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Dans une interview postée sur guineenews le 5 septembre 2009, M. Issa Ben Yacine DIALLO, le « conseiller » en tout et n’importe quoi du capitaine Moussa Dadis, autoproclamé « président », implore la communauté internationale à ne pas sanctionner la junte dont le chef se trouve être un authentique CRIMINEL (voir massacres de Janvier et Février 2007 au pont 8 novembre de Conakry). A ce propos, il dit exactement ceci « …elle (la Guinée) invite la communauté internationale….à ne brandir la menace des sanctions qu’avec beaucoup de discernement…les sanctions n’affectent pas toujours ceux qui sont les premiers visés… ».
En parlant de discernement à avoir, concernant une possible sanction de la junte, M. Issa Ben Yacine DIALLO le nouveau parrain clandestin du capitaine Dadis, reconnaît implicitement qu’il y a matière à sanctionner ceux dont il est le conseiller de l’ombre. Son conseil pourrait être judicieux et donc recevable. Mais la lecture de l’ensemble de son intervention ne laisse aucune ambiguïté. Il plaide pour la junte, même criminelle et contre son pays. Au fond, craignant de possibles sanctions contre le CNDD et son capitaine Moussa Dadis CAMARA, il fait semblant d’être celui qui défend l’intérêt du pays.
Pourtant, les sanctions internationales et africaines sont devenues souhaitables et même nécessaires. Pour plusieurs raisons :
1° Tous les membres du CNDD, notamment les militaires, excepté le général TOTO (il était aux U.S.A.), ont tous matériellement participé aux massacres de Janvier et Février 2007 au pont du 8Novembre à Conakry. Le capitaine Dadis l’a plusieurs fois proclamé. C’est lui et le capitaine Ousmane Conté qui distribuaient les armes aux « bérets rouges » postés au pont du 8 Novembre. Sur la route Leprince, tous les deux ont tiré au moins sur une dizaine de personnes au niveau du quartier nommé SIG-Madina.
2° Les narcotrafiquants installés en Guinée, n’ont pu le faire qu’avec la protection de l’armée, et plus précisément avec l’appui des militaires protégés par Lansana Conté. Or, Moussa Dadis CAMARA et Sékouba KONATE étaient ses principaux protégés. Ils étaient ses hommes de confiance. De ce fait, ils avaient les clefs des armureries. Ce qui explique le succès de leur faux putsch. C’est donc une illusion de croire que ceux qui doivent leur promotion (Sékouba KONATE, Moussa Dadis CAMARA, Moussa KEITA…) à la protection qu’ils ont fournie aux narcotrafiquants, deviennent tout d’un coup des champions de la lutte contre un trafic qui les a nourris et les nourri encore probablement. Les exhibitions télévisuelles du capitaine agité sont juste destinées à mettre à l’abri, ceux dont il a facilité les trafics. Le CNDD et Dadis sont les meilleures garanties de la permanence des narcotrafiquants en Guinée.
3° Les conventions que le CNDD et Dadis sont en train de signer maintenant au nom de la Guinée, sont de nature à priver le pays de toutes recettes pour plusieurs générations. A l’heure où j’écris ces lignes, même des terres agricoles ancestrales sont cédées aux princes pétroliers arabo-musulmans du golfe. Voilà la réalité actuelle de la junte.
Alors, que peuvent faire l’union africaine et la communauté internationale ?
Il n’appartient pas aux institutions internationales de résoudre les problèmes Guinéens à la place des Guinéens. Néanmoins, la CEDEAO, l’Union africaine et l’union européenne peuvent :
1° Interdire l’accès de leur espace aux membres du CNDD et du gouvernement guinéen. Pourquoi autoriser M. Sékouba KONATE par exemple à venir mettre ses enfants à l’abri en France, alors que lui-même a assassiné ceux des autres en Janvier et Février 2007 ? Et, il n’est pas le seul. Je peux en citer d’autres, tous des assassins dont les familles sont planquées en Europe (France, Belgique, Grande-Bretagne…) alors qu’ils ont exterminé des centaines de familles, les plus humbles.
2° Bloquer les comptes bancaires des membres du CNDD et du gouvernement. Par exemple, les autorités françaises savent bien que l’acquisition immobilière faite par les notabilités guinéennes du CNDD et du gouvernement, ne sont possibles que par la captation des ressources publiques.
Voilà deux types de sanctions qui n’affecteront en rien la vie du citoyen guinéen.
A l’ensemble de la Société Civile ! Lisez, faites lire ce document, discutez-en. Il est souhaitable que chaque Guinéen interpelle personnellement toutes les représentations diplomatiques à Conakry au sujet de ces deux types de sanctions envisageables.
Mamadou Billo SY SAVANE
www.guineeactu.com
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