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« Quand l'UPR perd ! »
(Voir le journal Universel, n°16 du 20 avril à la page 3 : Article signé par Abdoulaye Mombeya Diallo, Directeur de Publication Délégué du dit journal) :
« Ce n'est pas une affirmation, c'est un constat motivé par ce qu'aujourd'hui, le parti politique de feu Siradiou, représente sur la scène.
Si l'UPR n'est pas une coquille vidée de sa substance, çà en a tout l'air. En effet, depuis l'arrivée de Cellou Dalein Diallo à la tête de l'UFDG, le parti politique de feu Siradiou Diallo se désagrège, perd de sa vitalité et de ses membres. Une situation d'autant préoccupante que de l'avis de nombreux analystes, le salut de l'UPR, c'est se fondre dans l'UFDG. Cela permettrait à Bah Ousmane de sauver les meubles.
Au cours de la dernière Assemblée générale réunie au siège de celui-ci, Bah Ousmane qui qualifie Dadis de médecin, demande à celui-ci de nettoyer la maison jusqu'en 2010, voire au delà. Cette option controversée de l'UPR dissimule la triste réalité d'un parti politique qui a perdu tous ses atouts, pour aller à des élections immédiates et même lointaines, pourrait-on dire.
Désemparée, l'UPR qui était du temps de feu Siradiou Diallo un parti combatif et réaliste, est devenu sous la présidence de Bah Ousmane, un regroupement fictif, une coquille vide. C'est bien triste, un parti politique de l'ampleur de l'UPR sous Siradiou, termine sa course dans les ravins de l'incompétence de celui qui tient aujourd'hui la tête. Une porte reste ouverte, une main reste tendue, celle de l'UFDG pour recevoir les dépouilles mortelles de l'UPR. Pourvu que Bah Ousmane ne veille se confiner dans son orgueil sans éclat. »
Droit de Réponse à M. Abdoulaye Mombeya, Directeur de Publication de « l’Universel »
Monsieur le Directeur,
Jamais, un responsable de l’UPR ne se serait donné le temps de répliquer à vos propos intempestifs tenus sur notre parti et son Président El hadj Ousmane BAH, sous le titre : « Quand l’UPR perd », si ce n’est le fait que nous sommes dans l’arène politique et qu’il est toujours utile de ressortir les légèretés d’un adversaire comme vous, qui prétend faire office dans le métier de journaliste.
Au demeurant, n’importe quel lecteur de votre texte comprendrait aisément qu’en lieu et place du journaliste qui informe, vous vous inscrivez plutôt dans le rôle d’un propagandiste de l’UFDG et de son président, sur lequel pèsent de graves soupçons d’enrichissement illicite.
Vous conviendrez que ces soupçons ne sont pas le fait de l’UPR ; mais c’est presque l’ensemble de la population guinéenne qui croît profondément que dans les détournements de deniers publics qui avaient été érigés en système de gouvernement sous l’ère du Général Lansana CONTE, Monsieur Cellou Dalein DIALLO ne peut prétendre d’être aussi propre dans sa gestion, alors qu’il avait bénéficié d’une longévité ministérielle inégalée.
Vous êtes inquiet pour lui et cela, nous le comprenons à plus d’un titre. Mais ne nous demandez pas, au nom de je ne sais quelle solidarité, de partager vos inquiétudes.
Aussi, je tiens à vous mettre en garde contre toute absurdité d’imaginer que l’acte de compassion du Président Dadis CAMARA, lors du décès de la maman de Monsieur Cellou Dalein, vient mettre un terme à l’ouverture de l’audit qui le concerne, car c’est tout le sens de votre crainte. Le Chef de l’Etat se discréditerait personnellement, s’il se hasardait à passer l’éponge sur les audits de tous ceux et celles qui auraient saigné notre patrimoine public à leur égoïste profit, et il n’est point rancunier de vouloir que la justice de la République sévisse à leur endroit.
Quant à répondre à vos « fantasmes » en qualifiant l’UPR de coquille vidée de sa substance, il s’agit là de votre de votre part d’une bêtise d’enfant, car ce parti vit et respire une meilleure santé depuis la mise à l'écart de tous ceux et celles qui conspiraient contre lui.
Pour terminer, je vous suggère de méditer sur la réflexion d’Albert Camus sur l’efficacité.
Par conséquent, entre l’efficacité de typhon et l’efficacité de la sève, vous prouvez chaque jour qui passe, avoir fait le choix de la première. Et nous, UPR, choisissons la seconde car, c’est celle-là qui fait germer l’herbe dans la douceur.
Apprenez donc à mûrir, en élevant le niveau du débat politique, plutôt que de vous réfugier en permanence dans l’Intox. Et c’est vraiment triste.
Très sincèrement.
Sékou Chérif FADIGA, Secrétaire chargé de Communication du Bureau Exécutif de l’UPR pour www.guineeactu.com
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