mercredi 21 octobre 2009
Rabiatou Diallo, Secrétaire générale de la CNTG : « Je considère que je suis violée comme ces femmes qui sont victimes »
Rabiatou Sérah Diallo

Hadja Rabiatou Sérah, Secrétaire générale de la confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), lève le voile sur les rumeurs de dissension entre les syndicats et les partis politiques.

 

Le Démocrate : Etiez vous présente à la réunion du Groupe de contact international sur la Guinée à Abuja. Si oui, quel est votre sentiment après ces travaux ?

Rabiatou Sérah : J’étais bel et bien avec le Groupe de contact à Abuja. Comme sentiment, je souhaiterais que le communiqué final qui a sanctionné les travaux de cette réunion, devienne une feuille de route, non seulement pour les forces vives, le CNDD et le gouvernement mais pour tout le peuple de Guinée.

Chacun doit pouvoir s’y mettre pour son application.

Les syndicats et la société civile ont appelé les travailleurs à consacrer les journées du lundi et mardi derniers à des prières et au recueillement en hommage aux victimes du carnage du 28 septembre. Cela annonce-t-il un bras de fer avec la junte ?

Non, ce n’est pas un bras de fer. Mais quand même humainement, quand il y a tant de victimes, et nous savons que ce sont les travailleurs et leurs familles qui ont le plus été touchés, on ne peut que procéder ainsi.

Je vous remercie d’ailleurs de me poser cette question, parce que je vais profiter de cette occasion pour remercier tous les travailleurs et leurs familles, la société civile, le patronat et tout le peuple de Guinée d’avoir observer ces deux jours de recueillement à la mémoire des victimes. Cela a permis à chaque Guinéen de méditer, pour dire qu’est ce que je peux faire pour la Guinée, afin que nous puissions sortir de cette crise.

Ce recueillement et les prières dans les mosquées, dans les églises vont servir à tout le peuple de Guinée, pour que la Guinée puisse se retrouver dans ces moments les plus difficiles. J’avoue que je remercie les travailleurs et les félicite. Et nous, nous devons continuer dans ce sens.

Certains observateurs pensent que les syndicats s’étaient désolidarisés des partis politiques lors de ce meeting. Qu’en est-il réellement ?

Ce n’est pas le fait de s’être désolidarisés ou pas. Mais sachez qu’en 2007, les leaders syndicaux étaient au premier rang de la contestation. On était là, les partis politiques n’étaient pas là, eux.

Si les partis politiques appellent un meeting, eux d’abord, ils doivent être au premier rang. Donc c’est ce qui est arrivé. Mais cela ne signifie pas que les syndicalistes ont fuit leur responsabilité. Nous, nous défendons d’abord l’intérêt des travailleurs. Donc, nous devons être dans la logique du travail, respecter les normes du travail, sur le plan national et sur le plan international. Donc c’est cela. Mais il n’est pas dit, que nous étions tout à fait absents du stade. Car les travailleurs avaient leurs familles là-bas. Parce que comme vous savez, on ne peut être Imam que quand on a des fidèles derrière soi. Et les fidèles là étaient là et moi je me considère comme Imam. Vous voulez que je dise que j’étais absente pendant que mes fidèles y étaient.

A votre avis, après ces massacres du 28 septembre, la junte est- elle encore légitime pour diriger la transition ?

Moi, je ne parle pas politique, moi je dis qu’il faut qu’on vienne autour de la table, il faut qu’on parle. Parce qu’on ne peut pas faire tout ce massacre, on ne peut pas dans un stade fermé, tuer des gens. Ce qui est effrayant dedans, j’avoue, c’est quand le chef de l’Etat dit qu’il ne maîtrise pas l’armée. Là vraiment, je vous renvoie la question de savoir quand le premier responsable dit, celui qui est le commandant en chef des forces armées, qu’il ne maîtrise pas ses hommes où allons-nous alors.

Voilà qui nous dérange en tant que travailleurs, ça nous effraie même.

Que pensez-vous de la nomination de Blaise Compaoré comme facilitateur de la crise guinéenne ?

Vous savez la dernière fois, j’ai dit le facilitateur ou médiateur, il ne vient pas de la moyenne Guinée, il ne vient pas de la basse Guinée ni de la haute Guinée, ni de la Guinée forestière donc c’est dire que il va venir pour nous laver le dos. Il faudrait qu’on se lave le ventre. Il faudrait d’abord que nous, en tant que Guinéens qu’on l’aide vraiment à être le bon facilitateur ou le bon médiateur. Mais quelque soit sa volonté, quelque soit son expérience si les Guinéens ne se prêtent pas à cela, ils ne l’aideront pas à trouver la solution à la crise. Et dans ces conditions ça sera voué à l’échec.

Donc d’abord, il faudrait que nous en tant que Guinéens, qu’on se mette à la tâche, qu’on arrive à comprendre, qu’on lui facilite la tâche de faire cette médiation.

Parce que de toutes les façons, j’aime le dire souvent, et je le répète à tout moment, même en temps de guerre ont fini par être autour de la table. Donc pourquoi ne pas commencer par cette formule.

Et c’est pourquoi chaque Guinéen doit être invité à la retenue, nous en tant que syndicalistes on ne pouvait pas rêver que les évènements de 2007 se répètent encore. On a dit qu’on ne voulait même plus qu’un poulet soit tué à l’occasion d’un événement, et voilà ce qui est arrivé encore. De toutes les façons, il faut qu’on trouve cette solution, parce que c’est un problème qui perdure surtout concernant l’armée guinéenne. Et nous en tant que syndicats, très tôt depuis au temps de Conté, nous avons suggéré à ce que l’armée soit restructurée, parce qu’on se pose toujours la question de savoir quel est le rôle de l’armée dans un Etat de droit. N’est-ce pas de protéger son peuple et non pas de le réprimer.

Ce qu’on vient de vivre relève de la responsabilité de tout un chacun, et au premier niveau de tous les responsables. Il faut que chacun prenne conscience, il faut que chacun accepte d’abandonner un peu de sa dignité, se remettre en cause voir plutôt la Guinée en face, que ces intérêts. Et c’est pour ça, aujourd’hui nous, notre préoccupation c’est comment sortir la Guinée de cette crise parce que nous, nous avons honte que la Guinée ait accédé à son indépendance en première position, donné ce bon exemple, et qu’aujourd’hui, on se retrouve en dernière position.

Les femmes ont été celles qui ont le plus souffert lors de cette répression sauvage, avec les viols collectifs qu’elles ont subis de la part des bérets rouges. En tant que femme, quel sentiment cela a-t-il crée en vous ?

Quel est le sentiment que je peux avoir que de dire que je suis violée. Je suis violée, c’est tout. C’est çà mon sentiment, je suis violée. Les femmes qui sont victimes, je considère que j’ai subi le même sort, je partage en moi cette douleur.

 Ce qu’elles ont subi, et cela ne doit plus jamais, je dis bien plus jamais se répéter. Tous les hommes sont issus des femmes c’est nous qui avons enfanté, on ne peut pas en plein jour, même au Rwanda, les femmes qui ont été violées c’était dans des lieux un peu isolés, cachés, mais pas en plein jour et puis dans la rue.

Mais ce qui s’est passé en Guinée, nulle part ce genre de viol ne s’était encore passé. Violer et tuer en même temps, violer et enfoncer des baïonnettes dans les sexes des femmes. Ça j’avoue que je ne veux même pas en parler, parce que ça me fait mal, tant que j’en parle, je ne sais pas qu’est ce que je ressens, parce que je ne sais pas pourquoi un pays très religieux, on peut se permettre de faire ces genres d’actes ignobles, parce que ça c’est ignoble, ça amène une malédiction dans le pays.

Avez-vous un message particulier Hadja ?

Je voudrais que tous les Guinéens, hommes et femmes se ressaisissent, qu’on s’écoute, qu’on se tolère, pour qu’on trouve la solution au problème qui se passe.

C’est un problème qui est là, qui sévit depuis la première et la deuxième République. Si on ne trouve pas la solution à la racine même, nous n’irons pas de l’avant. Et chacun de nous est responsable. Il faudrait que les religieux puissent apporter leur contribution, que les sages se ressaisissent, qu’ils apportent leur contribution. Chacun de nous gère une famille parce que c’est sont nos enfants qui vont ramasser le lourd fardeau. Donc il faudrait qu’on arrive à resserrer les rangs et que nous soyons encore beaucoup plus solidaires, qu’on arrive à compatir avec ceux qui ont eu tous ces maux. La plaie est très profonde, il y en qui n’ont pas encore retrouvé leur cadavres, on ne sait pas s’ils sont morts, s’ils sont portés disparus, est ce qu’ils sont entrain de mourir dans des prisons, et la pauvreté est là, les gens n’ont pas accès aux soins de santé, à l’éducation à l’eau et tout ce qui s’en suit. Donc si nous approfondissons la crise dans le pays où nous allons ? C’est à la dérive, il faut que chacun puisse réfléchir pour apporter sa petite contribution.

Que chacun se dise d’abord la ‘’Guinée avant tout, pas de règlement de compte, pas de préjugés, mais la Guinée d’abord.


Propos recueillis par

Saïdou Hady et Alpha Amadou Diallo
Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Sos jean bertrand, vendredi 30 octobre 2009
Chére Rabbiatou Te souviens tu d`avoir dis dans une interview que tu n`aimerais pas faire de la politique car selon toi être politicien c`est être menteur. De ton avis un politicien est un menteur.un poit un trait. Te souviens tu??? Le penses tu toujpours aujourd`hui? Si oui? Que fais tu donc avec les politiciens que tu considéres comme étant des menteurs????
barry, lundi 26 octobre 2009
J`ai beaucoup de respect pour vous hadja mais sachez une chose dadis et le cndd ont commis irreparable en guinée. Le dialogue c`est bien mais avec des assasins là nous devons savoir sur quelle base il faut negocier et avoir des préalables sinon cette bande de cndd s`ensortira avec force comme ce la a été pour conté et son groupe alors, charger vos questionnaires et exiger des réponses immediates au mediateur pour entreprendre une etape de la mediation car cette fois ci nos martyrs ne seront pas si vite oblier ils ont sacrifier leur vie pour la liberté et la democratie que leurs âmes répose en paix et la terre leurs soit legère amen!!!
TOURE, vendredi 23 octobre 2009
vous devez suivre les conseils de cette dame qui ne veus pas que son pays brule comment allez vous enlever dadis et le CNDD ? Il faut le dialogue et c`est ce que disent beaucoup de personne et ne parlez pas a la place du peuple de guinée desormais personne n`envera ses enfant à la boucherie le TPI peut prendre ses sanction mais il ne viendra pas chercher dadis en Guinée tout comme il n`a pas été chercher le president soudanais où l`on en compte des miliers de mort vous êtes assi en occident en disant il faut se battre ceux qui sont mort aujourd`hui sont pour leur parents une perte inconsiderable et les violées qui resteront a jamais des victimes detruites a jamais dans leur âme vous soutenez des gents qui n`ont pas la confiance du peuples a part quelques ethnomilitantst, demandez a l`ONU d`organiser un referendum pour savoir si dadis doit partir ou pas et vous vous en rendrez compte on ne veux pas de ces voleurs assoifés de deniers publics ni des narcots trafiquants recyclés en politiquesqu`est ce qu`il nous ont à prouvé qu`il n`ont pas pus pendant qu`ils étaient ministre ou premier ministres vous nous fatigues tout le monde doit se presenter et là on vera qui est qui . Les guineen on une autre lecture de la situation actuelle continuer a vous accroché à la france pas de dialogue pas d`élection si cela vous plait ainsi tant mieu et pendant ce temps dadis va continuer a travailler et faire ce que vos soit disant leadeur n`ont pa pu.
dannkoun, vendredi 23 octobre 2009
Il y a une erreur monumentale dans cette interview qu’il ne faut pas laisser passer. Les partis n’ont pas été absents lors des évènements de décembre 2007, ils se sont rangés derrière les syndicats. Dans le cas contraire il aurait été facile pour le pouvoir d’essayer de discréditer l’action des syndicats en criant « voyez … les syndicats sortent de leur rôle et font de la politique ... ». Les guinéens qui ont manifesté en 2007 n’étaient pas tous syndiqués, et tous les travailleurs syndiqués qui ont manifesté n’étaient pas tous « apolitiques ». Parmi les manifestants du 28 septembre 2009 des syndiqués et des non syndiqués étaient présents. Bref, selon le mot d’ordre de la manifestation, sa gestion est du ressort des syndicats, des partis politiques, de la Société Civile, des Forces Vives, etc. Il faut en finir avec cette manie de tirer la couverture à soi. Dans la conquête de la démocratie en Guinée chaque organisation de citoyens a un rôle à jouer et doit être soutenue par les autres ! Nous devons tous tirer à la même corde.
A. Diallo, jeudi 22 octobre 2009
Hadja, nous sommes nombreux a avoir beaucoup de respect pour vous, malgre votre genuflexion et votre "pere de la Nation" recents. Reflechissez beaucoup avant de parler maintenant en public et surtout ne nous demandez pas de refaire votre erreur de 2007 en s`assayant encore pour discuter avec des criminels. On aurait tous espere que vous aviez appris de votre echec total a ce moment-la...
Bangaly Traoré, jeudi 22 octobre 2009
MASSACRE DU 28 SEPEMBRE:Les sanctions contre les criminels de CNDD tonberont la semaine prochaine,et pour être claire ces criminels sont:le capitaine Moussa Dadis,le général Sékouba konaté,le général Toto camara,le colonel Korka Diallo,le commandant Alias moussa keita,le capitaine alias pivi coplan,le colonel bangoura,le commandant moussa tiég camara.Pour l`opinion publique nationale,tant que les deux fameux généraux ne sortent pas de leur silence pour d`exprimer clairement sur les massacres,ils seront responsable devant la justice(CPI).Hadja poue le moment une table pour parle avec un criminel,n`est point le souhait du peuple,dadis ne mérite plus d`être président d`un gouvernement de transition dans notre pays,nous voulons son départ sans condition.Hadja ce qu`on vient de vivre reléve de la responsabilite de tyran moussa dadis et ces bandes criminels de CNDD,on peut se totére après la justice.NB:les syndicats ne sont plus credible devant le peuple de guinée,nous voulons la fin de ce régime criminel dans notre sans condition.vive le peuple de guinée,vive l`unite nationale.A bas le tyran criminel Moussa dadis et son fameux cndd.
Mr DIARRA, jeudi 22 octobre 2009
les extremistes de tout bord doivent etre chatiés comme on le dit souvent .Rabi tu as joué le role de la sagesse qui est du a ton rang et a ta bonne education .S`assoir a table et discuter est la solution ideale .Les provocateurs qui incitent a la guerre sont libres d`aller Dadis et le CNDD pour devenir martyr en leur maniere .Quant a nous autres patriotes nous pronons le dialogue constructeur comme vient de l`entamer le mediateur Compaoré .Merci a Rabi et du courage le peuple est derrier toi.
Actabiou, jeudi 22 octobre 2009
Mme Hadja Rabi,vous n`allez pas nous foutre dans la même merde.Comme l`a dit Alphady Sy,au moment où nous étions prêts a bouffer cru Lansana Conté,vous nous avez foutu dans sa sale gueule,la suite,tout le monde la connais.Nous n`allons qu`a même pas recommettre la même EURREUR.Cette fois-ci,laissons les LEADERS POLITIQUES faire.Celà n`écornera pas votre courage et vos mérites.Il faut avoir le courage de reconnaitre vos eurreurs,ça vous grandit d`avantage.
housseinatou, jeudi 22 octobre 2009
Bien repondu Alpha c`est exactement ce que je voulais dire.Comment peut on s`asseoir autour d`une table avec les violeurs pour peu qu`on se sente affectee.comment peut on serrer cette main assassine?Le sang de nos martyrs est encore frais sur ces mains abominables.Si cette solution est maintenue il faudrait dire adieu a la reconciliation .Nous devons laver le linge sale et nous depouiller de notre souillure c`est tout ce qui nous reste.c`est une honte !
Camara Christian, jeudi 22 octobre 2009
Merci Madame Rabiatou. J`ai envie de dire Maman.Nous sommes sûrement nombreux à accepter tous ces messages,mais je pense que cette fois,vous devriez vous adressez à vos enfants militaires; qui ont oublié ce qu`est leur mission.Non les guinéens en général,n`ont pas de problème.Les militaires qui ont commis des actes,ces actes ignobles, ne méritent pas d`être dans l`armée guinéennes et doivent être jugés pour leur acte ,même si aujourd`hui, l`on condamne le capitaine Dadis. Chaque militaire qui aura commis un viol ou tiré sur un guinéen,doit savoir qu`il était seul en commettant son forfait; sont ils conscient et pourront ils comprendre cela? Que Dieu bénisse la Guinée
Oumar Bah, mercredi 21 octobre 2009
Si Dadis reussit a rester au pouvoir,un autre viendra et fera pire que lui,je vous le jure.Si Dadis s`en sort,la Guinee et meme l`AFRIQUE restera dans la dictature,la corruption pour encore des annees.Rabiatou n`est pas si choque qu`elle veut le faire croire,elle a aide DADIS.Ce sont des gens qui croient qu`il faut faire des sacrifices parfois,que des nations doivent traverser certains moments,meme des meutres.Sinon demander une greve totale,bloquer toute activite comme en janvier Fevrier.Faire pression autant qu`elle et les syndicalistes peuvent.Ajouter a celle des forces vives,de la communaute internationale,tout ce qui restera c`est la pression de la veritable armee,parceque je reste convaincu que l`armee republicaine est prise en otage par le CNDD vu qu`elle est desarmee,elle ne peut pas risquer sa vie pour un resultat neant.
Alphady Sy, mercredi 21 octobre 2009
Mme Diallo Apparamment vous êtes affetée par les viols et les assassinats qu`ont subis les femmes. Ces actes barbares sont le fruit de l`ivresse du pouvoir du petit Capitain Dadis. A force de l`appeler Moise, le pére de la nation, chef des forces armées... Dadis a eu une folie des grandeurs et s`est comporté en Boucher. Mme il n`est plus question de refaire les erreurs que vous (les syndicats) avez commises en 2007: négocier et se faire avoir par un pouvoir en lambeaux. Ceux qui ont été assassinés et celles qui ont été violées ce lundi 28/09/2009 auront justice. Donc il n`est pas question comme vous le suggérer de s`assoir sur une table avec des assassins violeurs. Toute négociation commencera avec le départ des criminels du CNDD. Cette fois -ci le peuple ne se ferra pas avoir.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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