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Hier mardi, les responsables syndicaux ont effectué le déplacement du Palais du Peuple pour rencontrer le comité de veille, une structure qui regroupe en son sein les présidents des Institutions républicaines (Assemblée Nationale, Cour Suprême, Conseil Economique et Social), le conseil religieux de Guinée comprenant outre les le Grand Imam de Conakry, l’Archevêque de Conakry, le chef des Eglises Anglicanes et protestantes de Guinée et maintenant le Conseil National de Communication –CNC. Au terme de longs débats entre les responsables syndicaux, qui pour une fois ont été accueillis en pyromane par des loubards, se sont déclarés disponibles au dialogue et à la concertation. Ce que la porte-parole de l’inter centrale va confirmer d’ailleurs au micro du correspondant de la BBC Afrique en Guinée, au sortir de la rencontre. Hadja Rabiatou Sérah Diallo a dit aux populations et à l’opinion qu’ «il ne faut pas que les malentendus au sommet », entendez le Chef de l’Etat et son Premier ministre, « se répercutent sur le bas peuple », c'est-à-dire aux populations innocentes. La syndicaliste a expliqué plus loin la volonté manifeste d’entente entre les autorités concernées, qui se dessine. En d’autres termes, une sortie de crise possible sans l’usage de la rue qui pourrait engendrer des violences de plus au pays. Qu’à cela ne tienne, l’inter centrale estime que les accords « sont violés » et il faut apporter des corrections. Une situation à laquelle beaucoup de Guinéens ne sauraient s’opposer pourvu que le dialogue soit la voie à utiliser par les parties en cause. D'ailleurs, ils ont tous réaffirmé leur disponibilité à mener la concertation en vue d'une sortie de crise. En attendant les rencontres de cette journée, les populations vaquent à leurs affaires comme de l'ordinaire. Correspondance locale pour Guineeactu.com
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