peut que renforcer la hantise des gouvernants actuels a occuper les fauteuils au mépris de la pauvre Population. Une élection anticipée avec des civils intellectuels vaut mieux qu’un pouvoir tenu par des pseudos militaires aux instincts brutaux. Si ces militaires étaient de bonne foi, ils pouvaient initier des textes excluant tous les prédateurs de la course présidentielle ce que le Peuple apprécierait a valeur de lois. Ne donnons aucune chance à l’implantation d’une nouvelle dictature militaire. Non aux prédateurs mais surtout non a la dictature militaire, Oui au compromis par l’acceptation d’ un intellectuel patriote éclairé de quelque bord qu’il soit.
Moussa CONDE, lundi 10 août 2009
Mr Savané je ne sais pas si vous voulez vendre la Guinée aux faux politiciens comme Cellou Dallein, Sidiya Touré, Fall ou Alpha Condé mais svp arrêtez de racontez n`importe quoi car nous guinéens qui vivons En guinée et qui connaissons les réalités nous ne voulons pas de tous ces voleurs De la République... Qu`est ce que vous voulez d`ailleurs? Dites le nous? Vous N’aimez pas la guinée alors, car vous voulez que des voleurs viennent nous Gouverner? C`est ça? à vous et restez dans votre villaine et car là-bas à Mangers du camembert pourri..... allez y faire des élections alors si vous Voulez...
Lamarana Diallo dit John, lundi 10 août 2009
Mr Savané vous revenez aux gallos comme si vous ne voyez pas ce qui se passe en Guinée... arrêtez de vous faire des idées reçu sur les élections en Guinée... Qu`à même qui est le candidat qui peut venir faire quelque chose alors qu`ils ont tous pillé le pays à un moment ou un autre... que ce soit Sidiya votre ami ou Cellou, kouyaté, Sylla, Kassory... ayez pitié de la Guinée qu`à même pas ces gens là.. faut pas que votre analyse subjective ou votre relation avec Sidiya vous pousse à être incohérent car vous êtes un intellectuel et vous le savez bien que la Guinée n`est pas prêt pour une élection anticipée comme vous le voulez surtout avec des prédateurs comme les Cellou, kouyaté, Sylla, Kassorry... Vous n`avez pas pitié de la Guinée?... sinon allez y créer votre parti politique et je vous promet que je voterai pour vous car vous êtes plus propre par rapport à tous les prétendant leader ou syndicaliste qui sont en Guinée actuellement... Arrêtez de vous asseoir dans vos salons avec vos amis comme Hady de Mamou, Karime , Dr Diallo, Dr Baldé,Jacque Kourouma, ou tant d`autres à fomenter de fausses idées... Aimer la Guinée c`est plus simple...
Faya L. Millimouno, lundi 10 août 2009
Bonne analyse en apparence de la situation par M. Sy Savane. Cependant, au regard de la situation qui prévaut aujourd’hui au Niger et dans d’autres pays africains, il est extrêmement important pour les guinéens d’éviter la précipitation. Il nous faut une nouvelle constitution pour encadrer l’activité politique en Guinée. Une fois cette constitution réécrite, il faut l’adopter par referendum. Cette dimension a été complètement ignorée par l’analyse de M. Sy Savane. L’ordre des élections présidentielles et législatives est de moindre importance dans la mesure où on peut organiser les deux consultations à la fois. Le Liberia, le Ghana, la Sierra Leone l’ont toujours fait sans aucun problème. La peur de vivre la présence du CNDD durant la période de la transition se comprend, mais elle ne se justifie pas. Cette peur simplement présuppose le fait que le CNDD soit le seul maitre à bord ; ce qui ne devrait pas être le cas. Dès l’arrivée du CNDD, il aurait fallu que les acteurs politiques, notamment les partis politiques, s’impliquent, avec esprit de responsabilité, en faveur du vrai changement en Guinée. Cela a manqué et continue de manquer. Les leaders des partis politiques qui croient faussement que le prochain président sera choisi par le CNDD et non par le peuple de Guinée ont plus peur du CNDD que du peuple. D’où l’attitude de complaisance de la majorité des partis politiques à l’égard du CNDD. Dès le début de cette transition, les acteurs politiques, d’une seule voix devraient exiger la tenue d’un forum national à charge de définir les objectifs et les structures de la transition, de choisir les hommes compétents pour la gérer et de mettre en place des commissions d’évaluation des cinquante années de crimes économiques et de sang de la Guinée indépendante. Mais le malheur de la Guinée est d’avoir, parmi les prétendants à la magistrature suprême et parmi les membres du CNDD, 90% qui ont quelque chose à se reprocher. Ceux-là ont donc jugé un forum national dangereux pour leur avenir politique. Il est encore possible de remettre la Guinée sur la voie du changement véritable. Mais cela passe par la réussite de cette transition. Cela exige aussi que les leaders des partis politiques mettent de coté les petits calculs politiciens et ethno stratégiques pour s’attaquer aux vrais problèmes dont cette transition nous permet de résoudre : se doter d’une véritable constitution qui peut résister au temps, évaluer les cinquante années de la Guinée indépendante en vue d’identifier les auteurs des crimes économiques et de sang et d’empêcher ceux-ci de continuer à se jouer de la Guinée, assainir la situation chaotique de la gestion publique, réorganiser l’armée et les forces de sécurité, etc. Dans un tel processus, le seul rôle qui reviendrait au CNDD actuel – avec l’encadrement d’une force internationale et l’aide de quelques civils guinéens compétents et patriotes – est la recherche de solutions aux nombreux problèmes exclusivement liés aux forces armées et de sécurité. Ces problèmes sont entre autres la désorganisation de l’armée et des forces de sécurité, leur indiscipline, leur caractère ethnique (ou ethnisation), leur incompétence, leur implication dans la production et la vente de la drogue, etc. Avec la patience et l’esprit de responsabilité, nous y arriverons.
André Loua, lundi 10 août 2009
Monsieur Sy-Savané, vous n`êtes véritablement pas un démocrate. Sinon, vous n`auriez pas encouragé des élections en Guinée dans les conditions actuelles. Vous avez indiqué dans l`une de vos nombreuses sorties sur le Net que vous avez visité récemment la Guinée. Je vous donne le bénéfice du doute. Si tel est les cas, vous n`allez pas me dire que tout est prêt en Guinée pour organiser des élections libres et transparentes: Il n`y a pas de liste électorale fiable, de textes légaux appropriés (bafoués par Conté et son régime) et un manque de véritable Commission électorale indépendante. Qui vous insultez en encourageant des élections dans un tel contexte? Vous voulez conduire le pays dans un chaos terrible? Revenez à de meilleurs sentiments pour ce pays! La Guinée organisera les élections dès que possible!
Mohamed KABA, lundi 10 août 2009
Tel un âne récalcitrant que le maître essaie de faire avancer, le cndd continue à stagner sinon réculer sur tous les dossiers touchant aux élections que les guinéens et la communauté internationale souhaitent et exigent. Les bookmakers parieraient 7 contre dix qu`un évènement(fabriqué) de dernière minute empêchera la tenue des élections, et pire nous ramènera à la case départ. Difficile dans ce cas d`éviter une situation de crise ouverte car personne ne sera plus d`accord Que dieu nous sauve
Le Thié, lundi 10 août 2009
Bonjour Limpide,mais je crainds grand frère que les guinnéens ou plus exactement les Net-guinéens soient atteinds de la Phobie de l`évidence. Qu`ELECTION
Mamadou Billo SY SAVANE, lundi 10 août 2009
A Thierno MO Sigon ! C`est exactement cela. Une erreur de ma part. La représentativité de l`U.P.R. est évidemment incontestable. En parlant d`au maximum cinq partis représentatifs, c`est l`UPR que j`avais dans l`esprit. Je pensais l`avoir dit, mais non ! c`est effectivement une erreur. Je suis un peu distrait. Vous avez peut être remarqué aussi qu`il y a des petites fautes dans mon texte. C`est aussi mon côté distrait. Mamadou Billo
Thierno Mo Sigon, lundi 10 août 2009
Mr. Sy Savane, Serait ce une erreur d`attention de votre part d`avoir omis le nom de l`UPR parmis les partis politiques les plus representatifs au pays? Fraternellement, Sahdou mo Sigon

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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