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Aux JO de Pékin, USAIN BOLT, que même un guépard hésiterait à affronter désormais sur « 100 mètres », perturbe les théoriciens dans leurs calculs de performances sportives et de limite humaine!!! 9’9’’ à l’épreuve reine, ce 16 Août 2008 ; ce jeune garçon « bionique », traîne comme une comète, dans son sillage, une constellation de performeurs mondiaux du plus haut niveau. Il est aux autres champions, ce que le TGV est à tous les engins roulants de la planète. Rejoignons le plancher des vaches, où l’herbe pousse encore dans nos pâturages et recommandons (pour une fois), à tous les lecteurs, d’imprimer et de faire lire l’excellent article de M. Kylé, intitulé « Agonie politique … », publié le 12 août dernier. L’ANALYSTE sort des sentiers battus où l’on s’acharne d’habitude à crucifier les responsables du 1er régime (ce qui est légitime), sans jamais en souligner les apports et l’héritage, escamotés à dessein. Sidoux ferait-il des émules ? En tout cas, nous saluons le courage des uns et des autres pour affronter enfin notre réalité. Je citerai en fin de texte, des réalisations des années 60 et 70, qu’on voudrait absolument passer sous silence, pour mieux pourfendre le 1er régime ; Mais, retenons une fois pour toutes que Si Nous pouvions Refaire l’Histoire, et désigner comme Président, au début de notre indépendance, Hamani Diori, Ahidjo (ou tout Guinéen du Fouta ou de la Forêt)…, cet homme ‘’providentiel’’ aurait probablement déçu les espérances placées en lui parce que l’époque était propice aux dérapages (ou au minimum, à la confiscation de tous les pouvoirs, à son profit exclusif). Il aurait fait des erreurs, y compris s’il avait bénéficié de la bonne foi de tous ses compatriotes (sans sabotages ni autres activités de sape de la France… aidée de ses inconditionnels alliés). Les militants pdgistes, kouyatéistes, contéistes, N’ONT COMMIS AUCUN CRIME à ma connaissance : ils vivent exactement le même calvaire que tous ceux qui n’ont jamais exercé la moindre parcelle de responsabilité dans le pays. Ils ne sont ni anciens ministres, ni anciens députés, ni anciens gouverneurs, ni cadres véreux inamovibles etc. Le bon et le moins bon (voire le mauvais), sont légitimement imputables (sous toutes les latitudes), aux personnalités publiques responsables, qui ont le devoir de RENDRE COMPTE de LEUR GESTION du patrimoine commun. Personne ne doit s’y dérober. Cependant, certains compatriotes regardent continuellement par le même bout de NOTRE lorgnette, au risque de se rendre coupables de préjudices graves, induits par cette partialité aveugle. On perd du temps à attaquer d’authentiques citoyens modestes, qu’aucun terrorisme (verbal, intellectuel, ou autres), ne rejettera à la mer ou hors de nos frontières pour délits d’opinions! Le résultat de ces attaques « sournoises » continuelles est la radicalisation car, empêcher l’expression publique, ne fera que durcir les positions de ceux qu’on cherche à museler. Nos populations sont mûres pour les votes et choisiront en âme et conscience, si les dés ne sont pas pipés. Battons-nous en conséquence pour obtenir rapidement des élections honnêtes, au lieu de continuer à DIABOLISER les uns, accusés trop souvent à tort de tous les maux, pendant que des prédateurs mafieux, archi répertoriés comme collaborateurs, profiteurs, sont encensés et hissés au pinacle. C’est cela le « deux poids deux mesures » ! Accuser et vilipender d’un côté, blanchir, dédouaner, absoudre de l’autre. Il faudra se résoudre à laisser à chaque citoyen adulte, le droit, ou la possibilité, de se réclamer de qui il veut, et de le glorifier tout autant. Ce n’est pas ça le crime. Evitons aussi de continuer à tout mélanger : Il est par exemple malhonnête de s’acharner sur Alpha, qui n’a jamais collaboré avec aucun régime, ni exercé le moindre pouvoir en Guinée depuis l’indépendance. On l’accuse de tout … et du contraire ! Les uns tentent d’affoler les populations en agitant le spectre des dictatures passées ou présentes avec lesquelles il n’a absolument rien à voir, tandis que d’autres essaient de le ridiculiser par des propos mensongers ou indignes (insinuant son incapacité à gérer les affaires au plus haut niveau… wait and see). D’autres encore dénoncent ses contacts intérieurs et extérieurs, qu’ils n’hésiteraient pas eux-mêmes à courtiser si l’occasion se présentait à eux ! Ils bluffent souvent en laissant croire qu’ils ont des personnes providentielles plus aptes à résoudre les problèmes posés en Guinée, sachant que ces personnes ont déjà perdu leur virginité en ayant occupé des postes importants dans l’administration de L. Conté en s’enrichissant considérablement au passage par tous les moyens malhonnêtes. Ils ont déjà raté l’occasion d’équiper notre pays qui ne dispose encore d’aucune infrastructure (eau courante, électricité, centres de santé viables ou écoles, voies de communications vitales). La dictature est multiforme (parfois subtile). Un examen de conscience révèlerait une atteinte grave à la liberté d’association ou de pensée, dont les coupables ne sont pas ceux qu’on veut désigner à la vindicte internationale. Les raisons du choix d’un leader, sont nombreuses et variées ; elles peuvent être : Intellectuelles, philosophiques, idéologiques, CITOYENNES, parentales, amicales, financières, claniques…, bref, des alliances peuvent résulter de situations de toutes les natures. La fracture actuelle, aboutira au pire à une partition (ou une sécession), et personne ne pourra renvoyer d’une région quelconque, des familles qui y sont installées depuis toujours, à cause du brassage irréversible des populations. Les maux de la Guinée sont nombreux et la course effrénée à l’enrichissement par TOUS les MOYENS (dépravation des mœurs, trafic d’armes et surtout de drogues à grande échelle, dans un climat de violence et d’insécurité voulu et entretenu par l’autorité elle même, aux fins de détourner et piller en paix), utilise maintenant des procédés diaboliques ou surnaturels. Ce qui était autrefois marginal, a envahi tout notre espace public. Les rituels et les sacrifices pour obtenir fortunes et pouvoirs, feraient frémir le diable lui-même de nos jours. Et pendant ce temps, on se demande « Où sont passés les vrais croyants ? ». Vouloir museler ne fera qu’amplifier l’écho des voix de ceux qu’on veut faire taire. Ils n’ont rien fait d’illégal. Les diaboliser ne fera que grossir leurs rangs. Leurs propos et leurs écrits sont analysés, décortiqués, disséqués pour ressortir des détails afin de prouver au monde médusé qu’ils ont tort et que ‘’vous avez raison’’. Mon article du 7 octobre 2007 (Consternante rétrospective), n’a pas trouvé de démenti ; En voici quelques extraits énumérant certaines réalisations du premier régime en dernière page : - « le 2e régime avait déjà complètement « démissionné » à partir de 1990, en cédant » ses prérogatives sur les transports urbains à une mafia grouillante, accourue de toute la sous région (souvent en guerre ou instable), pour combler Anarchiquement le vide … Partout dans le monde « normal », les transports urbains dans les villes, sont assurés par l’Autorité Publique… ; à Paris par exemple, la RATP œuvre pour exploiter les bus, les trains de banlieues « en association » avec la SNCF, le ‘’Métro’’, le tramway, le RER, etc. A Abidjan, New York,…, etc. (partout où on ne marche pas sur la tête), ce sont les autorités publiques qui contrôlent ou gèrent le transport public (les vrais taxis sont gérés par d’autres voies). L’on regrette chez nous, la disparition de la SOGETRAG, créée « à cheval » sur la fin du premier régime, et les premiers mois du régime actuel. Cette dynamique entreprise de transports urbains, vitrine de la coopération franco guinéenne, a eu du succès et une notoriété fulgurante…jusqu’en 1990, avant la razzia des prédateurs dotés d’appétits d’ogres, qui continuaient leurs pillages et le démantèlement de toutes les unités créées sous le premier régime (voir plus loin). Nous savons ce qu’il est advenu de la SOGETRAG et de son magnifique parc d’autobus… ! L’on devine aussi aisément que nos gangsters ont démantelé et désossé le chemin de fer Conakry-Kankan, en « avalant proprement » les rails et la ferraille de cette ligne historique, que plusieurs dizaines d’autoroutes (à quatre voies au minimum chacune), ne pourraient jamais remplacer. Ailleurs, les gouvernants sérieux envisagent de développer le « ferroutage », économiquement plus rentable et surtout, plus harmonieux et plus respectueux de l’environnement ! Pense-t-on seulement aux problèmes écologiques sous nos latitudes ? On dit pourtant que Gouverner c’est prévoir… ; N’usons pas nos neurones car, l’Humanité sérieuse cogite déjà sur ces problèmes, dont-on n’a aucune conscience chez nous. Nos « intellectuels », économistes ou spécialistes en tous genres, pourraient abandonner la calomnie honteuse et les débats haineux et stériles, pour faire des suggestions constructives dans leurs domaines respectifs de compétence, afin d’aider le développement, ou le décollage économique de notre pays. Quelques polémistes s’activent inutilement, à «montrer » la paille dans l’œil de l’autre, ignorant complètement l’énorme poutre enfoncée dans leur propre pupille jusqu’à la garde… ; d’autres essaient de se faire oublier un certain temps, tandis que les plus pervers tentent de se refaire une virginité, après des gaffes irrécupérables ; ils font diversion en proposant des leçons d’unité et de patriotisme, pour faire oublier leurs comportements ambigus sur notre scène politique déjà compliquée. Ils « s’improvisent » donneurs de leçons sur la genèse de pogroms, ou de génocides éculés, sur des théâtres étrangers, largement référencés par l’ONU et toute l’Humanité comme exemples à proscrire sous d’autres latitudes. Ils doivent cesser de diaboliser et de calomnier des « adversaires », en inventant des situations et des complots, pour les « éliminer ». Le procès du premier régime sera fait un jour, dans les règles. Les horreurs et leurs auteurs seront condamnés sans débordements. Le premier régime a eu bon dos mais pour le moment, ne rendons plus à Robert, ce qui appartient à César car, l’honnêteté intellectuelle exige de nous la vérité sur le comportement de ceux qui ont dirigé le pays ces vingt dernières années ; ils n’ont pas détruit que la SOGETRAG ; des entreprises et des sociétés d’état, créées en grand nombre sous le premier régime, n’existent plus de nos jours, broyées, bradées, ou sabotées par le CRMN et les dirigeants sous la 2e République. Ces pillages et ces destructions ne sont nullement imputables à Alpha Condé et au RPG, ni à Lansana Kouyaté (ou Samory qui est mort depuis 1900) : - Laissons de côté les 5000 tracteurs importés de Roumanie pour le développement rural, qui furent abandonnés aux quatre coins de la campagne guinéenne, ainsi que l’usine de chaussures du camp Alpha Yaya (où j’achetais souvent des souliers et des bottes avant 1971) ; la première République avait construit plusieurs dizaines d’unités industrielles, petites et moyennes, à travers tout le pays (espérons que les archives existent encore car, on a pris l’habitude de balancer les dossiers gênants à la mer) ; - USOA : usine d’outillages agricoles de Mamou où l’on fabriquait des houes, des charrues, des herses, des pelles, des brouettes, des chariots, des haches etc. (80% des guinéens vivaient du travail de la terre) ; - L’Usine Textile de Sanoya ; - L’Huilerie de Dabola ; et en vrac, pour économiser des pages, citons : « Les briqueteries de Kankan et de Kobaya ; l’usine de sucre de Koba ; la cimenterie de Mali ; l’imprimerie Nationale Patrice Lumumba ; l’Usine de meubles de Sonfonia ; l’Usine de Thé de Macenta ; l’Usine de Quinine de Sérédou (avec l’usine de panneaux) ; l’Usine Scierie de N’Zérékoré ; l’Usine de jus de fruits de Kankan (dont le jus de mangues était très apprécié en Arabie Saoudite par exemple) et l’Usine de jus d’ananas ; la Scierie de Niandan; la Conserverie de Mamou ; la Parfumerie et l’usine de miel de Labé; SIPECO ; SOGUIFAB ; SOGUIREP ; SOMCAG ; l’Usine de Céramique ; la SOMIGA ; l’Usine de Bougies ; l’Usine d’Acétylène ; ENTA (tabacs et allumettes) ; CMD ; SOBRAGUI ; AGRIMA ; ALIMAG ; Bâtiport ; Boissogui ; DIVERMA ; Confection ; CYCLES DE GUINEE ; DROGUERIE DE GUINEE ; ENIMOG ; ENIPRA ; FRUITAGUINEE (chantée par le Bembeya Jazz) ; GUINEXPORT ; IMPORTEX ; LIBRAPORT ; NAFAYA ; OPEMA ; PROSECO ; QUINCAILLERIE DE GUINEE ; SABOUYA ; la SNAR ; SOCOMER ; SOCIPRA ; SOGUILEC ; SOMOVA ; SONATEX… ; Sans compter les succursales Signalons aussi les six cents kilos d’or, « abandonnés » en 1958, dans les caveaux de la BCRG, par les autorités coloniales, et qui s’y trouvaient toujours 26 ans après, en 1984. Le 3 Avril 1984, toujours à la BCRG, il y’avait un fonds de réserve qui s’élevait à trois milliards de Silys… ; et un stock de sécurité de 25 kg d’or en Suisse, pour les régulations budgétaires (stock qui aurait été très rapidement transféré à la Banque de France), bref ; après les dix premiers mois de pouvoir, une trentaine d’officiers ont détourné près de deux cents millions de dollars US. En conclusion : Nos requins mafieux doivent rendre tous les comptes au peuple martyr, honteusement spolié de ses biens et de son bonheur légitime. As Salam. Oumar Cissé de Bma pour www.guineeactu.com Paris, le 16 Août 2008
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