mercredi 1 juillet 2009
Réaction aux articles de M. Saifoulaye Diallo

Réaction aux articles de M. Saifoulaye Diallo intitulés: « assez de cette flagrante et continuelle substitution des officiels français à la souveraineté des peuples » et « la Guinée a un problème structurel et aucune solution conjoncturelle ne viendra a bout ».

Cher M. Diallo, permettez-moi de faire cette mise au point sur le contenu d’un de vos articles récents que vous avez titré, je cite, « assez de cette flagrante et continuelle substitution des officiels français à la souveraineté des peuples ».

Si je ne me trompe pas, le titre de votre article exprime votre désaveu à l’interpellation de la junte par la France à travers son ministère des affaires étrangères sur l’ambiguïté entretenue par cette même junte sur le processus de la transition en cours dans notre pays. Si tel est le cas, je dirai que vous vous emportez pour rien M. Diallo, car l’UE en général et la France en particulier ont bel et bien le droit d’exiger la transparence dans la gestion du processus de cette transition, pour le financement duquel elles sont sollicitées par votre Moise autoproclamé. N’oubliez pas que votre Etat vit de mendicité et est en conséquence obligé de se plier au dicta de ceux qui lui jettent leurs miettes. Ne dit-on pas d’ailleurs que celui qui a la désinvolture de vivre de la charité, doit aussi avoir l’humilité de décliner sa souveraineté et sa dignité ? Autrement dit, la souveraineté et la dignité sont la monnaie avec laquelle la charité se paie. Tout ceci pour tout simplement vous dire qu’il n y pas de souveraineté politique sans celles financière et économique. C’est pourquoi vos appels au respect de notre souveraineté de façade ne sont que l’expression du faux orgueil, une vertu largement partagée en Guinée.

Ceci dit, il faut par ailleurs noter que les mises au point des pays de l’UE sur la transition entamée dans notre pays et qui devient de plus en plus opaque et incertaine par le fait de cafouillage et d’ambiguïté créés et entretenus pas votre Moise pour prendre notre pays en otage, ne sont en rien des ingérences dans les affaires de votre République bananière, mais plutôt des inquiétudes légitimes exprimées.

Dans votre article, du reste difficile à comprendre, vous semblez aussi insinuer que votre Moise et son cndd ont bien la volonté de sortir la Guinée de l’ornière, mais que les forces sociales et politiques de notre pays et la communauté internationale lui refuseraient leur soutien et lui mettraient les bâtons dans les roues. Si telle est effectivement votre opinion, je vous dis tout de suite qu’elle est erronée ! Pour preuve, tout le peuple de Guinée – masses populaires, forces politiques et sociales confondues – ainsi que toute la communauté internationale, après avoir été obligés de prendre acte de l’accaparement du pouvoir par la junte, ont soutenu et voulu accompagner celle-ci dans la recherche des solutions aux problèmes qui assaillent notre pays. C’est pourquoi, les partis politiques, les syndicats, la société civile se sont très tôt concertés et ont élaboré des propositions concrètes et raisonnables de sortie de crise qu’ils ont soumises à votre Moise tel qu’il l’avait lui-même d’ailleurs demandé.

Mais c’était sans compter avec la mauvaise foi et les intentions malsaines de votre prophète à vouloir confisquer le pouvoir et à jouer encore une fois, comme d’ailleurs ses deux prédécesseurs, avec l’avenir et la vie de notre peuple.

Depuis qu’ils ont pris le pouvoir Moise Dadis et ses disciples n’ont posé aucun acte qui va dans le sens de la résolution des problèmes qui assaillent notre pays ; ce qui d’ailleurs n’est pas étonnant en soi dans le mesure où ils n’ont ni la volonté et encore moins la capacité intellectuelle et morale de le faire. Au contraire ils ont en seulement six mois abattu la moitié restante du gros boulot qui a été entamé depuis 50 ans pour faire de la Guinée un pays socialement, politiquement et économiquement sinistré.

L’ethnocentrisme, le racisme, le régionalisme et le népotisme n’avaient jamais atteint des proportions aussi inquiétantes dans le pays. La corruption, l’insécurité, les injures, les humiliations publiques et j’en passe, sont devenues le lot quotidien du Guinéen. Et plus inquiétant encore, les quelques avancées démocratiques qui ont été acquises ça et là en payant un lourd sacrifice ont tous été balayés du revers de la main par votre sauveur hypocrite et populiste qui n’a eu meilleure idée que le musellement des partis politiques d’opposition et l’interdiction de leurs activités. Tous ces faits sont des preuves éloquentes de la propension de votre Moise à s’accrocher au pouvoir et à exercer une dictature féroce et sanglante sur le peuple de guinée.

Toutefois votre Moise Dadis se trompe d’époque et de générations, car les choses ne sont plus ce qu’elles ont été chez nous ces 50 dernières années. Le peuple a pris conscience et n’est plus disposé à se laisser rouler dans la farine. La démocratie, la liberté, la justice et le développement socioéconomique sont devenus son ultime objectif à atteindre vaille que vaille, et rien ne semble pouvoir le distraire de cet objectif et surtout pas des sorties démagogiques et populistes tapageuses et incohérentes, des harcèlements et des intimidations, tels que Dadis et sa bande xénophobe excellent à en faire usage actuellement.

Vous insinuez quelque part aussi que nous avons eu de plus stupides que votre Moise ! Etonnant, non ? Moi je vous dirai plutôt que nous n’avons pas eu de plus stupide que Moise Dadis. Convenez avec moi que le bilan de 6 mois de votre protégé est aussi désastreux que les bilans d’un quart de siècle respectif de ses deux prédécesseurs. Et je vous jure, si nous donnons à Dadis le quart de ce que les deux autres ont eu en temps, cela lui sera plus que suffisant pour mettre la Guinée à mort. Il est en passe de sacrifier la seule chance qui restait à la Guinée pour s’en sortir ! Aucun doute ne subsiste à cela et le peuple en est conscient. C’est ce qui d’ailleurs explique qu’en seulement six mois d’exercice du pouvoir, lui et son cndd soient à tel point décriés et vomis par le peuple tout entier. Son hypocrisie et sa mauvaise foi n’étant plus à démontrer et l’objectif qu’il poursuit ne cadrant pas avec celui du peuple qui est l’organisation dans les meilleurs délais des élections libres et transparentes à l’issue desquelles il (le peuple souverain) choisira ses représentants.

Vous persistez et signez également quelque part que la mise en place de structures et règlements doit être la voie prioritaire qui nous sortira de l’ornière! Ceci n’est pas évident mon cher, car les meilleurs règlements et structures qui existent ne servent à rien s’ils sont violés et ignorés. Pour preuve, la Guinée de Lansana Conté avait eu à l’origine des règlements et structures démocratiques passables qui pouvaient bien faire marcher sa machine étatique s’ils étaient appliqués à la règle. Tout le problème a été cependant qu’on n’en a jamais fait usage.

C’est vous dire M. Diallo que nous avons plutôt un problème de conscience et de responsabilité patriotiques, autrement dit un problème d’Hommes. Nous avons été toujours dirigés par l’humeur des hommes incultes, inconscients et lâches et non par des textes. Et avec l’avènement du cndd, ce problème est devenu encore plus virulent, car la bande d’ignares qui le constituent est encore plus hostile aux principes régissant un état de droit que le régime qui l’a précède. Nous sommes en présence d’une version plus rétrograde et plus brutale du régime défunt.

C’est pourquoi, contrairement à vous, moi je crois que des élections, à tenir dans un délai le plus court possible, constituent la chose la plus urgente et la plus importante dont nous avons besoin, dans la mesure où elles sont la seule voie qui nous permettra de dégager des mamelles de la magistrature suprême, cette armée parasite et irresponsable qui a toujours été et reste un obstacle majeur à la démocratisation et à l’avènement d’un état civilisé et prospère dans notre pays. L’objectif doit être donc une rupture totale avec le système qui a jusqu'à présent prévalu et cela par la restitution du pouvoir politique aux civils le plus rapidement que possible, car un gouvernement civil, même mal élu, est préférable à cette bande d’analphabètes dépravée et brutale qui ridiculise notre nation et écrase ses citoyens sous sa botte.

Ceci étant, c’est le moment de lancer un appel solennel à l’ensemble des forces vives de la nation et à la communauté internationale pour qu’elles restent intransigeantes et exercent la pression sans relâche sur votre Moise autoproclamé, pour le forcer à respecter ses engagements pris pour l’organisation rapide d’élections propres et équitables, et rentrer dans les casernes. Ceci est possible eu égard aux avancées déjà réalisées dans l’enrôlement des électeurs et la disponibilité du peuple de Guinée et des partenaires étrangers à soutenir un tel processus. C’est une chose aisée et simple qui ne demande que de la volonté et de la responsabilité patriotiques.

C’est le seul service que votre Moise peut rendre à la Guinée. Après cela, quitte à lui de se mettre en route et à vous de lui emboîter le pas pour qu’il vous conduise vers le dadistan, la terre à vous promise.

 

Moustapha Diallo

www.guineeactu.com
 

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Vos commentaires
D. Guilavogui, samedi 4 juillet 2009
M. Moustapha Diallo n’a pas apporte une grande contradiction aux affirmations de M. saifoulaye Diallo. A mon avis, ils sont d’ accord sur plusieurs points; la seule difference notable etant la procedure appropriee pour le retour a l’ ordre constitutionnelle. L’ un dit: il est tres utile de revoir certains points du cadre juridique et reglementaire regissant les institutions republicaines avant d’aller aux elections. L’autre dit: oh! Que ce n’est pas necessaire, on peut aller directement aux elections sans revoir les textes; car selon lui, la conscience et la volonte des dirigeant sont plus fondamentales que les textes. Peut-on dire pour autant que M. Moustapha soutienne Dadis dont le credo est «la conscience et le patriotisme » sont plus importants que tout? Je ne pense pas. Alors pourquoi veut-on accuser M. Saifoulaye de soutenir Dadis? J’ai cherche dans les ecrits de saifoulaye, je n’en ai pas trouve. A moins que ca ne soit le fait qu’il ait estime que les forces vives, en voulant ecarter la revision des lois «ne feraient pas preuve de conviction democratique» et, il ajoute a cela que les partis en Guinee ne nous ont pas habitue aux pratiques democratiques (congres de renouvellement des instances par exemole), chose qu’il a toujours ecrit dans l’Independant des annees 1990 ou dans le Lynx/Lance des annee 2000. Or, quand on connait l’etat dans lequel se trouve le cadre juridique et institutionnel que nous avons eu jusqu`à present, il n’est pas tout a fait infonde de penser qu’il y aient des raisons de s’en preoccuper. Il en a donne quelques unes: les immenses pouvoirs discretionnaires du president et le fait que les partis actuels sont a dominance regionnale. Peut-on objectivement contester cela? Il a dit par ailleurs qu’il «n’a pas assiste a aucun congres d’un parti politique depuis leur creation en 1991»; et cela aussi, personne n’a dementi. En pluss, a ce jour, je ne connais personne (physique ou morale) qui ait propositiohs aussi concretes et pertinentes que celles que M. Saifoulaye ait faites aux Guineens par rapport aux conditions d’existence d’une vraie democratie. Pour preuve, personne n’a attaque la pertinence des questions qu’il a pose dans le dernier article qu’il a publie. Ensuite, je pense et cela n’engage que moi, ce n’est pas parce que la loi n’est pas appliquee par un «inconscient» qu’il faut la negliger. Parce que peut-etre la facilite de sa non application reside dans les dispositifs qui la constituent. Pour ce qui est de la position de M. Saifoulaye sur l’assistance internationale au processus de la transition, j’ai été tres etonne de voir que tous ceux qui ont reagi ont assimile M. Saifoulaye a un porte voix de l’ideologie de Sekou Toure, Diallo Saifoulaye (1er premier mministre de la Guinee) ou du soutient ouvert et sans ambiguite que El hadj Biro aurait apporte au capitaine Dadis. Or, dans un de ses articles, il a invite certains acteurs publics a visionner le documentaire de Dani Kouyate dans lequel le Professeur Ki-Zerbo parle aux Africain en termes d’unite. Il demontre notamment la duperi des Africains Noirs qui se presseraient devant chaque guichet ouvert pour assurer leur depenndance. Il parle de cheval de Troie en evoquant le role des institutions de Bretton Wood en Afrique Noire. Je pense que nous avons tous interet a depassionner le debat et a sortir de la logique du pour et du contre pour examiner froidement toutes les options possibles. Les forces vives ne sont pas que des bon-a-rien; loin s’en faut. Elles sont tres braves et tres determinees a operer le changement requis pour le bien etre collectif. Mais cela fait-il d’elles des infaillibles? Je ne pense pas. Car, pour l’instant, personne n’a dit en quoi la revision de certaines dispositions des lois regissant les institutions republicaines entraverait le « chronogramme » revendique par les forcces vives. Ensuite et, c’ est le plus important, personne n’a indique en quoi les reponses aux questions posees par M. Saifoulaye seraient contraires a la democratie. Je terminerais en disant qu’ici n’est pas un espace de decision; mais un espace d’echange. Il faut donc evite les attaques personnelles et faire uniquement des propositions et des contrepropositions; cela nous avancerait mieux et rendrait le site plus attrayant. Merci pour votre bien aimable attention !
BAH Kolon, samedi 4 juillet 2009
Vous savez M. Moustapha Diallo, j’ai beau cherché les intentions que vous attribuez aux écrits de M. Saifoulaye Diallo, je ne les trouve pas. Au contraire, ils indiquent très clairement et très tôt la mauvaise direction prise par le CNDD. Toutes les qualifications par lesquelles il a gratifié Dadis peuvent se vérifier. Et, je pense, qu’il attire mieux que quiconque l’attention des guinéens sur les problèmes réels de la Guinée. Sa réaction, logique et sans sous-entendus, à votre article montre que c’est le débat d’idées qui l’intéresse; pas les attaques personnelles. Il vous concède le droit d’avoir une opinion différente qu’il respecte même s’il ne la partage pas. Sa Guinée est la votre ne different fondamentalement que sur la méthode du retour à l’ordre constitutionnel. Par contre, franchement, je ne pense pas que vous faites preuve de hauteur et de probité intellectuelle en lisant votre article. Votre sortie est pleine d’allusions pernicieuses. Moi, j’ai lu toutes les analyses de M. saifoulaye Diallo publiées dans ce site; je n’ai noté nulle part où il a considéré Dadis comme autre chose que «lunatique» ou quelqu’un ayant «une conception erronnée du pouvoir». Alors, je ne comprend pas où vous allez chercher ces «votre Moise» et expressions assimilées. À moins que vous ne conveniez qu’on tienne votre père pour responsable des propos que vous avez tenu dans cette sortie qui réaffirme en partie les assertions de Saifoulaye. Auquel cas, nous serions heureux que vous nous disiez qui il est pour qu’on vérifie s’il n’est pas un kudayiste (adepte du fameux «Lansana Contè kuday!») fieffé. Ainsi vous soutenez que Lansana Conté n’est pas stupide? Alors il est syniquement machiavélique et barbare: il avait institué un État narco-trafiquant dans notre pays et, il n’a pas hésité à faire tuer des guinéens pour protèger des voleurs. N’est-ce pas parce qu’il est allé en personne sortir Mamadou Sylla (Fiturelec) et Fodé Soumah (son neveu et ex vice-gouverneur de la BCRG) en prison que la goutte a fait déborder le vase? Il avait pris Rabiatou Sérah (CNTG) à part pour lui dire: «je suis un tueur, vous n’allez pas me déculotter»; et, quelques jours plus tard, il a lancé sa garde armée (BASP) contre les populations civiles désarmées. On ne saura jamais le bilan exact de ce massacre filmé par quelqu’un qui était sur l’immeuble Safricom à côté du pont du 8 Novembre et dont les images avaient fait le tour du web. En ce moment qu’avaient fait la France (dont la présidence a créer le concept des bérets rouges - bataillons de sécurité présidentielle - pour protèger les dictateurs en Afrique Noire) et ses partenaires internationaux? Rien de moins que donner - quelques mois plus tard - un ballon d’oxygène au régime (comme prime de son acte barbare et sanguinaire), en annulant la dette bilatérale de la Guinée auprès de la France. En l’an 2000, n’est-ce pas le président Jacques Chirac en personne qui était venu inaugurer le «barrage du siècle» (Garafiri: 250 millions de dollars pour 45 Mws garantis qui n‘empêcheront jamais Conakry de plonger dans l‘obscurité dès 2002) comme prime de l’embastillement du professeur Alpha Condé (député à l‘assemblée nationale et candidat aux élections en cours au moment des faits en 1998) qui avait commis le délit monumental de tenter de traverser une frontière fermée par décret? Si votre patriotisme éclairé reste aveugle devant ces faits, ils n’ont pas échapé à la vigilance de M. Saifoulaye Diallo (auteur de l‘excellent article intitulé “La France et l‘Afrique, son Afrique” - in le lynx nº 675 du 28 février 2005 - dans lequel il fustigeait l‘instauration par l‘Élysée de la dynastie Éyadéma au Togo) qui n’a fait que demander aux partenaires de la Guinée de remettre leur pendules à l’heure des principes démocratiques qu’ils connaissent bien. Vous voyez l’effet de votre sortie? Elle nous éloigne des questions pertinentes posées par M. saifoulaye Diallo qui n‘a, par ailleurs, jamais demandé d‘ajourner les élections. Avez-vous seulement tenté d’y apporter un semblant de réponse? Décidément, les kudayistes demeurent de vrais spécialistes de la diversion. Ils avaient noyauté les syndicalistes en Javier 2007 pour faire échouer leur mouvement et, ils sont aujourd’hui avec les forces vives dans le seul but de saboter leur marche vers l’instauration d’une véritable démocratie en Guinée. Donc VIGILANCE!!!!!!!
yaya SOUMAH, vendredi 3 juillet 2009
Merci bien pour votre article Moustapha, je ne réagi pas souvent sur le net mais votre reponse à Saïfoulaye Diallo ma plu et me depasse encore car on a bésoin des personnes comme vous pour repondre à ces hypocrites qui se caches sous les ailes du cnnd pour defendre un interet particulier au detriment du national.Votre reponse aux articles de Saifoulaye diallo merite bien d`etre apprecier par tout patriote car il faut qu`on humilie tous ces griots du cnnd. Merci
Thierno BANIRE, vendredi 3 juillet 2009
Monsieur "Saifoulaye DIALLO", permettez-moi d`intervenir une nouvelle fois. Vous n`aviez vraiment pas besoin de nous resservir un de vos plats favoris, encore plus brumeux que les deux premiers. C`est un conseil fraternel. Vous souffrez d`un manque cruel de méthode, c`est patent, et nous devons nous entraider, personne n`ayant la science infuse. Imaginez donc que vous ayez en face de vous un groupe auquel vous voulez transmettre un message. Commencez par coucher vos idées à l`emporte-pièce sur papier (c`est malheureusement là que vous vous arrêtez), puis réarrangez les impérativement selon leurs points communs et pertinence, de manière linéaire, comme la lecture se fera. Evitez les digressions inutiles qui vous éloignent de votre sujet et indisposent le lecteur le plus courageux. Ensuite mettez tout ceci en forme pour la facilité de la lecture. Comme un bon repas, prévoyez une "entrée" et une "sortie" à votre texte. Relisez-vous et corrigez les fautes les plus voyantes, nous en laissons tous un peu. Au besoin soulignez vos idées par des citations de personnes qui font autorité, mais évitez les communistes et autres "tomes" de Sékou, en général les idées de dictateurs connus sont sans substance et grandiloquentes pour rien. Sauf si cela sert à les dénoncer, ce qui donne un autre éclairage à votre écrit. Vous devez comprendre enfin que l`affiliation à ceux qui se sont illustrés par leur sauvagerie ou leur duplicité est passé de mode et d`intérêt. Si vous devez publier votre opus avec une photo, laissez celles avec positions de profil strict ou de dos, qui donnent une impression de "personne fuyante" et donc peu crédible. Et surtout ne portez pas des tenues qui rappellent un passé douloureux comme les tenues PDG. N`oubliez-pas que le boubou , le bonnet et le mouchoir blancs de Lansana Kouyaté, pour "singer" Sékou, ont été des armes qu`il a lui-même pointé sur sa personne, accélérant sa propre chute. Question d`intelligence tout court, car ce monsieur ne l`a toujours pas compris. Vous vous présentez comme architecte. Aucune raison de douter de vos compétences. J`ose espérer cependant, monsieur Diallo, que l`équilibre de vos constructions n`est pas le strict reflet de celui des textes que vous nous avez publié à ce jour. Je sais, vous me direz que tout ceci s`apprend au collège, c`est vrai. Mais j`insiste, cher compatriote: relisez-vous.
Saifoulaye DIALLO, jeudi 2 juillet 2009
Très bien! Chers Messieurs. Les espèces sonnantes et trèbuchantes ont été lâché par le capitaine pour permettre à la CENI de procéder à l’enrolement des électeurs. Remettons-nous au Destin pour dénicher celui qui appliquera nos textes. Que Dieu nous prête longue vie; on verra bien ce que les faits nous réservent. Je prie le bon Dieu de nous conduire à bon port avec une heureuse destination. En tout cas ici, est un espace d’échange d’idées; il devrait être considéré comme tel. Chacun peut exprimer ce qu’il pense dans le respect mutuel. Ce n’est pas parce que vous ne partagez pas mon point de vue que vous cessez d’être guinéens ou patriotes. Et, je ne crois pas que quelqu’un donne des opinions filiales ici. Ce que chacun peut c’est de formuler ses idées; comment les autres les perçoivent? Ne dépend plus de lui. Thierno BANIRE peut voir des contradictions partout dans mes propos; c’est son droit le plus absolu. Mais, il ne reste pas moins que ce n’est ni à la France ni à ces partenaires internationaux de nous fixer nos règles du jeu. Ils peuvent aider; mais, ce devoir est nôtre. Quand je dis que mon parti c’est la Guinée; c’est au sens que c’est un État unitaire. Je ne prend pas parti pour l’un contre l’autre: les composantes de la Guinée. J’entend par défendre les principes, l’usage du Droit. Exemple: que le capitaine veuille emprisonner les pilleurs de deniers publics et les narco trafiquants n’a rien de mauvais en soi; mais lui-même n’est pas en état de jouer ce rôle pour la manière par laquelle il s’est installé aux commandes. Alors les préjugés ne doivent pas nous guider hors des réalités. Ceux qui pensent que les lois guinéennes peuvent être imparfaites sans que cela ne constituent un problème si les guinéens chargés de les appliquer sont conscients ont certainement des raisons de le croire. Cela ne fait pas d’eux des parias ou des anarchistes. Moi, je soutiens qu’organiser les lois avant de les mettre en application ne nuira à personne. Je crois que cela pose problème parce que certains pensent que ce processus produira un delai qui profitera au CNDD et à ceux qui tournent autour. C’est possible! Mais, moi je crois que c’est aussi possible de terminer la révision des textes avant la fin de l’enrollement des électeurs. Donc si la révision des lois (y compris celles qui régissent les élections) ne peut pas empiéter sur le chronogramme, pourquoi s’en priver sous prétexte que les prédecesseurs ne l’ont pas appliqué. Justement la révision consistera à ajouter les dispositifs qui obligeront les gens à respecter la loi. C’est vrai que ça reste un espoir dans la mesure où les textes ne peuvent pas imposer la bonne foi. Mais, si les dispositions sont là, elles constituent une arme contre ceux qui seront tentés de les violer. Si on laisse comme tel le dispositif qui dit que «le président nomme à tous les postes civils et militaires» sans un cadre lui imposant une procédure de nomination et des critères de sélection du nominé, on laisse la porte ouverte à la dictature. Supposons que le capitaine s’entende avec un leader de parti. Il utilise sa position actuelle (maître absolu du jeu: toutes les composantes de l’État sont sous sa botte) pour propulser ce dernier à la tête de l’État. Quand il y aura contestation, l’actuel président de la Cour Suprême ne pourra que valider la décision du capitaine. Or, si la nouvelle loi met à l’abrit les juges de la Cour Suprême, ils statueront sans crainte. Dès que le référendum adoptera les lois, le président n’aura plus la possibilté de déplacer un juge à la Cour Suprême. Et s’il tente de le faire, il y a une arme juridique contre lui.
A.O. Lalbabou Diallo, jeudi 2 juillet 2009
La tenue de "Saïfoulaye Diallo" ressemble comme celle de L. Kouyaté à la tenue de Sékou Touré ! Ce n`est pas étonnant que ce "Saïfon" soit inspiré par les tomes d`un sanguinaire. Ses écrits sont creux et n`apportent rien de positif. C`est un simple remplissage ! Je préfère encore Jacques Kourouma qui a, lui, une logique. Merci Moustapha d`avoir démonté les propos fades de ce monsieur qu`on n`a pas envie de lire !
John Williams, jeudi 2 juillet 2009
Merci Mr. Moustapha pour votre article. Mr. Thierno Baniré a failli trouver l’origine politique de Saifoulaye Diallo. Il suffit de connaitre cette dernière donnée pour comprendre les agitations / paniques de Saifoulaye Diallo. Mr. Saifoulaye Diallo est le fils de Vieux Biro, se rappelle t’il que son vieux père avait triché pour inscrire ses 2 sœurs à la Faculté des Sciences et Techniques (ancien ENAM) contre les résultats du Bacc en 1981 ? Ce Monsieur est le frère du Chef d’Etat Major Adjoint de la Marine, proche du CNDD. Ce Mr est l’homonyme de Saifoulaye Diallo, proche de Sekou Touré. Il s’est enrichi lorsque son Papa était Président de l’Assemblée en gagnant beaucoup de marchés de gré en gré. Ils ont profité de la première République, de la 2eme République et ils veulent profiter de cette République aussi avec les mêmes arguments. Mr. Saifoulaye , tu n’es pas tout a fait neutre ou blanc dans l’échec de la Guinée donc nous passons que tu ne peux pas apporter une solution aux problèmes de la Guinée. Bonne Chance dans tes entreprises.
Thierno BANIRE, jeudi 2 juillet 2009
Monsieur "Saîfoulaye Diallo", la pertinence et la justesse des arguments de M. Moustapha Diallo ont dû vous faire très mal. Calmez-vous donc, peu de gens meurent des blessures d`amour-propre. Je vous signale que si un nom doit être mis entre parenthèses, c`est bien le vôtre, car il renvoie à un nom tristement célèbre pour sa politique de compromission chronique et de recul constant devant les coups de boutoir de son "ami" Sékou ( il a constamment avalisé tous les crimes). En ce sens , tout jugement de l`un impliquera forcément celui de l`autre. Les guinéens se souviennent encore de son incapacité à défendre même sa propre sœur prise dans les affres des "complots" du Parti-Etat. Le simple courage la retirer des griffes de son "ami". Exactement le cas de Biro Diallo, "sage du Fouta" autoproclamé (c`est courant dans notre pays), compagnon fidèle de Sékou puis de Conté, courageux sur le très tard, et nouvelle caution morale de Dadis. Tout se tient. Lorsque vous écrivez " Non! Je n’ai pas denier le droit de la France et de ses partenaires internationaux d’intervenir dans le processus de sortie de l‘état d’exception", je vous demande fraternellement de relire vos textes avant d`être aussi catégorique. Simple marque de politesse, rien de plus. Le plus comique, c`est lorsque vous vous posez en champion de la lutte contre le CNDD, le groupe putschiste défendu par Biro Diallo. On aura décidemment tout vu en Guinée. Honnêtement, monsieur "Saifoulaye", vous nous prenez, nous qui vous lisons, pour des demeurés? Ce n`est pas mieux lorsque vous écrivez " Moi, je considère que je n’ai pas de parti pris; mon parti, c’est la Guinée et l’Afrique noire." Si vous n`y voyez aucune contradiction, c`est que vous êtes décidément très..fort!. Songez, monsieur: quid de "l`Afrique blanche", où se trouvent les frontières de l`une et l`autre? Se relire de temps en temps, monsieur.. J`ai la désagréable impression que vous faites constamment du copier-coller: vieux discours du RSR Sékou, théories marxistes périmées, imprécations pseudo-patriotiques…Je vous passe un certain nombre de fautes grammaticales et de syntaxes. Ce sont sûrement des coquilles dues exclusivement au clavier de votre PC, et donc à l`insu de votre plein gré. Nous en faisons tous, c`est connu… Pour finir, monsieur "Saifoulaye Diallo", quelles que soient les erreurs et dérapages des "forces vives" que nous condamnons tous, elles ont grand intérêt à ne pas être défendues par des valeureux de votre niveau. Evitez, c`est un conseil d`ami, de porter les nouvelles "farces ou blocs patriotiques" sur les fonds baptismaux: trop lourd pour vos bras, à ce que nous voyons. .Il est aussi connu que nous sommes les champions du monde du retournement de veste. Mais cela, c`est une autre affaire..
malick sylla, jeudi 2 juillet 2009
Je reste tres regrettable le jugement fait par Mr Diallo Saifoulaye relatif aux forces vives d ela nation. Est-ce par ignorance ou par manque de conscience de la diversite des forces vives. peut-il nous indiquer quel regroupement en Guinee peut-il se comparer aux Partis Politiques, aux Syndicats, au Conseil National des OSC,le conseil religieux, les coordinations regionales? Quand El Biro parle en tant qu`individu au nom du peuple cela ne lui dit rien. Mr Diallo est-ce que le vieux biro etait-il elu lors du congres constitutif du PUP a Mamou? Si oui, a quelle occasion? Si non, avez-vous remis en cause cette nomination que avez portant soutenu. Le vieux a servi negagativement le pays sans avoir ete elu par la base du PUP. Vous auriez eu le courage d`abord de renoncer cet acte anti democratique. Quel est votre sens d`analyse par rapport a la constitution. Il me semble que cette question est prise en compte dans le cadre du chronogramme dont le CNT assume cette responsabilite. Le Chef de l`Etat est charge de ratifier par ordonance. Nous aurions apprecie que vous attendiez le texte ou formuler la demande de participer a sa redaction afin que vous puissiez mettre vos talents a contribution. Quelle hargne avez-vous contre les forces vives en general et les partis en paticulier? Le vrai dangeux aoujourd`hui du pays se trouve du cote de ceux qui poussent Dadis a rester au pouvoir et lui donne un nom qu`il ne merite pas. Il est simple Moussa. Coordialement.
Saifoulaye DIALLO, mercredi 1 juillet 2009
Eh bien M. “Moustapha DIALLO” c’est tout à votre honneur d’avoir pris votre temps pour réagir à mes modestes propositions. Dieu sait que je préfère mille fois cette réaction au silence dont nos concitoyens sont accoutumés. Dans la construction de notre pays, chacun de nous a son point de vue; s’il ne l’exprime pas, il ne pourra jamais la confronter à ceux des autres pour en faire la synthèse. Je sais par ailleurs que tout le monde ne peut pas avoir le même niveau de compréhension; parce que tout le monde n’a pas évolué dans le même contexte social, culturel, émotionnel, …; et, étant donnée la sincérité avec laquelle vous semblez avoir exprimé votre perception de mes idées (mettons de côté la forme ironique consacrée), je me fais le devoir de vous apporter les précisions requises pour vous permettre de suivre le cours de mon raisonnement. Ceci n’est pas pour vous inviter à partager mon point de vue! Je considère que chacun a le droit de se faire ses propres opinions que je respecte toujours même si je ne les partage pas souvent. Donc c’est juste pour que vous compreniez ce que je veux dire par les propos que vous avez mis en exergue. Non! Je n’ai pas denier le droit de la France et de ses partenaires internationaux d’intervenir dans le processus de sortie de l‘état d’exception; j’ai juste déploré qu’ils aient épousé une tendance (celle de ceux qui s‘auto proclament “forces vives”) dont l’authenticité de la représentativité du peuple reste à démontrer: nous avons 83 partis enregistrés dont certains n’ont même pas une adresse. En plus, moi je n’ai jamais assisté à un congrès d’un parti en Guinée depuis le retour du multipartisme en 1991; l’avez-vous fait? Alors, ceux-ci peuvent-ils vraiment promouvoir la démocratie en Guinée. J’ai clarifié par la suite, sous le même texte (espace réservé aux réactions), en précisant que la France et ses partenaires savent mieux que qui conque ce que c’est la démocratie. Donc, s’ils veulent nous accompagner, il faudrait qu’ils amendent les propositions des “forces vives” pour reduire les risques de conflit et augmenter les chances de succès d’une véritable démocratie. Je suis parfaitement d’accord avec vous que «les textes les plus parfaits, non utilisés ou mal utilisés ne peuvent pas construire un État démocratique»; mais, n’en constituent-ils pas la base? Comment peut-on appliquer un texte qui n’existe pas? Donc, commençons par la base (condition nécessaire); et, soyons débout jusqu’à ce que l’application de ces textes entre dans les moeurs (condition suffisante). Moi, je considère que je n’ai pas de parti pris; mon parti, c’est la Guinée et l’Afrique noire. Donc, ne me demander pas d’adopter une attitude partisane! J’essaie de dénoncer le comportement qui me semble nuisible au processus de l’avènement d’un État démocratique en Guinée; c’est cela le leitmotiv de mes analyses. Mais, il se peut aussi que j’exprime mal mes idées: je n’ai pas l’apanage de la clarté dans le maniement des idées! Sans quoi, dès le 22 Janvier 2009 j’avais attiré l’attention de l’opinion sur le jeu du CNDD avec un article titré “L‘engouement des guinéens pour les audits …” dans lequel j’ai posé d’entrée de jeu la question: «Quelle est la légitimité du CNDD pour qu`il s`autorise à se lancer dans de telles aventures au moment où le tissu social guinéen est en lambeaux? N` y a-t-il pas suffisamment à faire pour remettre le pays sur la voie constitutionnelle?» Peut-être que ce site-là ne l’avait pas publié. Mais, il suffit de mettre le titre dans l’espace “rechercher” de Google (par exemple) pour retrouver l‘article sur le web. Et, je pense que je suis l’un de ceux qui ont dénoncé le plus les dérives du CNDD: “Kidnapping de Moïse Sidibé, journaliste à l‘Indépendant” (05 Juin 2009) que votre site n’a pas publié; “Un citoyen guinéen déclaré personna non grata sur une partie du territoire national” (24 Juin 2009) également non publié par votre site préféré. Vous pouvez les lire sur le web; ils ont été largement diffusé. Cela ne m’empêche pas de dénoncer le comportement de ceux qui se réclament des “forces vives”: ils veulent jeter le bébé avec l’eau du bain! La volonté de se débarrasser des “militaires” ne doit pas sacrifier l’opportunité que nous avons de bâtir une véritable démocratie. Donc, je ne supporte personne, je supporte seulement des principes: des solutions conjoncturelles ne peuvent pas éliminer les problèmes structurels de la Guinée; et ça, jusqu’à présent, personne n’en a fourni une preuve contraire. Vous savez, on peut faire tout le processus électoral en moins de trois mois si on a la volonté. Mais, sans passer par la révision des textes et leur adoption avant d’aller aux élections conduira à une impasse: on aura des institutions sans cadre juridique. Donc, ceux qui seront là vont faire ce qu’ils veulent; alors que s’il y a le cadre que nous avons choisit, on pourrait les obliger à l’appliquer légalement et légitimement. Je ne pensais pas que c’était aussi difficile à comprendre!
Habib Diallo, mercredi 1 juillet 2009
Mreci Mr Diallo. J’ai toujours pense que le probleme de la Guinee est un probleme d’HOMME. Nous refusons completement d’appliquer nos lois . Je me demande pourquoi tant d’appels pour “toiletter” la constitution. Celle de 1958 n’a pas ete respectee par Sekou Toure et ses supporters. Lansana Conte s’est fait redige une loi fondamentale qu’il n’a pas respecte. Aujourd’hui, d’aucuns veulent retoucher la constitution avant que Dadis ne fasse quoique ce soit. Pourquoi reecrire des lois que nous ne respectons pas? Celui qui n’a pas la culture de respecter l’autorite de la loi ne peut le faire que sous des sanctions. Notre probleme n’est pas les textes qui sont deja la. C’est plutot l’application de ces textes. Quiconque arrive a resoudre ce probleme sortira la Guinee du clientelisme, l’ethnocentrisme, la gabegie, le nepotisme, les mamayas…le sous -developpment. Happy Canada day… Habib Diallo, Ottawa, Canada
A.T. DIALLO, mercredi 1 juillet 2009
Mon frere Mousto tu viens de detailler avec brio ce que j`avais resume en "trop de condiments gatent la sauce" de notre ami Saifon...La fierte mal placee de mendiants est l`une des principales tares de nombreux compatriotes, disciples de ast!
Ismael Souare, mercredi 1 juillet 2009
Bravo Essirabhè, tu as mis le doigt dans la plaie! Je serai plus heureux encore, si tu t`occupais de notre Jacques (Vergès ) Kourouma national. De mon point de vue, Jacques est pire que Saifon. En tout cas excellente mise au point.
Condé, mercredi 1 juillet 2009
Monsieur Ouamouno, le rôle de la France n’est pas de faire l’instituteur qui corrige les copies mal faites par nos politiciens dictateurs. Nous avons demandé et obtenus nos indépendances avec toutes leurs implications (pauvreté dans la liberté, à la richesse dans l’esclavage). C’est encore nous qui venons, librement, cinquante ans après, demander à l’union Européenne de l’argent pour nos élections. Lequel argent provient du travail des citoyens de ces pays, auxquels les politiciens de l’UE doivent rendre impérativement compte. Aucun chef d’Etat européen ne garde des sacs d’argent dans sa salle de bain comme Dadis. Ne dites pas que vous ne l’avez pas vu à la télé. Il n’est pas libre d’en faire ce qu’il veut. C’est difficile à comprendre pour certains guinéens, que tout franc sorti doit être justifié car contrôlé par des organismes indépendants des Etats. A nous de respecter nos engagements, si nous voulons garder une parcelle de respect des autres. Nous ne sommes plus dans les années post-indépendances, mais bientôt un siècle après, et la pensée communiste et ses imprécations de pseudo-dignité sont bien morts. Fraternellement, cher compatriote.
OUAMOUNO DAVID, mercredi 1 juillet 2009
Si vraiment votre France et l`UE se soucient du sort de la Guinée parce qu`ils nous donnent des miettes, où elle etait quand Conté tripatouillait la constitution pour se maintenir au pouvoir, qu`à t- elle fait pour rompre avec les pratiques de la france afrique et que dit-elle quand aux agissements de Mamadou TANJA au Niger, Arretez de nous gourrer avec vos defenses infondées. Si ta France s`inquiète vraiment du sort de ma pauvre poupulation, qu`elle nous commette de grands cabinets juridiques pour renegocier les conventions minières afin de sauvegarder les interêts de la Guinée ou qu`elle nous assistent à organiser des rencontres de sensibilisation sur les procédés du vote et l`enjeu d`une election et ce, pour parer la route a certains politiciens qui distribuent de l`argent et s`implante sur une base ethnique et regionale, pas s`assoir à distance et faire des condamnations bidons. A bon entendeur....,
Conde, mercredi 1 juillet 2009
M. Diallo Moustapha, nous sommes entièrement d`accord avec votre analyse des textes quelques peu brouillons de notre frère Saifoulaye. Voudrais t-il ressembler à son homonyme dont les Guinéens ne gardent pas un souvenir impérissable? A le lire, on croierait relire des pages des fameux "tomes" de Sékou. Ses pensées sont dans la droite ligne de celles de Biro Diallo qui affirmait à Daddis :"depuis que vous êtes là les guinéens dorment dans la paix et la sécurité". Qui se ressemble s`assemble.
Ibrahima Kylé DIALLO, mercredi 1 juillet 2009
Monsieur Moustapha DIALLO, Je vous félicite pour votre qualité d`analyse ! Je réagis rarement aux articles mais le vôtre a particulièrement retenu mon attention.Merci encore ! Ibrahima Kylé DIALLO

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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