jeudi 11 mars 2010
Rencontre Nawa Damé - Partis politiques : Des leaders se donnent en spectacle
Nawa Damé

Le 8 mars dernier, le nouveau ministre de l’Administration du Territoire et des Affaires politiques a rencontré les différentes formations politiques du pays. Cette rencontre a permis à Nawa Damé de se concerter avec les acteurs politiques sur les élections en vue et la transition en cours. Il avait à ses côtés, le président de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), Ben Sékou Sylla et des membres de son Cabinet.

Cette rencontre qui a eu lieu dans la salle de conférence dudit département a duré deux (2) heures d’horloge. Elle a débuté par un discours introductif du ministre. Dans lequel, Nawa Damé a rappelé la mission de son département au cours de cette transition. Une mission qui consiste, en partenariat avec la CENI, à organiser des élections libres, transparentes et apaisées. Pour l’élection d’un président démocratique. Car pour lui, les élections constituent un maillon important de la démocratie et de la construction de l’édifice national.

Selon lui, les élections contribuent aussi à cimenter les bases fondamentales pour la démocratisation du pays. Et ce, pourvu aussi que le processus électoral obéisse aux lois internationales de la démocratie. Nawa Damé explique que l’organisation d’élections «justes» reste une exigence fondamentale pour son département. Et cela, en collaboration avec tous les partenaires impliqués dans le processus électoral en Guinée. Avant d’indiquer qu’ «il faut accorder une attention particulière à la maîtrise de tous les facteurs connus qui, en amont, dans la phase de préparation des élections, peuvent compromettre la validité et la crédibilité du scrutin».

Pour réussir, Nawa Damé promet, en partenariat avec la CENI, d’instaurer et de maintenir le dialogue avec les acteurs politiques. Il a, en retour, exhorté les partis politiques d’accomplir leur mission d’éducation et de sensibilisation des militants à la base. Ceci, en mettant l’accent sur la concorde et l’unité nationale. Pour permettre à la Guinée et aux Guinéens de vivre dans un Etat de droit et une démocratie.

Après ce discours du ministre, les acteurs politiques présents ont eu leur mot à dire. Ils n’ont pas manqué de se livrer, parfois, à des débats très houleux au point qu’ils ont failli en venir aux mains. Il faut signaler que la salle était subdivisée en trois groupes, voire même quatre. Il y avait le Forum des Forces Vives d’un côté, l’Alliance Nationale pour le Renouveau (ANR) de l’autre et le Bloc des Forces patriotiques. Plus les partis appelés « électrons libres », cloués au fond de la salle. Comme des petits écoliers, chaque groupe applaudissait après l’intervention d’un élément de son groupe.

Mais, c’est l’intervention du président du Parti Républicain, membre de l’ANR, qui a fait déborder le vase. Alpha Ibrahima Keïra, qui n’aurait visiblement pas digéré «l’exclusion de l’ANR » du Conseil National de Transition (CNT) dont la liste des membres a été publiée la veille, n’a pu contenir sa colère. Selon lui, cette « exclusion » aurait été planifiée par le Premier Ministre et la Présidente du CNT. Qui profiteraient de leur position pour faire des règlements de compte. Chose qu’il dit avoir constatée et qu’il déplorerait. Avant de traiter les « responsables de la transition » de tous les noms d’oiseau. Bref, des propos pas très catholiques.

Cette intervention de M. Keïra a provoqué un grand brouhaha dans la salle. Il s’en est fallu de peu pour que l’on assiste à un tapage à la hollywoodienne entre les groupes qui se regardaient en chiens de faïence.

Mais, le ministre du MATAP qui a joué le sapeur pompier, reprendra la parole pour calmer les esprits. Comme disait l’autre, pour mettre de l’eau dans leur vin.

C’était aussi sans compter avec l’indignation du président intérimaire des Nouvelles Forces Démocratiques. M. Soropogui qui a accédé à la tête de son parti après la nomination de son premier président, Mouctar Diallo comme ministre de l’Elevage, semblait très remonté contre les propos de Keïra. Il a mis cet imbroglio à profit pour tirer à boulets rouges sur l’ancien cacique du régime Conté. Pour lui, si le pays est encore dans l’impasse, c’est parce que ces commis d’alors ont confondu les biens du peuple avec leurs poches.

L’on a eu l’impression d’être à une foire d’empoigne où tous les coups bas étaient permis. Mais ironie du sort, l’intervention d’un leader d’un petit parti politique a permis de remettre chacun à sa place. «Ce sont ceux qui se trouvaient du mauvais côté du fusil qui se retrouvent aujourd’hui du bon côté», rappelle Siaka Kouyaté. Comme pour dire que «A chacun son tour chez le coiffeur».

Par ailleurs, il faut noter que tous les partis présents ont salué la démarche du nouveau ministre du MATAP. Enfin, ils ont souhaité que Nawa Damé puisse conduire à bien sa mission pour permettre à la Guinée d’avoir des élections justes et incontestables.


Samory Keita
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
 

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Vos commentaires
bah, jeudi 11 mars 2010
33 parti politque l`ensemble de tous ces parti ne compte meme pas 1/500000 de la poplation va representer koi !!!!! koi au cnt!!! les responsable de ces 33 parti ne sont pas meconu des guineens ... yandi contunuer le travaille ...

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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