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Tout en préparant l’investiture du professeur Alpha Condé à la tête de l’Etat ce mardi, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) s’apprête à faire sa mue, avec l’élection d’un successeur à Alpha Condé au poste de président du parti.
Pendant que le Rassemblement du peuple de Guinée(RPG) célébrait la victoire de son candidat, après la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle le 2 décembre dernier, dans la tête de certains barons du parti, on peut bien deviner que c’est la question de la succession au poste de président du parti qui devenait plutôt la préoccupation désormais. En effet, le RPG aura besoin d’un nouveau président, Alpha Condé ne pouvant cumuler les fonctions de chef de l’Etat et celles de président du parti dont il est issu. Voilà qui ouvre la voie à une guerre de succession qui ne dit pas son nom au sein de cette formation politique qui a longtemps figuré à l’avant-garde du combat pour le changement dans le contexte guinéen. Parmi les prétendants sérieux, on peut citer Ahmed Tidiane Traoré, Mohamed Diané et Fatou Bangoura. Même si cette dernière se fait discrète à propos. C’est plutôt certains membres du parti qui auraient suggéré que la Secrétaire générale soit portée à la tête du RPG, pour une question d’équilibre ethnique, selon eux. Fatou Bangoura étant soussou. Face aux enjeux de cette course à la succession, le président sortant aurait demandé à ce que les règles démocratiques soient respectées. Ce qui suppose la tenue d’un congrès au cours duquel le successeur d’Alpha Condé à la tête du parti sera désigné. Pour le moment, Alpha Condé, grisé sans doute par son succès à la présidentielle, n’aurait affiché sa préférence pour aucun des candidats en lice. Toutefois, certaines indiscrétions font croire que le futur président du RPG devra impérativement bénéficier de son onction. C’est dire que des consignes secrètes pourraient être données, même en cas d’élection. Sur qui donc le président sortant va-t-il porter son choix dans les jours à venir ? Au RPG, on occulte la question. Tout en faisant croire que le jeu démocratique sera clair. Pas question d’imposer quelqu’un qui ne fera pas l’unanimité, susurre-t-on dans les couloirs de la direction du parti.
Après avoir joué les durs durant près de trois décennies pour le compte de l’opposition, l’heure est venue pour le RPG de porter la casquette de parti au pouvoir. A lui, maintenant de mettre en pratique les manquements qu’il a toujours reprochés aux régimes qui se sont succédé à la tête du pays, en matière de gouvernance.
DB Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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