lundi 14 février 2011
Retour du capitaine Dadis Camara : Un cadeau juridiquement et politiquement empoisonné
Alpha Condé et Dadis Camara

Le Président Alpha Condé ne finira-t-il pas d’entamer le capital de confiance que certains Guinéens lui accordent avant les cent jours de sa présidence ? Tout laisse à croire que le président Condé n’a pas pris la mesure de l’hostilité de la majorité des Guinéens à la survivance de l’impunité.

Lors de sa visite d’Etat à Ouagadougou en date du 23 janvier 2011, le président Alpha Condé avait dit que rien n’empêchait le capitaine M. Dadis Camara de se retourner en Guinée, avant que la presse ne nous informe qu’il aurait promis l’amnistie, d’autres encore ont parlé de grâce présidentielle, au capitaine Dadis Camara.

Que cette information soit exacte ou pas, son éventualité suffit pour qu’on se penche sur l’analyse de ses conséquences probables qui peuvent être à la fois juridiques et politiques.


Conséquences juridiques :

Juridiquement, le cadeau présidentiel qui serait fait à Dadis est empoisonné. Cette allégation se vérifie en se référant à la qualification de crime contre l’humanité dont est accusé l’ex-chef de la junte. Ce crime étant l’un des crimes internationaux entrant dans le champ de compétence de la Cour pénale internationale, toute volonté politique tendant à assurer l’impunité aux auteurs présumés des massacres et viols du 28 septembre 2009 sera un élément déclencheur de la compétence de la CPI, étant donné que les relations de la CPI avec les juridictions internes sont régies par le principe de subsidiarité sur le fondement duquel la défaillance volontaire ou involontaire des juridictions internes déclenche automatiquement la compétence de la CPI. Comme vous pouvez l’imaginer, un éventuel retour de M. Dadis Camara non suivi de poursuite judiciaire sera analysé par la CPI comme une volonté manifeste des autorités guinéennes d’assurer l’impunité aux auteurs présumés de la tragédie du 28 septembre 2009, fait qui pourrait précipiter la prise en main de cette affaire par la CPI sans que cette dernière n’attende l’épuisement du délai d’observation habituel de trois ans servant à évaluer la bonne ou mauvaise volonté des juridictions internes au sujet des poursuites des crimes internationaux.

Il me semble important de dire un mot sur ce que certains journalistes ont rapporté, à savoir une promesse d’amnistie ou de grâce que le président Alpha Condé aurait faite à M. Dadis Camara. La nouvelle constitution guinéenne en son article 49 dispose ce qui suit : « Le Président de la République exerce le droit de grâce ». Mais, il est évident que l’exercice de ce droit est conditionné (décision juridictionnelle définitive) et son champ d’application n’est pas illimité. L’exercice du droit de grâce présidentiel ne s’applique que sur des décisions de justice ayant acquis l’autorité de la chose jugée, c’est-à-dire, une décision définitive insusceptible d’aucune voie légale de recours. Ce qui précède nous renvoie à l’article 9 de la nouvelle constitution guinéenne qui dispose que : « Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’une procédure conforme à la loi ». Conformément à cet article, M. Dadis Camara et ses co-accusés restent présumés innocents jusqu’à ce que la justice nationale ou internationale (CPI) ait établi leur culpabilité. De ce fait, ils sont hors champ d’application du droit de grâce présidentielle car un innocent n’a pas besoin de grâce ou de pardon.

Plus important est de savoir que le droit de grâce présidentielle est inopérant en matière de crimes internationaux tels que le crime contre l’humanité. En ratifiant le statut de Rome portant création de la Cour pénale internationale, les pays ont renoncé à une partie de leur souveraineté juridictionnelle, ce qui permet à la justice internationale de se substituer à eux en cas de défaillance, sans faire abstraction sur le fait que l’article 27 du statut de Rome fait échec à tout privilège de juridiction, d’immunité ou autres faveurs pouvant s’attacher à la qualité d’officiel : de chef d’Etat, chef de gouvernement entre autres.

Quant à l’amnistie dont certains parlent, il faut savoir qu’elle ne fait pas partie des pouvoirs propres du président de la République. Elle relève de la compétence du parlement. Toutefois, il est important de rappeler que les crimes internationaux ne peuvent faire l’objet d’amnistie du fait entre autres du renoncement des pays partie au statut de Rome, à leur souveraineté juridictionnelle en matière de crimes internationaux. Ce qu’il faut retenir du mécanisme de l’amnistie, c’est qu’il consiste à ôter rétroactivement le caractère délictuel aux faits concernés qui étaient délictueux au moment de leur commission. Les crimes internationaux étant définis et leur sanction prévue par une convention internationale (statut de Rome), les législateurs d’un pays ne peuvent leur ôter le caractère délictuel car ces crimes se situent hors champ de leur compétence qui reste nationale et non internationale. De ce qui précède, il est facilement compréhensible que toute promesse présidentielle de grâce ou d’amnistie au bénéfice des auteurs présumés des crimes du 28 septembre ne sera que manœuvre politicienne et tromperie, sans aucune pertinence légale nationale ou internationale.

C’est ce qui nous fait dire que le retour immédiat du capitaine Dadis Camara est un cadeau empoisonné car il sera de nature à accélérer sa poursuite par la Cour pénale internationale pour motif de défaillance de la justice guinéenne.


Conséquences politiques :

Le retour éventuel du Capitaine Dadis Camara en Guinée non suivi de poursuite judiciaire peut engendrer des conséquences politiques et sociales particulièrement néfastes pour les Guinéens, mais surtout pour le Président Alpha Condé. Il n’est de secret pour personne qu’une colère noire habite la majorité des Guinéens du fait, par le Président Alpha Condé, d’accorder une prime exceptionnelle à l’impunité en Guinée. Dans son gouvernement, une place de choix est accordée aux ennemis de la démocratie et à ceux qui sont accusés par la commission d’enquête des Nations Unies comme étant les auteurs et commanditaires des massacres et des viols du 28 septembre 2009. Certains ministres en exercice sont ceux que la communauté internationale ne souhaitait pas voir dans le gouvernement de la transition. On se demande les raisons de leur présence dans un gouvernement qui est et reste le fruit des combats contre la dictature militaire et pour la démocratie en Guinée ?

Bon nombre de Guinéens qui se sont battus pour la démocratie et contre l’impunité en Guinée se sentent humiliés et se voient nargués par certains ministres pro-CNDD encore en exercice, qui ont tout fait pour le maintien de la dictature en Guinée. Un ministre d’Etat du gouvernement Alpha Condé avait même nié les massacres et viols du 28 septembre 2009 par le biais des médias nationaux et internationaux avant de former une délégation qui s’était rendue à Ouagadougou avec pour objectif de faire échec à l’accord sur la transition démocratique en Guinée. Voir ce dernier prospérer sur le fruit de la lutte des martyrs sur les cadavres desquels il crachait est une situation difficile à digérer pour la majorité des Guinéens, surtout venant de celui qui se disait opposant historique et allergique à la compromission.

Les Guinéens ont vu le retour en force de ceux qui ont saboté les institutions de la République de multiples manières telles que des usurpations des pouvoirs présidentiels accompagnées de faux décrets et contre décrets facilitées par la maladie du feu Président Lansana Conté. Tous ces constats ont fini par irriter les Guinéens qui n’attendent plus qu’un signal pour demander des comptes. Ce signal peut être le retour du Capitaine Dadis Camara non suivi de poursuite judiciaire. Les Guinéens de l’intérieur comme de l’extérieur n’accepteront jamais que le Président Alpha Condé tente d’accorder l’impunité aux auteurs des crimes contre les artisans de la démocratisation de notre pays. Cette éventualité sera de nature à laisser place à d’autres tragédies humaines. Interrogé sur le cas de Dadis Camara par France 24, le Président parlait de pardon. Si son accession à la magistrature suprême constitue l’aboutissement heureux de toutes ses préoccupations, il n’en est pas de même pour des milliers de victimes et leurs familles qui n’ont autres préoccupations que de voir la justice donner un sens à la disparition de nos martyrs à savoir, la fin de l’impunité en Guinée qui passe forcement par la soumission des criminels à la rigueur de la loi. Les massacres et viols du 28 septembre 2009 ne sont que les conséquences directes de l’impunité dont ont bénéficié les auteurs des massacres de janvier et février 2007.

Si on se réfère à l’exemple de la Serbie, la communauté internationale pourra conditionner son aide et sa coopération avec la Guinée au transfèrement du Capitaine Dadis Camara et de ses co-accusés devant la Cour pénale internationale si toutefois le Président Alpha Condé tente de les soustraire à la justice. Situation qui ne lui laissera que deux choix : protéger les présumés criminels et subir les sanctions politiques et économiques de la communauté internationale, ou les livrer à la CPI avec pour conséquence d’être vu par les partisans de Dadis Camara comme celui qui les aurait livré à la CPI. Raison pour laquelle nous pensons que le retour de l’ancien Chef de la junte est un cadeau juridiquement et politiquement empoisonné pour lui-même, mais aussi pour le président Alpha Condé.

Dans ce régime du président Alpha Condé où les bourreaux d’hier sont bien récompensés, on s’interroge toujours quant au sort qui sera réservé aux familles des martyrs dont les sacrifices ultimes ont permis au professeur Alpha Condé de se retrouver là où il est aujourd’hui.

 

Makanera Ibrahima Sory
Juriste
Directeur de publication du site leguepard.net

 

www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Gandhi, samedi 19 février 2011
Mr Cissé, d`un point de vue strictement juridique vous avez raison de dire que l`article 27 vise les titulaires de fonctions au plus haut niveau, mais que cela ne les dispense pas d`être poursuivis. Même le PRG peut être poursuivi (cf Omar el Béchir par exemple). Nous sommes également d`accord que la grâce présidentielle et/ou l’amnistie ne peuvent intervenir qu`après une condamnation définitive. Dadis par exemple ne peut être gracié actuellement parce qu`il n`est pas condamné. Allons donc au fait en prenant le cas Dadis pour illustration (sachant que le général Konaté et bien d’autres sont concernés de la même façon) : si Dadis rentre en Guinée, il n’existe que 3 hypothèses pour régler sa situation personnelle : - Soit il ne se passe rien, et aucune poursuite n’est engagée contre lui ; dans cette hypothèse, la CPI interviendra ; - Soit des poursuites sont engagées, mais aboutissent à sa relaxe, là encore la CPI interviendra, car la responsabilité de Dadis (en tant que chef d’État d’une part, en tant que chef des bérets rouges d’autre part) pourra difficilement être écartée ; - soit des poursuites sont engagées et aboutissent à une condamnation définitive et exemplaire de Dadis, ce qui signifierait sa culpabilité indiscutable ; dans cette hypothèse, une peine serait prononcée, comme par exemple 20 ans de réclusion. Évidemment si dans les jours qui suivent, le PRG gracie le condamné, il est évident que l’on se trouvera dans la même situation que précédemment, qui amènera l’intervention de la CPI. En fait, la seule solution d’exonérer Dadis de sa responsabilité, est de le faire condamner à une peine et de la lui faire exécuter au moins partiellement. Évidemment, s’il est complètement étranger aux massacres, ce qu’il faudra démontrer, le problème le concernant sera résolu. Ce qu’il faut comprendre est que la pratique de la CPI est telle, qu’il est difficile de lui échapper, les États-Unis, la Chine et la Russie par exemple l’ont tellement bien compris, qu’ils n’ont pas signé ou ratifié la Convention. Cela signifie donc qu’il sera difficile pour la Guinée de faire en sorte que les criminels du 28 Septembre passent à la trappe, même si une apparence juridique existe, pouvant faire croire l’inverse.
CISSE, jeudi 17 février 2011
Mr.GANDHI,l`article 27 que vous citez ne fait pas allusion à la grace presidentielle.IL vise les protections dont jouissent les hautes autoritées de l`etat du fait de l`exercice de leur fonction(une autre forme d`immunité).Autrement dit,ces autoritées ne pourront alleguer leur statut pour echapper aux sanctions encourue au titre de crime contre l`humanité.Par ailleurs,cette disposition n`intervient qu`au stade de l`accusation.Or la grace intervient qu`apres condamnation.Ce sont deux notions juridiques differents qui produisent des effets differents.J`ai precisé, dans mon precedent texte, que la grace presidentielle ou la loi d`amnistie ne peuvent bénéficier aux individus dont la culpabilité a été deja reconnue par la CPI.En revanche,ils pourront bénéficier de la grace ou des effets d`une loi d`amnistie lorsqu`ils ont été jugés et condamnés par une juridiction interne.En outre,en vertu de l`aricle 20 du statut de ROME de la CPI,reprenant la regle NE BIS IN IDEM(une personne ne peut etre poursuivie deux fois pour un meme crime),la CPI ne peut poursuivre une personne deja poursuivie par les autorités judiciaires d`un etat au titre de crime decris au statut de ROME.Cette regle est aussi reprise par le pacte international relatif aux droits civils et politiques.En ce qui concerne la remise en cause de la grace du PRG ou de la loi d`amnistie,cela est possible pour la grace.En effet,compte tenu du fait que la grace ne fait disparaitre la condamnation du casier judiciaire;n`effaçant ou attenuant que les effets;une procedure de revision peut etre engagée par une nouvelle autorité.Neanmoins,je n`ai pas connaissance d`un précedent d`une telle pratique.Quant à la remise de la loi d`amnistie,il est techniquement impossible.En effet, la loi d`amnistie est une loi penale qui aneantie(fait disparaitre) les infractions commises.Or il est etabli qu`en cas de coflit de loi penal,c`est la loi plus favorable à l`accusé qui s`applique.La retroactivité de la loi nouvelle n`est admise que si elle est moin dure.Aussi,la loi d`amnistie a un caractere définitif.Pour neutraliser toute tentation de remettre en cause la grace presidentielle,les etats font frequement recours à la grace amnistiante(combinaison de l`amnistie et de la grace).Comme vous le constatez,il existe des moyens juridiques efficaces pour empecher la CPI d`interferer dans les affaires internes des ETATS(à la condition que la justice se fasse selon les dispositions du statut de ROME)d`une part,d`autre part pour securiser definitivement les decisions resultant de la grace presidentielle. Au plaisir.
GilBlack, jeudi 17 février 2011
CE SERA JUSTICE POUR TOUS OU RIEN!!!
Gandhi, mercredi 16 février 2011
Mr Cissé, comme le dit Makanera, l`article 27 du Statut de Rome de la CPI, précise que "... la qualité officielle de chef d`État ou de gouvernement, de membre d`un gouvernement ou d`un parlement, de représentant élu ou d`agent d`un État, n`exonère en aucun cas de la responsabilité pénale au regard du présent Statut, pas plus qu`elle ne constitue en tant que telle un motif de réduction de la peine". Cet alinéa concerne la grâce présidentielle. Le texte ajoute également que " les immunités ou règles de procédure spéciales qui peuvent s`attacher à la qualité officielle d`une personne, en vertu du droit interne ou du droit international, n`empêchent pas la Cour d`exercer sa compétence à l`égard de cette personne". Cet alinéa concerne les amnisties d`origine parlementaire. Autrement dit, le droit de grâce peut effectivement s`exercer par le PRG envers un ressortissant accusé de crime contre l`humanité (ou l`amnistie votée par l`Assemblée nationale), mais cela n`empêchera pas la CPI d`agir. Sans compter que la grâce présidentielle ou l`amnistie peuvent être remises en cause ultérieurement par un nouveau PRG ou une nouvelle Assemblée.
kalil diallo, mercredi 16 février 2011
la justice guineenne comme dadis doivent etre definitivement eliminés,
CISSE, mercredi 16 février 2011
Mr MAKANERA,comme vous l`affirmez à juste titre,la juridiction interne,en l`occurence la justice guinéenne,dispose d`une compétence générale pour connaitre les crimes contre l`humanité commis sur son territoire.Par consequent,le principe de subsidiarité(ou complementarité ou suppléance)ne confère qu`une compétence d`attribution à la CPI dans un cadre stricte(=incapacité de l`ETAT partie à mener une enquete et proceder à des poursuites judiciaires ou volonté manifeste de l`ETAT à soustraire l`accusé à la justice).Néanmoins,les consequences juridiques et politiques que vous tirez d`un eventuel retour du capitaine DADIS en guinée m`interpellent. Concernant les consequences juridiques de ce retour;En l`etat actuel de l`affaire,le Capitaine DADIS n`etant qu`accusé jouit de la presomption d`innocence.Sa culpabilité n`est pas encore etablie par un tribunal.Par consequent,il dispose encore de sa liberté inaliénable de rentrer vivre chez lui comme tout citoyen guinéen.Aucune regle juridique ne s`oppose à son retour au pays. Par ailleurs,il est hérétique de dire que le droit de grace et la loi d`amnistie sont exclus du champ des crimes de l`humanité.IL est etabli qu`un chef d`etat peut(pouvoir) gracier une personne condamnée par la juridiction interne(tribunal national) au titre de crime contre l`humanité.La CPI n`intentera de nouvelles poursuites à l`encontre de cette personne que si elle considère que la procédure a été menée dans l`intention deliberée de soustraire cette personne à la justice.Toutefois,le pouvoir de grace ne pourra concerner les personnes reconnues coupable(jugé) par la CPI.Ainsi le capitaine DADIS, n`etant pas encore jugé par une juridiction,est susceptible de bénéficier d`une grace présidentielle après sa condamnation probable par la justice guinéenne. En outre,aucune disposition du statut de ROME relatif à la CPI ainsi que les dispositions relatives à la complementarité(principe de subsidiarité)ne font mention des lois d`amnisties.Ceci resulte des divergences d`opinion de la communauté internationale relativement à l`efficacité de l`emploi de ce type de mésures pour obtenir une paix et une reconciliation durable.Les ETATS sont donc libres de prendre ou ne pas prendre de telle mésures sous le controle du juge penal international.En effet, ce dernier va controler la reunion de trois critères dans la loi d`amnistie de crime contre l`humanité:recherche de l`authenticité de la demarche de l`ETAT--le degré de ressemblance entre une "commission verité réconciliation" et une procédure d`enquete--prise en considération des raisons ayant conduit un ETAT à ne pas poursuivre un individu afin de determiner la pertinence de son eventuelle intervention dans un processus de reconciliation. Vous constatez ainsi que le vote de la loi d`amnistie des crimes contre l`humanité n`est pas exclu de la compétence du législateur GUINEEN. A titre personnel,je pense que plusieurs raisons historiques pourraient justifier une telle demarche de l`etat guinéen. Sur le plan politique,une telle demarche de l`etat peut etre bénéfique pour tous les guinéens.En effet,vidant nos rancoeurs et souffrances decoulant des crimes commis par nos differentes autorités publiques(depuis l`independance),une telle demarche de l`ETAT permettra à notre pays de connaitre une vie politique et sociale apaisée. "PROUVER QUE J`AI RAISON SERAIT ACCORDE QUE J`AI PUIS AVOIR TORT" Beaumarchais
Gandhi, mardi 15 février 2011
Dadis doit rentrer parce qu`il est chez lui en Guinée, c`est aussi simple que cela. Ensuite, il doit bien comprendre qu`une enquête devra être faite pour mesurer son degré de culpabilité par rapport aux massacres du 28 Septembre, dans la mesure où il est l`un des témoins les plus importants. Le mieux serait que cette enquête soit publique, il ne s`agit pas de l`interroger clandestinement, pour venir nous expliquer ensuite, qu`il lui est arrivé la même chose que le pasteur Loua. N`oublions pas que certains ont intérêt à une vérité officielle, qui ne cadre pas forcément avec la stricte vérité, et qui évolue en fonction de qui détient le pouvoir. Comme le dit justement Makanéra, la CPI n`interviendra que si la justice guinéenne est défaillante. Quand bien même Toumba Diakité serait le responsable moral (ce qui reste à démontrer) de ces massacres, ce n`est pas lui qui a tiré et violé seul les nombreuses victimes. Chacun est responsable de ses actes, et ce n`est pas parce qu`un chef quelconque a pris une telle décision, que cela exonère ceux qui l`ont suivi à la lettre. Certains béréts rouges doivent aussi assumer leurs actes. Comme de nombreux internautes, je pense qu`Alpha Condé espère un bénéfice politique (les législatives) de sa déclaration officielle invitant Dadis à revenir en Guinée, mais qu`au fond de lui, il ne le souhaite pas ce retour (et il en a vraisemblablement avisé son ami Compaoré), car beaucoup seront surpris (ou auront la confirmation) que ce qui s`est passé ne correspond pas forcément à ce qui se dit. Wait and see.
André Loua, mardi 15 février 2011
Vous parlez de démocratie, de justice et de reconciliation nationale. Ces termes n`ont de sens que lorsqu`on accepte la notion de présomption d`innocence. Le Président Dadis n`est pas poursuivi ni par la justice guinéenne, ni par la fameuse CPI. Pourquoi l`empêcheriez-vous de rentrer dans sa patrie? Le Professeur Alpha Condé a raison. Il ne tient qu`à Dadis, et à lui seul, s`ilveut rentrer au pays. La haine a place là où manque l`intelligence. Soyez sages!
me TEA marcy toussaint, mardi 15 février 2011
la justice sera rendu.Dadis va se défendre. seulement, il ya une honte qui se profile à `horizon. le dossiers sur les massacres du 28 septembre contiennent des revelations graves concernant l`intention des organisateurs de la manif. ne tombons pas dans l`emotion et la passion. ce n`est ce avec lequel la justice travaille. le droit sera dit en la matière. mais le prix de l`offense au peuple ou une personne sera très élévé. nous sommes tous d`accord pour que justice soit rendue. soit c`est Dadis qui est condamné ou soit ce sont ces détrateurs qui le sont. si c`est le cas, je sais que le prix de l`atteinte à l`honneur et à la reputation du monsieur ne sera pas constitué de pardon d`argent d`or ou de diamant à titre de dommages et intérêts mais un chatiment et des grincements de dents à la hauteur des mensonges proférés contre lui. il faut que ceux qui parlent, sachent que la justice sera rendue. la reconciliation ne va pas le blanchir Dadis ni reveiller les morts.elle pourrait nous aider à ameliorer notre vivre ensemble. à vous de juger............
Youssouf bangoura, mardi 15 février 2011
Qu`il soit coupable ou pas, Dadis Moussa est guinéen, de ce fait, il a le droit rentrer dans son pays . S`il veut rentrer en guinée, ben libre à lui .
Mory Diakité, mardi 15 février 2011
@ Mme G. kourouma. Vous ne permettez pas à M. Datolinè (excellent au démeurant) de vous traiter de déformatrice d`infos. Pourtant, vous vous permettez d`insulter les gens (moi par exemple). Deux poids, deux mesures madame?
Datonè, mardi 15 février 2011
@ Mme G.Kourouma! Je ne me suis jamais permis de vous tutoyer!! A l`avenir quand vous reprenez les informations d`autres personnes ayant la gentillesse d`indiquer la source!! Vous vous avez lu la version écrite par d`autres personnes et moi j`ai écouté à la télé en directe!!! Quand on écrit dans un espace public on doit accepter les critiques madame, dire que l`information a été déformée n`est en aucun cas un manque de respect envers qui que ce soit. Le respect ne se force pas mais il se mérite!!! Je n`ai pas besoin d`un lien pour aller lire la version réecrite d`une information dont j`ai écouté la version initiale!!!
Mme G.kourouma, mardi 15 février 2011
Datoline, je ne te permets pas de me traiter de deformatrice d’infos. Si tu as ecoute, moi j’ai lue. Et l’article que j’ai lue a été redige par deux journalistes guineens. Si tu ne te respectes pas, n’en profites pas pour en faire autant avec autrui. Pour ta gouverne, voici le lien et l’intutile de l’article : http://gn.telediaspora.net/fr/texte.asp?idinfo=47570 « Exclusivité de l’interview accordée par France 24 au Président, le Professeur Alpha Condé, diffusée par la RTG. Entretient à bâton rompu. Source : Radio - Kankan : Dernière Mise à jour : 11/02/2011 (Auteur : Autres) Décryptage de Mohamed Lamine Camara, Mohamed Sylla et Issiaga Camara (Fazo), Conakry pour radio-kankan.com PS : si tu as des remarques a propos, envoies les aux auteurs. En plus, fais attention aux insultes car je n’ai jamais fais allusion a Cellou Dalein. Les remarques positives et constructives, y a pas mieux.
Datolinè, lundi 14 février 2011
Pendant la campagne presidentielle, Cellou voleur Diallo a affirmer publiquement qu`il ne traduirait pas Dadis à la CPI et sur ce site les mêmes personnes qui reclament aujourd`hui que Dadis soit traduit à la CPI soutenaient la position de leur champion!!
Datolinè, lundi 14 février 2011
Ce que Alpha Condé a dit sur africa 24 est que ce qui différncie le 28 septembre des autres crimes, est qu`il y a eu des viols!!! Arrêtez de deformer les informations!!!
Datolinè, lundi 14 février 2011
@ Mme GK! J`ai l`mpression qu`on a pas écouté le même discour! Alpha
Georges, lundi 14 février 2011
Arrêtez de nous tympaniser! Nous savons tous que chacun des deux candidats au second tour de l`élection présidentielle s`était engagé à laisser Dadis rentrer en Guinée. D`ailleurs même s`il rentrait, est ce que ce qui lui déculpabiliserait? Alpha Condé est PRG, il n`est pas la CPI. Ne confondez pas amour et tambour. Wa salam.
Juju, lundi 14 février 2011
Oumar Camara, en quoi tous les Forestiers ont-ils été salis à cause du Capitaine Dadis, alors que lui-même n`a pas été sali? Est-ce pour autant que l`on va dire que tous les Malinkés sont traitres parce que Sékouba est un traitre?? Je dis NON. Alors faisons attention à nos propos et évitons de généraliser les idées qui ne tiennent pas la route si nous voulons construire une meilleure Guinée. Selon l`article 9, Dadis et tous les autres sont présumés innocents jusqu`à preuve du contraire, donc la justice doit faire son travail et que les "VRAIS" auteurs des différents crimes commis en Guinée soient punis à la hauteur de leur crime.
Mme GK, lundi 14 février 2011
Non seulement Alpha Conde affirme qu`il n`ya eu que des viols le 28 sept mais il affirme soutenir la CPI. Dadis, s`il te reste une once de brain, reflechit!!!
Mme GK, lundi 14 février 2011
Interview de Alpha Conde sur france 24: La Guinée aurait passé souvent d’un pays où Dadis Camara, qui était au pouvoir, est parti dans des conditions extrêmement difficiles. Est-ce que vous pensez que la cour pénale internationale doit s’occuper de cette affaire pour rétablir la justice ? Ou c’est aux guinéens de trouver la solution à leurs propres problèmes ? - Alpha CONDE : Aujourd’hui, les guinéens doivent enfin pouvoir se regarder en face dans le miroir. Se regarder dans le miroir, c`est-à-dire nous accepter tel que nous sommes. En Guinée, il y a des aspects positifs, comme il y a des aspects négatifs. Donc on doit mettre sur la table, tous les actes commis. Moi je pense que nous devons prendre l’histoire de la Guinée dans son ensemble de 1958 à maintenant pour que les guinéens se réconcilient entre eux. Puisqu’il n’y a pas eu que le 28 septembre seulement. Le 28 septembre n’a enregistré au fait que des viols. Mais sinon il y a eu des problèmes plus sérieux en Guinée. C’est dire que la justice guinéenne est entrain de s’occuper de tout cela. On verra bien, mais de toute façon, vous savez, je suis pour la Cour pénale internationale. Mais il y a un aspect quand même qui est choquant, c’est que la Cour ne s’en prend jusqu’à présent qu’aux Africains. Or les crimes, ce n’est pas seulement en Afrique. On parle des pays de l’Europe de l’Est qui enregistrent des problèmes pires. Jusqu’à présent donc, on ne s’en prend seulement qu’aux pays africains. Moi, je suis pour la Cour pénale internationale, c’est une grande avancée du droit international. Ça montre aux dictateurs qu’ils ne peuvent se soustraire, parce que je suis chez moi. Mais il faut que cela soit universel. Il faut que tous les pays comme les Etats-Unis acceptent de signer et que les citoyens américains soient soumis avec le droit international. Il faut que la justice soit dans l’unité. Donc pour tous.
GilBlack, lundi 14 février 2011
C`est une démission tatale du regime en place en Guinée à qui veut l`entendre!Alpha sait bien à quoi il joue.Mais je vous demande de faire très très attention avec la "justice" du "Blanc" c`est à dire CPI ou TPI.En Guinée ou en sur terre africaine...Risque de nous basculer dans une guerre civile dont personne ne pouvait imaginer la fin.Il faut que le PEUPLE sache ce qui s`est passé en Guinée...Y compris les crimes économiques bien sur!Mais pour le moment,Alpha et ses parains du résau de la "France-Afrique" sont entrain de manipuler et nous exproprier de nos richesse tant convoitées...
Camara Oumar, lundi 14 février 2011
Walaye Dadis si tu revient en Guinée, Alpha Condé va te remettre à la Cours Penal Internationale. Il est rancunier, il t`a pardonné, il veut te pièger, tu reviens tu es mort. Considère Alpha comme ton énemi, par ce ta vidéo sur lui, il ne te pardonnera jamais. Moi je continue a penser que tes frères d`armes (Sekouba Konaté) t`ont trahis, c`est fini, ils ont sali tous les forestiers en te piégeant, ils voulaient ta mort définitive.
TANIKO, lundi 14 février 2011
Tous les actes que pose le "président elu" laissent penser qu`il fut un complice actif de conté et de la junte Dadis/sekouba.Cet homme devient dangereux pour la guinée.Il faut organiser la resistance

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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