lundi 4 août 2008
Réponse à votre question sur mon ami Siradiou Diallo
Ansoumane Doré

M. Sidibé, Vous m'avez adressé une question sur le fait que je sois bavard et que curieusement je demeure muet sur le rôle de mon ami Siradiou Diallo dans le débarquement du 22 novembre 1970.

Vous allez être déçu car en toute sincérité, mais vous n'êtes pas obligé de me croire, c'est par les médias que, comme beaucoup, j'avais appris que Siradiou avait fait partie de ceux qui ont tenté le coup de novembre 1970. Ma surprise avait été si grande que j'avais demandé à l'époque à l'intéressé la réalité de sa participation à cette opération. Je n'ai pas eu de réponse dans un sens ou dans l'autre, là-dessus. Ce silence ne devait nullement me conduire à tirer une quelconque conclusion, surtout dans une époque où chaque dirigeant de ce qui apparaissait alors comme l'opposition, cherchait une stature nationale. C'est pourquoi, même n'ayant pas su exactement ce qui s'était passé dans l'opération de 1970, nous sommes cependant restés amis et ce n'est pas aujourd'hui que je vais renier cette amitié surtout envers un homme, à présent disparu. Dans les années 1970, Siradiou avait été un militant de premier plan contre la dictature qui sévissait sur la Guinée, je lui en garde reconnaissance et respect. Il avait alors été Secrétaire Général du Regroupement des Guinéens de l'Extérieur (RGE) duquel j'étais membre mais, habitant Dijon à 315 km de Paris, je n'ai pas fait partie du bureau pour des raisons de participation effective au dit bureau. Dans ces conditions, le militant lambda que j'étais, n'était malheureusement pas toujours au courant de tout ce qui s'y décidait. Mais j'ai continué à faire confiance à Siradiou et aux membres du bureau et vous n'arriverez pas à me faire dire le contraire et je ne suis pas de la formation de vous autres qui condamnez sur des rumeurs.

Pour ce qui concerne l'invitation du CMRN adressée au RGE en 1984, j'ai été contacté par le bureau du RGE pour faire partie de la délégation conduite par Siradiou à se rendre à Conakry et j'ai accepté. Cela s'est fait le plus simplement du monde comme pour beaucoup de membres de la délégation qui ont été contactés et qui ont accepté.

Je vous ai raconté ces faits M. Sidibé de la façon la plus simple et comme ils se sont passés. Mais à la formulation des questions que vous m'avez adressées, je vois que vous n'êtes pas homme à voir les choses telles qu’elles sont mais comme vous voudriez qu'elles soient. 

Enfin, M. Sidibé si vous trouvez que je suis bavard, épargnez-vous la peine de me lire et occupez votre temps à de plus utiles choses. C'est cela aussi la Démocratie. 

Ansoumane Doré, Dijon, France pour www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Thierno A. DIALLO, mercredi 6 août 2008
"On sait du reste que les crimes dénoncés en Guinée sont ceux d`un système et de son organisateur principal et ses épigones immédiats. Mais le silence ou la sortie arrogante d`anciens du système ne contribueront pas à faire disparaître les décombres de notre pays. Ceux-ci ne disparaîtront que quand les créatures de l`Ancien régime et leur reproduction sociale auront disparu du paysage politique guinéen." Comme d`habitude, M Doré, en peu de mots, résume notre passé, notre présent, et permettez-moi de le souligner, notre futur. Les gens de mauvaise foi savent qu`il est périlleux de s`attaquer à des personnalités de cette qualité, respectées pour leur rigueur morale. M. Sidibé, sous des dehors consensuels, cache mal son positionnement. Sa sortie et son "retrait" stratégique ne trompent personne. Il reviendra sûrement à la charge. C`est, comme qui dirait, son destin.
sidibe, mardi 5 août 2008
Doyen Dore Je n avais nullement l intention de vous offusquer, mais j ai tout simplement exprime ma curiosite par rapport au votre mutisme autour des actions de Siradio Diallo dont la presence dans le bateau a ete confirme par Alpoin Calvao dans son livre "l operation Mar verde." Dans un journal de la place egalement, une lettre ouverte de son vivant, lui avait ete adresee par un certain Loramou de France. Dans la lettre, celui ci lui demandait d avoir la franchise d assumer ses resonsabilites, et de faire face au peuple de Guinee pour reconnaitre les faits qui lui sont reproches. Malheureusement, jusqu a sa mort, il a continue a nier sa participation a ce drame qui fut l un des plus meurtriers dans notre histoire. Comprenez aisement que ce ne sont pas sur des rumeurs que je me suis base, pour faire une deduction. Quand a celui qui parle de famille mal eduquee, les lecteurs sont bien places pour apprecier et faire la part des choses. A travers les ecrits , on peut situer des auteurs dont le comportement ne reflete pas forcement l education recue a la base. Aussi, Je n ai pas la pretention de m attaquer a toute une famille, car ce que nous disons le plus souvent n engage que notre personne. Bref, comme vous le dite, nous sommes en pleine democratie, et chacun est libre de suivre la trajectoire qu il veut. Mais de grace, quand il s agit de condamner les fautifs, ne faites pas de selection.
AHMADOU, mardi 5 août 2008
Je vous respecte!Continuez votre mission d`assistance aux guineens qui sont completement aveugles et sourds et se battent avec une haine exacerbée par des politiciens nuls et sans visions
Barry A., mardi 5 août 2008
Merci doyen Doré. Ceux qui crient pour faire croire que la Guinée est une famille, passent leur temps à insulter et à detester les frères et soeurs de leur "famille". Si on devait accepter leur idée de famille, on pourrait dire une "famille mal éduquée" où il n`y a plus de repères. Où un aîné est vilipendé comme un copain. Il n`y a ni amour ni amitié encore moins de respects entre les guinéens qui ont ( et c`est normal ) des opinions différentes. Mais jalousie négative, envies, égoisme, rancoeurs, etc...Heureusement qu`il ya des hommes comme vous ( même s`ils sont minoritaires), qu`on ne peut pas sécouer à plus forte raison abattre.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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