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Le représentant du Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon en Afrique était ce mercredi, 13 octobre en Guinée pour essayer de décrisper la crise politique qui s’enlise. Saïd Djinnit a, à l’occasion, rencontré les autorités guinéennes et les deux candidats en lice au second tour pour se faire une idée de la situation.
L’émissaire des Nations Unies a rencontré d’abord le ministre des affaires étrangères, avec qui il a conféré pour connaître sans doute l’évolution de la situation. Saïd Djinit a ensuite échangé avec l’ambassadeur de France et celui des Etats Unis. Avec ces deux diplomates qui, au-delà de leur appui au développement de la Guinée, s’impliquent aussi dans la décrispation de la crise qui s’enlise dans ce pays depuis maintenant plus de trois mois. Cela, suite au retard accusé dans l’organisation du second tour de la présidentielle.
Incontournable dans la résolution de cette crise qui s’accentue, Saïd Djinit, s’est également entretenu avec les deux candidats en lice au second tour. Pour tenter de cerner leur différend, et éventuellement leur proposer une solution idoine. Qui prendrait en compte les inquiétudes de chacun. Au terme de son entretien avec le candidat Cellou Dalein Diallo, ce dernier a déclaré à la presse d’avoir eu un échange fructueux avec l’envoyé spécial de Ban Ki-moon. Le patron de l’UFDG s’est ainsi réjoui de l’attention que porte la communauté internationale à l’évolution de la transition en Guinée.
A la primature, M. Djinit a conféré avec le Premier Ministre Jean-Marie Doré. Cet entretien, tout comme d’ailleurs les précédents, s’est déroulé à huit-clos. Mais on peut imaginer que l’entretien entre les deux hommes, a porté en grande partie sur la crise politique. Qui empiète sur la tenue du second tour de l’élection. Et le nœud du problème, il faut oser le dire, c’est le quiproquo au sein de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), où il y a actuellement une confusion totale autour de la présidence de l’institution. Une situation qui inquiète aujourd’hui plus d’un observateur. Surtout que la date de l’élection a été fixée au 24 octobre prochain et que l’on vient de lancer la campagne électorale. Il reste donc à savoir, si le passage de l’émissaire onusien aidera à trouver la solution à la crise.
Samory Keita L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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