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Avocats Sans Frontières Guinée (ASF Guinée) s’inquiète du sort de cinquante (50) personnes interpellées dans le cadre de l’affaire dite de Galapaye auxquelles toutes les garanties d’un procès juste et équitable ne sont pas reconnues, notamment le droit à l’assistance d’un avocat dès l’interpellation comme le prévoit l’article 9 de la Constitution guinéenne.
D’après l'organisation de défense des droits humains, suite à un conflit domanial opposant la société SOGUIPAH aux populations du district de Saoro, Préfecture de Yomou, trois (3) citoyens de cette localité font actuellement aussi l’objet de procès pénal.
«Toutes ces deux procédures sont pendantes devant le Tribunal de Première Instance de N’Zérékoré en violation du principe de la compétence territoriale » précise Avocats Sans Frontière Guinée. Car, explique-t-il, le domicile et le lieu d’arrestation de ces cinquante-trois (53) personnes ainsi que le lieu de commission des infractions présumées relèvent exclusivement du ressort de la Justice de Paix de Yomou.
A cet effet, ASF Guinée informe l’opinion nationale et internationale de cette violation grave et répétée des principes élémentaires du procès pénal afin que ces pratiques contraires aux droits humains puissent cesser.
Par la même occasion, il recommande aux autorités guinéennes de veiller au respect scrupuleux du droit à un procès juste et équitable dont tout individu est titulaire conformément aux instruments juridiques internationaux de protection des droits de l’Homme que la République de Guinée a ratifiés, notamment la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques.
Heinan Goba
www.guineeactu.com
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