samedi 2 janvier 2010
Réponse au « Dr Thierno » ou TAG, de Bordeaux (ou Monaco ?)
Aïssatou Barry - Nene Aye

J'ai pour habitude de tutoyer tous les Guinéens sur le net, non par manque de politesse, mais pour décrisper la situation si tendue et créer une familiarité. C'est dans cette logique, Thierno, que je t'écris, car depuis un bon moment, toi qui sembles être un des fleurons de la diaspora de par tes mûres réflexions, … tu déranges.

Comme on aime le dire souvent, une première passe, une deuxième lasse et une troisième casse. On n'a certes pas besoin d'être intello et savoir manipuler habillement la langue de Molière pour déchiffrer les insolences et humiliations que tu déverses sur les femmes. J'aimerais raisonner avec toi dans un esprit de paix, si tu le veux bien.

Thierno, ne pas te reconnaître comme instruit serait mentir, tes écrits le prouvent. Cependant, ce serait une illusion d'imaginer qu'il suffit d'élaborer ta doctrine sur la Guinée de la manière la plus précise possible, et d'en organiser la défense le plus solidement, pour exorciser les autres conceptions.

Thierno, je t'invite à plus de prudence et à un examen de conscience, car celui qui, délibérément, s'efforce d'éliminer toute autre idée qui ne soit pas sienne, ne suit pas le « dictamen » de sa conscience, n'est pas exempt de faute, et par conséquent, porte souvent à cet égard une certaine responsabilité.

Thierno, nous traversons une phase cruciale de notre histoire, trois régimes où chacun prétend disposer de la vérité. Les gardiens de la culture, intellects, défenseurs du dogme, prennent de plus en plus d'importance et de pouvoir. La violence, sujet clé de notre discussion, qu'elle soit verbale ou physique, considérée dans son ensemble, ne trouve pas son origine en elle-même, mais dans diverses causes, parmi lesquelles, il faut compter la réaction critique et le mépris de l'autre. C'est pourquoi, dans cette genèse de la violence - verbale ou physique - ses défenseurs peuvent avoir une part, qui n'est pas mince, dans la mesure où, par la présentation trompeuse de leur doctrine et aussi par la défaillance morale et sociale de leurs actes, ils voilent l'authentique visage de la vérité qu'ils sont censés défendre en l'imposant aux autres comme intangible et indiscutable.

Thierno, nous émergeons d'une longue, trop longue période ou pour bien des Guinéens, la vie était synonyme de passivité, d'immobilisme, d'attitudes inconscientes, plus sociologiques que personnalisées. Au lieu d'accuser, de t'acharner sur des souffres douleurs féminins, d'avoir provoqué un dégel torrentiel, il vaudrait mieux te demander doù vient l'état de gel antérieur qui a provoqué l'inéluctable drame qui se joue aujourd'hui en Guinée, et comment à l'avenir, empêcher que des banquises ne se reforment et n'amènent un déluge. Et c’est cela qu’il faut prévenir, Thierno, que de nous insulter, nous les femmes, à tout vol le vent ! Demande-nous, car il faut être femme et pauvre, pour conter l'histoire profonde de la Guinée.

Thierno, je décèle en toi deux manières d'être, radicalement opposées. Devant l'injustice et la barbarie, le médecin respectueux de la vie humaine brandit ses armes de défense. Devant l'homme porteur de vie, l'intellectuel condescendant, qui ignore la convivialité, refait surface et puise dans l'humiliation et le mépris toute valeur humaine - l'amour et le respect - un piège dans lequel il ne faut pas tomber, car c'est dans l'attitude partagée des bourreaux que réside leur génie.

Thierno, toi qui t'ériges contre tout système autoritaire, système ou pouvoir politique et pouvoir religieux sont étroitement imbriqués, se confortent l'un l'autre, s'appuient l'un sur l'autre, ont besoin l'un de l'autre au profit d'une démocratie ou le pouvoir réside dans le peuple et, si on admet comme vérité l'opinion de la majorité, comment peux- tu en même temps réfuter la minorité, sûre de son bon droit, cherchant à se défendre ?

De cet  antagonisme naissent les tensions permanentes, des remises en question incessantes.

Thierno,  je suis l'être le plus sensible que la terre ait porté. Tu peux ne pas me croire ! Je passe des nuits à pleurer et à me demander quel besoin vous avez d'humilier les autres. Quel profit en tirez-vous ? - rassure-toi, il n y a pas que toi qui me fasses pleurer, c'est toute méchanceté fortuite.

Tes avant-derniers étalages de notre organe anatomique le plus béni, laboratoire de vie à la face du monde sur le net, me poussent à faire une exception dans mes principes qui sont de ne jamais m'attaquer à la personne comme telle, mais plutôt aux problèmes qu'elle occasionne.

Thierno, regardons tout cela un peu plus près:

Deux prises de conscience m'ont aidée dans cette réflexion. La première se réfère à un souvenir de jeunesse. C'est donc une expérience très particulière, dont on ne peut, sans doute, tirer qu’une conclusion générale, mais qui reste à mes yeux, très significative.

Ce souvenir remonte à l’année 1976, j'avais à peine 17 ans. Une délégation ministérielle conduite par N'Faly Sangaré, à l'époque Gouverneur de la banque centrale, vient en visite à Forécariah où j'étais élève. Comme à l'accoutumée, on recrute les plus jolies filles du lycée enrôlées de force dans le service protocole pour  leur tenir « compagnie ». Monsieur Chérif, à l'époque Gouverneur de la ville vient vers moi et me tient à peu près ce langage:

 « Nous avons besoin d'un gros budget, tu es l'une des plus jolies filles, donc l’espoir de la ville repose sur toi. Nous t'affectons le gouverneur de la banque, n'oublie pas que nous avons tous les yeux fixés sur toi, la réussite ou l'échec du projet dépendra de toi, et surtout que tu as le bac à passer ».

Il me poussa vers la chambre et tout le bureau fédéral attendait au salon. J'ai un tempérament de feu, personne ne peut m'obliger à faire ce qui ne me convient pas, mais n'ayant aucune porte de sortie et craignant qu'ils ne m'empêchent de passer les épreuves du bac, je décide d'expliquer la situation au gouverneur de la banque qui, lui certainement, comprendra. A peine suis-je rentrée que cet homme de Dieu me demande qui je suis et ce que je fais là. J’explique  telle qu’elle est. Indigné, il me dit: « Assied-toi là ! Il me désigne le fauteuil, (je lisais la tristesse sur son visage). Si tu ressors maintenant, ils te sanctionneront. Reste un moment et s'ils te demandent, dis- leur que tu as fait ce qu'ils voulaient et qu'ils auront leur budget. 

- Que me proposes-tu pour tuer le temps,  me dit-il ?

- Je propose un jeu de questions-réponses que je n'oublierai jamais.

- Qui commence, moi ou toi ? Math, histoire ou géographie ? Et celui qui perd donne à l'autre combien?

- Moi la première, répondis- je

Comment fait-on pour calculer la surface d'un terrain qui n'a aucune forme?

- Pan! Je suis collé ! (il s'amusait comme un enfant)

- Ben ce n’est pas possible ! Je vais perdre la face si je ne trouve pas la solution. Il fit semblant de réfléchir et me dit: A mon avis, tu lui donnes des formes à ta surface en la fractionnant, tu obtiendras des carrés, rectangles, losanges…et tu fais la somme, c'est ça? »

On passait d'une question à l'autre sans voir le temps passer, puis, il regarda sa montre et me dit sans toucher mon petit doigt: tu peux partir. Il me fit cadeau d'un billet.

Que Dieu bénisse cet homme et couvre sa descendance comme il l'a fait pour une fille innocente sacrifiée sur l'autel des ambitions politique de certaines personnes !

C'était ça la révolution Thierno ! Et si moi, je témoigne aujourd'hui sur le net du nom de cet homme, c'est parce que cet événement a eu un dénouement heureux et je ne retiens que le positif, autrement je ne l’aurais jamais fait. Beaucoup de nos camarades n'auront pas eu cette chance, ressortant de ces chambres avec une grossesse non désirée. Elles avaient le lourd fardeau de porter un enfant qui ne sera jamais reconnu parce que fait par un père de famille respectueux et haut placé,  devenant une paria ou pratiquant un avortement dans des conditions d'hygiène précaires, traînant encore les séquelles par une stérilité ou un cancer de l'utérus. Moi qui en ai réchappé, je ne peux me vanter d’aucun mérite. J’ai simplement eu plus de chance. Celles qui ont cédé ne sont pas à blâmer. Ces femmes ne parlent pas. Elles se terrent et traînent une douleur à vie.

Tu me diras, en quoi cela te regarde-t-il ? C'est par rapport à un de tes articles sur le net qui parlait encore de bâtards et de femmes putes à l’égard de x et y. C'est facile d'accuser et de juger sans comprendre.

Dis-moi : Sur l'ordre de mission délivré par Sékou Touré, une loi stipulait-elle qu'il fallait livrer des filles aux chefs pour qu’elles soient violées?

Non!

Dis-moi aussi : Si tu es véridique, qui composaient les bureaux fédéraux?

Nos pères, nos oncles, nos frères… mais que toi tu respectes n'est-ce pas? 

En jetant en pâture la victime - pourquoi n'insultes-tu pas ces cadres de la révolution puisque beaucoup parmi eux sont encore en vie?

Eux non plus, n’ont pas démissionné !

Thierno, tu connais certainement l’histoire du masseur de Himmler qui avait un dégoût de ce régime. Il a servi jusqu’au bout ces criminels de guerre et a sauvé des milliers de personnes de l’holocauste. Son pays vient de lui décerner une couronne de mérite après tant d’années d’accusation.

C'est là ta partialité Thierno : Deux poids, deux mesures…

J'aimerais juste te dire Thierno, que je refuse que la consommation soit collective et la facture individuelle. Cet homme que je viens de citer, que je n'ai vu qu'une fois, était de la révolution, mais tous ceux qui l'ont connu attestent qu'il s'est toujours démarqué du mal.

Que penses-tu du cynisme que certains bourreaux poussaient en fréquentant les épouses des détenues du camp Boiro?  

Nous comptions du doigt des « Dalilas » qui ont préféré  mener une vie austère que de céder aux avances mal placées. Il y en a donc beaucoup  qui, pour des raisons que tu ne peux savoir, ont fini par coopérer dans  l'espoir de voir leur mari libéré, l'espoir de voir ses conditions de détention assouplies, l'espoir d'avoir à manger pour ses enfants…à leur sortie de prison. Certains hommes ont  divorcé, sans rien comprendre, laissant la femme dans la meurtrissure de sa chair et de son cœur. Ce sont des putes pour toi, n'est-ce pas Thierno?

Il n’y a aucun contrat de confiance entre nous les femmes et ceux qui se targuent de détenir une vérité partielle. Le viol des femmes n’a pas commencé au stade du 28 septembre, tel qu’il me semble. Le stade est la continuité de vos (les hommes) viols collectifs, de tous les jours, par vos propos diffamatoires, vos humiliations  quand vous nous imposez déjà une mini guerre au foyer par la polygamie, au travail où nous sommes vos subordonnées, quand vous vous tirez dans le dos dans un climat permanent d'hostilité, ni guerre, ni paix.

De tout cela nous (les femmes) sommes fatiguées. Et ça t'étonne qu'on balbutie la langue française qui n'est même pas notre langue maternelle ? Et taupe pour qui ? Peut-on être taupe de son bourreau ? Je ne suis point féministe, mais réaliste.

Si tes propos humiliants: « femme wrangler, femme bepperi, femme taupe, femme sounkouroumba… » ne sont pas un viol, Thierno, je n'aimerais pas être à la place de celles que tu défends.

Je soulève un autre cas très fréquent. Les viols organisés et planifiés dans les hôpitaux en Guinée. Je ne parle pas à la légère et un rapport d'une ONG t'édifiera mieux. 

Deux des plus célèbres médecins qui jouaient à ce jeu pervers, bons pères de famille, aimés et respectés, sont tous deux à saaré ngoga - ville de vérité - comme on appelle l'au-delà dans notre langue. Je ne me réjouis pas de leur mort vu que je suis sur le chemin qui y mène. L'une de leurs victimes, mère de grands enfants, sortie du cabinet en sueur psalmodiant : «Lahilala ilalahou, Mahamadourasouloulahi, on yi komi hebhi? Vous voyez ce qui m'est arrivé? A qui expliquer ce qui m'est arrivé? »

Je suis sûre que tu as plus de respect pour ces médecins que pour les taupes et les wrangler, n'est-ce pas Thierno?

Eux, ils sont propres sous leurs blouses blanches, leurs forfaitures propres aussi puisque faites sans témoins… humains. Eux, ils sont instruits et savent tenir un discours sans faire des fautes qui écorchent tes oreilles sensibles.

Thierno, l'Allemagne a été construite par les femmes, quand les hommes ont déclenché leur sotte guerre. Nous avons porté 3 régimes et 3 dictatures. Le chemin de l'exil est jonché de pas de femmes, ballot sur la tête, un enfant sur le dos, un autre dans le ventre, les deux mains tenant les autres. Le ventre de l'océan est plein de nos enfants, l'Orient et l'Occident sont remplis de nos enfants qui déambulent de pays en pays comme des bêtes traquées. Leurs prisons sont gorgées de nos fils, tous partis dans l'espoir de trouver une vie meilleure, tous issus d'une injuste polygamie pour aider leurs mères qui, souvent, sont des premières femmes abandonnées. Approche les jeunes réfugiés, parle avec eux et tu respecteras les femmes.

Si vous voulez vous battre et brûler la Guinée pour des non-sens comme les considérations ethniques, la position sociale, la noblesse ou autre… Libre à vous de ne pas penser une seconde que vous aurez une femme qui vous encouragera sur ce chemin.

Si c'est cela qui fait de nous des Beeppedji et des taupes, nous l'acceptons Thierno !

Ne prenez surtout pas la défense des femmes comme prétexte, car nos problèmes dépassent le cadre académique et va vers des pensées plus positives. Nous, nous avons un défenseur qui renverse des montagnes. Celui qui nous respecte se passe de toute hostilité, résout les conflits du pays dans la paix et la quiétude, dialogue dans la paix, revendique dans la paix …, car après il n’y aura encore que nous les femmes qui porterons les conséquences.

Que Dieu nous bénisse


Aïssatou Barry - Nene Aye, Suisse


Note : Thierno Diallo dont il est question dans cet article n’étant pas du tout docteur bien qu’il essaie de le faire croire (signature avec cette mention, photos en blouse blanche, etc.), la rédaction a pris l’initiative de mettre son nom entre guillemets dans le titre. Cela n’engage pas l’auteur de l’article.


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Mamadou Saidou Diallo,Londres, mardi 5 janvier 2010
Mme, merci infiniment pour cette oeuvre magistrale. Vous n`avez pas simplement repondu Dr Thierno, mais vous avez aussi aborde avec une finesse d`analyse sans egale des sujets importants et interessants. Votre texte avec celui de Mme Camara ( RPG allemagne Reponse a Ben D Toure) meritent d`etre lus, compris et appliques par tous les Guineens. Je suggere qu`ils soient introduits dans les cours d`instruction civiques et morales, et soient enseignes de la maternelle a l`universite. Pouriez vous nous faire une oeuvre similaire sur les viols et massacres du 28 septembre, juin 2006 et Jan-Fev 2007???? J`en serai enormement ravi car ces evenements bien qu ayant leur origine ailleurs sont d`une animosite exceptionnelle. Bien a vous!
H.O keita, lundi 4 janvier 2010
Ma soeur que dire de plus? Permettez moi au moins d`ecrire quelques phrases sans faire d`eureure d`analyse. Vous avez resumer tout.Le passé,le present et même pour une future prospere pour tous les fils de Guinée sans distinction. Merci,merci,merci,merci beaucoup.
Sékou Oumar Camara, lundi 4 janvier 2010
Je ne connais pas le destinataire de la lettre ouverte de Mme Barry. Je ne me souviens pas non plus avoir lu les contributions de ce compatriote sur le web guinéen. Mon commentaire portera donc exclusivement sur le papier de Mme Barry. J`ai lu le texte au moins 3 fois, avant de me décider à aller à l`assaut de mon clavier pour la remercier et la féliciter. Je commence par les félicitations. Mme Barry a une écriture magnifique. En plus d`être belle (raison pour laquelle l`amoral gouverneur de Forécariah l`offrit en pâture à un ogre sexuel qui s`est révélé être un doux agneau pour elle), elle est intelligente (voir son souci de décrocher son bac...et la femme intellectuelle qu`elle est devenue!). Au-delà de ses qualités intrinsèques, bien guinéennes malgré les vicissitudes de l`Histoire, Mme Barry nous aide à mieux regarder notre passé et notre présent. Elle nous invite à nous mettre à la place de l`autre, avant de le condamner. Elle nous invite à être objectifs, à être véridiques, à être responsables, à être positifs. L`être humain est complexe. La société, encore plus. Quant à la femme, un guinéen bien éduqué se doit de respecter toute femme qui qu`elle soit, quoi qu`elle fasse. Malheureusement, pour diverses raisons, ce culte de la femme a disparu en Guinée parce que...les hommes en ont fait des objets exclusivement sexuels. Les événements indicibles du 28 septembre 2009 contre la femme guinéenne constituent l`exemple phare de cette "instrumentalisation de la femme". Depuis donc la fameuse Révolution, la femme guinéenne n`est vu que comme objet sexuel. Raison pour laquelle la "seule façon de l`humilier" est, pour les âmes perdues, de la souiller. Physiquement ou moralement. Or, qu`il s`agisse de nos devoirs à l`égard d`Allah ou de nos panthéons traditionnels, le respect dû à la mère, en général, et à la femme, en particulier, est primordial. Comment s`étonner d`ailleurs que la Guinée soit dans les ténèbres depuis qu`elle a pris son indépendance? Comment voulez-vous que Dieu se penche sur le sort de jouisseurs impénitents? J`espère que Dieu nous pardonnera très rapidement les profanations du 28 septembre et qu`il nous donnera les moyens de nous racheter vis à vis de la femme guinéenne. Merci Tantie.
Ibrahim Bah, lundi 4 janvier 2010
Bravo Aissatou Merci pour tes reflexions pertinenetes et c`est un honneur pour d`avoir fait Diamilaya a toi courage et bonne chance
aicha bah, dimanche 3 janvier 2010
mercie ma soeur pour ton article et pour ton courage, aujoudhui les jeunes filles sont les plus malheureuse car elles sont les plus exploités par les hommes et surtout par nos hommes politiques. .
Professeur Lansiné Kaba, dimanche 3 janvier 2010
Ce témoignage fait honneur par son élégance, sa véracité et son sens du respect.
Moussa Konaté @ Toronto, Canada, dimanche 3 janvier 2010
Mme Barry Aissatou, que le tout puissant vous bénisse. Vous militez pour la paix et la réconciliation nationale, que le seigneur vous entende et guide vos pas. Le texte est magistral. Dans un article publié en Déc. 2008 sous le titre « les nouveaux capos », j’attirai l’attention des leaders d’opinion et commis aux écritures sur la nécessité de l’information vraie et les conséquences de la manipulation à travers cet extrait « Tous les commis aux écritures, qu’ils s’abreuvent aux sources du pouvoir ou de l’opposition, et tous ceux qui tirent des dividendes de ces deux râteliers, en opposant des frères et sœurs d’une même nation, doivent mesurer la portée de leurs gestes, à savoir qu’ils seront comptables de leurs actions. Même à titre posthume, l’histoire leur décernera le satisfecit qu’ils auraient mérité. » Ce texte d’une qualité exceptionnelle que vous venez de produire ne plaira pas forcément à tous mais, sachez que vous avez fait montre de génie May god bless you.
sanaba Coné, dimanche 3 janvier 2010
Ma soeur, merci pour ce témoignage poignant. mais rendons grâce à notre Créateur car la grande majorité de nos hommes qui savent qui ils sont nous respectent et nous estiment à notre juste valeur. Pour le reste, malgré leur ignominie, ils ne réussiront pas à nous mettre à genoux. Nous sommes et resterons débout. Tu as tout dit dans ton texte. Je prie le bon DIEU qu`IL apporte la paix du coeur à tous.Nous exigeons en effet l`égalité mais dans un respect mutuel pas l`humiliation. Il fallait que ça soit dit et tu l`as dit que DIEU te bénisse. Je te souhaite une très bonne et heureuse année ainsi qu`à toute la famille.
Mohamed CAMARA USA, dimanche 3 janvier 2010
Ma sœur, vous avez sans aucun doute remarquez que des gens comme Moussa Keita, Christelle et autres ne comprennent pas assez bien la langue françaises ce qui fait que dans leurs réponses, ils confondent amour et tambour. Vous les parlez de la souffrance perpétuelle des femmes sous les différents régimes, et eux ils vous demandent pourquoi vous n`avez pas manifesté contre le CNDD. Ils exigent même que vous vous en preniez à l`initiateur de "femme Wrangler", alors que votre analyse est non seulement contre ce dernier mais aussi contre les propagandistes de cette phrase. Cependant, soyez rassurer car le coup est parti et beaucoup de médiocres vont réfléchir avant d`écrire n`importe quoi sur les femmes. J`ai aussi lu votre autre article "La caisse". C`est excellent. A lire les analyses des femmes actuellement sur le net, je commence à croire que la sortie du bourbier Guinéen va se faire grâce à elles (c`est vrai que ce ne serait pas la première fois). Ce qui est réconfortant, c`est que la femme Guinéenne commence à se réveiller et c`est ce réveil qui est merveilleux. Bravo Madame BARRY.
M.L. Sackomo, dimanche 3 janvier 2010
Madame et chère soeur. Je lis très souvent les postings sur le net, mais c`est pour la première fois que je pleure en lisant un texte. Mes enfants à côté de moi ne comprennent pas ma réaction, cependant il m`est difficile de les expliquer, car nés en occident, ils ne me comprendront pas. Madame, sur le chemin de la souffrance vous avez dit" un ballot sur la tête, un enfant sur le dos, un autre dans le vendre et les deux mains trainant les deux autres"; Ce ci est un spectacle quotidien chez nous. Madame, merci pour avoir levé le ton pour la défense de la femme. Que Dieu vous donne longue vie.
Cissé Oumar de Bma, dimanche 3 janvier 2010
Madame Barry, Je reste bouche bée à la lecture de ce monument ! Il est philosophique, humaniste, littéraire, pédagogique, moraliste, civique, bref ; Il contient tout ce qu’on pourrait mettre utilement entre les mains d’une jeunesse, pour lui apprendre tout ce qu’on ne trouve pas dans les écoles et les universités : les expériences et la vraie vie des hommes et des femmes. C’est un document ‘’univers’’ ! Ne sachant donc pas comment vous exprimer toute mon admiration, j’imite un de mes anciens élèves ivoiriens, en vous proposant de faire le ménage chez vous, pendant dix jours consécutifs, aussitôt que je prendrai ma retraite complète. Je souhaiterais en attendant, avoir vos coordonnées car, je suis convaincu d’avance que chaque mot que vous me direz dans une conversation, contribuera forcément à me rendre plus intelligent. Merci de continuer à écrire, pour arracher nos sites aux influences des médiocres et de la médiocrité !
sinkoun kaba, dimanche 3 janvier 2010
Th.Hamidou BARRy USA, n`faly sangare vit.Que Dieu l`accorde longue vie et bonne sante. par contre paix a l`ame de sa femme Mme Aissatou BAH Sangare et a sa belle soeur qui est ma mere fatoumata traore ainsi que a tous nos parents disparus.Amen. bonne et heureuse annee a lui et sa petite famille.
Mariama Haby Diallo, dimanche 3 janvier 2010
Merci ma sœur. C’est la première fois que je réagis sur le net et même je me fais aider par ma fille. Sur tout ce que vous dites, je suis à 100% d’accord avec vous. Nous les femmes nous devons être solidaires surtout quand c’est des attaques non justifiées de ces tenant de la pensée unique, qui ne sont autres que des vas nu pieds qui insultent nos sœurs. Et nous mettons en garde les leaders politiques qui vont s’accoquiner avec de tels personnages.
Diaby, dimanche 3 janvier 2010
Madame, vous m`avez fait pleurer. Je vous dis simplement merci!!!!!
Safiatou, dimanche 3 janvier 2010
Je m`attendais bien qu`un jour, un guinéen courageux vienne remettre ce "docteur" à sa vraie place, comme vous le faites si bien, Mme Barry. Notre "illustre Dr" fait partie en effet, de cette cohorte de troubadours du Net qui ne comprennent rien aux réalités du pays dont ils se réclament, loin du pays depuis des dizaines d`années, s`abreuvant de sources d`informations haineuses et négativement orientées, et qui pensent faire la vedette en nous tympanisant chaque jour de leur mal-vivre et de leur mal éducation. Ils sont légions sur les sites "Milles Collines" que nous connaissons et qui, en véritable crise de reconnaissance, s`adonnent à tous les degrés de vulgariré et de bassesse pour se sentir vivre. Je vous prie Madame, ne repondez surtout pas lorsqu`ils recommenceront à déverser leur bave comme ce "Kéita Moussa". Ils ne comprennent même pas vos tournures de phrase, ils captent difficilement un mot et remettent leurs vociférations habituelles,juste pour paraître à la mode. Continuez Mme Barry, la raison est de votre côté !
leconcurrent.overblog.com, dimanche 3 janvier 2010
Madame vous tombez dans le piege de ce pseudo-docteur et pseudo-peulh: son teint, son insolence, son education n`a rien d`un peulh encore moins d`un Docteur surtout en Medecine. Tout ce qu`il cherche c`est de la publicité, ce genre de publicité.
K. diallo, dimanche 3 janvier 2010
Nene Aye jai aime votre text. Vous nous avez donne un autre temoignage sur le regine du PDG. Seulement je ne vous ai pas entendu quand les militaires a la solde du CNDD sont partis violes nos soeurs, maman et cousines au stade (source Commission denquete des nations unies). Pensez vous qu`il est normal que le guineen reste muet quand certaines personnes de quel genres soient elles font les eloges de ceux qui sont indexes comme etant les chef commenditaires de ces crimes. Madame moi je crois si on ne veux que d`autres personnes subissent encore ceque vous et vos camarads ont subi il faudrait combattre toute personne qui essay de quelleque maniere que ce soit a favoriser cette forme dinpunite. Comme l`a bien dit Mr keita la passivite ne peut pas ameliorer quelleque chose. Il faut combattre les dictateurs et les souteneurs de dictateurs aussi qui soient ils (elles).
Ibrahima, dimanche 3 janvier 2010
S`il y a des guerres justes, il y a des colères saines. Merci ma sœur pour cet article important qui trace avec précision le portrait de ce thierno alias TAG le "Thersite" guinéen, parleur sans mesure. Son esprit abonde en paroles de désordre, pour chercher, vainement, mais contre le bon ordre, querelle aux femmes et aux leaders de tout parti politique faisant de l`ombre à son champion. Ce qu`il ignore c`est que la majorité des guinéens situe son champion dans la droite ligne du CNDD car comme Dadis et les membres du CNDD ils étaient tous, hier, membres du PUP et soutiens de la politique de Lansana Conté. C`est ce pouvoir qui a enfanté le CNDD d`aujourd`hui.
Junior, dimanche 3 janvier 2010
Nene Aye "Guine biring ni ira, Ko Debo Tigui, Musso yere le i di, Nenou ba ye". Permets -moi de te tutoyer ma soeur. Tu es l`incarnation de la femme guineenne, notre mere, notre soeur, notre fille, notre epouse. "Dr TAD" qui pense etre le seul a meriter ce titre en a eu pour son compte. Je me suis toujours demande comment "Dr TAD" foule au pied la deontologie medicale s`il est medecin. Quel cynisme, quelle honte, quelle usurpation de titre! Un effort est en cours pour valider la carriere medicale de ce "monstre". Personnellement je porterai plainte contre "Dr TAD" pour usurpation de titre et pour diffamation. Ma soeur Aissatou, merci pour cette brillante sortie.
Th.Hamidou BARRy USA, dimanche 3 janvier 2010
Je vais me joindre a vous pour remercier Mr Sagare qui a ete grand par le coeur..que son ame repose en paix.Cependant,Dr Thierno a baucoup de respect pour les femmes,pour cette raison il est ecoeure contre les femmes qui ont des responsablite au sein de gouvernemnt daddis et n ont pas dimissionner pour compatir a la douleur de leur soeur,je pense personnellment docteur thierno est plus proche de femme martyrise que vous nene aye et tanti cndd.La seule personne qui dit le 28 sep il n ya ps eu de viol est une femme (Mme Tolno)et la seule personne qui dit que les victime de 28 sept cherche une eventuelle compensation est la directrice DHI Donka Mme Sikhe Camara.Depuis 28 sept 09 quel est votre article qui relate la condition et souvrance de vos soeurs Guineens? Dr Thierno est loin d etre un phallocrate Taliban...je vous dis!
Christelle, dimanche 3 janvier 2010
Très chère sœur, En lisant votre posting, on voit à quel point vous êtes partiale et à côté de la plaque. Le terme "Femme Wrangler" n`est pas une invention du Dr. Thierno. L`auteur de l`article que vous incriminez ne l`a utilisé que pour reprendre le Capitaine DADIS qui a été le premier à s`en servir pour insulter et humilier une honorable dame que nous connaissons tous. Bien évidemment, je conviens avec vous qu`on n`est souvent prompt à s`en prendre aux victimes à la place des bourreaux. Et à mon sens, vous faites la même erreur en vous attaquant au Dr. Thierno à la place du Capitaine DADIS auteur de cette ignominieuse insulte envers une respectable mère de famille, qui il faut cependant le reconnaitre, en dépit de sa position au sein du gouvernement, n`a jamais daigné condamner les viols dont été victimes les braves de Guinée, le 28 septembre 2009 et les jours suivants. Le texte du Dr Thierno n’est nullement dirigé contre les femmes, il évoque tout simplement des faits en rapport avec certaines femmes, cela ne peut donc faire de lui un machiste. Avec mes meilleurs sentiments.
Mme Diallo, dimanche 3 janvier 2010
Ma tres chere soeur Aissatou, croyez moi ou pas mais cette reaction est ma premiere sur le net meme si j`ai été par plusieurs fois tantée.Mais comme on aime bien le dire il y a une premiere fois dans toute chose J`avoue qu`un article ne m`avais jamais autant touché.J`ai souvent lu les articles de ce Mr Tierno qui sont plus qu`humiliants pour une femme et m`ont fait tres souvent si mal que me resignais de ne plus le lire. Car je me suis dis a plusieurs fois que cet homme n`a aucun respect pour soi.Quelqu`un qui a du respect pour soi ne peu insulter, humilier ou violer une femme car ces hommes qui se permetent de le faire, ont une memoire tres courte. Ces hommes ne se rapellent-t-ils pas que la femme est leurs Mere,leurs Souers ou leurs filles? ils ne leurs doivent que respect, admiration et amour. Je suis avant tout comme vous, et la plus part des lectrices, une femme,une mere... Et, comme j`aime bien le dire a mes soeurs et amies, ici,je suis Madame, Maman,le Chauffeur, la Bonne,la gardienne mais aussi en meme celle qui sort pour allez travaillez et rapporter une partie du pain sur le table. Je suis reconfortee par cet article qui une fois encore demontre la valeur sacree de la femme. Je vous remercie.
Keïta Moussa, dimanche 3 janvier 2010
Ceux qui defendent le CNDD utilisent toujours la même rangaine:"Il y a eu des dictatures,des viols,des assassinats,...."Maintenant la question que je pose à ma soeur est de savoir si c`est la passivité quelle affiche ici qui faira changer les chose?des articles comme le tien n`ont pas arrêter HITLER ni découragé Alquaïda.Je te renvoie au discours du prix nobel de la paix (OBAMA).Il y a des guerres justes qu`il faut méner.Le combat contre le CNDD en est un.Nous, nous regardons vers l`avenir en jettant un coup d`oeil chez nos voisins les plus proches(Sénégal,Mali,...).A vous écouter ma soeur , j`ai l`impression qu`on est obligé de vivre perpetuellement dans la dictature;c`est commme si le peuple de Guinée était condamné à la soumission.Tous les collabos de la junte qu`ils soient femmes ou hommes méritent d`être traités comme tels.En quoi les femmes mériteraient-elles un traitement de faveur?Vous les femmes vous avez dit égalité mais dès qu`on applique l`égalité vous plongez dans vos confidences émouvants.
Lamarana Diallo, Londres, dimanche 3 janvier 2010
Néné Aye, ton texte m`est allé droit au coeur.C`est un euphemisme que de dire que ton article est d`une excellente facture. Je voudrais surtout joindre ma voix a la sienne pour dire remercier le ooyen N`Faly Sangaré et implorer Dieu qu`il preserve sa descende de toute humiliation. Merci a toi egalement pour cet emouvant témoignage...Pour finir, je souhaite que le recipiendaire de ce texte saisisse sa profondeur et qu`il reagisse positivement a ton appel...Mes meilleurs voeux a toi et ta famille! Bonsoir.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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