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Les résultats provisoires du vote du 27 juin dernier ont été rendus publics le 2 juillet. Et comme il fallait s’y attendre, ces résultats sont à ce jour, l’objet de contestation. Dans cette foulée, le candidat de l’UFR classé 3e avec 15,60% ne reconnaît pas le verdict des urnes. Il l’a exprimé devant la presse nationale et internationale.
C’est au quartier général de l’Union des forces républicaines (UFR), sis à l’immeuble « le Golfe » que Sidya Touré a convié les journalistes au lendemain de la publication des résultats provisoires. D’entrée de jeu, le candidat de l’UFR a reconnu que le scrutin s’est déroulé dans les meilleures conditions. Il s’est dit cependant surpris de l’attitude de la CENI. « Tout au début dira-t-il, nous faisions confiance à cette CENI, à appliquer la loi dans toute sa rigueur ». Il a souligné qu’on a assisté à autre chose qui consiste à « une manipulation des chiffres, le refus d’appliquer les textes quant il s’agit d’un candidat à un autre, d’interférences inimaginables au niveau de la CENI ».
« Nous avons constaté les deux premiers jours que l’UFR avait une position qui lui permettait d’accéder au second tour. Nous avions déjà balayé dans certaines régions qui ne nous étaient pas favorables, avec près de 15,60% de voix. Et brutalement avec l’arrivée d’un fonctionnaire de l’OIF (Organisation internationale de la francophonie), nous avons vu en une nuit, le lendemain des changements majeurs » accusent l’ancien Premier ministre.
Puis d’ajouter que « la loi électorale est très claire en son article 162, il est dit que tous les procès-verbaux de la commission administrative, quand la CENI effectue le recensement et que par suite de ce recensement, il apparaît des incohérences dans les résultats qui l’ont opposé, qu’il rend inexploitable et si les procès-verbaux sont entachés d’avis substantiels affectant la sincérité de leur rédaction, c’est-à-dire non signature ou signatures d’individus qui ne sont pas répertoriés, le président de la CENI, après vérification prononce la nullité de ce fait.
Sidya constate qu’au troisième jour des chiffres mis de côté ont fait leur réapparition dans le circuit des comptes de la CENI. Le candidat de l’UFR cite les cas de Kankan, Siguiri, Kerouané, Mandiana, Kourousa, Dalaba, Dinguiraye, Kissidougou, Faranah et une bonne partie de la Moyenne Guinée, à Fria et ailleurs.
« Cette élection a été vraiment entachée d’irrégularités. Nous les dénonçons et nous attendons les résultats de notre requête auprès de la Cour Suprême, avant de reconnaître les résultats de la CENI », a-t-il conclu.
En quittant les lieux, nous constations une forte présence des forces de l’ordre au niveau du pont le « 8 novembre ».
Ils avaient certainement appris que des militants de l’UFR préparaient une marche en direction du palais.
Pour la circonstance, de nombreuses femmes étaient venues à l’immeuble ‘’ le Golfe», chanter les louanges de leur leader.
Aly Badara Condé Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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