Permettez-moi tout d'abord Monsieur BARRY de vous remercier pour votre analyse pertinente que je partage sur la situation sociopolitique de notre nation.
Si notre pays comptait il ne se reste que 10% d'intellectuels comme vous, nous aurions déjà amorcé le décollage.
Cependant, que le capitaine Dadis CAMARA se prononce maintenant ou après sur sa candidature éventuelle à la magistrature suprême n'a aucune importance à mon avis, l'essentiel est qu'il poursuive les actions commencées telles: la lutte contre le trafic de drogue, la moralisation dans tous les domaines et que tous les actes qu'il pose aient une incidence positive sur la démocratie dans l'intérêt national.
La Guinée pour avancer a besoin d'hommes et femmes intelligents (connaissance et raisonnement) et pas d'intellectuels qui cachent la misère de leur pensée derrière un verbiage abscons et inintelligible, destiné à mettre une barrière entre ceux qui comprennent.
Comme dirait l'autre, « deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marge. »
Chers compatriotes,
N'occultons pas la réalité de notre pays, sortons de la passion et mobilisons-nous pour un changement pacifique mais radical à travers les échanges constructives, des synergies d'actions permettant de tirer les enseignements des expériences passées pour maximiser l'efficacité de nos entreprises.
Ne courons pas à la lumière pour se faire voir mais pour voir clair.
Ne déplaçons pas les problèmes, mais abordons les vrais défis qui sont nombreux:
- La lutte contre l'impunité comme a dit Monsieur SARKOZY, Président de la République Française qu'aucun système économique ne peut fonctionner sans un minimum de moral.
Pour réconcilier les Guinéens avec l'entreprise, l'économie et le marché, il ne faut pas accepter les excès, il ne faut pas accepter les dérapages, il ne faut pas défendre l'indéfendable, il ne faut pas excuser l'inexcusable d'où l'intérêt des audits.
L'obligation de rendre des comptes fait partie des principes de la bonne gouvernance, tous ceux qui ont menés des actions et pris des décisions doivent se plier à la vérification de la conformité de leur gestion avec les objectifs fixés au préalable.
Les agents chargés du contrôle devront être compétents et impartiaux.
Le système juridique devra être libre, indépendant et motivé par la seule mise en application des lois justes, surtout loin de toute interprétation politique pour tout coupable quelle que soit sa position.
- la lutte contre la corruption;
- la lutte contre la pauvreté, l'exclusion…, etc.
A l'heure où le monde entier nous observe, arrêtons d'offrir du spectacle pour nous montrer plus responsable, la violence ne résoudra rien et engendrera d'autres violences dont nul n'est capable de déterminer les conséquences.
Ceux et celles qui profèrent des injures et des menaces outrepassent le domaine de leurs compétences et jettent un discrédit sur l'ensemble.
La liberté individuelle doit être compatible avec la vie en société, nous avons des droits, mais également des devoirs.
Et, n'affirmons rien sans preuve – Diderot « ce qui se conçoit bien s'énonce clairement ».
Arrêtons de stigmatiser ceux ou celles qui choisissent telle ou telle position, nous prônons la démocratie et de l'autre, ne respectons pas ses principes.
Laissons de côté nos ambitions personnelles au profit de l'intérêt national. Encore une fois, il n'y a pas de développement sans paix et pas de paix durable sans le soutien du développement.
Vive la Guinée extirpée des mauvaises herbes de sa terre,
Vive l'unité Africaine,
Que le « tout puissant Allah nous préserve du pire! Amen.
Marie José YOMBOUNO, France
Présidente de l'AGFDH
www.guineeactu.com