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Les partis d’opposition sollicitent un arbitrage de Mme la Représentante du système des Nations unies en Guinée, dans son bras de fer avec le gouvernement, relatif au report des élections législatives pour 2009. Une mesure que l’opposition qualifie d’unilatérale. Le report du scrutin législatif initialement prévu pour fin 2008, n’est pas du tout du goût des partis de l’opposition. Qui qualifient la mesure d’unilatérale. Le gouvernement aurait en effet décidé de reporter le reste sans demander l’avis des partis politiques qui sont pourtant les principaux concernés. Pour l’opposition, il s’agit ni plus ni moins d’une manœuvre dilatoire visant à « pérenniser le PUP et la mouvance présidentielle.» Ces partis politiques qui en ont assez d’avaler des couleuvres, ont adressé une lettre à Mme la représentante du système des Nations unies en Guinée, M’Baranga Gasarabwe, pour protester contre cette décision du gouvernement. Le Pnud qui est impliqué dans les préparatifs de ces élections, aura sans doute son mot à dire, concernant le dit report. D’ailleurs une rencontre était prévue entre Mme M’Baranga Gasarabwe et les partis signataires de cette lettre, ce mercredi. Mais cette rencontre fut ajournée, à cause du calendrier très chargé de la représentante du système des Nations unies en Guinée, qui avait d’autres obligations à remplir. Ce énième report de ces législatives, confirmé par le ministre de l’Administration du territoire et des affaires politiques, Sékouba Bangoura et par le Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Ben Sékou Sylla, risque de créer des tensions dans les milieux politiques. Surtout que l’opposition voit derrière cette manœuvre la main du parti au pouvoir qui tenterait ainsi de reprendre la main, après avoir été contraint de faire profil bas, suite aux événements de janvier et février 2007. Les Journées de réflexion que ce parti a organisé récemment à Conakry et lors desquelles, Sékou Konaté et ses collègues ont tenté de se démarquer de la mauvaise gestion dont notre pays a été l’objet depuis 1993, date à laquelle fut élu son candidat à la magistrature suprême, confirment ces velléités du PUP. La direction du parti tout en ménageant le président Conté, avait à cette occasion, cloué au pilori des anciens Premiers ministres, convertis en leaders politiques. Les accusant de concussion. Ces arguments de l’opposition pourraient compromettre la « bonne foi » du gouvernement dans l’organisation de ce scrutin, que l’opinion voudrait apaisée. Et c’est le combat que mènent dorénavant le RPG, l’UFR et autres. Dian Baldé L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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