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Les deux ONG exerçant dans les domaines de la bonne gouvernance dans notre pays, ont remis au gouvernement d’union nationale deux propositions d’études sur les systèmes de fonctionnement de notre Assemblée Nationale et de la Cour suprême en Guinée depuis notre indépendance.
Organiser dans un réceptif hôtelier de la Capitale, cette remise officielle des documents a mobilisée plusieurs membres du Gouvernement, du CNT, des anciens députés, des avocats, des membres de la société civile et des journalistes de la presse publique et privé.
Après le discours de bienvenue de Madame Elisabeth Cautey, représentante d’IFES en Guinée, les responsables de ces études ont fait des lectures brèves du contenu des documents à l’auditoire, tout en expliquant le but de ses travaux qui regroupent les défis et problèmes de ces deux institutions républicaines.
Selon le représentant de BEFORE en Guinée qui est co-auteur de cette étude, l'objectif recherché est de contribuer aux travaux des autorités actuelles à savoir la révision de la constitution confiée au CNT (Conseil National de Transition).
« Ces études permettront aux amis de la Guinée de cerner la situation dans laquelle se trouve le pays à la veille des élections présidentielles. Cette première étude, faite en collaboration avec l'ONG BEFORE, traite de tous les problèmes de fonctionnement des différentes Assemblées en Guinée durant les dernières législations depuis l’indépendance. A savoir l’influence de l’Exécutif dans les différentes prises de décisions sur le vote des lois » A déclaré Elisabeth.
Aboubacar Nabé qui a participé à l’étude de ce projet de proposition n’a pas manqué d’insister sur la nécessité de choisir des personnes responsables pour la conduite des différentes commissions qui seront prochainement formées au sein de notre Assemblée.
« La structure, le fonctionnement du parlement, la formation et la qualification des fonctionnaires parlementaires et députés ainsi qu'à l'amélioration de la communication au sein de l'Assemblée prochaine doit être le cheval de bataille de tout un chacun si nous voulons que cette institution soit forte » expliquait l’expert.
Quant à l’expert de l’étude sur la Cour suprême, il n’a pas manqué d’expliquer à l’auditoire qu’il n'existe aucune politique de renforcement de capacité de la Cour suprême qui, depuis sa création, n'a pas bénéficié d'un soutien financier et logistique de la part des pouvoirs publics. Et que depuis des décennies cette institution n’a pas connue de recrutement à son sein.
Dans ses documents ont peut voir entre autres inquiétudes :
Les services dans leur quasi-totalité, sont sous équipés et nécessitent d'être appuyés pour répondre aux normes de qualité. A l'heure actuelle, il y a un manque notoire de téléphones, d'internet et de matériel informatique", note cette étude.
Monsieur Jean Marie Doré, premier Ministre chef du Gouvernement s’est réjouit de la collaboration de l’Etat avec ses deux ONG surtout en cette période très critique de notre pays.
N’Diaré Amadou Diallo Depuis Conakry pour www.guineeactu.com
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