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Devrais-je répondre aux ignorants des règles de travail en Europe, et ce qui me concerne, en France ? Telle a été, à plusieurs reprises, la question que je me suis posée avant de prendre la décision d’apporter la clarification que voici.
Je n’ai pas voulu suivre mes détracteurs, car ceux qui connaissent le marché du travail auront compris la bêtise véhiculée. Mieux, je suis fier qu’ils reconnaissent, au moins, que je travaille même si paradoxalement, certains me classent smicard, ce qui est valeureux par rapport à un voleur, un menteur et traître ou apatride.
Voulez-vous savoir ma situation ?
Je suis deux fois propriétaires de biens immobiliers en France dont l’un est loué à des Guinéens parce que justement je l’avais acheté pour le mettre en location pour des étudiants Guinéens. Malheureusement l’expérience a tourné court. Je paie l’impôt sur le revenu, donc allez demander si un smicard est soumis à de telles charges en France.
Quelle honteuse, mais ridicule campagne contre un homme dont le plus bas niveau est le Diplôme d’Etat d’Educateur Spécialisé ?
Apparemment, ils ne changeront pas parce que leur gène est inoculée par le virus de la traîtrise et de la haine, du mensonge et de la diabolisation, fruit d’une éducation, sûrement manquée. Depuis toujours, leurs semblables utilisent ces armes contre des personnes ou groupe de personnes morales ou physiques et aussi bien contre des régimes. N’est-ce pas la Guinée qui a, en permanence, souffert de leurs agissements pareils ? D’ailleurs les derniers événements intervenus dans notre pays n’en sont que l’une des illustrations de cette démonique démarche.
Dans ce contexte, aurais-je pu être épargné dès lors que j’essaie de mettre à nu toute leur stratégie dont la construction remonte aux premières heures de notre indépendance ? N’est-ce pas celle-là qui les a faits rêver, un moment, pour croire que leur tour était désormais arrivé ?
A leur intention et pour éclairer mes compatriotes, je voudrais expliciter brièvement, le fonctionnement du monde du travail en France. Je ne cherche pas à justifier quoi que ce soit, mais informer ceux qui seraient tentés de croire aux fariboles racontées.
Il faut savoir qu’en France, dans chaque corps de métier, il existe une convention collective qui détermine la rémunération des personnels. Pour cela, elle se réfère à un coefficient fixé par regroupement de métiers.
A ce coefficient de référence, s’ajoutent les éventuels compléments de rémunérations liés à l’encadrement, aux diplômes et/ou au métier lui-même.
Ainsi existe-t-il un salaire de base obtenu en appliquant au coefficient de base conventionnel la valeur du point. Au salaire de base fixé est appliquée une prime d’ancienneté de 1% par année de services effectifs dans la limite de 30%. C’est le cas dans ma branche et il y a plus d’une vingtaine d’années que je l’exerce.
Mais aussi, à la rémunération déterminée peuvent s’ajouter, le cas échéant, des primes, indemnités et avantages spéciaux.
Voilà succinctement résumé le cadre qui régit le travail en France. Il peut y avoir des nuances suivant les métiers.
A partir de ce qui précède, ceux qui ont lu les élucubrations de la bande de crétins en manque d’arguments pour un débat enrichissant, peuvent désormais comprendre qu’il s’agit-là de l’expression génétique avérée d’un mode de fonctionnement dont les conséquences ont emprise sur la Guinée.
Ces gens-là, chers compatriotes oublient tout simplement que la plus belle preuve de l’humanité est le changement et non la reproduction d’un héritage qui n’a été que néfaste pour la société, notamment la nôtre.
Ceci dit, en ce qui concerne le fait divers, source de toute cette hystérie, je réserve ma réponse d’autant que le tribunal ne m’a pas encore signifié sa décision.
Paris, le 02 décembre 2009
Jacques KOUROUMA
www.guineeactu.com
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