mercredi 20 février 2008
Retour manqué de Fodé Bangoura
Fodé Bangoura

Le pouvoir est un mal qui guérit les faibles. C’est un adage qui se discute. Mais faut-il engager un débat contradictoire sur le sujet ? Ce qui ne se discute pas, c’est le fait que bien des gens ne se fatiguent jamais du pouvoir. Ceux qui l’ont eu, se plaignent plus que ceux qui ne l’ont pas encore, mais jamais ne l’abandonnent pour prendre du repos.

Un chef d’Etat acculé par les problèmes de son peuple s’est écrié : « Quand je venais au pouvoir, je n’avais pas un seul cheveu blanc, voyez, aujourd’hui, je n’ai pas un seul cheveu noir. » Quand j’ai vu ce même chef d’Etat user de tout, pour briguer un second mandat, j’ai mesuré la passion des hommes à tirer le vrai bonheur du mal qu’ils s’infligent, de façon volontaire. Un autre adage de chez moi dit :

l’homme qui court après le pouvoir
est un fou qui court après le hachoir,
quand il l’aura, il ira au-delà de son devoir
et sa prétention le fera un jour choir.

Fodé Bangoura serait-il de ces hommes qui ne se lassent jamais de revenir là où ils ont le plus souffert ? Sorti de l’entourage du pouvoir de façon plutôt surprenante, il aurait pu, avec un peu de jugeote, rester à l’écart, et cela, pour bien des raisons. Ceux qui le plaignent sont plus nombreux que ceux qui l’approuvent à ce poste qu’il entendrait encore convoiter.

Il n’aura pas été seulement un serviteur aveugle des grandes causes, il fut surtout, et c’est l’important, l’homme qui aura le plus fait parler de soi, de la façon la plus répugnante. Accusé d’avoir été le cerveau de tous les coups bas dont bien des hauts cadres de l’Etat s’estiment avoir été victimes, il continue à traîner des casseroles assez bruyantes qui font qu’un retour dans  les affaires présidentielles provoquerait un déluge sans précédent.

Tout laisse à croire que l’homme ne s’est pas encore remis de sa disgrâce, puisque sa ronde dans l’environnement du pouvoir n’est pas sans effet pervers pour celui qui occupe aujourd’hui ce poste qu’il abandonna, à un moment particulièrement chaud. La tentative de retour a échoué. La Guinée vient d’être mise à l’abri d’une autre occasion de violence gratuite. Il reste clair que certains hommes ont joué toutes leurs cartes. 

Thierno Dayèdio Barry

Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com

 

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Vos commentaires
Mamane Kaba, mercredi 20 février 2008
LA GUINÉE NE SERA JAMAIS CE QUE VEULENT CERTAINS DE SES FILS MALINTENTIONNÉS ET MALHÔNNÈTES DU GENRE DE FODÉ BANGOURA. CE PETIT BONHOMME PSEUDO-INTELLECTUEL SE CROIT PLUS RUSÉ QUE TOUS LES GUINÉENS. CE TYPE LÀ EST MÉCHANT, DÉMAGOGUE, CRIMINEL ÉCONOMIQUE ET CRIMINEL TOUT COURT. C`EST ET TOUS LES VOUTOURS D`ANCIENS MINISTRES MENTEURS QUI ONT NOTRE PAYS À GENOU. CELÀ NE A PAS SUFFIT. POUR LUI, SEUL LUI PEUT FAIRE QUELQUE CHOSE POUR LA GUINÉE. LA GUINÉE N`A PLUS BESOIN DE CE GENRE PERSONNE, QUI NE PENSE QU`A SON SEUL VENTRE. FODÉ BANGOURA MINISTRE EN GUINÉE? NON MERCI. SOUBHANALLAH.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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