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En venant donc en Guinée, Monsieur Ali DIALLO est bien dans son rôle, de part ses attributions au sein du parlement africain, au service de nos Etats et de leurs institutions : rassembler des communautés ou des mouvements qui font appel à lui, comme il l’avait déjà fait, du reste, sur notre sol, lors des mouvements sociaux de janvier-février 2007. Et c’est tout naturellement que nos militants saluent vivement l’heureuse initiative qu’il a prise de rencontrer notamment Monsieur Ousmane BAH, Président de l’UPR, principal parti de l’opposition parlementaire en Guinée. En ma qualité de militant de l’UPR, formation politique guinéenne dont feu Siradiou DIALLO a été le fondateur et le premier président, je tiens à signaler que les déclarations qui tendent à accréditer l’idée tendancieuse de cantonner l’UPR dans une démarche exclusivement peule, ne constitue nullement la mission que Monsieur Ali DIALLO s’est assignée. Du reste, c’est aussi en sa qualité d’ami personnel de Siradiou DIALLO et d’autres dirigeants de notre parti, qu’il œuvre en ce moment au renforcement de l’unité de nos militants et au resserrement des rangs dans l’UPR, afin d’aplanir nos difficultés internes. Aussi, l’UPR, soit dit en passant, n’est pas un parti peul, même si son assise principale se trouve au Fouta. Il n’est au service d’aucun groupe, d’aucune association. Il est un parti national, qui regroupe en son sein les composantes des quatre régions naturelles de la Guinée, qui ont des aspirations en commun. Ce mouvement politique ne saurait être, faut-il le préciser, au service exclusif du Fouta, qui ne scellerait que l’unité politique peule ; il est un instrument au service de la Guinée toute entière et, comme tel, il aspire à la conquête du pouvoir en Guinée, dans un esprit débarrassé de tout sectarisme. Comment croire, de ce fait, que l’UPR se saborderait tout simplement dans un groupuscule quelconque, intéressé par un combat exclusif et incertain, ou par une autre vaste unité, si importante soit-elle, qui ferait perdre à nous, militants, et à la Guinée, ses objectifs de justice sociale ? Nous militants, ne sommes point ces victimes au bord de l’angoisse, qui feraient appel à leur bourreau pour mettre fin à leur agonie. Le suicide politique n’est pas la voie choisie par l’UPR pour parvenir au résultat final. Notre parti est et demeure, par ailleurs, ouvert au dialogue constructif et enrichissant, dans le respect des particularités des uns et des autres, avec tous les partis politiques et structures engagés dans le combat pour l’avènement d’une vraie démocratie en Guinée. Tolomsè Camara Créteil, le 2 janvier 2008
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