mardi 5 février 2008
Robert Nouzaret, coach du Syli : « Les Ivoiriens sont plus forts »
Robert Nouzaret

Comme à l’accoutumée, une conférence de presse a été organisée à Sekondi Sports Stadium après le match. Les deux sélectionneurs en l’occurrence Robert Nouzaret (Syli national de Guinée) et Gérard Gili (Eléphants de Côte d’Ivoire) ont fait part de leurs impressions à la presse locale et internationale.

Visiblement peu affecté par le naufrage collectif du Syli, Robert Nouzaret s’est confié à la presse en ces termes : « Notre ambition de gagner la CAN a permis aux joueurs et à leurs supporters de rêver un peu, tout en sachant nos moyens et nos limites. Les matches de poule ont permis à la Guinée d’être un peu représentative, même s’il y avait un dénominateur commun qui était le cadeau que l’équipe pouvait toujours offrir à l’adversaire à des moments cruciaux. Face à la Côte d’Ivoire, j’ai mis en place une équipe qui, à mon avis, pouvait inquiéter les Ivoiriens, tout en sachant malgré tout que ces derniers sont en mesure de faire la différence. Après avoir posé quelques problèmes aux Eléphants, l’équipe a encore une fois offert un cadeau à l’adversaire qui lui a permis d’ouvrir le score. Ce coup de massue n’a pas empêché l’équipe guinéenne de continuer à jouer ses chances, surtout en début de seconde période. Malheureusement, les déchets techniques se sont multipliés au  niveau du Syli national en raison peut-être de la fatigue et de l’envie de vaincre de l’équipe adverse, pour aboutir finalement à cette débâcle. » Et le technicien français d’ajouter : « Quand on finit un match comme ça, on peut se dire qu’il aurait peut-être mieux valu ne pas se qualifier pour la Coupe d’Afrique des Nations. Mais, c’est le football. Je pense que la différence entre la Côte d’Ivoire et la Guinée se situe à ce niveau. Même si nous avons cru pouvoir les inquiéter, je pense qu’il fallait terminer la première période avec un score de parité et ne pas offrir les cadeaux aux Ivoiriens en seconde mi-temps. Mais, tel ne fut pas le cas, parce que tout simplement les Ivoiriens sont plus forts que nous et ont profité de nos lacunes. La lourdeur du score est dommageable sur le plan psychologique et de la représentativité vis-à-vis de cette compétition et des supporters. Je suis responsable de la gestion de l’équipe et du choix des joueurs. On a perdu et Robert Nouzaret est responsable. Aucun problème. Après cette débâcle face à la Côte d’Ivoire, je pense qu’il ne faut pas prendre à chaud une décision. Il faut bien réfléchir par rapport à tout ce qui peut se passer pour l’avenir. Il faut voir comment moi-même et les dirigeants allons réagir. Je suis venu pour aider le Syli national à faire cette CAN et surtout préparer les éliminatoires combinées CAN - Mondial 2010. » Pour sa part, Gérard Gili, coach des Eléphants de Côte d’Ivoire, n’a pas caché sa satisfaction par rapport à la démonstration de ses poulains et a profité de l’occasion pour mettre en exergue les ambitions de son équipe : « Le match était compliqué jusqu’à l’inscription du second but ivoirien. L’équipe guinéenne nous a attendus et nous a causé quelques soucis, mais mes joueurs ont fait preuve de beaucoup de discipline et de volonté pour faire la différence. Le fait d’être compétitifs et de pouvoir marquer beaucoup de buts est très important pour nous. Mais, à chaque étape de la compétition, il faut rencontrer une équipe qui possède aussi ses qualités et qui ambitionne de gagner. Nous avons une formation qui ne doute pas, mais vigilante. Elle est d’ailleurs venue au Ghana pour faire un bon résultat. » Didier Drogba qui a inscrit le second but ivoirien et qui a été désigné joueur fair-play du match, a salué cette qualification de la Côte d’Ivoire, tout en espérant que les Eléphants iront jusqu’au bout. Abdoul Kader Keïta, meilleur joueur du match, a également affiché son optimisme par rapport à la suite de la compétition : « On abordera la demi-finale face à la Tunisie ou l’Angola avec une grande sérénité. Si nous continuons sur cette lancée, je pense que nous pourrons atteindre notre objectif. »  Du côté guinéen, certains joueurs du Syli, à l’instar de Kanfory Sylla et de Mohamed Cissé, ont sévèrement critiqué les choix effectués par Robert Nouzaret au cours de ce match. Pour sa part, Pascal Feindouno qui a suivi la rencontre à partir de la tribune officielle, continue d’observer la loi du silence.

Propos recueillis par Mamoudou Bory Bah, envoyé spécial au Ghana

Source : hebdomadaire Le Démocrate, Conakry, parteanire de  www.guineeactu.com 

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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